Monday Morning Apocalypse

Liste des groupes Power Progressif Evergrey Monday Morning Apocalypse
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Nom du groupe Evergrey
Nom de l'album Monday Morning Apocalypse
Type Album
Date de parution 2006
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album142

Tracklist

1. Monday Morning Apocalypse
2. Unspeakable
3. Lost
4. Obedience
5. The Curtain Fall
6. In Remembrance
7. At Loss for Words
8. Till Dagmar
9. Still in the Water
10. The Dark I Walk You Through
11. I Should
12. Closure

Chronique @ edenswordrummer

27 Octobre 2014

Comme toujours, Evergrey est synonyme de qualité, pas toujours de perfection...

Evergrey est l'un de ces groupes reconnaissables entre mille, oeuvrant dans un heavy extrêmement empathique avec une petite touche de prog, et cette formation révèle au fur et à mesure de ses sorties une facette différente de son potentiel (plus ou moins exploité il est vrai). En 2006, après un Inner Circle au son extrêmement mécanique, restant en retrait face au grandement réputé Recreation Day, Monday Morning Apocalypse déboule avec un nom des plus satyrique et un artwork assez peu communicatif... Mais intéressons-nous plutôt au contenu car nous parlons d'Evergrey, un groupe qui nous livre toujours des albums de qualité, aux faiblesses plus ou moins prononcées...

Dès les premières écoutes, on constate que la formation a exploité le filon agressif de son jeu, misant sur les riffs heavy et les rythmiques nerveuses, c'est principalement le cas dans le titre éponyme, petit bijou de seulement 3 minutes. S'ouvrant sur un riff simple mais qui tire tout de suite dans le mille, il s'articule autour d'un refrain étrangement décontracté dont la simple écoute donne à l'auditeur un sourire assuré. On reprochera le fait, reproche que l'on pourra appliquer pour l'album dans son intégralité, que chaque piste présente plus de travail au niveau de son refrain... Ce fait est particulièrement flagrant dans des titres comme Lost, In Remembrace ou At Loss For Words. Malgré le fait que les mélodies fassent directement mouche, les lignes vocales sur les couplets, ou le pont, paraissent répéter inlassablement les mêmes notes, il n'est d'ailleurs pas rare que plusieurs couplets de différents titres présentent des similitudes déconcertantes (In Remembrace, At Loss For Words, ne parlons pas du pauvrissime The Curtain Fall)...
Fatalement, cette pauvreté mélodique pourra également s'appliquer aux riffs dangereusement similaires. En effet, en comparant ceux de Monday Morning, Apocalypse, The Curtain Fall et I Should, le schéma reste le même (noir, noir, contretemps, contretemps, contretemps...), non pas que l'écoute en devienne désagréable, mais nous parlons d'Evergrey, créateur de bien des chefs d'oeuvres d'inspiration..

Si nous poursuivons la tâche ingrate de dénicher les faiblesses de cet effort, nous pourrons évoquer le fait qu'Evergrey se soit montré moins expressif qu'à l'accoutumée. Il y a bien ce sublime « Still In The Water », à la noirceur extrême, porté par la voix pleine de détresse de Tom, « I Should » dont on ignorera le précédent reproche pour savourer ce refrain nostalgique, ou le mélancolique « The Dark I Walk You Through », très inspiré. Le reste des titres se contente de refrains ravageurs, de riffs destructeurs, de sublimes parties vocales en oubliant malheureusement ce que l'on aime chez Evergrey...

Si on ne chipote pas, l'auditeur amateur devrait amplement trouver son bonheur, car l'album reste d'excellente facture, il y a toujours ces structures imprévisibles et ces refrains qui font mouche, sans parler de cette guitare plus mordante qu'à l'accoutumée (un peu moins inspirée aussi...). L'écoute de  « Unspeakable » en dit d'ailleurs long sur ce léger changement de recette, si l'on fait abstraction du manque flagrant d'émotion, on se retrouve avec un titre à la rythmique headbangante, plein de relief, aux couplets nerveux et au refrain mémorable. Dans cette veine, on pourra citer « At Loss For Words » où Tom s'en donne à cœur joie en nous montrant la facette la plus agressive de sa voix.

