Daybreaker

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Nom du groupe Architects
Nom de l'album Daybreaker
Type Album
Date de parution 28 Mai 2012
Labels Century Media
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album84

Tracklist

1. The Bitter End 02:55
2. Alpha Omega 03:55
3. These Colours Don't Run (ft. Jon Green of Deez Nuts) 04:01
4. Daybreak 03:32
5. Truth, Be Told 04:31
6. Even If You Win, You're Still a Rat (ft. Oli Sykes of Bring Me the Horizon) 03:12
7. Outsider Heart (ft. Drew York of Stray from the Path) 03:27
8. Behind the Throne 04:08
9. Devil's Island 04:06
10. Feather of Lead 02:50
11. Unbeliever 04:44
Bonustrack (UK iTunes)
12. Rise Against 03:51
Bonustracks (Japanese Release)
12. Cracks in the Earth 03:22
13. Rise Against 03:51
14. Untitled 03:29
Bonustracks (Tour Edition)
12. Black Blood 04:07
13. Cracks in the Earth 03:21
14. Blood Bank (Bon Iver Cover) 05:15
15. Of Dust and Nations (Thrice Cover) 03:43
Total playing time 41:21

Chronique @ BlackDieRose

06 Mars 2013

S'affirmer, se forger une nouvelle identité et ne pas faire abstraction du passé...

Architects est un groupe assez contrasté qui a connu divers changements radicaux dans sa discographie. Leurs premiers albums étaient de purs injections d’adrénaline, un assemblage de riffs dérangés et complexes, de dissonances à n'en plus finir, en un mot, un chaos épileptique qui dura jusqu'à leur meilleur album, Hollow Crown. Puis arriva The Here and Now, un trop gros virage mélodique trop soudain qui n'avait aucune cohérence avec les précédents albums et accusait le groupe d‘une forte baisse de régime et de créativité. Ceci dit, ils reviennent en force un an après, bien décidés à changer le cours de leur histoire en se réorientant vers ce qui les différenciait des autres : c’est-à-dire un Mathcore dissonant, puissant et détonant. Le groupe affiche ici également ses goûts pour une musique plus atmosphérique et agressive dans laquelle se retrouvera une bonne partie des riffs sauvages et explosifs qu'ils ont autrefois exploité sur Hollow Crown. Se forger une identité avant tout : voilà le but ultime de cet album, ne plus tomber dans la facilité de The Here and Now. Architects réaffirme clairement sa volonté de produire quelque chose de plus virulent et complexe en gardant bien sûr ce côté mélodique, désormais profondément ancré dans la musique du groupe.

On entame donc la galette avec l‘introduction The Bitter End qui, par sa finesse, son travail et sa structure, va créer d’emblée un lien avec l’auditeur à l'aide de nappes électroniques légères, vaporeuses et toniques agissant comme des percussions. Cette introduction donne également une ouverture à un chant clair, parfois languissant et teinté de souffrance qui sera exploité dans tout le reste de l'album.
On retrouve enfin de vrais morceaux pugnaces et dévastateurs tels que Even If You Win, You're Still a Rat (assisté d'Oli Sykes de Bring Me The Horizon) et Devil's Island qui possèdent un côté Djent/Metalcore très bien orchestré qui en surprendra plus d'un. Ensuite Fether Of Lead et Outsider Heart (accompagné du chant écorché de Drew York de Stray From The Path) et son martèlement frénétique se montreront plus dans une veine plus chaotique, plus Hardcore/Mathcore, sans doute inspiré par Norma Jean et Every Time I Die. On retrouve aussi des compositions plus mélodiques et calibrées comme Daybreak, un titre que l'on pourrait croire tout droit sorti de The Here and Now. Néanmoins on y entend des guitares beaucoup plus techniques que sur l'opus précédent : les riffs mélodiques sont finement ouvragés surtout vers la fin où ils s’entrelaceront dans un final majestueux avec les vocalises de Sam.

