Ten

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17/20
Nom du groupe Y And T
Nom de l'album Ten
Type Album
Date de parution 1990
Labels Geffen
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album76

Tracklist

1. Hard Times 05:14
2. Lucy 04:44
3. Don't Be Afraid of the Dark 04:52
4. Girl Crazy 04:02
5. City 05:37
6. Come in from the Rain 06:04
7. Red, Hot & Ready 04:19
8. She's Gone 04:17
9. Let It Out 04:47
10. Ten Lovers 06:07
11. Goin' Off the Deep End 04:33
12. Surrender 05:23
Total playing time 59:56

Chronique @ samolice

23 Janvier 2014

Y&T se remet en selle et ne lâche pas les rênes

Plus jeune, mon professeur d'équitation me disait toujours qu'il faut tout de suite se remettre en selle après une chute.
Déçu, c'est un euphémisme, par « Contagious », je suis quand même aujourd'hui les conseils de cet éminent spécialiste de l'espèce chevaline et j'insère, hésitant, « Ten » dans la platine. Ma motivation première? Une pochette mui caliente, qui donne forcément envie de tâter de la croupe.

EDIT du service juridique de SOM : « pour cette blague sexiste et foireuse, vous êtes condamné à porter des talons aiguilles toute une semaine, on verra bien qui fera le mariole après ça. »

Pas besoin de vous faire un dessin pour vous expliquer le titre de l'album, les boys reviennent ici avec leur ... Attends. Et moi comme un con de compter et recompter, encore et encore, et d'arriver toujours à neuf. Et puis, tout à coup, l'éclair de génie que je n'espérais plus - tout comme ma femme d'ailleurs - : ça fait dix en comptant le live "Open Fire". Vicieux les gars d'Y&T quand même, j'ai failli y laisser la santé sur ce coup.
Après le changement de batteur sur l'album précédent, c'est au tour de Joey Alves, responsable de la guitare rythmique, de faire ses valises. Il est remplacé par Stef Burns, crédité en tant que "lead guitarist" au dos de l'album, ce que j'ai du mal à croire, connaissant les qualités de Menikettti dans ce domaine. Passons. Steve Smith, du Journey de la grande époque, est également présent à la batterie sur trois titres.

Apparemment, Dave Meniketti interprète une grande partie de ses nouvelles compositions en concert et invite le public à donner son avis afin de sélectionner les meilleures d'entre elles pour l'album à paraître. Initiative intéressante, même si certaines chansons ont parfois une énergie bien différente en live qu'en studio. Et puis les goûts des ricains...
A l'écoute des quatre premiers titres de la galette, j'ai eu peur de creuser un peu plus le sillon de mes stéréotypes à l'encontre de nos amis amerloques
En efffet, passé "Hard times", un bon morceau, mais assurément pas un opener ultime du style "Open Fire"ou "Mean Streak", et d'ailleurs proposé ici dans une version plus "rapide" et moins convaincante que pour celle présente sur le formidable live de 1991, vous suivez toujours, la suite m'interpellge - c'est puissant c'est entre s'interpeller et s'interroger - : "Lucy", à l'intro plus qu'inspirée par le "Still of the night"de Whitesnake, au solo archi moyen qui finit en fade out, tout ce que je déteste, "Don't Be Afraid of the Dark", entre mid tempo et ballade, au solo encore moyen et au fade out toujours aussi insupportable (et il dure trois plombes) ou un "Girl crazy" au parfum Van Halen, une influence que j'avais beaucoup reproché au groupe sur le précédent opus car trop présente à mon goût, me font craindre une nouvelle gamelle de mon canasson.

Toujours est-il que sur ce dernier titre, Dave lâche la bride et nous offre enfin un bon solo. Et tout à coup, l'album bascule...
Retour d'un chant plus convaincu, donc plus convaincant. Ecoutez par exemple "Goin' off the deep end" - attention quand même messieurs à l'influence Van Halen - "Surrender", "Ten lovers" ou encore un "Come in from the rain" où Dave fait passer une véritable émotion.
Retour des soli enflammés ou mélodico-émotionnels ("Red hot and ready", "Surrender", "Goin' off the deep end", "Come in from the rain").
Retour de l'énergie, avec ces « party hard rock songs » typiques du groupe ("She's gone" et son riff aux faux airs du "Too young to fall in love" des Crüe, "Red hot and ready", "Goin' off the deep end", "Let it out","Surrender" où la basse de Kennemore tient la vedette, titre étonnamment placé en dernière piste tant il est excellent).
Et enfin, apparition d'une touche de blues rock ("City", annonciateur des - excellents - albums de blues que Meniketti sortira par la suite) et même, pour la première fois de quelques cuivres avant le solo de "Ten lovers". Une ballade, bien dans la tradition du groupe, pour laquelle de nombreuses écoutes ont été nécessaires avant que je l'apprécie - et heureusement je ne suis pas payé pour expliquer pourquoi -.

