1987-1988. Le trio teuton formé par le bassiste/chanteur Tom
Angel Ripper, le guitariste Franck
Blackfire et le batteur Chris Witchhunter sillonne les concerts dans le cadre du
SodomANIA-Tour, livrant au public l’essentiel de leur deuxième album studio, l'invincible
Persecution Mania.
1er octobre 1988 : sortie de
Mortal Way of Live, enregistré durant cette tournée courant avril/mai 88. La setlist reprend presque tous les morceaux de l’album précité ainsi que ceux de l’EP cultissime Expurse and
Sodomy. On été aussi rajouté "
Obsessed by Cruelty ", titre éponyme du premier full-length de
Sodom (1986), et "
Blasphemer " d’
In the Sign of Evil (EP de 1984).
Efficacité : voilà ce qui ressort de ce live.
Ayant pris soin d’adapter leurs morceaux pour la performance en concert, le trio se déchaîne sur scène. Il sait régaler le public à coup de titres rentre-dans, parfois aussi de soli très marqués (cf. la chronique d’Arawn) et lui laisser le plaisir d’entonner à sa place les refrains comme sur "
Sodomy and
Nuclear Winter ". Si
Angel Ripper ne nous assène pas de sa voix gutturale si caractéristique sur les albums studio, il s’avère quand même percutant avec son chant clair hurlé. En outre, on pardonnera à
Blackfire un petit manque d’énergie de certains de ses soli dans les morceaux les plus rythmés.
Mais... il y a un mais : le rendu des instruments est inégal. Les accords graves de la guitare et surtout de la basse sont moins perceptibles que les percussions de Witchhunter ce qui cassent un peu l’impact ou l’épaisseur de pas mal de titres ; cas les plus flagrants : "
Persecution Mania ", "
Iron Fist ", "
Nuclear Winter ". Par chance, les choses s’améliorent après " Enchanted
Land "... au point que ce soit finalement l’inverse qui se produise à la fin avec le titre très attendu du public, " Bonbenhagel ", où le son de la basse devient assez grésillant.
Vous l’aurez compris,
Mortal Way of Live est un album live réservé à ceux n’ayant pas peur d’une production à l’ancienne alliée à des morceaux directs et sans fioriture, un peu dans la même veine que les plus anciens concerts enregistrés de
Kreator ou
Slayer.
NOTATION
Choix de setlist : 5/5
Prestation live : 8/10
Rendu technique : 2/5 (je sais, je suis méchante)
Ah, une dernière précision : ne soyez pas étonnés si vous trouvez cet album avec pour simple présentation un cercle blanc sur fond noir avec le logo du groupe peint en rouge en son milieu. L’amusante et jolie pochette d’origine, signée
Sebastian Krüger, a été finalement censurée... mais vous pourrez toutefois la retrouver dans le court livret de 4 pages, facilement pliable d’ailleurs (Alléluia !). Que représente-t-elle ? Ni plus ni moins qu’une version gréco-romaine de la ville de...
Sodom.
Thrash'em all!!!
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