En plus d'être entraînant et imaginatif, l'album se propose de nous livrer une panoplie de titre très différents, bien sûr, en ignorant les certaines similitudes assez gênantes, toutes les pistes se suivent de façon fluide et chaque chanson nous propose son moment d'anthologie. On pourra citer ces aigus improbables sur « Lost », ce solo extrêmement malsain sur « Still In The Water », ou ces choeurs blasés sur « In Remembrance ». Comme toujours, Evergrey est gage de qualité, pas de perfection.

Bien sûr, après analyse, on pourra se dire que Monday Morning Apocalypse est un de ces albums qui ont divisés les fans (aux côtés de Torn, Glorious Collision...), mais on ne peut se cacher que la formation nous livre encore une fois un travail honorable. Certes on reprochera une facilité par des titres plus formatés ou des lignes vocales parfois peu inspirées sans parler de ces guitares quelques fois redondantes, mais on saluera le fait que le groupe ait ouvert sa musique à un auditoire plus large. Plus facile d'accès, l'album est conçu pour faire directement mouche, et dans cet objectif, Evergrey a parfaitement rempli son contrat.

4 Commentaires

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edenswordrummer - 27 Octobre 2014: Je te remercie ! Je me demande si je vais pas baisser ma note d'un point d'ailleurs car oui il manque la caractéristique principale d'Evergrey, l'intensité émotionnelle...
edenswordrummer - 27 Octobre 2014: Je suis d'accord la dessus, si on met de côté la production qui peut vite décourageree, The Inner Circle a vraiment de bons titres
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Chronique @ Julien

01 Mars 2006
A quoi reconnaît on un grand groupe a votre avis ? Eh bien a son immense faculté d’adaptation sans dénaturation. Oui Evergrey évolue au court du temps, mais non le groupe en perd pas son identité unique. Toujours aussi puissant, toujours aussi riche, le groupe nous offre ici un petit chef d’œuvre dont les suédois ont le secret. Un voyage dans un autre monde pour ce groupe unique !!!!!!

Déjà qu’il est difficile de coller une étiquette musicale au groupe, ce n’est pas ce nouvel opus qui va nous aider. Eh oui le groupe nous embrouille encore plus avec son power/dark/prog/heavy enfin tout ce que vous voulez. Evergrey fait un melting-pot, et ils le font bien, même extrêmement bien. Reste que la touche du groupe est reconnaissable entre mille. Le son, le chant, la manière décrire les riffs tout coïncident en un point : Monday Morning Apocalypse !!!!!!
Pour le disque qui nous intéresse aujourd’hui on peut clairement noté qu’il est a deux vitesse. Une première partie plus expérimentale qui s’étale sur les 5-6 premiers morceaux. La tendance générale est plutôt a poser les morceaux, délivrant une sorte de prog très léché mais toujours puissant, le chant étant assez souvent doublé. Cette partie a le grand mérite de nous préparer à la suite qui est plutôt musclée. Mais n’ayez crainte l’intégralité de Monday Morning Apocalypse n’est qu’un excellent prolongement de Recreation Day. D’ailleurs la première partie du disque pourrait s’apparenter au titre Recreation Day, c’est dire le niveau.
Pour ce qui est de cette fameuse deuxième (et ce n’est pas péjoratif ni pour la première ni pour la deuxième), on ne peux qu’être enthousiasmé par son efficacité. Le coté plus soft du début est bien derrière nous et le power fait place au plutôt calme. On peut dire que c’était le calme avant la tempête. Riffs surpuissant et incisifs, un chant qui n’est plus doublé des refrains excellents. Evergrey déploie ton son savoir faire pour nous faire headbanger. Le son est toujours aussi limpide et caractéristique et le chant toujours aussi juste. Comme l’on a pu le vérifier sur le live Tom chantera ces nouveaux titres avec aisance et il ne reste plus qu’une chose à faire se ronger les ongles en attendant (ou boire de la bière).
Même l’interlude d’une minute trente au piano ne rompt pas la dynamique de monter en puissance des titres. Un véritable régal auditif. Beaucoup de groupes devraient en prendre de la graine.

