Elements - Part 1

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Nom du groupe Stratovarius
Nom de l'album Elements - Part 1
Type Album
Date de parution 27 Janvier 2003
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album386

Tracklist

1. Eagleheart
2. Soul of a Vagabond
3. Find Your Own Voice
4. Fantasia
5. Learning to Fly
6. Papillon
7. Stratofortress
8. Elements
9. A Drop in the Ocean
Bonustrack (French Release)
10. Papillon (French Version)
Bonustrack (Japanese Release)
11. Into Deep Blue
Bonusdisc (Limited Edition with a Photo Booklet)
1. Run Away
2. Soul of a Vagabond (Demo)
3. Find Your Own Voice (Demo)

Chronique @ Eternalis

21 Juin 2009
Traiter aujourd’hui le cas Stratovarius nécessite une indispensable ouverture d’esprit et un discernement entre la vie extra musicale et artistique des finlandais.
Glorifiés et érigés en symbole du speed mélodique, architecte et batisseur d’un groupe et d’un genre à part entière, le maniaco dépressif bipolaire (et accessoirement guitariste et principal compositeur) Timo Tolkki est parvenu à immiscer Stratovarius très loin dans la hiérarchie.

Armés autant d’albums cultes que dispensables, Strato enfanta de l’un de ses projets les plus ambitieux en cette année 2003.
Donner une suite à l’extraordinaire Infinite était en soi un pari difficile, tenter d’en produire deux à la suite sans doute une preuve de démesure qui ne sera pas totalement maitrisée malheureusement.
Infinite avait frappé un très grand coup à l’aube de ce nouveau millénaire, en refermant le meilleur répertoire du groupe depuis le phénoménal et initiateur Episode. Sous couvert d’une puissance assez indescriptible chez Stratovarius, d’orchestrations certes synthétiques mais magnifiquement grandiloquentes, de riffs assassins à tailler au hachoir, sa suite n’en était que plus attendu au tournant.

Présentée sous une double appellation de "Elements" part I et II, la différence entre les deux volets sera aussi impressionnante que le fait d’accepter qu’ils aient été composés ensemble. 
Voyant l’intégration d’un véritable orchestre symphonique, Elements I surprend dès lors par sa puissance qui se voie encore décuplée, et ses envolées plus grandioses que jamais.
Si Eagleheart ouvre l’album de la plus traditionnelle et commerciale des manières, "Soul of a Vagabond" impressionne par son riff heavy et lourd, et la présence de ses symphonies pour le moins particulières. Noircissant considérablement l’atmosphère, lui conférant une aura quasi malsaine de part ses rythmes lancinants et tournoyants, s’opposant aux riffs de plomb de Tolkki et à la voix d’or de Kotipelto, l’orchestre apporte un plus indéniable.

D’un point de vue général, nous pouvons dire que la maitrise est plus que jamais présente, la surprise un peu moins. Les ineffables et indispensables tueries speed que sont "Find Your Own Voice" et "Learning to Fly", sans surprendre, procurent un plaisir immense à un auditeur en pleine jouissance face à cette perfection ambiante.
La ligne de basse / batterie exceptionnelle de "Learning to Fly", son refrain imparable, s’envolant dans les cieux gouvernés par les finlandais en personne sont autant d’éléments qui permettent à Stratovarius de trôner sur le speed mélodique sans l’ombre d’un doute. Le chant de Timo n’avait probablement jamais été aussi maitrisé et technique, s’autorisant des envolées proprement hallucinantes ("Elements", "Papillon").
La fluidité si caractéristique au groupe se retrouve sur chaque solo, chaque note marquée du sceau de la délicatesse et de la virtuosité. "Stratofortress", retour évident à "Stratosphere", explore le même concept instrumental et excessivement rapide, la démonstration prenant clairement le pas sur le feeling.

