The Age of Nero

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Nom du groupe Satyricon
Nom de l'album The Age of Nero
Type Album
Date de parution 03 Novembre 2008
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album398

Tracklist

DISC 1
1. Commando 04:29
2. The Wolfpack 04:05
3. Black Crow on a Tombstone 03:54
4. Die by My Hand 07:07
5. My Skin Is Cold 05:15
6. The Sign of the Trident 06:58
7. Last Man Standing 03:40
8. Den Siste 07:24
DISC 2 - BONUS
1. My Skin Is Cold (EP Version)
2. Live Trough Me
3. Existential Fear-Question
4. Repined Bastard Nation (Live from Gjallarhorn)
5. Mother North (Live from Gjallarhorn)
6. The Pentagram Burns (Radio Edit)
7. Last Man Standing (Guitar Wall Mix)
8. Den Siste (Analog Mix)
9. K.I.N.G. (Music Video)
10. The Pentagram Burns (Music Video)
Total playing time 42:52

Chronique @ Julien

12 Novembre 2008
Ce nouvel opus de Satyricon va-t-il faire couler un maximum d’encre ? Voilà la question que je me pose. Il faut dire que les avis avaient sensiblement divergé lors de la sortie il y a deux ans de Now Diabolical et ça risque de continuer. Oui ce disque risque de ne pas plaire à tout le monde mais bon, j’aurais envie de dire que c’est le lot des albums qui sortent du chemin tracé par l’excellence, ici nous parlons bien évidement de Rebel Extravaganza et autres albums antérieurs. Reste que je ne vais pas bouder mon plaisir pour autant car ce disque m’a convaincu par une intensité de tous les instants et des inspirations comme seul Satyr peut en avoir.

Pour ce disque beaucoup de choses ont changé. La volonté tendant à l’épuration a continué et cela ne va pas forcement plaire. Mais a contrario de Now Diabolical, cette épuration amène un coté glacial et martial à l’ensemble. La collaboration entre Satyr et Snorre Ruch (Thorns) a été très prolifique. La pochette annonce la couleur, nous ne sommes pas à la fête, nous sommes bien agenouillés devant une pierre tombale avec un corbeau qui nous surveille négligemment du coin de l’œil. L’ouverture se fait de façon très brutale, sans fioritures. Commando laisse se passer quelques secondes avant de faire place à une musique froide et prenante. L’atmosphère y est véritablement malsaine et c’est au regard de cela que ce disque diffère de son prédécesseur peut-être trop light.

Mais là où ce disque excelle c’est au niveau de ses passages atmosphériques pesants, prenons l’exemple de The Wolfpack. Le break comportant une prédominance basse/batterie est bluffant. Dommage que ces initiatives ne soient pas plus présentes (mais en même temps trop de break, tue le break…). On retrouvera ce type de passage un peu plus loin et de manière tout aussi intense. Le côté pesant est souvent marqué par des titres mid tempo comme Black Crow on a Tombstone. Impérial avec un Frost**** à la double tout en touché. Son son est très largement étouffé mais ce rendu est captivant, pour une fois qu’un trig ne vient pas tout gâcher. La lourdeur est également apportée par un coté lancinant de certains riffs comme sur Die by My Hand. Excellent, sans être pénible à la longue ce titre marque une lourdeur habile dans la construction du riff principal. Pour ceux qui n’avaient pas attendu la sortie de l’album et qui avaient acheté le magnifique EP de My Skin Is Cold, vous serez surpris de la réorchestration de ce titre. Il y a des pistes de guitare supplémentaires et des samples assez indus en plus. Le résultat nous offre un titre presque neuf mais d’une qualité supérieure (enfin à mon avis). The Sign of the Trident est un titre phare. Prenant littéralement aux tripes, il vous fera passer un moment très nébuleux. Le titre qui suivra sera peut-être le plus old school de tous. Court et froid, imparable. Reste Den Siste. En ouvrant le livret l’on constate la présence de nombreux cuivre et d’une piste de clavier. Magistral dans son interprétation, ces arrangements sont effilés comme une lame de rasoir. Un régal étant donné la lourdeur du titre, dont le riff assez simple martèle notre pauvre tête qui vient d’en prendre pour 40 minutes pesantes.

Pour la première fois le duo s’est exporté. Cet album est un produit made in USA. Sous la houlette de Joe Barresi (il a participé à des albums des Queens of the Stone Age et ceux de Tool), nos Norvégiens nous ont sortis un disque avec un son alliant la puissance au froid du nord. Les guitares sont froides à souhait avec une distorsion précise et pesante. La batterie est très bien mixée, sans trop en faire et sonnant de manière très organique (pour une fois). Étouffé, le son de cette dernière glisse tout au long de cet album apportant intensité sans abasourdir. Seule la basse aurait peut-être méritée d’être un plus en avant mais rien de bien méchant. Reste le chant de Satyr, égal à lui-même. On aura même gagné en clarté ce qui n’est pas négligeable.