Impeccable sur tous les points, ce nouvel album est plus qu’à la hauteur de nos attentes et il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à sa sortie. Un CD majeur de ce début d’année (de l’année tout court).

INCONTOURNABLE !!!!!!!!!!

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Horreurgasme - 02 Avril 2013: Je trouve que le défaut majeur de certains groupes de cette catégorie est la voix, vu son importance. Mais j'adore la voix du chanteur. On dirait un truc entre Warrel Dane de Nevermore, Ian Gillan de Deep Purple et Tom Araya de Slayer.
 
David_Bordg - 09 Juin 2014: c est peu dire non? oui c est un enorme chanteur mais n oublions pas un grand guitariste et compositeur a l image d un akerfet d opeth, d un mathias de freak kitchen et d un guindenlow d opeth trois genie du metal et de la musique en general et tous scandinaves ils sont!!
 
David_Bordg - 09 Juin 2014: d un guindenlow de pain of savation pardon
edenswordrummer - 16 Juillet 2014: Un groupe magnifique porteur d'émotions et de promesses. Même si leurs dernière sorties ont pu décevoir, on reste dans une expression sincère et envoûtante. Cet album est une tuerie, un peu trop formatée pour une large audience, mais il ne sombre guère dans une quelconque simplicité adaptée à la structure des titres. Un coup de génie.
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Chronique @ sargeist

22 Fevrier 2008

Deux ans après le mitigé "The Inner Circle", Evergrey se devait de nous prouver qu'ils savaient toujours écrire des morceaux puissants, mémorisables et travaillés. Alors que ce dernier album pêchait souvent par des refrains peu inspirés, une mollesse générale et des errements superflus, il semble justement que la bande à Tom Englund ait tiré les lecons de ce côté.

Car les différences entre ce "Monday Morning Apocalypse" et son prédécesseur sont nombreuses et flagrantes. On retrouve enfin un bon gros son, bien rond, une batterie qui sonne dignement, et il ressort évidemment de ca un aspect moins clinique, plus vivant. On sent un vrai travail de groupe derrière et moins de fichiers Pro Tools. Et cela se répercute bien évidemment sur les compositions, bien plus "naturelles", fraîches.

Des chansons construites presques exclusivement sur le format radio classique, bien plus concises, comme Evergrey ne nous avait que peu habitué. Fini les structures longues ou inédites, ici on privilégie l'efficacité. On ne néglige pas pour autant les petits soli léchés et attractifs, les petits ponts séduisants. Les musiciens restent impériaux dans leurs domaines, rien à dire de ce côté là. La voix de Tom est toujours aussi envoûtante et forte, un élément moteur du groupe, quoi qu'on aurait pu éviter les petits effets "techno" sur les premiers titres. Ce genre de doublage qui fait pas du tout moderne et qui gâche un si bel instrument naturel.

Du coup, comme sargeist il est jamais vraiment content, on regrette un peu le côté unitaire par leur concept et leur ambiance des chefs d'oeuvre comme "In Search of Truth" et "Recreation Day" et on se retrouve avec une simple collection de "hits" sans cohésion, hormis leur construction identique, parfois un peu lassant pour un fana de titres développés comme moi. Cela nuit un peu à l'immersion dans l'oeuvre.

Il est certain que des morceaux sont inférieurs malheureusement, peu marquants. Evergrey n'est pas encore tout à fait revenu au top, malgré qu'il en prenne le chemin. Le petit morceau instrumental au piano notamment est assez anodin, ainsi que la dernière piste voix/ piano, loin d'être à la hauteur des précédents essais d'Evergrey dans ce domaine.

Supérieur à "The Inner Circle" tout de même. En attendant la suite imminente de ce groupe hors normes...

14/20

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