Mais si Strato est connu et apprécié pour ces tempos rapides et sans concession, ses morceaux épiques sont autant de compositions de bravoure.
En trois titres, "Fantasia", "Papillon" et "Elements", allant de sept à onze minutes, les scandinaves réalisent une performance vivante, qui laissent des traces autant dans l’esprit que dans le cœur. Si "Fantasia" peut décevoir par sa relative simplicité d’accès et un aspect bien trop lisse et quelque peu niais, "Papillon" relève le niveau pour l’emporter aussi haut que les notes du maestro.
Une douce mélodie acoustique, une nappe délicate de claviers, un Timo étonnement mesuré…puis ce refrain ! Timo décroche les étoiles, laissant défilé quatre octaves en à peine quelques secondes pour un résultat sidérant d’émotions (et ce Jorg qui, de ses descentes de toms, maintient une pression latente).
Quand à "Elements", il n’est ni plus ni moins qu’une version encore plus abouti du déjà inestimable Infinity de l’opus précédent. S’ouvrant sur des chœurs soprano solennels, un riff se décante au fur et à mesure du temps, pour imposer, en superposition d’une symphonie poignante, un riff des plus imposants.
L’aspect pompeux mais complètement assumé est à son paroxysme, le tempo se veut paradoxale à la symphonie, Timo laisse échapper une légère litanie, utopique et emplie d’espoir. La rugosité de la rythmique écrase, l’émotion commence, doucement mais surement, à se refermer sur un auditeur déjà impuissant. Dès lors, tel l’envol d’un archange, Timo ose rivaliser avec le chœur tout entier, laissant éclater toute l’étendue de sa technique et puissance vocale, montant encore plus haut que les sopranos féminins (Tarja ne fait plus le poids…).
Un solo torturé, répétitif et rampant, retenti tel un libérateur maudit, avant l’estocade finale qui emportera tout sur son passage, tripes et boyaux d’un fan écoutant l’immense Stratovarius pour peut-être la dernière fois de sa carrière. Les éléments se marient, se mélangent, s’accouplent et se repoussent dans une pluralité de sentiments allant de l’émerveillement au malaise.

Elements, premier du nom, se retire tout en douceur, sur les bruits évocateurs d’une mer belle et paisible, aussi mélancolique que contemplative du chemin parcouru. Les vagues se font l’écho d’une suite à venir répondant…


10 Commentaires

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AmonAbbath - 21 Juin 2009: C'est vrai que j'avais pas écouté le titre Elements depuis une plombe et c'est un beau voyage. La durée du morceau est loin d'être inutile. Et oui, la voix passe bien c'est vrai, d'ailleurs je ne vois pas pourquoi je n'y ai pas plus fait attention depuis que j'ai l'album... Je devrais réviser un peu ma discothèque
Eternalis - 21 Juin 2009: Si ma chronique a au moins servi à ça...
sadchimaira - 03 Janvier 2011: haha je savais pas qu'il était bipolaire tolkki!
ta chronique aura aussi servi à ça !
OVERKILL77 - 01 Octobre 2011: Je viens de le trouver en édition limitée avec un disque bonus en prime.

En 3 mots... Quel fabuleux voyage !!!

Merci pour cette somptueuse chronique, écrite d'une main de maître, une fois de plus.

Bravo à toi.
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Chronique @ EndiMistery

04 Mai 2011

...leur destin n'est pas encore enfermé dans la Boîte de Pandore...

Certains parcours magiques sont difficiles à définir, et également, à décrire. Dans la plupart des cas, la difficulté à en parler est variable. Parler du parcours de Rhapsody reste assez simple, mais quand il s'agit de groupes comme Stratovarius, la difficulté augmente. Car entre un début de parcours catastrophique et la création du style qu'est le speed à air néo-classique, la description peut être compliquée et en un autre terme mitigée. De son compositeur principal Timo Tolkki jusqu'au chanteur qu'est Timo Kotipelto, Stratovarius présente un chemin tortueux, digne d'un Labyrinthe de Dédale. Mais sa majesté reste des plus splendides, et le génie ressortant de leur musique est tout à fait incomparable. C'est une apogée musicale magnifique, entrainante, et qui garde en haleine jusqu'à une fin encore indéterminée d'une légende..

Elements Part 1 est donc, bien évidement, la première partie d'une saga de deux albums. La première partie, la concernée, est tout simplement une très belle randonnée musicale. Ne changeant rien, ou presque au style musical de Stratovarius, le charme opère toujours et l'attachement au groupe reste jusqu'ici éternel. Montrant une pochette magnifique, bien dans l'esprit de Stratovarius, l'album parle, selon ce que nous laisse percevoir la pochette, de l'élément de feu. Et ceci retranscrit bien l'effet que donne ce disque. La musique est ardente, chaude, et la passion qui brûle en elle fait de cet album un pilier de la discographie du groupe.

