Nemesis Divina

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Nom du groupe Satyricon
Nom de l'album Nemesis Divina
Type Album
Date de parution 22 Avril 1996
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album588

Tracklist

Re-Issue in 2016 by Napalm Records
1.
 The Dawn of a New Age
 07:27
2.
 Forhekset
 04:32
3.
 Mother North
 06:25
4.
 Du Som Hater Gud
 04:22
5.
 Immortality Passion
 08:23
6.
 Nemesis Divina
 06:55
7.
 Transcendental Requiem of Slaves
 04:44

Durée totale : 42:48


Chronique @ valentheris

29 Août 2010
"Chacun admire le passé, regrette le présent et tremble pour l'avenir"
Esprit Fléchier.

Cela va bientôt faire quinze ans...quinze longues années que Satyricon a franchi la difficile étape du "troisième album" en offrant à une horde de fans, alors avides de nouveauté depuis le très bon "The Shadowthrone", la pièce maîtresse de leur discographie, le bien nommé "Nemesis Divina".
Pour bon nombre de metalleux, cet album est en quelque sorte le requiem du combo norvégien, dernière offrande de la part de Satyr et Frost****** avant que ceux-ci ne s'engagent dans une nouvelle voie de Black Metal peu appréciée des fans d'antan, car aux antipodes de ce qu'ils proposaient alors, leur musique actuelle étant souvent décrite comme trop accessible, sans âme ou même comme étant du très mauvais "Black'n Roll" par les puristes de la première trilogie.
En attendant de savoir si cela est vraiment le cas, arrêtons-nous quelques instants sur l'album ci-présent, car ce témoin d'une ère révolue sait se laisser écouter sans lassitude et délivre à travers le temps un lot de morceaux cultes dont il serait criminel pour tout fan de Black Metal de rester ignorant.

Si le fond et la forme possèdent une essence commune avec l'album précédent, le tout se veut plus évolué qu'auparavant, montrant alors Satyricon avec une inspiration des plus imposantes et une technicité accrue.
Dès l'introduction de "The Dawn of a New Age" une sensation de confort se fait ressentir grâce à la pâte du groupe qui nous enveloppe : les guitares de Satyr et Kvendulv (Nocturno Culto pour les intimes...) délivrent un riff froid, rapide et incisif entrecoupé de break fort bien amenés pouvant apporter des nappes de clavier (jouées par Geir Bratland), ainsi que des interludes acoustiques comme l'épique "Forhekset". Rien ne semble laissé au hasard, chaque coupure livre son lot de nouveaux éléments, que ceux-ci renforcent l'atmosphère ou offrent un temps de pause à l'auditeur soufflé par la frénésie de titres tels que "Du Som Hater Gud" où l'inimitable Frost****** semble bien déterminé à justifier le fait qu'il soit reconnu comme étant l'un des meilleurs batteurs de Black en offrant une prestation remarquable de son jeu de double-pédale et de son impressionnant martelage de caisses et de cymbales.

Tout au long de l'album, la puissance d'exécution et l'atmosphère s'entremêlent pour former une réelle osmose, celle-ci étant renforcée par la très bonne production des Waterfall Studios gérée par Satyr lui-même. Chaque instrument se fait entendre et se complète sans aucun effort d'audition particulier et la noirceur inhérente à tout bon album de Black Metal y est présente sous un grand jour. "Immortality Passion" en sera la preuve même, il suffit d'écouter les deux lignes de guitare se mélanger pour former ce riff lugubre et envoûtant pour être convaincu de la qualité du travail derrière chaque titre. Bien entendu, il serait stupide de parler de Nemesis Divina sans mentionner le fabuleux "Mother North". Cette piste est de loin celle qui se démarque le plus de l'opus par son riffing glacial et hypnotisant et la grandiloquence qu'elle dégage. Contrairement au titre éponyme plus vindicatif, où Kjetil Vidar parachèvera de nous assommer par son jeu de fut, et son riff impitoyable, Mother North se contente d'éléments plus simples reprenant la vieille recette d'un "Transilvanian Hunger", en faisant se dégager de ces quelques enchaînements de notes toute la froideur et la passion que l'on peut ressentir à l'écoute des meilleures œuvre Norvégiennes du genre.

