Figure Number Five

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Nom du groupe Soilwork
Nom de l'album Figure Number Five
Type Album
Date de parution 22 Avril 2003
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Studio Fredman
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album258

Tracklist

1. Rejection Role
2. Overload
3. Figure Number Five
4. Strangler
5. Light the Torch
6. Departure Plan
7. Cranking the Sirens
8. Brickwalker
9. The Mindmaker
10. Distortion Sleep
11. Downfall 24
BONUS DISC - DEMO 1997 (Limited Edition)
1. Bound to Illusion
2. My Need
3. In a Close Encounter
4. Skin After Skin
5. Wake Up Call
6. Steel Bath Suicide

Chronique @ Eternalis

08 Fevrier 2009
Il y a des groupes qui composent dans un but cathartique, d’autres dans une optique artistique de création et d’autres avec la seule envie de passer du bon temps en donnant au public ce qu’il veut ! Soilwork appartient à cette dernière catégorie.

Propulsé en leader du death mélodique à la sortie de l’explosif et encore relativement agressif "A Predator’s Portrait", les suédois ont progressivement mutés vers un style de plus en plus accessible et ce "Figure Number Five" représente selon moi le parfait équilibre entre la puissance d’antan et la mélodicité parfois trop présente d’aujourd’hui.

"Rejection Role" ouvre le bal dans une osmose claviers / guitares très précieuses et mélodiques avant de voir débarquer un refrain facile et mémorisable avec en invité In Flames. Bref, on sent la tentative d’appâter le client avec de la marchandise parfaitement calibré et accessible…mais ce n’est pas désagréable pour autant. Un sympathique solo parachève cette très bonne entrée en matière.
Écouter cet album ne nécessite pas un bagage musical particulier, ce n’est pas une prise de tête technique ou expérimental mais simplement un bon album à consommer avec une bonne petite bière entre potes.

Les riffs sont la plupart du temps présentés en plusieurs temps, un riff qui déboite pour la puissance, un autre plus reculé dans le mix couplé aux claviers (souvent utilisés en nappes pour le côté vraiment doux et reposant…et un peu niais !) afin de placé une mélodie un brin subliminale, le tout emballé dans la voix explosive de Bjorn Speed. Sur ce point, le combo à toujours déposé d’une arme de poids, bien que je ne sois pas très fan de son chant extrême, sans doute trop forcé et pas assez naturel. Mais le fait qu’il passe sans aucun problème (surtout sur cet opus) de grunts à des passages en clairs autant doucereux que parfois écorchés apporte une certaine variété.

Si le titre éponyme propose une ambiance plus belliqueuse tout au long de la chanson, un titre comme "The Mindmaker" est son parfait contraire, excessivement accessible en raison d’un aspect néo metal qui n’était encore qu’au stade d’expérimentation ici (avant de devenir malheureusement une composante de "Stabbing the Drama"). Le riff est rapide et "maidenien" mais les couplets sont assez lassants à la longue, car pompé sur le neo-core à la mode, c'est-à-dire syncopé et posé sur un vide musical censé faire exploser les enceintes aux retours des guitares (raté !) mais c’est surtout le refrain qui peut énerver, car le chant clair devient vraiment une espèce de gadget sans autre intérêt que d’affadir une musique déjà pas foncièrement destructrice.

Alors oui, le son est énorme, puissant et cogne comme il faut mais bon, la conformité des morceaux passent trois, quatre fois mais à la fin de l’album, nous sommes très loin d’éprouver une quelconque excitation à l’idée de réécouter le disque.
Je pense sincèrement que Soilwork est un très bon groupe pour découvrir progressivement le metal. Un bon "Overload" est un parfait introducteur dans le hard, une symbiose très réussie de puissance (ouah, le chanteur est trop brutal diront les jeunes !) et de mélodie concernant les claviers et le refrain (et en plus il a trop une belle voix, j’adooore !).
Mais sincèrement, une fois que l’on goutte à du Meshuggah, du Machine Head ou du Gojira (pour citer d’autres groupes connus extrême…), force est d’admettre que le bon vieux Soilwork passe rapidement à la trappe.
Ce n’est que cette douce nostalgie qui nous fera nous plonger une nouvelle fois dans la musique des suédois…douce nostalgie…

4 Commentaires

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GLADIATOR - 09 Fevrier 2009: Une chronique simple , pour un album qui semble lui aussi dénué de toute complexités inutiles .
Même si je ne connais pas cet album , je vois exactement ce que tu veux signifier : Un album pas "prise de tête" , mais toutefois agréable pour retrouver un peu de sérénité . Le genre de disque sympathique , à défaut d'être génial...Mais un disque idéal pour faire découvrir une facette du métal sans choquer...Et finalement , ce n'est déjà pas si mal !
Merci beaucoup . Glad.
Eternalis - 09 Fevrier 2009: Tu as tout compris ce que je voulais faire passer à travers ma chronique...merci à toi pour tes commentaires toujours pertinents!!
AmonAbbath - 09 Fevrier 2009: Oui, on frissonne en réécoutant des morceaux comme Overload mais il est vrai aussi que l'album regorge de morceaux qui lassent vite (voire dès la première écoute). Toutefois les albums que j ai de Soilwork peuvent être sûrs de ne pas quitter mes tourelles de cd préférées avec des titres comme Like The Average Stalker , Needlefeast (pour l'album Predator's Portrait) ou le fameux Overload.
kiss33 - 07 Janvier 2014: je viens de découvrir soilwork avec cet album, j'adore !! L'adjectif qui les décrirait le mieux, je pense, c'est efficace ! Merci pour la chro :)
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Commentaire @ Hard-As-A-Rock

05 Octobre 2004
Est-ce ça vaut la peine de présenter ces suédois ? Peut être que certains d'entre vous sont passés à côté de leurs 2 derniers opus: A Predator's Portrait et (surtout ?) Natural Born Choas, 2 tueries de Metal Trashisant mais avec quand même une pointe de mélodie. Car en effet Speed (chant) allie de puis ces 2 albums une voix plutôt agressive sur les couplets et une voix carrément plus mélodique sue les refrains (Et mon Dieu qu'il peut avoir une belle voix quand il le veut !). Nous avions trouvé Natural Born Chaos mortel, mais un
peu monotone car toutes les chansons étaient bâties sur ce schéma, mais bon c'est bien parce qu'il fallait lui trouver un défaut!!!
Ces gars là sont très prolifiques puisque à peine un an après la sortie de Natural Born Chaos, ils nous livrent leur petit dernier, Figure Number Five (et c'est "normal" pour eux: un album sort tous les 12 ou 18 mois, en prenant bien entendu le temps de tourner…). Et en plus ils sont capables de réitérer l'exploit d'un P*** de bon album. En effet ce 5° album est dans la parfaite continuité des 2 derniers en ayant l'avantage d'être plus varié et donc moins prévisible, notamment au niveau du chant. Musicalement nous ne sommes pas perdus mais il est quand même un peu différent des autres. ( Rejection Role pourrait sans peine figurer sur Natural… tandis que Departure plan est surprenante pour du Soilwork.).
Devin Townsend (vous savez le Dieu Vivant de Rock Hard, celui qui est album du mois en pétant dans un micro) n'est plus aux commandes… oh mon dieu mais alors il doit sonner comme de la merde… et bien non, Soilwork a su faire le travail seul… et de très belle façon en plus ( Na !).
Comme quoi on peut avoir toutes les qualités !!! Vous l'aurez sans doute compris: cet album se doit de trôner dans votre discothèque point final !
Aurélie

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