L'album débute par un morceau typique de Stratovarius, Eagleheart. Ce morceau commence par un riff beau, rapide et très accrocheur montant déjà à la tête dès les premières secondes. Timo Koitpelto chante parfaitement et nous prouve que sa gorge n'a pas pris une seule ride depuis près de neuf années au sein de Stratovarius. Le refrain excelle dans l'art de la mélodie, magistrale, simple et belle, maîtres mots de Stratovarius, et le tout nous offre un titre vraiment très agréable, grâce également à un solo rythmique très bien fait de la part de Tolkki. Dans le même genre de morceau, Learning To Fly montre de bien belles qualités, en général sur les claviers de l'ami Jens sur l'introduction, mais aussi par ce refrain dans la pure veine de ce que fait Stratovarius. Le chant de Kotipelto est limite haut-perché et est très satisfaisant, comme on aime souvent le dire chez Stratovarius.

Variant les plaisirs, cette première partie d'Elements se veut épique, par des morceaux longs non dénués d'émotions. Le plus beau titre reste la magistrale et divine ballade Fantasia, qui fait voyager l'auditeur loin par des ambiances différées. Passant d'une intro à la mélodie frissonnante, jusqu'à un riff très heavy de Timo Tolkki, avec toujours cette mélodie malsaine, puis vient le tour de Timo Kotipelto. Son chant est sensible et touchant, suivi d'un refrain magistral et particulier, tel un poème majestueux ouvrant la porte vers un nouveau monde. La batterie de Jörg est incroyable et les Choeurs et orchestrations sont d'une pure beauté. Timo Koitpelto laisse exploser tout son talent dans ce refrain vraiment magistral, comme je l'ai dit plus haut. Par la suite, on a un joli break accompagné de violons et de flûtes qui ne fait qu'ensorceler l'auditeur, avec cet enfant prononçant des mots sans doute sensibles.. et là ! L'explosion ! Un riff très heavy avec une batterie foulée de coups de la part d'un Jörg Michael versant deux litres de sueur par séries de battements de tambours... juste après suivi par une petite phase servant de repos avec un solo de guitare de Timo Tolkki et une basse tout à fait énorme... et l'explosion symphonique ! Le refrain revient de plus belle, et on ne peut plus résister à la beauté des orchestrations... Les émotions se multiplient et se mélangent dans le coeur de l'auditeur, et on pousse la chansonnette majestueuse avec Timo Kotipelto, la batterie fait un véritable roulement de tambour, et le rythme s'accélère un tantinet, pour donner encore plus l'effet de fantaisie... Un pur tableau d'émotions !

Le titre éponyme n'en est pas moins merveilleux, avec ses Choeurs splendides.. et ce passage orchestral de toute beauté... quelques secondes magiques... puis... l'accélération titanesque ! Une batterie méchamment maltraitée, et ce riff typique et bien dosé à la haute violence. Timo Kotipelto arrive sur un passage acoustique d'une infinie sagesse, l'ambiance est énorme et la phase heavy continue, toujours cette batterie, cette guitare ! Et arrive un passage très morceau accrocheur de Stratovarius.. une pure extasie de rythme et de changements de rythmes travaillés d'une façon titanesque ! Et le refrain arrive.. et mon dieu ces Choeurs si épiques. Si majestueux ! C'est beaucoup trop, la larme ne peut plus perler au bout de l'oeil ! Elle se doit de tomber... et les phases hauts-perchées de Kotipelto sont énormes, après vient un solo oppressant et, malgré tout, assez oriental de la part du gros Timo et des martèlements de batterie énormes. L'ambiance se calme dans une partie orchestrale (violons, guitares acoustiques) divine empruntant la mélodie d'introduction, et l'autre explosion survient, tout ça pour laisser la place à un Kotipelto gargantuesque. Une pure merveille de plus de 12 minutes ! Et le solo de Timo Tolkki qui suit est des plus touchants, avec un grand air de ressemblance avec le final de Mother Gaia (sur Infinite). Place à Jens avec un solo monstrueux.. Et le refrain revient de plus belle servant de partie finale à la piste...
Majestueux !

