Fireworks

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16/20
Nom du groupe Angra
Nom de l'album Fireworks
Type Album
Date de parution 14 Juillet 1998
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album377

Tracklist

1.
 Wings of Reality
 05:55
2.
 Petrified Eyes
 06:05
3.
 Lisbon
 05:13
4.
 Metal Icarus
 06:24
5.
 Paradise
 07:38
6.
 Mystery Machine
 04:12
7.
 Fireworks
 06:21
8.
 Extreme Dream
 04:17
9.
 Gentle Change
 05:36
10.
 Speed
 05:57

Bonus
11.
 Rainy Nights (Japanese Release)
 05:02

Durée totale : 01:02:40

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Angra


Chronique @ Eternalis

15 Novembre 2008
« Le heavy metal vient de se trouver un nouveau dieu ».
Telles furent les paroles de Bass invasion à la sortie de ce troisième opus de Aurora Consurgens, celui qui fut le plus à même de créer des polémiques et qui représente également le départ d’André Matos pour laisser la place aux talentueux musiciens que nous connaissons aujourd’hui (qui ont, au passage, simplement réalisé deux tueries avec « Temple of Shadows » et « Aurora Consurgens »).

Revenons à cet album en forme de deuil pour certains fans et penchons-nous sur le contenu intrinsèque plutôt que sur sa valeur symbolique.
Le fait qu’il n’y ait pas d’intro symphonique ou ethnique sera le premier point susceptible de surprendre. On rentre de plain-pied dans le vif du sujet avec un « Wings of Reality » heavy et gracieux. La seconde remarque que l’on se fera est que le son est simplement le meilleur qu’il n’avait jamais eu jusque là, avec des guitares largement plus en avant et un côté tranchant plus évident. Mais il ne faut pas croire qu’Aurora Consurgens est devenu traditionnel, loin de là. Nos chers Brésiliens ont, au contraire, repoussé la complexité encore un peu plus loin (on peut affirmer que c’est sur cet opus que le nouveau Aurora Consurgens est né, aboutissant à « Temple… » six ans plus tard).

Le splendide « Petrified Eyes » le prouve. Après une magnifique intro très chaude et brésilienne, le chant se fait séducteur mais très sombre, plus que par le passé. Les solos sont d’une technicité affolante mais gardent cette beauté mystérieuse qui a toujours fait le génie de la paire Loureiro-Bittencourt (une des plus géniales que le metal ait enfantée !). Lorsque l’on écoute les parties en questions-réponses de « Metal Icarus », on ne peut que penser que l’on touche du doigt le divin tellement une aura inexplicable entoure ses compositions véritablement touchées par la grâce.

Mais le titre le plus symptomatique du changement de direction emprunté avec cet album est « Paradise ». En effet, jamais un titre d’Aurora Consurgens n’avait été aussi malsain que celui-ci. A commencer par ce riff d’ouverture, lourd et dépressif, ainsi que cette atmosphère planante et étouffante qui fait de ce morceau une raison déjà suffisante pour écouter cet opus.
Dans l’ensemble, cela reste plus agressif que ce à quoi le groupe nous avait habitués. Mais il reste des titres de pur speed qui avaient fait la popularité des Brésiliens à la sortie de « Angels Cry » comme « Mystery Machine », « Extreme Dream » ou le final à couper le souffle qu’est « Speed ». Sur cet ultime titre avec Andre au chant, le quintet fait une vraie démonstration de son talent : les riffs sont hallucinants de précision, les soli donnent le tournis, la batterie déferle et détruit tout sur son passage, la basse est un rouleau compresseur et il y a ce chant, cette note finale que tous ont dû écouter avec nostalgie et émotion lors de l’annonce du départ de l’immense frontman.

Aurora Consurgens enfilait un troisième classique à sa discographie, un de plus : beau, recherché et éternel.

11 Commentaires

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Eternalis - 13 Janvier 2010: Les deux premiers Shaaman sont extraordinaires à mon sens. Ça sent l'inspiration, la créativité, le génie parfois, dans une certaine simplicité mais une interprétation magistrale.

Pour Angra, je ne peux que te conseiller les deux derniers, si la puissance et l'extrême technique ne te rebute pas ;).
murjlus - 07 Septembre 2011: Pour moi Angra est mort avec quand andré est parti.
Ce fireworks restera comme le requiem du groupe.
La voix d'andré n'a jamais été aussi étincellante et je ne connais aucun chanteur pouvant rivaliser avec ce qu'il faisait à l'époque.
j'ai écouté rebirth et temple... je n'y ai trouve aucune inspiration... que de la copie de se qui se faisait avant... j'ai ecoute un peu de live aussi et le nouveau chanteur, meme si sa voix ressemble enormement à celle d'andre, ne me donna autant de frissons... Je me souviendrai toujours du live au zenith avec bruce dickinson... peut etre l'un des meilleurs concerts de toute ma vie... un andré en admiration devant bruce, kiko assis sur le bord de la scene en regardant le public sortir...
inoubliable... cet angra la... c'etait le plus grand groupe qui puisse exister et surtout le groupe le plus proche de son public que j'ai jamais connu...
Albireo - 14 Mai 2014: Totalement d'accord : Angra est mort avec le départ d'André. (bien que "Rebirth" soit curieusement plutôt réussi, sans atteindre les sommets de "Holy land", loin de là !)

Et cet album est sans intérêt comparé à ses 2 prédécesseurs : lourdingue, très inégal, pas mal de longueurs et franchement pas beaucoup d'inspiration.

