La sortie de
The Nocturnal Silence durant l’été ’93 est suivie du départ du growler Anders Strokirk, ayant uniquement assuré l’intérim en studio, en lieu et place de Stefan Harrvik, qui avait quitté la bande peu de temps avant les sessions d’enregistrement de mars. De son côté, le guitariste David Parland, aux côtés de Jan Michael Svanberg (aka
Lord Ahriman), monte en parallèle le groupe
Dark Funeral qui, sous forme de quatuor, enregistre rapidement son terrible EP éponyme (en janvier ’94 au studio de Dan Swano).
Bien que ralentie et sans grande promotion de la part du label Black Mark, l’activité de
Necrophobic se poursuit. Martin Halfdan renforce la formation à la seconde guitare, tandis que le bassiste Tobias Sidegard s’empare du micro. Le quintette enregistre deux maquettes durant l’année ’94, la première en mars au studio N&G, et la seconde en décembre au studio Montezuma (l’antre de Rex Gilssen, qui aura vu défiler une pelletée de groupes deathrash de chez Black Mark et Active Records). Le groupe met ainsi en boite trois nouvelles compositions, à savoir Black
Moon Rising,
The Call et
Darkside, ainsi qu’une reprise de
Celtic Frost (Into the Crypts of Rays). Si l’on reconnait encore l’empreinte du riff-master David Parland, le son du groupe a bien changé, le deathmetal bouillant des débuts s’étant mué en un blackdeath où l’atmosphère s’est considérablement refroidie & noircie.
Afin de donner plus précisément signe de vie auprès des fans qui désespèrent, et tandis que
Dark Funeral vient de boucler son premier album
The Secret of the Black Arts sous la houlette de Peter Tagtgren,
Necrophobic retrouve Tomas Skoksberg au studio Sunlight à la fin d’année ’95, pour capturer son tout nouveau morceau
Spawned by Evil, agrémenté de trois reprises de
Slayer,
Venom et
Bathory, histoire de rendre hommage à ses illustres mentors. Le EP sort chez Black Mark en mars 1996 sous forme de mini-CD, soit trois ans jour pour jour après les sessions de l’atemporel premier album.
A paraitre sur le second album
Darkside en gestation (le groupe va investir le studio Sunlight dès le mois d’avril ’96), le titre éponyme confirme l’orientation blackdeath désormais suivie par
Necrophobic, le chant guttural d’Anders Strokirk ayant notamment cédé la place à la voix black de Tobias Sidegard. Si les reprises de
Venom et
Bathory sont quant à elles bien exécutées mais très scolaires, le quintette s’est en revanche particulièrement bien approprié
Die by the
Sword de
Slayer, le riffing agressif de David Parland s’accordant à merveille avec le mordant caractéristique de la paire légendaire Hanneman /
King.
Si
Spawned by Evil offre un intérêt finalement limité, simple amuse-bouche avant le second album qui sortira en mars 97 (quasiment un an après son enregistrement), il constitue en revanche le baroud d’honneur de David Parland, qui quitte définitivement le groupe peu après les sessions.
Necrophobic sort toutefois un sacré joker de sa botte, le guitariste
Sebastian Ramstedt (ex-
Morpheus), qui s’imposera à son tour comme le compositeur majeur de la formation de Stockholm.
PS : A noter que la réédition
Century Media de 2022, la plus complète, renferme le EP, les deux maquettes de ’94, ainsi que deux tributes respectifs à Iron Maiden (aïe !) et
Autopsy.
FABIEN.
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