Ego

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16/20
Nom du groupe Oomph
Nom de l'album Ego
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album121

Tracklist

1. Ego 04:19
2. Supernova 03:59
3. Willst Du Frei Sein 03:54
4. Drop the Lie 03:45
5. Bitter 04:17
6. Transformation 04:02
7. Atem 03:58
8. Serotonin 02:14
9. Swallow 03:49
10. Viel Zu Tief 03:47
11. My Darkest Cave 03:38
12. Rette Mich 04:25
13. Who You Are 03:58
14. Kontrollverlust 04:46
15. Dopamin 02:43
16. Träum Weiter 01:41

Chronique @ jejehand

05 Janvier 2010

Ego est un album transitoire, coincé entre Plastik et Whareit Oder Pflicht...

Je ne présente plus Oomph !, groupe à la discographie quasi-parfaite et grande source d’inspiration de Rammstein

« Ego »…

C’est ce doux nom que porte le 7ème album des teutons. Après deux albums monstrueux (« Unrein » et « Plastik »), le trio revient donc pour le meilleur (ou le pire ?!). « Ego » marque une transition dans le discographie, en effet, celui-ci se trouve à mi-chemin entre « Plastik » et le futur « Whareit Oder Pflicht »...
Et la musique dans tout ça ? Et bien dès le démarrage on prend le titre « Ego » dans la tronche, la chanson débute par le son de la batterie suivi du chant de Dero.
C’est du Oomph ! classique : grosses guitares saturées, batterie métronome et samples sorties de l’espace. Le refrain, épique, fait beaucoup penser à celui de « Das Weisse Licht », entêtant comme jamais et efficace ! Petite remarque : Le chant de Dero se veut plus rocailleux et moins « gothique », notamment dans les couplets (se rapprochant du chant de « Whareit Oder Pflicht », très agressif !).La chanson se finit par un mur de guitares suivit d’une jolie mélodie au clavier, une fin très réussie, qui donne des frissons (surtout les bruits de respiration que l’on peut entendre dans le fond !)« Supernova » débute avec une gentille ligne de basse suivi d’une explosion de guitares dans tout les sens. La batterie, bien n’étant pas une priorité absolue dans les groupes d’indus, se veut dynamique et entraînante notamment lors du refrain ! 1er single de l’album, la chanson est catchy et on est bien content que le groupe ne tombe pas dans la pop (non, non je ne cite pas « Monster » ^^).

Arrivé à la 3ème chanson, on perçoit des doutes tout de même à savoir si le Oomph ! agressif d’ « Unrein » est encore bien vivant… « Willst Du Frei Sein » arrive à pic, riffs bulldozer et chant arraché ! Ouf ! On prend un plaisir malsain à headbanguer lors du refrain, où la voix de Dero fait des merveilles (quel chanteur tout de même…). J’ajoute que la production de l’album est moins lisse que « Plastik », les guitares, je trouve, sont beaucoup plus agressives, ce qui n’est pas pour me déplaire !
« Drop The Lie » débarque en trombe avec ses effets électroniques au début, les couplets, très calmes et mélodiques donne un aspect très mélancolique à la chanson contrairement au refrain : chant « arraché » et chœurs. Là, c’est bon, on se dit que Oomph ! n’a rien perdu de sa rage… Malheureusement « Bitter » arrive, la chanson assez molle, se veut heureusement rattraper par le chant, mais Oomph ! accuse une petite baisse de régime : le refrain est moins marquant, les riffs aussi… Un peu du « sous-Plastik ».
« Transformation » rattrape le coup ! Vous voulez du riff indus ? Et bien vous voila servit !! La chanson s’ouvre par des riffs groovy à mort. Le refrain (« Isolation-concentration-transformation » !!) prend les tripes !