Un album de grande volée mais qui ne satisfera pas tout le monde. Personnellement j’apprécie cet album, mais après on peut le détester pour les mêmes raisons qui font que je l’apprécie. Reste qu’il y a quelque chose dans cet album qui ne laissera pas indifférent.

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TORTURER - 06 Juin 2009: AGE OF NERO est un bon disque, certe on verra sur la durée si il scellera son empreinte,
en tout cas pour les avoir vus récemment en suisse les quatres premiers titres passe le cap du live avec mention, une vraie tuerie.
Atmosfear - 24 Mars 2011: Devient un de mes SATYRICON favoris, certes assez différent de la période "Nemesis Divina" que j'adore. La section rythmique (et les riffs acérés) sur la plupart des titres du disque 1 (ex. Black Crow on a Tombstone ou The Sign of the Trident) sont magistraux et ont de quoi faire pâlir d'envie (ou de honte) le groupe dont ils s'inspirent visiblement, SLAYER ! Concision, précision, chant malsain et froid, production très propre (je sais, dans le black TNBM surtout, certains n'aiment pas cette option) et qui aussi, par certains côtés, en font un album de Black/Death plus que de Black pur. Mais cette alliance fonctionne à merveille. D'autres titres sur l'album sont plus dans la veine black, ou dans la période Rebel Extravaganza, en moins "métallique" (c'était limite indus cette période d'ailleurs me semble t'il). Un album varié donc, magistra, béton, et sans fausses notes !!! 19/20
PanzerMaldoror - 26 Fevrier 2012: The age of zero.
N'empêche que Satyr rit con des fois quand même.
pyro - 01 Novembre 2013: une très bonne évolution musicale.j adore cet album
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Chronique @ valentheris

14 Mai 2010
Depuis maintenant quelques années, l’annonce d’un nouvel album de Satyricon est toujours une bonne occasion de faire des pronostics avec ses amis sur la voie musicale choisie par le célèbre duo norvégien et des paris quant à une déception ou une agréable surprise, mais aussi une bonne opportunité pour les journalistes spécialisés de faire des étincelles avec la mine de leur stylo.

En effet, « Rebel Extravaganza » avait annoncé un tournant dans le style pratiqué par le groupe depuis ses débuts, délaissant les épopées médiévales alors narrées sur les trois premiers opus, au profit d'un black metal plus moderne. « Volcano » avait poursuivi cette évolution avec de bonnes idées et une impression donnée que le groupe savait ce qu'il faisait tout en ayant conscience que ses fans se divisaient au fil du temps entre les adeptes de l'époque « Dark Medieval Time - Nemesis Divina » et les nouveaux adeptes depuis RE, les premiers espérant un éventuel retour aux sources, les autres attendant des albums allant encore plus loin. Cependant, la sortie de « Now, Diabolical » fut une douche froide pour un grand nombre de personnes, les inconditionnels des premières heures apercevant un Satyr entouré d'une aura Rock'n roll qui les faisaient sourciller à s'en faire mal et les autres voyant une accessibilité à la musique pratiquée par le groupe, accrue et des compos plus minimalistes, faisant de celui-ci un album encore aujourd'hui très discuté tant en termes élogieux qu'en insultes.

Autant être honnête avec vous, mon sentiment quant à la sortie de ce septième opus était autant bercé d’espoir que de scepticisme.
Pourtant, c’est avec plaisir aujourd’hui que je partage avec vous mes impressions sur les tenants et aboutissants de cet album sombre, rythmique et jouissif.

C'est sous le couvert de quelques ricanements cyniques et de roulements dynamiques de la part de notre cher Frost****, que « Commando » arrive, débutant la distillation de l'atmosphère de l'album et la mise en bonne condition de l'auditeur. Si l'on pouvait reprocher à l'opus précédent d'être assez mou du genou passé les premiers titres, cette première piste nous démontre avec quelle aisance Satyr peut créer des morceaux qui font bouger pour peu qu'il prenne la peine de se sortir les doigts du...derrière.

Le côté Rock'n roll que le groupe semble apprécier de plus en plus, se mêle habilement aux différentes compositions, ne dénaturant pas les sonorités propres au black metal (même si la production est bien trop propre pour être dans une ambiance digne d'antan) et fait gagner un certain entrain à la musique. « The Wolfpack » et « Last Man Standing » et leurs rythmiques faciles d'accès et groovy en seront les parfaits exemples.

