Bastards

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Nom du groupe Motörhead
Nom de l'album Bastards
Type Album
Date de parution 29 Novembre 1993
Labels ZYX Music
Produit par Howard Benson
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album379

Tracklist

Re-Issue in 2001 by SPV Records
Re-Issue in 2013 in a Vinyl package version re-called "Death or Glory"
1. On Your Feet or on Your Knees 02:33
2. Burner 02:52
3. Death or Glory 04:50
4. I Am the Sword 04:28
5. Born to Raise Hell 04:57
6. Don't Let Daddy Kiss Me 04:05
7. Bad Woman 03:10
8. Liar 04:10
9. Lost in the Ozone 03:26
10. I'm Your Man 03:28
11. We Bring the Shake 03:45
12. Devils 05:59
Bonustrack (Re-Issue 2001)
13. Jumping Jack Flash
Total playing time 48:15

Chronique @ Namorgan

07 Mars 2012

C'est féroce, c'est puissant, c'est Motörhead.

En 1992 sort l'album March ör Die, contenant la célèbre ballade "I ain't no nice guy", sur laquelle figure deux grandes star du Heavy Metal de l'époque: Ozzy Osbourne et Slash. Un Hit au potentiel comme on en voit rarement. Toutefois, Sony Records le distribue mal, ne fait aucune promotion, sabotte même les efforts du groupe de le faire connaître au près des radios. Pire: le groupe doit tourner lui-même le clip de la ballade. Lemmy est trahi par le gang des maisons de production, ses ennemis jurés. ll leur claque la porte au nez et se dirige vers le label underground ZYX (puis rejoindra SPV chez qui ils sont toujours). Cet album dégouline de rancoeur, de cruauté à l'égart de ceux à qui sont destiné le titre: Bastards.

Le groupe décide de revenir aux racines du son Motörhead: du gros son, joué à toute berzingue. Craquements de vynile et nous y voilà: le combo Kilmister/Campbell/Würzel/Dee nous tabasse à coup de titre Heavy à souhait, "On Your Feet or on Your Knees" par exemple. La patte Motörhead est là, bien que la célèbre basse de Lemmy est plus noyée dans le son des deux guitares (comme durant toute l'époque en quatuor... qui reste tout à fait délicieuse).

Ils ne font que s’échauffer comme le prouve la suite: "Burner", un titre unique, sans pitié, du Thrash Metal, ni plus ni moins , "Death or Glory", à la puissance dévastatrice, martiale, un hommage aux soldats et aux guerriers morts dans l'histoire, de toute nation, de toute idéologie. "I am the Sword" propose un rythme plus nerveux, plus incisif.

Les ballades sont rares chez Motörhead, mais elles sont généralement de qualités, et "Don't Let Daddy Kiss Me" ne fait pas exception. Ce magnifique titre était, à l'origine, destiné à être joué par une star féminine du Hard Rock telles que Lita Ford ou Joan Jett, Lemmy l'utilisera finalement pour lui même après le refus catégorique des Bastards chargé de mener la carrière des deux Ladies. Émouvant.

"Bad Woman" nous relance dans un Hard Rock nerveux et s'enchaîne "Lost in The Ozone", une power ballade au refrain puissant, Lemmy nous gratifiant même d'un solo de basse dont seul lui a le secret. Le groupe termine sur une curiosité de la trempe d'un Nightmare/The Dreamtime ou bien d'un Orgasmatron: Devils. Ce titre est étrange: sonorités aériennes, voix en échos, harmonies vocales se mêlant les unes aux autres, soli de guitares se rejoignant, riffs nerveux...Splendide, Hypnotique... A vous de juger!

"Je pense que c'est le meilleur album qu'on ai fait. [...] Je pense qu'il est parfait". Avec le temps, on a du mal à contredire Lemmy. La production est léchée, le son est plein, cet album est d'une puissance, d'une qualité qui n'a strictement rien à envier aux albums les plus cultes du groupe, pas même aux Bomber, Ace of Spades et, autres Inferno! Un album aux titres trop peu connus et trop sous-estimés.

Et pourtant! C'est féroce, c'est puissant, c'est Motörhead.

13 Commentaires

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choahardoc - 11 Mars 2012: Tiens après un March or Die soporiphique j'avais aussi zappé l'engin. A réécouter donc grace à ta chro enjouée!
Namorgan - 11 Mars 2012: J'espère que tu me diras se que tu en penses :)
thrashed - 31 Janvier 2013: Cet album bute!! Je suis fan de thrash, mais là, force est de reconnaitre que cet album hard-rock/metal écrase tout. Même les morceaux les plus lents trouvent grâce à mes oreilles par leur inspirations! CD acheté récemment, car nostalgique de ma cassette du lycée...
samolice - 19 Fevrier 2014: Merci pour la chro. Je me suis remis le skeud entre le feuilles de choux cette semaine après quelques années d'oubli. Je l'avais zappé parce que j'en gardais un souvenir mitigé. Et puis là, passés les 4 premiers titres (dont un "Burner" énromissime) je me suis dit que j'avais eu tort! En fait, ce qui me gène, et tu l'évoques rapidement dans ton texte, c'est que la basse de Lemmy soit tant en retrait dans le mix. Pour moi, Motorhead c'est la basse de Lemmy. Et donc elle me manque ici. Reste un disque bien meilleur que dans mes souvenirs. Une chouette redécouverte.
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Commentaire @ drrock

05 Janvier 2014

Un sommet.

Paru en 1993 dans un quasi anonymat, Bastards est pourtant sans équivalent. Jamais le groupe ne me sera apparu aussi en forme et inspiré que sur ce disque. L'explication est peut être bien a mettre à l'actif d'un Motorhead dépassant ici allègrement les frontières dans lesquelles certains s'évertuent encore et toujours à vouloir le ranger.

En effet, sous ce déluge de riffs, Motorhead prouve ici à tous qu'il est bien plus qu'un groupe de brutes, ou la puissance sonique n'aurait d'égale que ses piètres talents de mélodiste. I am The Sword, Bad Woman (et son piano épileptique), ou l'incursion totalement réussie d'une rythmique digne du meilleur Aerosmith avec I am The Man, sans oublier We Bring The Shake et un Devils en guise de final en apothéose. Tout est là pour faire de cet album ce qu'il est: Une réussite totale, en plus de nous surprendre en bien des occasions. Ainsi, Lemmy et ses trois acolytes n'épargnent ici personne en proposant des titres parmi les plus bandants de tout son répertoire, tout en supportant l'ensemble par une production époustouflante (ce qui n'est pas toujours le cas chez lui).
Encore sous la formule que celle du quatuor, la complémentarité des guitares est tout bonnement, et plus que jamais exceptionnelle, tandis que Lemmy n'aura sans doute jamais été aussi imposant de charisme sur un de ses albums.

Finissons avec la nouvelle recrue sur lequel Lemmy aura jeté son dévolu (contre l'avis général de beaucoup): Mikkey Dee.
Nouveau cogneur du bombardier, à la frappe puissante, technique et inventive, le batteur blond n'est bien sûr pas pour rien dans la complète réussite de ce super(be) album.

Si vous ne le connaissez toujours pas, je vous invite a le découvrir dès a présent. A l'occasion, vous m'en direz des nouvelles.

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David_Bordg - 07 Janvier 2016: l un des meilleurs sur tous les plans!!
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