Relief

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Nom du groupe Dying Passion
Nom de l'album Relief
Type Album
Date de parution 17 Mai 2007
Style MusicalMetal Gothique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Relief
Ecouter02:32
2.
 Born on the 4th of July
Ecouter04:36
3.
 The Creeps
Ecouter04:26
4.
 Call Me Away
Ecouter03:28
5.
 Innocent
Ecouter05:13
6.
 I'm Walking
Ecouter03:29
7.
 Psychic (A Soul Wreck)
Ecouter03:03
8.
 Intangible
Ecouter04:48
9.
 Ashes to Ashes
Ecouter03:36
10.
 Not Till Death Do Us Part
Ecouter03:37
11.
 Words
Ecouter04:57
12.
 How Many?
Ecouter03:17
13.
 Heroes
Ecouter06:38

Durée totale : 53:40

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Dying Passion



Chronique @ ericb4

27 Décembre 2017

L'expérimenté collectif entre désormais dans la quatrième dimension...

On ne l'attendait plus, et pourtant, le sextet tchèque originaire de Sumperk refait surface, pas moins de trois longues années suite à un éclectique et raffiné « Sweet Disillusions » ! Et ce, à l'aune de son quatrième album full length « Relief », sorti chez Redblack Productions quelques 12 années après la création du groupe ; pléthorique opus laissant entrevoir un enregistrement de bonne facture, réalisé une fois de plus au studio local Šopa. On découvre alors un manifeste généreux de ses 53 minutes où s'enchaînent 13 pistes énergisantes, parfois tourmentées et émouvantes, aux combinaisons stylistiques différentes de celles de ses prédécesseurs. Ainsi, le groupe s'éloigne peu à peu de ses bases doom et folk, évoluant dorénavant dans un registre metal gothique aux relents hard rock, rock progressif et jazzy. Un changement de cap qui ne sera pas sans rappeler Ela, The Gathering, The Flaw, Silent Stream Of Godless Elegy, mais aussi The Birthday Massacre ou encore Memoria.

La mise en œuvre de l'ambitieux projet a impliqué de profonds remaniements du line up, le groupe comptant aujourd'hui sur l'expérience et les compétences de ses six membres, dont quatre nouvelles têtes, à savoir : Stanislav Jelínek (guitare et choeurs), Zuzana Lipová (frontwoman), Martin Zemánek (en remplacement de Jaroslav Řoutil à la guitare), Zdeněk Vlček (se substituant à Stanislav Pavlík à la basse et aux choeurs), Vlasta Rec (à la place de Zdeněk Směšný à la batterie) et Petr Mlynář (remplaçant de Ladislav Špička aux claviers). En réponse aux aspirations hard rock et jazzy du combo tchèque, ont été requis pour l'occasion : Jožka Kozumplik (trompette) et Pavel Vantuch (programmation). En outre, une ingénierie du son tout aussi nette que celle du précédent effort ainsi qu'un mixage équilibré entre lignes de chant et orchestration, signés Stanislav Valášek, inondent la totalité de l'offrande ; méfait coproduit par ce dernier, Martin Zemánek et Stanislav Jelínek. Mais entrons plutôt dans les arcanes de la goélette...

Lorsqu'il affiche une certain pugnacité mêlée à une mélodicité qui a pris le temps nécessaire à sa pleine maturité, le groupe parvient à nous rallier à sa cause. Ainsi, l'entraînant « The Creeps », non sans rappeler Ela, nous plonge dans un bain bouillonnant où des riffs acérés se font l'écho de frappes sèches et véloces de fûts. Calé sur des couplets galvanisants et un efficace refrain, on ne lâchera pas le méfait une seule seconde. De même, le tempétueux « Born on the 4th of July » dissémine sa verve au fil des rockeuses impulsions de la sirène et des gimmicks d'une rageuse lead guitare. Cependant, et par effet de contraste, le cheminement mélodique dans la veine doom de The Flaw demeure éthéré. Ce faisant, on ne résistera que malaisément à un refrain propice à un headbang bien senti.

Dans une dynamique moins enjouée, le combo s'est avéré apte à nous retenir plus que de raison. Ainsi, on appréciera le mid tempo syncopé et progressif « Ashes to Ashes », titre corrosif à mi-chemin entre metal atmosphérique gothique et brit pop acide, dans la veine d'un The Birthday Massacre de la première heure. Ce faisant, le propos nous aspire par son vibrant refrain autant qu'il capte l'attention par ses montées en puissance et les frasques rocailleuses d'une interprète habitée. Par ailleurs, une dense plaine synthétique enserre le classique mais pénétrant instrumental d'ouverture « Relief », bref mid tempo progressif aux riffs plombants et doté d'un léger tapping, dans le sillage de The Gathering.

A la lumière de ses moments tamisés, comme pressenti jusqu'alors, le groupe aurait ce don de concocter les séries d'accords qui font mouche. Ainsi, sans avoir à forcer son talent, et de différentes manières, il parvient sans mal à nous faire plier l'échine. La ballade progressive « Call Me Away », estampée The Gathering, en est une parfaite illustration. Livrant de suaves couplets entonnés avec brio par la maîtresse de cérémonie, et dont les refrains sauront magnétiser plus d'un tympan rétif, cette offrande est une véritable invitation au voyage. On ne pourra non plus se soustraire à l'emprise de l'hypnotique « Heroes » qui, peu à peu, resserre son étreinte pour ne plus lâcher sa proie.

On ne résistera pas davantage aux caresses de la floydienne ballade « Intangible » qui, au son d'une trompette mordorée, se pare d'une délicieuse touche jazzy. Dans cette mouvance, on ne passera pas outre « Words », sensuelle proposition dispensant un enivrant solo de guitare, ni « How Many? », pour ses saisissants arpèges au piano. Et comment échapper aux fondantes portées de « Not Till Death Do Us Part », subtile ballade pop aux airs d'un slow qui emballe ? De même, on restera happé par les hypnotiques portées de la ballade atmosphérique « Innocent ». Sur une rythmique syncopée, cette aubade typée The Birthday Massacre est une réelle gourmandise pour nos tympans alanguis.

En dépit des progrès accomplis par nos compères, certains écueils n'ont pu être évités. Ainsi, le tonique «  I'm Walking » aux relents hard rock d'Ela s'il ne manque nullement d'aplomb, accuse une ligne mélodique en proie à de gênantes imprécisions et un refrain, certes avenant, mais éminemment répétitif. On n'insistera pas davantage. Et que dire de « Psychic (A Soul Wreck) », puissante ogive aux relents électro ? Des enchaînements trop hasardeux, des couplets en demi-teinte et une empreinte vocale flottante, n'auront que peu de chances de retenir l'aficionado du précédent opus.

A l'aune de ce quatrième message musical, le groupe a patiemment échafaudé ses portées, témoignant alors de sa capacité à harmoniser de grisantes sentes mélodiques et une technicité plus experte aujourd'hui qu'autrefois. Si les pistes enfiévrées ne manquent pas à l'appel, le combo a fait la part belle aux low tempi, avec de belles réussites à la clé. Pour l'amateur de l'exercice de style, au vu de ses différentes variations, il y trouvera matière à se sustenter. Il se peut même qu'il éprouve l'ardent désir de remettre le couvert. C'est dire que l'on est aux prises avec une formation qui s'est laissée le temps de faire mûrir ses compositions, non tant pour chercher à faire le buzz que pour stimuler chez l'auditeur d'inédites sensations. L'expérimenté collectif entre désormais dans la quatrième dimension...

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