Shadows of the Sun

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Ulver
Nom de l'album Shadows of the Sun
Type Album
Date de parution 02 Octobre 2007
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album126

Tracklist

1.
 Eos
Ecouter05:05
2.
 All the Love
Ecouter03:42
3.
 Like Music
Ecouter03:30
4.
 Vigil
Ecouter04:27
5.
 Shadows of the Sun
Ecouter04:36
6.
 Let the Children Go
Ecouter03:50
7.
 Solitude (Black Sabbath Cover)
Ecouter03:53
8.
 Funebre
Ecouter04:26
9.
 What Happened?
Ecouter06:25

Durée totale : 39:54

Acheter cet album

Ulver



Chronique @ Corwin

27 Octobre 2007
Le dernier Ulver point encore chroniqué, je me sens comme pour le dernier Deathspell Omega, tout seul face à la dernière sortie d'un monstre sacré, avec la peur aux tripes de dire de grosses âneries, mais cela a l'avantage d'être stimulant.

Dans ses communiqués, la petite bande d'Ulver avait prévenu que l'état d'esprit du nouveau disque, l'œuvre se voulait plus intimiste, plus personnelle (en même temps, dire qu'Ulver fait une musique personnelle relève du pléonasme éhonté), plus douce et mélancolique que les précédents travaux d'Ulver. Et effectivement, c'est le cas.

Comme d'habitude, Shadows of the Sun ne ressemble à aucun des disques qu'Ulver a sortis jusque-là (si le groupe se mettait une seule fois à se répéter, je suppose qu'on pourrait se dire que la formation court à sa perte). Pour autant, bien évidemment, on pourra se servir des précédentes productions pour le définir. Shadows of the Sun oublie les débauches de Blood Inside, revient vers une composition plus proche de l'esprit de Perdition City, mais un esprit qui suit une voie dérivée, où se retrouvent les influences de Svidd Neger (les influences ambiant jazz de Perdition City sont bien là, le saxophone planant fait son grand retour, mais les parties néoclassiques y sont beaucoup plus importantes). Bref, prenez ces deux disques, mélangez-les, et imaginez ce qu'ils pourraient donner s'ils étaient encore plus calmes et nostalgiques. Rajoutez-y une petite trace de l'esprit de Silence Teaches You How to Sing. Vous approcherez peut-être à peu près de ce qu'est ce Shadows of the Sun.

Comme je suis gentil, je vais tenter d'expliquer ça autrement pour les néophytes : Ulver fait une musique électro/indus parcourues d'instrus acoustiques (piano, saxophone, instruments à cordes), qui approche dans cet opus une dimension aérienne et nostalgique. C'est plus simple exprimé comme ça, mais c'est un peu réducteur. Difficile de définir un tel disque, à vrai dire.

Shadow Of The Sun est peut-être un des Ulver les plus difficiles d'accès jamais sortis (avec Nattens Madrigal, mais pas du tout pour les même raisons), surtout pour ceux qui connaissent la discographie du groupe par cœur. On attend de la folie, on en trouve bien peu. Ici, c'est la transe qu'Ulver recherche avant tout. C'est un disque qui s'écoute en solitaire, la lumière éteinte, le soir venu, un verre d'alcool à la main. Ce disque est un véritable brûlot émotionnel, que chacun se doit d'apprivoiser à sa manière. C'est peut-être cela que le groupe entendait dans ses communiqués, le fait que l'album soit moins direct (si on peut dire d'un disque d'Ulver qu'il est direct) et demande à l'auditeur d'aller vers lui, et non le contraire. Apprécier Shadows of the Sun est une démarche à entreprendre, pas un don de la musique elle-même. Mais la transe n'en est que plus belle.

Que dire ? Oui, Ulver a signé là un petit chef-d'œuvre. Ulver reste Ulver, assemble toujours ses éléments épars avec un génie qui seul rend le disque magnifique au lieu d'être un simple fatras incompréhensible, le groupe compose plus que jamais pour lui-même et met son âme à nu, proposant à l'auditeur un voyage qui n'a pas lieu d'être s'il ne consiste pas en un don de soi à la musique autant que la musique donne à l'auditeur. Et le jeu en vaut la chandelle. Les amateurs ne doivent pas être rebutés par l'aspect très planant, nostalgique et apparemment (apparemment seulement) épuré de leurs habituelles débauches sonores et expérimentales. Quant aux autres, si un disque recherchant une beauté calme et terriblement nostalgique ne les rebute pas, je n'ai qu'une chose à dire : foncez.
Il semble que décidément Garm et sa bande ne me décevront jamais.

10 Commentaires

16 J'aime

Partager

Hellsheimer - 20 Novembre 2009: Zeit.. Tu m'expliqueras l'interet de signaler toi même ton message comme étant naze...
Rorow - 26 Septembre 2010: très naze . J'ai vue Ulver au hellfest je ne connaissais que la période BM . Je me suis rendue sous la tente pour le concert en m'attendant a prendre du BM plein les oreilles . Seulement non ... NON mais quel concert !!! meme si la prestation de garm au chant était un peu foireuse j'ai été vraiment transporter , toucher . Ils n'ont joué que des morceaux postérieur au trois premier album . Un concert magnifique Peut être le plus émotionellement fort de ce festival ( avis personnel )
Constantine - 14 Octobre 2011: C'est a partir de cet opus que je n'arrive plus à saisir l"essence d'Ulver. Oh en aucun cas je dis que cet album est mauvais, loin de là. Mais...... Je ne rentre pas dedans !
Celldweller55 - 25 Avril 2013: Je suis assez d'accord avec Zeit, je viens d'écouter cet album sur Deezer et bien que je le trouve très beau et touchant, je ne comprends pas trop ce que le groupe fait sur ce site.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire