Jomsviking

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Nom du groupe Amon Amarth
Nom de l'album Jomsviking
Type Album
Date de parution 25 Mars 2016
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album261

Tracklist

1.
 First Kill
 04:22
2.
 Wanderer
 04:43
3.
 On a Sea of Blood
 04:04
4.
 One Against All
 03:38
5.
 Raise Your Horns
 04:23
6.
 The Way of Vikings
 05:11
7.
 At Dawn's First Light
 03:50
8.
 One Thousand Burning Arrows
 05:49
9.
 Vengeance Is My Name
 04:41
10.
 A Dream That Cannot Be (ft. Doro Pesch)
 04:23
11.
 Back on Northern Shores
 07:08

Durée totale : 52:12


Chronique @ growler

12 Avril 2016

Conquer All!!!

Trois ans après un « Deceiver of the Gods » de bonne facture mais manquant de génie et montrant un groupe semblant se reposer sur son bouclier, nos vikings préférés décident à nouveau de conquérir le monde, en débarquant avec un nouveau drakkar nommé « Jomsviking », voyant cependant, la désertion de Fredrick Andersson. « Jomsviking » est une nouvelle fois produit par Andy Sneap (Megadeth, Testament etc...) qui s’était déjà occupé de l’assaut précédent et, l’artwork, magnifique au demeurant, ne laisse aucun doute sur le contenu du contenant.

En préambule et, une fois n’est pas coutume, Amon Amarth s’attaque au projet « casse-gueule » du concept-album dont la thématique s’articule autour des Jomsvikings, une sorte de tribu de mercenaires vikings, qui sévissaient aux alentours du X et XIème siècle et, vouant un culte indéfectible à Odin et Thor. « Jomsviking » conte l’histoire d’un homme qui s’engage au sein de cette « confrérie », après avoir perdu la femme qu’il aimait, promise au mariage à un autre. En plus de cela, il commit un meurtre, devint un paria et promit de revenir pour se venger et, reconquérir son aimée. Il est également à noter que Tobias Gustafsson (ex-Vomitory, Cut Up) est installé derrière les fûts, en tant que batteur de session et que Doro Pesch vient pousser la chansonnette sur « A Dream That Cannot Be ».

Amon Amarth a donc mis les petits plats dans les grands et, dès les premiers accords de « First Kill », dénué d’introduction, la magie qui faisait défaut à son prédécesseur et surtout à « Surtur Rising », opère inévitablement. La patte des suédois est immédiatement identifiable et le gosier de Johann Hegg est toujours aussi gras et puissant. Ce titre possède une ligne mélodique ultra efficace, un refrain facilement mémorisable, une rythmique rapide, appuyée d’une double pédale quasiment permanente, il pénètrera votre cortex pour ne plus en ressortir. Bien que l’attaque menée puisse être frontale comme sur « On A Sea Of Blood », « One Against All », « Vengeance Is My Name » ou le morceau sus-cité, à l’instar de « Deceiver of the Gods », Amon Amarth présente un côté mélodique plus présent qu’autrefois mais bien plus abouti dans le cas présent, rehaussé d’une influence « heavy » bien mieux utilisée mais, n’en déplaise aux puristes, la formation n’a rien perdu de son identité musicale, bien au contraire. De plus, ces passages mélodiques sont d’une efficacité redoutable, ciselant l’auditeur dès les premières offensives, jetez donc vos cages à miel sur « Back On Northern Shores », « Raise Your Horns », « One Against All » et surtout le redoutable « One Thousand Burning Arrows », pour vous en convaincre.

Aussi, et afin d’atteindre sa cible avec une sureté absolue, les suédois ont, semble-t-il, mit l’accent sur les refrains de leurs compositions, qui sont, pour la plupart, tous marquants et fédérateurs (« One Against All », « Raise Your Horns », « A Dream That Cannot Be », « The Way Of Vikings » ou « On A Sea Of Blood » pour ne citer que ceux-ci). Amon Amarth a également soigné les ambiances comme sur les chœurs épiques de « Raise Your Horns » ou sur le côté sombre et mélancolique de « One Thousand Burning Arrows », peut être le meilleur titre de cette dernière bataille et pourtant un titre plutôt lourd et assez lent, en comparaison des préceptes habituels d’Amon Amarth. Ces atmosphères mettent en exergue la face épique et conquérante de l’ensemble.

