All Our Gods Have Abandoned Us

Liste des groupes Metalcore Architects All Our Gods Have Abandoned Us
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Nom du groupe Architects
Nom de l'album All Our Gods Have Abandoned Us
Type Album
Date de parution 27 Mai 2016
Produit par Fredrik Nordström
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album61

Tracklist

1. Nihilist 02:51
2. Deathwish 03:52
3. Phantom Fear 04:06
4. Downfall 04:04
5. Gone with the Wind 03:54
6. The Empty Hourglass 04:11
7. A Match Made in Heaven 03:48
8. Gravity 03:18
9. All Love Is Lost 04:20
10. From the Wilderness 03:44
11. Memento Mori 08:12
(Bonus Track)
12. Silver Bullet 03:07
Total playing time 49:18

Chronique @ Eternalis

18 Juin 2016

Ceux qui ont apprécié le disque précédent ne pourront qu’aimer celui-ci et être rassurés sur l’état de forme des anglais

Nous avions quitté Architects sur un constat plutôt positif à la sortie de "Lost Forever Lost Together". Sur le constat d’un groupe ayant muri son propos, ayant évolué musicalement et s’étant suffisamment écarté des clichés et des stéréotypes pour offrir une autre vision du metalcore, celle d’une musique moins lisse, plus vivante et aérée et surtout bien plus viscérale et prenante.
Si les anglais n’étaient pas forcément ceux que l’on attendait le plus dans ce créneau (notamment aux égards des précédents albums), force était de constater les progrès effectués et l’avenir radieux qui s’offrait à eux, dans un genre certes moins accessible au plus grand nombre mais plus riche musicalement.

Deux ans plus tard, Architects revient avec un nom d’album évocateur et gentiment blasphématoire répondant au doux patronyme de "All our Gods Abandoned Us" laissant transparaitre une suite logique du précédent disque, d’une plus grande maturité et surtout d’un propos désormais définitivement adulte. L’artwork va également en ce sens puisqu’il ne présente pas une énième déclinaison du logo (chose qui devient lassante quand c’est déjà arrivé sur trois pochettes d’albums…) mais quelque chose de plus épuré et artistique, à travers un soleil bien pale et aveuglant à la fois, sans inscription ni texte…comme une peinture. Un changement stylistique important mais qui va de pair avec le fait qu’Architects soit désormais plus qu’un groupe metalcore de plus.

A l’instar du précédent opus, ce nouveau disque carte autant sur une violence très directe que sur de nombreuses phases atmosphériques sans pour autant posséder tant de chant clair que cela. "Nihilist" ouvre ainsi le disque sur un énorme hurlement de Sam Carter, arme de destruction principale des britanniques. Le riff est syncopé et violent mais on retrouve dès les premiers instants des arrangements en clean qui, sur le premier break, permettent déjà de poser une ambiance plus stellaire et posée même si le vocaliste continu de crier comme un damné. La production est, comme précédemment, un modèle du genre mais ne souffre pas trop d’un son trop clinique qui empêche l’ensemble de respirer.
Dire que "All our Gods Abandoned Us" est un "Lost Forever Lost Together pt II" est sensiblement exagéré mais force est d’admettre que le dernier né comporte beaucoup de similitudes avec son grand frère. L’alternance des parties calmes et agressives, les refrains accrocheurs sans abuser du chant clair, la production et le style devenu très personnel du groupe n’y sont pas étranger. Le refrain de "Deathwish" d’ailleurs n’est pas complètement sans rappeler celui de "Naysayer", ce genre de refrain qui reste en tête et fait du morceau un hymne sur lequel beugler en concert.

L’album se veut en revanche plus homogène que son ainé. On peut par-là entendre que moins de titres ressortent réellement du lot mais que nous n’avons pas cette sensation de titres vraiment excellents et d’autres là pour le remplissage. Laissant entrevoir une cassure, on pourrait mettre à part l’énorme "A Match Made in Heaven" débutant sur un riff minimaliste avant de s’alourdir considérablement et de balancer ce qui reste le meilleur et plus marquant refrain du disque, à la fois extrêmement violent tout en incorporant un grand lyrisme dans les parties vocales. "Gone with the Wind" est dans une veine similaire, se voulant plus planant sans pour autant que le vocaliste passe véritablement en chant clair, restant entre deux mondes, parfois même uniquement sur des nappes de claviers (et une batterie toujours omniprésente dans le mix). "Phantom Fear" quant à lui jouera plus la carte de la dissonance et de la lourdeur mais avec une pureté assez inattendue dans le genre.
Forcément, "Memento Mori" attirera l’attention par son longueur inhabituelle chez Architects puisqu’ils ne sont pas coutumiers des morceaux de huit minutes. Introduction en chant clair, bidouillages électroniques et montée en puissance servent de tremplin pour un titre ensuite finalement très traditionnelle dans la forme, pas forcément marquant mais s’intensifiant dans sa dernière partie grâce à un blast beat destructeur et une reprise du refrain apportant une superbe épitaphe au disque.

Dans les faits, ceux qui ont apprécié le disque précédent ne pourront qu’aimer celui-ci et être rassurés sur l’état de forme des anglais qui sont désormais encore un peu plus haut dans la hiérarchie metalcore européenne. Si l’on voulait chipoter, on pourrait dire que la prise de risque est minimale sur cet album mais l’on est dans le même temps très heureux de voir qu’ils sortent de la zone de confort dans laquelle de nombreux autres groupes se cantonnent. Chacun verra midi à sa porte. En attendant, profitez-en et ce, sans prise de tête.

2 Commentaires

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Game_system - 19 Juin 2016: Oulàlà que je n'aime pas cette pochette, elle me fait rappeler celle de l'horrible A Thousand Suns de Linkin Park...
Ce groupe ça fait longtemps que j'entends parler de lui, mais je ne m'y suis jamais vraiment intéressé, au vu de la chronique je pense qu'il est temps que je penche une oreille là-dessus, tout ça à l'air très bon.
peto - 19 Juin 2016: Oh pinaise! La chronique qui décrit pile poil ce que je ressens au niveau de cet album: un peu de continuité, peu de prise de risque, A match made in heaven énorme!
Disque qui va pas mal revenir dans la voiture cet été :D
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