Heaven Shall Burn... When We Are Gathered

Liste des groupes Black Brutal Marduk Heaven Shall Burn... When We Are Gathered
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Nom du groupe Marduk
Nom de l'album Heaven Shall Burn... When We Are Gathered
Type Album
Date de parution 30 Juin 1996
Enregistré à Abyss Studio
Style MusicalBlack Brutal
Membres possèdant cet album451

Tracklist

Re-Issue in 2004 by Blooddawn Productions
1.
 Summon the Darkness
 00:22
2.
 Beyond the Grace of God
 05:17
3.
 Infernal Eternal
 04:40
4.
 Glorification of the Black God
 04:52
5.
 Darkness It Shall Be
 04:40
6.
 The Black Tormentor of Satan
 04:16
7.
 Dracul va Domni Din Nou in Transilvania
 05:38
8.
 Legion
 05:55

Durée totale : 35:40


Chronique @ Fabien

22 Décembre 2008
Un an et demi après la parution de l’excellent et acclamé Opus Nocturne, fidèle à l’incontournable label français Osmose Productions, Marduk revient en juin 1996 avec Heaven Shall Burn, son quatrième full lenght en six années d’existence, magnifiquement illustré par Alf Svensson. La horde noire emmenée par l’infatigable Morgan Hakansson présente déjà son troisième chanteur depuis sa création, en la personne de Legion (Eric Hagstedt), laissant parallèlement les studios Unisound de Dan Swanö pour rejoindre Peter Tägtgren aux studios Abyss, tout comme ses confrères de Dark Funeral quelques mois auparavant.

Si Opus Nocturne, aux influences Pure Holocaust (Immortal) indéniables, lâchait un blackmetal d’une violence accrue en regard de ses deux prédécesseurs, Heaven Shall Burn confirme cette tendance vers plus de vitesse et de brutalité, tout en radicalisant parallèlement le style de la formation. L’intraitable morceau d’ouverture Beyond the Grace of God ne trompe ainsi pas quant aux nouvelles intentions de Marduk, martelant sur les rythmiques précises et ravageuses de Fredrik Andersson et B-War, qui supportent solidement les riffs incisifs de Morgan. La recrue de Legion s’avère également un excellent choix, le chanteur possédant un timbre rocailleux particulièrement haineux, qui s’intègre idéalement à la brutalité black des compositions.

Sur un rythme tout aussi diabolique que son premier titre, à l’image de l'excellent Glorification of the Black God, version blackmetal d'une Nuit sur le Mont Chauve du compositeur russe Moussorgsky, Heaven Shall Burn dégage ainsi une intensité constante, déboitant avec les blast-beats démentiels de Fredrik, puis ralentissant le tempo pour mieux renverser l’auditeur, le temps de breaks fracassants, terrain propice aux riffs prenants de Morgan, et aux lignes de basse ronflantes de B-War, beaucoup plus subtiles qu’en apparence.

Malgré sa violence manifeste, Heaven Shall Burn possède également une atmosphère profonde, non seulement due à la haine indéniable dégagée par les vociférations de Legion, mais aussi grâce aux guitares de Morgan, certes brutales, mais aussi très poignantes, démontrant que l’épaisseur d’un climat ne s’obtient pas forcément à grands renforts de claviers.

Maîtrisant parfaitement son sujet en cette année 1996 et confirmant ainsi son rang sur la scène brutalblack suédoise, Marduk lâche un Heaven Shall Burn infernal, débordant de violence rythmique et de haine vocale, tout en conservant brillamment un côté occulte. En revanche, plus compact que son prédécesseur, Heaven Shall Burn demeure de fait moins varié, manquant peut-être d’un seul Deme Quaden Thyrane pour acquérir plus de contraste, que le long et répétitif mid-tempo Dracul Va Domni ne parvient pas à apporter.

Fabien.

11 Commentaires

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El_Totor - 20 Janvier 2015: Je découvre cet album tardivement (n'étant pas un gros connaisseur de black) et je trouve les 4 derniers morceaux très bons mais les 4 premiers totalement sans intérêt...
NICOS - 20 Janvier 2015: Ah bon....ben ca alors. Glorification est le meilleur morceau de l'album ( selon moi)
 
