Imperial Congregation

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15/20
Nom du groupe Blood Red Throne
Nom de l'album Imperial Congregation
Type Album
Date de parution 08 Octobre 2021
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album24

Tracklist

1.
 Imperial Congregation
 04:26
2.
 Itika
 04:19
3.
 Conquered Malevolence
 04:45
4.
 Transparent Existence
 04:22
5.
 Inferior Elegance
 03:45
6.
 We All Bleed
 03:53
7.
 6:7
 04:21
8.
 Consumed Illusion
 04:04
9.
 Hero-Antics
 04:57
10.
 Zarathustra
 07:01

Durée totale : 45:53


Chronique @ odrodzenie

22 Décembre 2021

« Imperial Congregation » est comme son prédécesseur, ni mauvais, ni bon

Actif depuis 1998 et articulée autour de Daniel Olaissen (guitare, ex-Satyricon live, ex-Scariot) et Tchort (ex-Satyricon live, ex-Emperor, ex-Carpathian Forest), l’entité Blood Red Throne, originaire de Kristiansand en Norvège, officie dans un « death-metal » aux forts accents US, bien ancré vieille école. Fort d’un line-up stable depuis 2013 (à noter que Tchort quitta le charnier fumant en 2010), Blood Red Throne aujourd’hui composé de Daniel Olaissen et de Ivan Gujik aux guitares, de Yngve Christiansen aux vociférations, de Stian Gundersen à la basse et de Freddy Bolsø à la batterie, publie leur dixième méfait intitulé « Imperial Congregation », qui fait suite au plutôt quelconque « Fit The Kill », sorti en 2019.

En préambule, il est à noter que ce dixième album a été mixé et masterisé par Ronnie Björnström au Mixroom – Enhanced Audio Productions et que l’artwork, très anti religieux mais superbe, est l’œuvre de Marcelo Vasco, artiste brésilien, qui a déjà imagé des piliers comme Slayer, Borknagar, Kreator ou Hatebreed.
L’opus s’ouvre avec le morceau éponyme et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auditeur aguerri, est en terrain connu, les préceptes de ce qui a fait la notoriété des norvégiens, sont bien respectés. « Imperial Congregtion » débute par un gros riff, suivi d’une bonne accélération blastée, puis de changements de rythmes incessants. Cependant, ce morceau ne reflète pas le reste de la galette, puisque Blood Red Throne retourne à sa recette de prédilection, à savoir, un mid-tempo massif, lourd et groovy, « Itika », « Transparence Existence », « 6 :7 » ou « Hero-Antics » en sont des preuves irréfutables. Ce tempo médium sera parsemé de quelques légères accélérations, histoire de varier un peu les plaisirs comme sur « We All Bleed » ou « Conquered Malevolence ». Le point d’orgue de « Imperial Congregation » sera l’enchainement de « We All Bleed » et « 6 :7 », qui restera le moment le plus convaincant de cet enregistrement.

Hormis ce duo de titres et le fait que les musiciens délivrent une prestation sans faille, tout comme son prédécesseur et à l’image du dernier Cannibal Corpse, « Imperial Congregation » ne parvient jamais à décoller. En effet, les structures sont très prévisibles, un mid-tempo puissant, entrecoupé, de temps à autre, d’une petite accélération furibonde, mais celles-ci sont trop rares pour amener une vraie nervosité à l’ensemble et une certaine variété, ce qui aurait amenuisé l’effet de lassitude et de linéarité. Aussi, certaines longueurs sont à déplorer comme sur les fins du morceau-titre ou de « Zarathrustra », ainsi que quelques parties convenues et génériques (« Transparent Existence », « Inferior Elegance » ou encore « Consumed Illusion »), sans compter quelques riffs « bateau » ou peu inspirés comme, par exemple, « Inferior Elegance ».

Au final, pas grand-chose à dire de plus sinon que « Imperial Congregation » est comme son prédécesseur, ni mauvais, ni bon. Doté pourtant de quelques mais trop rares moments de bravoure, et malgré une bonne production, Blood Red Throne a préféré réitérer sa recette de « Fit to Kill », un mid-tempo générique, certes puissant, mais très convenu et prévisible. Dans la ligné de celui-ci, ce « Imperial Congregation » est trop linéaire pour rester mémorable, un peu plus de nervosité pour gagner en force impactante, aurait été bienvenu. Espérons que les norvégiens corrigeront le tir avec leur prochaine ogive.

5 Commentaires

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Goneo - 22 Décembre 2021:

D'acord avec Icare, je le trouve bien plus interressant que le précédent, ça fonctionne mieux et c'est plus riche je trouve.

C'est très solide et groovy, sur moi ça marche très bien.

Mais après je comprend tout à fait ta chronique, il n'y a rien de révolutionnaire.

MCGRE - 22 Décembre 2021:

Moi la même et j'irai jusqu'à dire que cet album et sacrément péchu ,groovy et largement meilleur que leur précédent méfaits.

Bref l'éclate quoi.

odrodzenie - 22 Décembre 2021:

Je comprends vos commentaires, mais, je me fais vraiment chier en l'écoutant, comme le dernier CC. Je sais que je vais à l'encontre de beaucoup d'avis, mais ce n'est que mon avis.

nemesisirae - 22 Décembre 2021:

Très bonne chronique, réaliste. J'ai été un peu déçu par Fit To Kill, avec, comme tu le dis si bien, un manque de dynamique brutale et rapide (ce que l'on retrouve sur tous les précédents albums du groupe!). Pour ce dernier skeud, même constat, c'est bien fait, bien construit mais tout en retenue, je pense que le batteur doit aussi un peu se faire chier.... (comme dans CC). Par contre mention spéciale pour le bassiste, un jeu précis, compliqué et puissant! Ta note est en adéquation avec ta chronique. Je m'en retourne écouter leur album éponyme (pour moi leur meilleur!) tout en laissant Icare, Goneo et consort prendre leur pied avec ce Death Gras et Groovy...les gouts et les couleurs...

 

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