Si Nemesis Divina marque un tournant, il marque aussi un apogée. L'apogée même du Black Metal à caractère médiéval dont Satyricon avait le secret. Bien que "Dark Medieval Time" et "The Shadowthrone" aient été des œuvres majeures lors des années où elles sont sorties, Nemesis Divina marque un vrai accomplissement de la part du groupe.
Ce troisième opus demeure aujourd'hui impérissable, inimitable et continue de traverser les âges grâce à une véritable reconnaissance de la scène et des fans qui le supportent depuis tout ce temps.
Si le futur du groupe demeure incertain et si son présent est une simple question de goûts, son passé reste délectable et d'une qualité certaine.
Il ne tient plus qu'à vous de le découvrir si ce n'est déjà fait, il vous attend depuis bientôt quinze ans...

Val'.

14 Commentaires

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PanzerMaldoror - 26 Fevrier 2012: @Bergrinder:
"le minimalisme presque Punk de Transilvanian Hunger."

Euh, ouais, et moi je ne comprends pas où tu veux en venir avec le minimalisme punk de TH... Enfin bref.
 
David_Bordg - 29 Décembre 2014: enorme opus tout comme les deux precedents!! oui album prestigieux, plus travailler, plus complet, mais pas l acoustique magnifique de dark medieval cependant et le cote medieval s estompe egalement mais attention reste un chef d oeuvre le dernier tres grand de satyricon.
 
David_Bordg - 29 Décembre 2014: et sur celui ci les guitares sont bien plus travaillees!!
bababatoubatbat - 15 Mai 2016: très belle chronique, je ne suis on ne peut plus d accord avec toi, on ne peut que apprécier le travail d'orfevre accompli tant le chef d'oeuvre est la. un régal !
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Chronique @ Septiis

23 Mars 2005
Satyricon…voilà un groupe en tête de peloton des groupes de Black Metal norvégien en compagnie de Darkthrone, Emperor et autres Mayhem…C’est justement ce « Nemesis Divina » qui m’a fait découvrir le combo du grand Nord, alors voyons ce qu’il nous propose…

Avant d’avoir pu entendre l’intégralité de l’album, j’avais déjà écouté une chanson qui figure sur ce « Nemesis Divina » : « Mother North », et je dois bien avouer qu’elle m’avait séduit dés la première écoute : un son crade, des blast beats etouffés relayés par des mid-tempos malsains et froids, des nappes de clavier fantomatique et la voix torturée de Satyr pour dominer le tout…bref du grand black metal…
Je ne fus pas mécontent de voir que la totalité de l’album était dans la même veine…Ce « Nemesis Divina » mérite qu’on le qualifie de joyaux du Black Metal. Car même si cet opus ne contient que 7 morceaux, ils sont néanmoins tous splendides. Il apparaît clairement que le groupe a du passer du temps à composer cet album tant certaines chansons sont recherchées et leurs structures sont alambiquées…Les 3 meilleurs morceaux sont certainement « The Dark New Age » et son final glacial qui vous fera frissonner plus d’une fois, « Immortality passion » et bien sur « Mother North » qui est à mon sens LA chanson qui est la plus à même d’incarner l’hymne du Black Metal de nos jours…
Contrairement à bien des groupes de Black Metal de ce style, la qualité des musiciens est au rendez-vous : Kveldulu assure au poste de guitaristes rythmiques et la prestation de Frost****** à la batterie est excellente et pleine de dextérité. Mais c’est surtout Satyr qui attire l’attention puisqu’il s’occupe à la fois de la basse, du chant, et des parties principales de guitares (on l’entend même jouer une partie à la sonorité folklorique dans « Forhekset »)…Sûr de son bagage technique, Satyricon s’appuie en plus sur un son qui ne fait que renforcer les cotés malsains, sombres et torturés de la musique qu’il nous livre (le son est crade mais d’une assez bonne qualité…).