El_Totor - 20 Janvier 2015: Le passage vers 1'30 est sympa,c'est vrai, tout comme la montée vers 3 min, mais le tout est entourré de purs riffs brutaux qui ne me plaisent pas. Mais tout dépend tellement de la période de découverte : bien que moins sensible que vous, probablement, à l'ambiance et à l'univers black (je suis bien plus death), si j'avais écouté ça à l'époque, j'aurais peut être aimé, mais aujourd'hui, c'est typique le genre de morceau qui m'en touche une sans bouger l'autre avec un impression d'avoir déjà écouté 50 groupes qui ont déjà fait la même (alors qu'en réalité ils l'ont peut être fait après eux). Ado j'aimais bien pure holocost d'Immortal, si je le découvrais aujourd'hui, je dirais peut etre "mais c'est quoi cette merde !" :D Meme si je pense que les riffs me plairaient quand meme, comment savoir ? Pour revenir à Marduk, je trouve les 4 derniers plus variés et plus accrocheurs, mais je conçois parfaitement qu'un puriste de Marduk apprécie plus un morceau plus dense et plus sombre et plus "monochromatique" (je ne sais pas si je m'exprime bien^^).
LeMoustre - 28 Avril 2019:

Terrible disque des Suédois, où la brutalité ne sacrifie pas à l'ambiance parfois poignante qui se dégage de l'album. A la fois brutal, frénétique, subtil ou haineux, ce disque encore aujourd'hui parfaitement crédible et actuel, constitue une magnifique osmose (!) entre les musiciens. Superbe ! Mention à "Beyond the Grace of God'" et "Glorofication of the Black God", comme mentionné dans la chronique.

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Chronique @ BEERGRINDER

22 Décembre 2008
Opus Nocturne avait révélé à la face du monde le talent de Marduk et brisé quelques peu l’hégémonie norvégienne en la matière. Pour les cessions de ce quatrième album, les suédois confient le travail à Peter Tägtgren, le multi-instrumentiste de Hypocrisy et son Abyss studio, il en résulte un son plus rond et compact que sur Opus Nocturne, sans pour autant annihiler l’agressivité de leur Black Metal.

Heaven Shall Burn… When We Are Gathered (1996) est d’ailleurs plus rentre dedans que son prédécesseur, ne ralentissant qu’épisodiquement et assénant bien souvent des chansons brutales ne laissant que peu de répit. Le quatuor de Norrköping accueil pour la première fois sur ce disque Eric Hagstedt dit « Legion » à la place de Joakim Av Gravf, ce nouveau chanteur possède un timbre assez monolithique mais (du moins sur cet album) puissant et suintant l’agression et le « Satan Worship ».

On regrettera un peu le côté moins mystique et possédé par rapport à Opus Nocturne, mais la volonté d’imposer un Black Metal belliqueux et sans concessions compense largement ce manque, et ce dès les premières notes de Beyond the Grace of God et son déluge de blast-beats. Les linéaires Black développés par Marduk sont souvent simples et directs, du coup l’ensemble est peut-être moins recherché que sur Opus Nocturne mais quelle intensité ! Les hommes de Morgan Hakansson n’ont jamais été aussi belliqueux, à l’image de l’oppressant Darkness It Shall Be ne laissant pas une seconde pour souffler et sur lequel l’infatigable Legion débite les paroles de façon impressionnante guidé par les frappes incessantes du batteur Fredrik Anderson.

Marduk nous fait également partager sa passion pour le classique en utilisant un sample de Mussorgsky comme intro du bon Glorification of the Black God épique et blasphématoire, alors que The Black Tormentor of Satan montre un Black Metal un peu plus mélodique mais toujours aussi ultime (notamment à la batterie), un morceau aux riffs transportants. Le seul moment ou Marduk propose un titre un plus calme est Dracul Va Domni Din Nou, permettant judicieusement de souffler avant l’assaut final et le morceau Legion aussi furieux et suprême dans sa violence que les autres.

Avec ce quatrième opus Marduk confirme un peu plus sa place comme leader et assoit définitivement sa notoriété dépassant dès lors le simple cercle du Black Metal et son underground.
Du très bon boulot quoi qu’on en dise.

BG

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Chronique @ dark_omens

25 Juin 2016

La légende en marche...

Assurément Opus Nocturne développait un Black Metal âpre et brutal, aux effluves sulfurées indéniablement proches de celles d’Immortal et de son Pure Holocaust. L’œuvre de Marduk témoignait, à la mesure aussi de celles qui la précédait, d’une volonté évidente de radicalisation. Si ce dessein d’une bestialité, d’une rapidité, d’une férocité toujours plus accrue y prenait une ampleur très particulière, c’est véritablement sur ce Heaven Shall Burn... When We Are Gathered qu’elle allait offrir l’excellence d’un aboutissement représentatif.