Le célèbre Mike Stone est à la prod', pour un rendu moins "clinique" que sur l'opus précédent, mais sans pour autant atteindre le son organique, je sais, c'est à la mode ce mot, d'un « Earthshaker ».

En renouant avec ses racines, Y&T relève la tête. Si je devais me prononcer, je qualifierai ce disque de mix entre « Mean Streak » et « Contagious », à savoir un retour aux sources avec un pied et demi du côté des party rock songs, que nous n'espérions plus après l'album précédent, mais avec trois orteils toujours dans une marmite hard US plus "mainstream" - on ne sait jamais, au cas où un tube tomberait -. Comment leur en vouloir alors qu'au même moment, les Guns n' Roses et Aerosmith, tous les deux également chez Geffen, font un carton?

Alors connerie ou pas cette histoire de remonter tout de suite à cheval après une gamelle? Ben non, c'est pas une connerie, parce que je le trouve vraiment pas mal ce skeud. De toute façon, du cheval, je n'en ai fait qu'une seule leçon, d'ailleurs c'était limite un poney, et j'ai passé quasiment une heure à lui courir après parce que j'avais lamentablement lâché les rennes entre l'écurie et le cirque fermé et que ce con de canasson en avait profité pour se faire la malle sur l'hippodrome. "Le cheval, le cheval, c'est trop génial" qu'ils disent à la télé. Ouais. Dans mon assiette alors.


PS : venez signer la pétition sur le site mort-aux-fade-out.com et protégeons ainsi les générations futures d'une telle horreur (plus de la moitié des titres de l'album se termine ainsi, j'ai craqué...).

8 Commentaires

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samolice - 25 Janvier 2014: Merci à tous. L'anecdote sur l'équitation est vraie. Un vrai tocard! Depuis, entre le cheval et moi, c'est une vraie histoire d'amour héhé. Chroniquer le dernier opus? Pourquoi pas puisque je l'aime vraiment bien, et même de plus en plus. Il me manque les 2 albums mid 90. Je pense d'abord m'attaquer à "In Rock We Trust" que je trouve mésestimé puis au petit dernier. D'ici noël 2018 ça devrait le faire :-)
MattMaiden - 26 Janvier 2014: Encore une sacrée tranche de rogolade offerte par Sam, j'adore !!! J'ai peur que cet album soit trop FM pour moi mais quel plaisir de lire ta désormais légendaire prose humoristique et encyclopédique !! A défaut d'être monté comme un cheval, t'aura au moins tenté de monter dessus ;)
MarkoFromMars - 29 Janvier 2014: "Le cheval, le cheval, c'est trop génial" qu'ils disent à la télé. Ouais. Dans mon assiette alors. J'ai failli m'étouffer! Merci. Un groupe que j'ai laissé sous les gravats de Earthshaker au détriments d'autres formations. Une séance de rattrapage s'impose vite, la vie est courte.
samolice - 18 Mai 2015: "Après le changement de batteur sur l'album précédent, c'est au tour de Joey Alves, responsable de la guitare rythmique, de faire ses valises. Il est remplacé par Stef Burns, crédité en tant que "lead guitarist" au dos de l'album, ce que j'ai du mal à croire, connaissant les qualités de Menikettti dans ce domaine. Passons. Steve Smith, du Journey de la grande époque, est également présent à la batterie sur trois titres. "

Qu'est-ce que je peux écrire comme connerie des fois...

Bref, ayant reçu l'album en cd (je ne l'avais qu'en Lp), les crédits des titres indiquent que Burns décroche bien 4 soli sur l'album dont ceux redoutables de "Red hot and ready", et "Goin' off the deep end" que j'évoque dans la chro.

Enfin Smith ne tient pas les baguettes sur 3 titres mais sur 9, ce qui, sur 12, fait une sacrée différence. Donc en fait, il ne joue PAS sur 3 titres.

Mais pourquoi donc Meniketi a laissé le petit nouveau taper des soli...
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