On n'évitera malheureusement pas de tomber dans le Metalcore guimauve à la The Here and Now notamment avec des chansons comme Truth, Be Told, Unbeliever, ou encore Behind The Throne sur lesquelles le groupe s'essaie dans un registre purement mélodique assisté par de multiples samples rappelant quelques fois Underoath (le talent en moins), uniquement centrés sur le chant de Sam.

Enfin, Daybreaker, c'est aussi une façon à Architects de dire "Désolé" aux fans des premier jours en livrant deux très bons singles répondant aux noms de These Colours Don’t Run et Alpha Omega. En effet, These Colours Don’t Run est la piste la plus virulente de l'album en grande partie due à son riffing tranchant et dissonant terriblement accrocheur, tandis qu'Alpha Omega se rapproche de ce que faisait le groupe sur Hollow Crown. Ses premières secondes sonnent très Metalcore US à la I The Breather,mais le morceau va évoluer vers une musique plus personnelle entrecoupée de riffs progressifs et mathcore qui feront à chaque fois mouche. Sur ces deux titres le groupe semble enfin avoir trouvé un parfait équilibre entre mélodie, complexité et ambiances.

Pour conclure, en un peu plus de 40 minutes, ces jeunes musiciens, dont je ne démentirais jamais le talent, ont donné un nouveau visage à leur musique, plus chaotique, maîtrisé et mélodique. Bien sûr, les puristes du groupe seront déçus de ne pas retrouver la noirceur et la violence des anciens opus, mais il faut tout de même reconnaître la tâche énorme qu'a fournie le groupe pour en arriver là et ainsi diversifier sa musique sans refaire l'erreur passée. En conservant les parties mélodiques, tout en intégrant intelligemment le côté Mathcore originel du groupe dans chaque composition, Architects se forge une nouvelle identité tout en ne reniant pas ce qu’ils ont été par le passé. Cet opus peut être considéré comme une belle synthèse de leur discographie mais aussi comme une bonne surprise. Un joli coup opéré par les Anglais et un rattrapage aussi surprenant qu’inattendu. Chapeau !

4 Commentaires

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TheBlackDahliaMurder - 06 Mars 2013: En tant qu'amateur de la première heure The Here and Now m'avait laissé un sentiment de déception sans me dégoûter non plus du groupe, je n'ai toujours pas écouté celui ci mais ta chronique le remet sur ma liste.

Par contre, il ne faut pas confondre chant clair et chant emo, si le chant clair est automatiquement emo alors je crois que des milliers de groupes de rock et de metal le sont sans le savoir... Surtout que Architects ne sont pas du tout dans ce délire là comparé à d'autres.
BlackDieRose - 06 Mars 2013: Je pense que je saisis la nuance et je peux certifier que ce chant clair est émo, mielleux à souhait, bien trop surjoué et très teenage.
TheBlackDahliaMurder - 06 Mars 2013: Mouais, pour moi un chant emo c'est surtout au niveau de l'image, pas de la production, j'écoute beaucoup de groupes avec un chant clair similaires au sien comme A Past Unknown, Buried in Verona, Betraying the Martyrs, même Chelsea Grin s'y mettent, pourtant je ne qualifierais aucun de ces groupes emo, pour moi c'est une apparence avant un style musical, le chant clair surproduit ou non c'est quelque chose d'universel d'après moi.

Mais pour en revenir à la musique, j'ai écouté le morceau du clip, Alpha Omega et j'ai plutôt apprécié, plus que The Here and Now, ça à l'air de bien reflété la chronique, entre l'avant et l'après, je pense me le procurer pour voir l'ensemble qui à l'air vraiment pas mal finalement.
By0st0rm - 19 Fevrier 2014: Personnellement j'ai adoré ce nouvel album de Architects, surtout le titre "Alpha Omega", qui est une véritable bombe!
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