J'écoute de temps à autre cet album et je peste à chaque fois devant un tel gâchis. Mais elles sont où les interventions judicieuses et clairvoyantes des instruments folkloriques ? Mais elles sont où les mélodies brillantes et frissonnantes qui nous régalaient ? Mais elle est passée où cette fluidité magique dont "Angels cry" et surtout "Holy land" étaient pétris ?

Reste un métal bien fichu mais bien commun. Heureusement, André sort quelques lignes de chant dont il est le seul à avoir le secret ; mais elles sont rares...

Après, Angra deviendra un groupe de speed métal convenu et bruyant, tournant souvent à vide, sortant des albums sans surprises et sans originalité. Ils sont pourtant encensés... La forme est souvent attrayante, c'est vrai, mais quel ennui...
angus107 - 24 Fevrier 2024:

Album décevant par rapport aux 2 premiers, je le trouve assez fade. Les morceaux ne sont pas mauvais, mais aucun ne sort du lot et manque cruellement de peche.

14/20

 

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Chronique @ dark_omens

03 Mars 2014

De la part de musiciens aussi talentueux, il paraît difficile de se contenter d'un travail seulement moyen...

Avec un premier album, Angel’s Cry, très prometteur, et un deuxième album exceptionnel, Holy Land, Angra avait offert au monde les deux visages les plus caractéristiques de son étonnante personnalité. Deux faces, dont une première aux guitares quelque peu anémiées mais assurément Heavy, assurément énergiques, mais surtout assurément inspirées, et une autre plus ethnique mais assurément superbe, assurément grandiose, et surtout, elle aussi, assurément passionnée. L’amalgame de ces deux faciès paradoxaux allait s’avérer bien délicat. Et proposer un album s’imprégnant parfaitement de toutes ces aspirations s'avérait presque impossible. Et ce, d’autant plus que certains détracteurs patentés, à l’esprit éminemment critique, et peu amènes à l’éclectisme, semblaient regretter l’aspect nettement moins marqué de riffs de guitare acérés d’un Holy Land plus tribal et, donc, moins Heavy.

Fireworks pouvait-il réellement réconcilier ce peuple divisé?

Si d’emblée les guitares y sont puissantes et incisives, c’est au-delà qu’il faut chercher les raisons de ce trouble latent qui nous étreint dès les premières notes d’un Wings of Reality, néanmoins efficace. Le morceau est, certes, bien composé, le break et la reprise sont d’une beauté confondante, mais l’ensemble reste pourtant bancal. Un début d’explication réside, peut-être, dans le travail de Ricardo Confessori. Le batteur est pourtant, comme à l’accoutumée, irréprochable. Il enchaîne ses partitions riches et variées là où nombre de ses camarades se contentent des sempiternelles double-croches martelées et sans âme sur des rythmes rapides. Cependant, la tâche, minutieuse qu’il effectue, notamment sur ces grosses-caisses, est clairement étouffée, donnant au rendu de l’œuvre un son imprécis, du moins, le concernant. Cette gêne, occasionnée, semble-t-il, par l’utilisation d’une batterie trouvée dans les placards du studio, est dommageable mais pas insupportable. Et ce, même si l’instrument n’est assurément pas à la hauteur de l’immense talent de Ricardo.

Alors pourquoi les prémisses de ce trouble se muent-ils en une telle amertume ?

Evoquons alors les aspects "symphoniques", qui sont toujours relativement présents et attrayants mais qui, désormais, sont orphelins de ces délices aux couleurs de la terre de braise qui donnaient ce charme culturel si unique à un Holy Land délicieux. En effet, nulle trace sur ce Fireworks d’un quelconque voyage par-delà les océans aux sons de percussions, de flûtiaux, de mélodies et de climats musicaux dépaysants si typiquement brésiliens. Si cette absence est, encore une fois, hautement nuisible, elle ne constitue pas derechef un motif suffisant pour dénigrer une œuvre telle que celle-ci.

La question reste entière, pourquoi une telle déception ?

Evoquons peut-être un ensemble dont les titres manquent sans doute d’une charge émotive suffisante. Si des morceaux tels que Wings of Reality, Petrified my Eyes, Metal Icarus, et d’autres encore, possèdent suffisamment de qualités pour être très bons, aucun d’entre eux ne sera aussi touchant que Silence and Distance, Carolina IV ou encore Holy Land. De plus, et malgré la présence très nette de riffs plus incisifs, peu de morceaux, excepté le faussement prompt Speed, ne disposent d’un rythme aussi enlevé qu’un Nothing to Say ou qu’un excellent Carry On. L’œuvre apparaît très clairement comme moins rythmée.

Alors pourquoi une telle désillusion ?

Peut-être parce qu’au final, la réelle raison profonde de la déconvenue causée par ce Fireworks tient dans la conjugaison, de ces différentes petites déceptions accumulées qui font de cet opus un disque moins marquant que son cultissime prédécesseur. Mais après l’excellence de ce Holy Land, pouvait-il réellement en être autrement?

Cela étant, de la part de musiciens aussi talentueux, il paraît difficile de se contenter d'un travail seulement moyen.

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samolice - 12 Septembre 2015: Comme souvent, j'ai plusieurs trains de retard. Je découvre donc réellement Angra avec ce disque, même s'il m'est souvent arrivé d'entendre quelques titres de ci de là, notamment depuis le départ de Matos.
Bref, j'ai beaucoup écouté ce "Fireworks" et je le trouve vraiment bien fichu. La prod' de Tsangarides est, à mon goût, réussie, comme presque toujours avec le bonhomme (quelle carrière au passage).
Je me permets de noter, qu'en tant que novice, j'entends le grand Kiske lorsque Matos chante. Il ne doit pas nier l'influence non?
Si les 2 albums précédents sont "meilleurs", je vais les récupérer très vite.

Merci Dark pour la chro.
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