Afin de décrire au mieux les obscurs plaisirs torturés nés de l’écoute de cet opus, œuvre digne, s’il en est, du legs noir de ce Black Metal originel, abordons, tout d’abords, sa production. Moins minimaliste et moins crue que celle concernant Opus Nocturne, elle offre à l’ensemble une dimension, et une consistance, dévastatrice supplémentaire très significative.

Evoquons ensuite un contexte plus strictement artistique en parlant de la sombre créativité de Morgan Steinmeyer Hakansson, indétrônable guitariste de cette hideuse entité séduisante, qui, aidé de ses comparses, et notamment de B.War à la basse frénétique, de Fredrik Andersson à la batterie apocalyptique et de Legion aux hurlements écorchés mutilants, va atteindre ici de ténébreuses abymes d’une délicieuse noirceur.

Parlons aussi, plus précisément, de ce chanteur, Legion. Nouvellement venus au sein de Marduk, remplaçant Joakim Af Gravf. La recrue lacère et déchire de ses stridentes interventions haineuses une atmosphère vipérine, véhémentement développés par ces titres sur lesquels cette batterie demeure souvent intransigeante et véloce, cette basse agressive et ces riffs brutaux et malveillants. La bête ainsi née, à l’équilibre terrifiant, se dresse face à un auditoire ébahis devant autant de sauvagerie.

Conjuguant donc avec talents ces nombreuses qualités évoquées, dans une œuvre obscures et belliqueuses, Marduk nous en offre la vision d’une efficacité remarquable. Remarquable, certes, mais pas exempte de tous défaut aux yeux des esprits les plus désespérément polémistes qui pourraient se servir de ce déferlement de bestialité pour invoquer une certaine linéarité éprouvante.

Pourtant, exception faites du monolithique et furieux Darkness It Shall Be, chacun des titres de cet opus possèdent suffisamment de délicieuses nuances captivantes pour ne pas laisser l’œuvre sombrer dans un oubli immérité. Ce procès d’intention, conséquence de cette propension facile venant d’une certaine frange de néophytes obtus dont le plaisir est de démolir certaines icones pour des raisons aussi fausses qu’imbéciles (confondant ainsi souvent créateurs et créations dans une sorte d’amalgame sot), serait ici pure perte. En effet des titres tels que l’excellent Glorification of the Black God au prologue classique, adaptation Black Metal du Night On A Bald Mountain de Moussorgsky ou encore tels que Dracul Va Domni Din Nou in Transilvania aux lenteurs admirablement accablantes, en sont des exemples criants. Si ces titres sont, bien évidement, ceux qui s’éloignent le plus du concept ravageur de la musique prônée par ces Suédois et que, bien entendu, le reste de l’œuvre s’attarde davantage dans l’univers systématique de Marduk, il n’en demeure pas moins que chaque chapitre de ce manifeste comporte des teintes suffisamment variées lui offrant, en plus de ses qualités déjà évoquées, une véritable exemplarité (Beyond the Grace of God, Infernal Eternal…).

Ce Heaven Shall Burn... When We Are Gathered constitue donc la consécration (un couronnement manqué de peu avec son précédent efforts Opus Nocturne) des Suédois de Marduk. S’imposant alors comme l’un des maitres de la scène Black Metal, la légende semblait en marche.

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Commentaire @ Kuroikarasu

25 Novembre 2008
Vous l’aurez sans doute compris (à la note), c’est LE meilleur album de Marduk pour moi. Le line-up ne change pas et permet donc au groupe de continuer sur leur lancée l’exploration musicale extrême si particulière qui lui est propre : c’est du Marduk et qu’est-ce-que c’est bon :) !! La formule ne change pas sur cet album, oscillant entre violence (autant dans les propos que dans les riffs) et la rapidité, à une exception près, le grandiose « Dracul va domni din nou in ». Ce morceau est d’une lourdeur et d’une lenteur tout à fait inhabituelle chez ce combo, mais alors, quelle inspiration et quelle majesté !! Il vaut la peine d’acquérir cette galette à lui tout seul tellement c’est fort...
Encore une fois, Marduk surprend avec un morceau qu’on ne n’attendrait pas à voir sortir de leur imagination certes féconde, mais un peu limitée musicalement. Les morceaux « normaux » vous explosent toujours autant à la figure avec une maestria phénoménale. Difficile d’être original quand il s’agit de chroniquer un album de Marduk parce que pour moi, ce groupe est au black brutal ce que Dissection est au black mélodique, à savoir son inventeur, ou du moins son meilleur représentant. Que puis-je ajouter si ce n’est : « courez l’acheter si vous ne l’avez pas encore !! », une telle carence étant impardonnable pour tout amateur de musique extrême..
Morceaux à écouter : et bien, en un mot, TOUS !!

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