N’ayez craintes, Amon Amarth n’a pas viré sa cuti, les riffs massifs et puissants sont toujours présents (« First Kill », « Vengeance Is My Name », « Back On Northern Shores » ou « On A Sea Of Blood »), montrant par la même occasion, une influence importante du « heavy-metal » dans l’écriture des compositions. Cette influence point également sur les guitares harmonisées qui émaillent cet enregistrement, lorgnant directement sur Iron Maiden.

La production d’Andy Sneap, dont la présentation et la réputation ne sont plus à faire, est parfaitement à l’avenant des morceaux guerriers d’Amon Amarth et, met parfaitement en relief le propos développé par la formation, avec un équilibre parfait entre agression et mélodie, où chaque musicien possède un espace prépondérant afin de pouvoir s’exprimer pleinement. La section rythmique pilonne tel le marteau de Thor écrasant le faciès de ses ennemis, avec une mention spéciale à Tobias Gustafsson (remplacé depuis par Jocke Wallgren pour les prochaines tournées du groupe), ne souffrant aucunement de la comparaison avec son prédécesseur, se permettant même le luxe d’incruster un blast furtif sur « Back On The Nothern Shores ». La paire de guitaristes est également à la fête, notamment au niveau des solos qui sont tous, de haute volée. Johann Hegg éructe toutes tripailles dehors, apportant indéniablement à l’esprit guerrier qui anime les morceaux de ce disque.

« Jomsviking » frôle la perfection mais s’avère légèrement terni par quelques moments génériques ou quelconques comme le riff principal de « Wanderer » ou le morceau « At Dawn’s First Light », qui est certes doté d’une bonne ligne mélodique, mais ne parvient jamais à véritablement nous emporter. Cette composition reste agréable mais se révèle en dessous du reste de l’opus. Aussi et malheureusement pour elle, les interventions de Doro Pesch sont, selon votre serviteur, un peu inapproprié et, hormis les besoins du concept, la dame n’apporte pas grand-chose au morceau. Pour finir, il est inévitable que « Jomsviking » trouvera son lot de détracteur car l’ensemble est beaucoup plus mélodique que jadis mais force est de constater qu’Amon Amarth a su conserver sa personnalité sans renier sa puissance, il faudra juste plus de persévérance afin de pouvoir se laisser immerger complètement.

« Jomsviking » se hisse indéniablement vers le haut de la discographie des suédois, aux côtés du fabuleux « Twilight of the Thunder God ». Ce disque renferme quelques classiques qui feront un carnage lors des prochaines prestations scéniques du groupe (« First Kill », « On A Sea Of Blood » ou l’énorme « One Thousand Burning Arrows ») et squatteront, pendant un bon moment, la setlist d’Amon Amarth. Cet album, de par son côté addictif, est propice à l’enchaînement des écoutes, sa diversité et, sa variété rythmique et mélodique, annihileront tout effet de lassitude, aucune longueur ne sera à déplorer avec « Jomsviking » qui laissera très peu de survivants.

24 Commentaires

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Molick - 20 Avril 2016: Merci pour cette chronique. Moi qui n'en attendait pas grand chose (au vue de 2 derniers), je n'ai pas autant apprécié un Amon Amarth depuis Twilight.

Je le trouve beaucoup plus homogène que les 2 derniers. Il contient moins de hits, mais est plus cohérent.

Après on adhère ou pas au trip très midtempo, moi ça me va totalement.

Clairement pas le meilleur (ça arrivera pas de toute façon), mais parmi les meilleurs.
lolote - 13 Mai 2016: J'aime pas..tout simplement.
 
noofduyey - 06 Juin 2016: Merci pour cette chronique Growler! Elle est vraiment intéressante, comme toujours. Je dois avouer que cet album a été pour moi une grosse déception... surtout en tant que concept album. Le contenu est intéressant mais pour l'instant LE concept album de l'année reste The Astonishing se Dream Theater (que je te conseille si tu ne l'as pas écouté et que tu aimes le Metal Progressif), et après ça j'avoue que celui ci me semble assez fade... D'un autre coté le féru de Death Metal que je suis n'a pas non plus été contenté. Même si ce n'est pas leur pire album, il faut avouer qu'il ne vole pas au dessus du milieu général, ce qui donne l'impression qu'Amon Amarth se repose sur ses acquis avec des thèmes musicaux serte efficaces mais déjà exploités trop de fois.
witchfucker - 09 Mai 2017: Ok avec ce qui est dit juste au dessus de ce bien modeste commentaire de ma part. Peut-être est-ce moi qui perds peu à peu de l'intérêt pour ces vikings, mais cet album m'apparait plutôt moyen.
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