Voilà, ce que l'on pourra tirer de cet album. Un album honnête et très beau, avec des morceaux typiques Stratovarius et des morceaux épiques. Ce mélange donne la note finale que je lui ai attribuée, montrant fort bien que les gars de Stratovarius sont très en forme et que leur destin n'est pas encore enfermé dans la Boîte de Pandore...

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greatradio - 05 Mai 2011: Tout à fait d'accord avec killmyself visions est à ce jour le meilleur album de strato!
EndiMistery - 05 Mai 2011: Pour moi, c'est le meilleur album également, mais Infinite le suit de très prêt, mais ce n'est que mon avis perssonel
steelhardos - 07 Mai 2011: Très bon ce Elements! C'est le dernier de Strato que j'ai acheté clôturant une périod où j'écoutais beaucoup de speed mélodique.
Ta chronique reflète bien ta note mais c'est dommage qu'à l'intérieur de celle ci tu n'ais pas expliqué pourquoi Elements ne méritait pas 20/20, en fait il n'y a pas une critique vraiment négative (-:
EndiMistery - 08 Mai 2011: Le 16/20 reste la note finale attribué avant tout grâce à deux titres : Fantasia et Elements. Sinon l'album reste assez bon, mais presque moyen.
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Commentaire @ MetalAngel

03 Fevrier 2009
Cela faisait un bail que l'on attendait le nouvel album de Stratovarius. Après 'Infinite', sorti en 2000, il nous a fallu attendre prés de 3 ans pour tenir le nouveau disque des Finlandais entre nos mains. Effectivement, Tolkki et compagnie nous avaient habitués à des délais d'un à deux ans entre leurs rondelles. Ici, ils ont bien fait de prendre autant de temps.

En effet, 'Elements part I' est un joyau de speed metal, comme seul la scène finlandaise sait en produire. Tolkki nous avait annoncé un album "différent", il n'a pas menti : à part quelques compos traditionnelles dans une veine speed ("Eagleheart", "Find Your Own Voice" et "Learning To Fly"), tout le reste est assez progressif. "Soul Of A Vagabond", mid-tempo, lourd, gras, mais, pourtant, si léger ; "Fantasia", magnifique morceau avec un chant d'enfant vers le milieu ; "Papillon", dans la veine d'un "Luminous" et son intro effrayante jouée par un son enfantin et sa voix d'enfant et puis la voix de Kotipelto qui s'élève vers les cieux ; "Stratofortress", instrumental infernal et ultra-rapide, et enfin, le morceau de bravoure de l'album, "Elements", épique à souhait, avec ses orchestrations et ses choeurs grandioses. La cerise sur le gâteau! Enfin, la ballade de rigueur, "A Drop In Eagleheart", qui termine en beauté ce disque, avec son outro très "maritime" et ces vagues qui vont et viennent. La "cool attitude" est de rigueur.

Au final, un disque personnel, différent, mais, tellement plaisant. Un album mature et fort, qui conviendra autant aux fans de la période "Visions"/"Destiny"/"Infinite" qu'aux nouveaux venus dans le monde de Stratovarius.

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Commentaire @ Hard-As-A-Rock

03 Fevrier 2009
Que pouvait-on raisonnablement attendre de ce nouvel album de Stratovarius? Assurément, ce que l'on attend de tout nouvel album d'un groupe dont la patte est reconnaissable entre toutes : du changement dans la continuité. Alors le verdict ?

Il faut avouer que le single Eagleheart m'avait plutôt inquiété, ce titre étant particulièrement insipide (mais c'est la seule faute de goût de l'album). Le deuxième morceau est lui aussi très particulier : un long mid-tempo de structure progressive. Mais on se rassure car les rythmiques, les choeurs et les orchestrations énormes (comme sur tout l'album) le rendent excellent. Les surprises, on les retrouvera aussi sur Fantasia (encore un voyage prog dans un pays merveilleux), sur Papillon, bien meilleure que les ballades habituelles de Strato. Ou encore sur Elements, même si sa structure est assez proche de Infinite. Mais rassurez-vous, les dieux du Speed Metal (même du très très Speed) veillent toujours sur le groupe finlandais et Find Your Own Voice, Learning To Fly ou Stratofortress vont vite calmer vos voisins, surtout si vous mettez les basses à fond (Quelle brute ce Jorg Michael!)

Bref, si vous avez bien suivi, on a bien le « changement dans la continuité » attendu. Vivement la suite.
Théo

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