Doit on toucher a une oeuvre devenue culte au cours du temps. C’est la question que l’on peut se poser en voyant débouler dans nos bacs ce
Let There Be Blood (non ce n’est pas l’album d’AC/DC, c’est Let There Be Rock). Car sous ses airs de nouvel album la pochette nous rappelle vaguement quelque chose. Mais c’est bien sur, c’est celle de
Bonded by Blood mais en plus evil. Nous voilà donc avec un album soit disant hommage à Paul Baloff décédé il y a de ça 6 ans des suites de sa vie trop rock’n roll. Mouais ça sentirait pas le bandit manchot cette histoire……
C’est toujours dangereux de se lancer dans le réenregistrement de l’un de ses propres disques. Surtout que pour beaucoup (et dont je fais parti), un simple remaster suffit. C’est vrai que le son de
Bonded by Blood est crasseux mais c’est ce que l’on aime dans le Thrash 80. Bref nous voilà donc reparti pour le même disque mais avec un gros son. Andy Sneap oblige ce nouvel opus envoie une déflagration sonore impressionnante (identique au production précédente du groupe avec Andy Sneap). Alors c’est bien mais ça sent toujours le réchauffé. Les titres sont rejoués à la quasi identique sauf peut être «
And Then There Were None ». En gros ça n’a pas vraiment d’intérêt. La grosse différence selon moi vient du chant de Rob Dukes. Moins agressif et « moins plein de reverb’ », on découvre autre chose. Sur les nouveau album pas de problème mais dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui on peut se poser la question. Nous avons tellement l’habitude d’entre ses titres chantés par Baloff que là ça frise la moustache. Mais j’aurais presque envie de dire que c’est une affaire de goût.
Car pour touts ceux qui connaissent ce disque depuis 20 ans, il y a de quoi crier a l’hérésie. Mais pour les plus jeunes que le son sec et cradingue des années 80 rebutent c’est une occasion en or de découvrir une perle du Thrash. Car pour ma part je n’adhère pas à cet album mais les compos restent ce qu’elles sont : des grosses tueries. Pour moi c’est seulement ma comparaison qui pèse, intrinsèquement ce disque envoie. La technologie a fait de gros progrès et on l’entend (merci Andy).
Je ne vais pas refaire la chronique de cet album mais je voulais simplement faire une comparaison entre l’original et le nouveau. Inutile pour ma part quand on sait qu’il y avait déjà eu une réédition de cet album à la fin des années 90. La question est aussi posée de pourquoi ce disque n’est pas sortie via
Nuclear Blast mais via le label de Gary Holt. En espérant retrouver le groupe avec un vrai nouvel album qui va nous arracher les tympans……
PS: La note reflète simplement mon intérêt pour la réedition pas pour l'original qui est excellent.
J'imagine que bon nombre de musiciens et/ou groupes ont rêvés de ré-enregistrer avec l'expérience accumulée et les nouveaux moyens, leur "vieux tubes". Que ce soit dans le cadre d'un hommage, d'une simple et pure envie ou le business, le présent n'efface pas le passé.
Il est tentant de croire qu'un nouvel auditeur devrait passer par le même chemin que les "anciens" pour savourer pleinement le culte Bonded By blood par exemple. Les générations se suivent, se croisent, font un bout de route ensemble, mais à chacun ses références.
Mince, je me relis et je me saoule moi-même, Bonded By Blood reste une référence, Let there be Blood l'occasion de s'y replonger...
Cet album est un ré-enregistrement de leur premier opus Bonded by Blood (sorti en 1985). Le gros changement est la production, le son n'a rien avoir, on a plus ce côté punk, pas de reverb sur la voix etc... Bref une prod de Andy Sneap ressemblant à Exhibit A. Et rien que ça, cela transforme largement le rendu. L'autre gros changement, c'est le chanteur, ici Rob Dukes. Sur cette nouvelle version, le son plus massif et moderne, si on y perd pas mal de vie, et ce côté urgence, spontanéité. L'interprétation de Rob Dukes fait pencher la balance pour moi, oui, je préfère ce Let There Be Blood à l'original. Perso, je ne suis pas un gros fan du Bonded by Blood, je préfère 10 fois Impact, Tempo et Shovel. Album culte, cette version permet de le redécouvrir sous un autre angle. Je ne suis pas contre ce genre d'initiative, surtout quand l'album à plus de 20 ans, et qu'il y a vraiment un nouvel angle. Cela permet de faire découvrir aux nouveaux qui sont réticents quand cela sonne trop vieux.
J'ai la version avec le titre bonus « Hell’s Breath », titre composé par Holt et un kirk Hammet (Metallica) en 1983. Présente sur une démo de la même année. Grâce à ce titre, l'objet prend plus de valeur, car il vaut vraiment le coup avec son petit côté vieux Metallica. Et c'est là ma grande déception, à l'écoute de ce très bon Hell's breath, je me dis me mais pourquoi n'ont il pas fait de même avec d'autres titres antérieure à Bonded by Blood , ce Let There Be Blood aurait prit bien plus d'intérêt.
Merci Goneo, je n'avais pas capté que cet album d'auto-reprises avait ce titre bonus "Hell Breath". Effectivement, ça sent le vieux Metallica à plein tube! Ca speed comme on aime. Une belle surprise dans un album qui n'en propose pas par ailleurs.
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