Finalement après plusieurs écoutes, on en vient même à se demander si c’est un album de Black Metal que l’on vient d’écouter. Car si pour la plupart des metalleux (et notamment en Norvège), le Black Metal se doit d’incarnée la laideur, la haine ou encore la souffrance ; il n’en est rien de ce « Nemesis Divina ». En effet on ne peut s’empêcher de penser que cette œuvre est belle : il suffit de fermer les yeux pendant « Mother North » pour voir devant nos yeux s’étendre les vastes plaines glacées et désertes du grand Nord, érodées par le vent et battues par de violentes tempêtes de neiges…Cet album nous fait passer par tous les sentiments : la haine et la souffrance certes, mais pas seulement, on peut y retrouver d’autres types d’impressions telles que la nostalgie ou la désolation…

Qu’on se le dise ce, « Nemesis Divina » est un indispensable du Black Metal qui ravira les fans de True Black comme ceux de Black plus traditionel…Résolument magnifique…

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Icare - 05 Juillet 2009: Ah, le merveilleux Mother North...
N'empêche, on a du mal à l'écouter de la même oreille émerveillée après avoir vu Spun... :D
 
BrightDawn - 01 Octobre 2010: Tout simplement le meilleur album de Satyricon et la meilleur chanson : Mother Noooooorth !!! Un de mes albums préféré !

Dommage, maintenant, leur musique est vraiment moins bien !

Sinon très bonne chronique et je suis d'accord, indispensable pour tous Black Metalleux qui se respectent !
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Commentaire @ Mika_Helvetia

18 Juin 2006
Revenons en arrière dans l'histoire de Satyricon, avant l'étrange Now, Diabolical ou Volcano et arrivons à l'album Nemesis Divina. Déjà l'évolution vers un style un peu moins payen/médiéval s'était fait sentir en passant de Dark Medieval Times à The Shadow Throne et cette fois l'évolution semble terminée et réussie. Contrairement aux deux albums précédents donc, beaucoup plus de parties chantées que Dark Medieval Times où les parties instrumentales étaient très majoritaires et plus de voix claires comme sur The Shadow Throne.
Au niveau sonor c'est toujours un son de guitare true avec quelques influences épiques, vikings, accentués parfois d'une basse bien démarquée et de claviers dosés comme il le faut, sur la batterie au blast beat frénétique de Frost******. Ambiance froide et guerrière dès Down Of A New Age suivi de Forhekset (paroles en Norvégien, Satyricon ayant pris tant bien l'anglais que le Norrois pour les paroles de cet album) bien plus malsain et entrainant. Et ensuite c'est sans doute un des morceaux les plus mythiques du Black Metal, aussi connue et reconnue que Transylvanian Hunger de Darkthrone (à noter la participation de Nokturno Culto sur cet album), c'est Mother North, l'hymne du Black Metal scandinave, terrifiante, glaciale et mémorable, elle pourrait à elle seule résumer tout l'album ! Après le frénétique Du Som Ater Gut et le médiéval Immortality Passion c'est Nemesis Divina tout aussi malsain que Forhekset et glacial que Mother North. L'album se clos sur le dépressif Transcendental Requiem Of Slaves rappelant étrangement la période Dark Medieval Times...

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Commentaire @ Paganwinter

10 Août 2007
Voici donc le troisième album de Satyricon. Le style a bien changé. Pas déçu pour autant, car pour moi c'est jusque là une évolution positive. Tout est parfait. Les changements se font surtout au niveau du rythme, beaucoup plus rapide. Le clavier est moins présent, plus occasionnel. Les riffs de guitare sont époustouflants, grandioses. Pour ma part c'est tellement grandiose que je me pose toujours la question : "comment ont-ils fait pour changer leur style dans les albums suivants ?".

Le groupe est toujours composé de, bien sûr, Satyr et Frost******, mais cette fois-ci, ce n'est plus Samoth l'invité de marque, mais Kvedulv, plus connu sous le nom de Nocturno Culto. Tout le monde connaît, évidemment.

L'album est varié, plus que les précédents je trouve, surtout au niveau des riffs. Lors des deux premiers opus, les guitares étaient là pour l'ambiance froide ; là, par contre, ce sont les guitares qui font la musique. Mais avec Nocturno Culto à la tâche, c'est plutôt logique, non ?

Un morceau à retenir absolument, c'est "Mother North". Fantastique, on accroche direct, d'une rare beauté, à la fois brutal et mélancolique (le clip est également superbe). Les autres morceaux, bien que je ne les cite pas, ont tous leurs richesses propres et sont tous magnifiques.

Voilà un album qu'il ne faut pas omettre de posséder.

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