Les deux titres offrent des riffs entraînants soutenus par l'excellente prestation de Frost****, qui ne baisse pas en intensité tout au long de l'album sauf si le morceau y oblige, qui permettront d'apprécier à leur juste valeur: d'une part la production, très propre comme je l'ai déjà dit (mais on se rend compte que c'est indispensable) où la basse ne peine nullement à se faire entendre et où celle-ci dispose même de moment où elle est à l'honneur, comme le break sur le premier titre sus-cité et d'autre part le fait que le groupe arrive à offrir quelque chose dont tout le monde peut se contenter, que l'on soit adepte du groupe depuis longtemps ou simple néophyte. Pour les premiers, ils découvriront du déjà vu, mais à un niveau rehaussé par rapport aux précédentes réalisations, tandis que les seconds pourront aborder la musique de Satyricon d'une oreille aguicheuse et se plonger plus profondément dans la découverte de ce combo.

Bien entendu, comme tout album qui se respecte, celui-ci dispose de titres phares tels que « Black Crow on a Tombstone » et son refrain qui se laissera suivre sans coup férir en tapant du pied par terre et le très bon « My Skin Is Cold » dont le riff entêtant et froid (non, pas de blague) en fait une réalisation majeure du groupe en cette deuxième dimension discographique.

Le tout n'est bien sûr pas dénué d'une certaine violence que nous sommes en droit d'attendre et le fameux « Die by My Hand » arrive. Titre équivoque, riff lourd et blast beats jouissifs de Frost**** apportent leur lot de brutalité et de vitesse. Idéalement placé en quatrième position relevant encore d'un cran de niveau de Black Crow et permettant d'aborder le côté sombre et malsain de My skin Is Cold d'une façon plus profonde. « The Sign Of The Trident » disposera d'un tempo relativement plus lent s'il en est, mais les éternels mélanges de la furie de la double pédale et du chant reconnaissable entre mille de Satyr, teinté ici de « clair » apporte au tout, une certaine lourdeur tant dans l'ambiance que dans la composition, qui reste délectable.

Alors que l'on croit innocemment que le tout ne nous réservera plus de surprise et que le final sera de la trempe du reste, le duo arrive tout de même à nous surprendre lors de « Den Siste ». Chant norvégien relevant l'aspect agressif, cuivres de Windhfyr, atmosphère pesante et épique où se mêlent avec habileté grandeur lors du crescendo et fatalité lors du décrescendo dans le cœur de l'auditeur, ce final est idéal : pour digérer les précédents compositions par son rythme lent et pour clôturer le tout en beauté.

Pour terminer, je ne parlerais que partiellement du livret aux superbes photos de Marcel Lelienhof et aux illustrations argentées pour revenir sur un point essentiel quant à la qualité de cette Septième offrande.
À me lire, on pourrait croire que le tout est excellent cependant quelques points (qui restent un avis purement personnel bien entendu) viennent noircir le tableau.
La production de Joe Barresi est très bonne, mais cela pourrait en déranger certains du fait que la musique pratiquée reste du black metal. D'autre part, les plus adeptes d'entre nous du true black ou je ne sais quoi encore pourrait trouver certaines compositions un peu trop accessibles et le côté Rock'n Roll un peu trop présent.

Pour ma part, après la douche froide que fut « Now, Diabolical », cette album m'a fait un effet positif. Des compos plus violentes, une facilité trop tape à l'œil mise au placard et une atmosphère générale équivalente à la noirceur des plumes du corbeau de l'illustration.
Si le futur du groupe est encore mystérieux à l'heure actuel, espérons qu'il poursuive dans une voie toujours plus efficace et aussi délectable.

Valentheris.

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AlonewithL - 15 Mai 2010: J'avais pour ma part adhérer à la formation de Nemesis Divina, mais je trouve tout de même que cet album, plus accessible aux manants, est un petit prodige. Le titre Commando est particulièrement réussi.
bojart - 18 Mai 2010: Un bon album de Satyricon, qui prouve que le black métal peut être agréable à écouter en high-fi( dédicace au low-fi de Darkthrone^^)
LuneNoire - 01 Août 2010: En même temps, si un groupe fait toujours la même musique, ça serait un peu lassant... Je trouve que Satyricon tourne assez bien sa page.
Caelum - 10 Octobre 2010: Je viens de découvrir cet album, et ce groupe par la même occasion. Et bien ça me laisse totalement de marbre. Trop répétitif, trop propre, trop simple peut être.
Je suis bien d'accord avec Nezarian: ''Pop Black Metal'' le résume parfaitement.
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