« Atem » est lancinante et dotée d’un refrain assez épique, donnant envie de s’évader dans des rêves. Le chant donne des frissons, très froid mais aussi très intime surtout dans les couplets.
La chanson se finit par une douce mélodie au clavier… Une chanson finalement très glaciale.
Oomph ! signe ici son dernier album comprenant deux morceaux uniquement musicaux : « Serotonin » et « Dopamin », le concept est original, ce sont les noms de deux hormones intervenant dans le système nerveux et dans l’humeur en général (ne m’en demander pas plus, je ne suis pas issu d’une section scientifique), ceci dit le lien avec « Ego » est tout de même visible, l’album se voudrait comme une sorte de concept tournant autour des sensation que ressent l’homme (douleur, bien-être, tristesse…), à chacun de se faire une idée mais c’est la sensation que je ressent lors de l’écoute.
Musicalement les deux morceaux sont synthétiques (boite à rythmes, échantillonneur, claviers), « Serotonin » nous endort (dans le bon sens du terme), comme si on était shooté à la morphine alors que « Dopamin » est plus inquiétante, plus sombre… Écoutez-les, elles ne laissent pas indifférentes…

Pour le reste de l’album on oscille entre le très bon (« Swallow » et son refrain, grandiose, Dero monte en puissance dans le chant ; ou encore « Viel Zu Tief » et son rythme très electro) et le musicalement correct, j’entends par là qu’il n’y pas de grande surprise : « My Darkest Cave » est pesante, « Rette Mich » montre une fois de plus les talents de Dero malgré le rythme tout de même assez lent. « Who You Are » est classique. « Kontrollverlust » quand à elle se démarque par l’apparition brève de quelques violons vers la fin. « Träum Weiter » clos l’album sans intérêt (à la manière du remix final de « Das Weisse Licht » dans « Plastik »).

« Ego » marque une transition dans la musique de Oomph !, à mi-chemin entre « Plastik » et « Whareit Oder Pflicht », il mêle les mélodies douces propres à « Plastik » et les guitares et chant plus agressifs de WOP. Pour ceux qui cherchent un mix des deux, « Ego » résoudra leur problème. Malgré des points positifs (le chant, les guitares efficaces, samples bien trouvés), « Ego » est peut-être un des albums de Oomph ! les moins marquants.

Pourquoi ?

Par faute de nouveautés et à cause de quelques chansons assez quelconques, voir mièvres (« Bitter » entre autres).Enfin bon, le groupe ne cède pas (encore) dans la facilité d’un futur « Monster » qui malgré son coté entraînant, laisse les ambiances et le charme du groupe pré-Ego à la cave…

Ne crachons pas sur cet album, qui recèle tout de même son lot de hits (quel vilain mot pour désigner une bonne chanson de Metal ) propre à la période pré-Ego, c'est-à-dire la période où le groupe était à son summum… (1994-1999)

5 Commentaires

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Kelarian - 05 Janvier 2010: Lorsqu'on lit ta chronique, on a l'impression que l'album contient 30 chansons^^ (sans vouloir dénigrer la qualité de cette chro'). Ça la donné envie de revenir a ce groupe, qui est un de mes premiers groupes de métal, dont je ne possède qu un album (écouté un nombre incalculable de fois)
cultosaurus - 05 Janvier 2010: Toute la disco de ce groupe est recommandable voire indispensable (et je l'ai toute)! Ego est peut être le plus "accessible" des albums.
jejehand - 05 Janvier 2010: Merci de vos commentaires ^^




Kelarian : Je suis conscient de la longueur et j'avoue que c'est un peu du "track by track", normalement j'aurais du la retouché mais elle a été validé (à mon grand plaisir) je ne sais pas pas trop comment !

cultosaurus : Oui Ego avec les deux derniers sont très accessibles ! contrairement à "Sperm" ou "Defekt"
 
DanWT4 - 22 Janvier 2018:

Connaissant oomph! depuis 2000 et ayant eu tous leurs albums entretemps, j'attendais Ego avec impatience. Il faut dire qu'à ce moment là, j'étais pas en plus grande forme moralement (haa les femmes) et quand j'ai écouté Ego pour la première fois, j'ai vraiment adoré du début à la fin, des larmes coulant quelques fois. Bon je m'emporte mais cet album est l'un des meilleurs également. En fait de 1994 à 2001, le groupe n'aura jamais été aussi prolifique qu'à cette période ou aucun album ne te décevait et tu pouvais écouter tel ou tel opus selon ton humeur. C'est d'ailleurs pendant la tournée Ego que j'ai pu les voir à l'ancienne Belgique en novembre 2003, du vrai bonheur!J'ai d'ailleurs toujours la cravate de Dero :D

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