Animal House

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17/20
Nom du groupe UDO
Nom de l'album Animal House
Type Album
Date de parution Novembre 1987
Labels RCA
Produit par Mark Dodson
Enregistré à Dierks Studios
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album211

Tracklist

1.
 Animal House
 04:19
2.
 Go Back to Hell
 04:31
3.
 They Want War
 04:12
4.
 Black Widow
 04:29
5.
 In the Darkness
 04:03
6.
 Lay Down the Law
 03:47
7.
 We Want It Loud
 04:06
8.
 Hot Tonight
 04:37
9.
 Warrior
 04:12
10.
 Coming Home
 03:39
11.
 Run for Cover
 04:43

Durée totale : 46:38


Chronique @ dark_omens

19 Avril 2014

Un excellent album d'Accept d'Udo...

Les désaccords musicaux fondamentaux qui divisaient les divers clans sévissant au sein du groupe allemand Accept, devaient inexorablement mener ses partisans distincts à une séparation amiable. Toutefois, ce divorce cordial donna lieu à un partage des biens assez insolite puisqu'il laissa au chanteur Udo Dirkschneider des titres initialement prévu pour figurer sur l'album qui aurait du être le successeur du controversé Russian Roulette (1986). Aidé de Mathias Dieth et de Pieter Szigeti aux guitares, de Frank Rittel à la basse et de Thomas Franke à la batterie, c'est donc en 1987 que le vocaliste saxon va sortir ces morceaux sur un premier album solo intitulé Animal House.

L'album démarre sous les excellents auspices d'un Heavy Metal épuré que le chanteur et ses anciens comparses avaient sans doute un peu trop occulté sur des albums de plus en plus mélodiques. Pourtant de cette facette expressive plus harmonieuse et plus immédiate, Udo aura su tirer quelques profits. Ces bénéfices heureux qui, sans dénaturer ce regain de vigueur clairement plus conforme à l'idée première que se firent les adeptes d'Accept hantés par les souvenirs d'anciens albums nettement plus âpre que ne le fut Russian Roulette, offre une couleur très appréciables à ce Animal House. Ainsi en un mélange attachant de Heavy Metal traditionnel très germanique et de douce musicalité plus directe dont le chanteur use avec une parcimonie subtile (notamment dans les refrains), cet album nous permet de découvrir quelques moments séduisants. Pour se persuader que les qualités de ce manifeste ne sont pas factices, il suffit d'ailleurs d'écouter des titres tels que les excellents Animal House, Go Back to Hell ou encore, par exemple, They Want War. Ce dernier est d'ailleurs assez singulier puisqu'en une complainte moins vive et entraînante, il nous propose de délicieusement nous égarer dans les langueurs mélodiques de refrains superbement réussis dans lesquels une chorale enfantine vient soutenir Udo précédant un beau final dans lequel la seule voix d'une fillette vient joliment le clore. Impossible aussi de taire les vertus d'autres morceaux tels que la ballade In the Darkness, Lay Down the Law, We Want it Loud, Hot Tonight ou encore, par exemple, le rapide Coming Home qui, sans attendre l'excellence de ceux déjà cités, sont de très bons titres.

Il nous faut aussi évoquer ce soulagement véritablement concret, de la part d'un Udo incontestablement libéré. Ce sentiment d'apaisement tangible valorise indiscutablement cette œuvre. Si le travail qu'il fait ici est remarquable, il est assurément mis en exergue par le talent évident de ces autres musiciens, et notamment ces guitaristes, qui font, eux aussi, de l'excellent ouvrage.

Pour clore l'analyse, votre humble serviteur, voudrait se risquer à une analogie audacieuse qui consisterait à comparer ce Animal House à l'ensemble de la production que nous délivra Accept au cours de ses années 90 maudites dans lesquelles le groupe fut déconcertés par ces bouleversements auxquels il fut incapable de prendre part. Et la comparaison, à mon sens, tourne incontestablement à l'avantage de l'album d'Udo qui fait montre, d'une inspiration et d'une efficacité qu'Accept ne retrouvera pas durant cette décade, avec ou sans le charismatique chanteur d'ailleurs.

Ce Animal House, premier album solo d'Udo Dirkschneider, est donc un très bon album de Heavy Metal traditionnel agrémenté de refrain mélodique remarquable. Il fut le déclencheur d'un engouement mérité à l'égard du chanteur. Nul doute que si l'album avait été sortis par qui il fut initialement prévu, le destin de ce groupe saxon eut été tout autre. Mais l'histoire ne peut se réécrire. Elle s'écrit et se vit au gré des décisions, bonnes ou mauvaises, prises dans le présent.

5 Commentaires

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tonio - 19 Avril 2014: De UDO en solo je ne possède que "Timebomb", que je trouve bien terne. Une sorte de copie maladroite du "Painkiller" de Judas. j'adore Accept, ta chronique me donne vraiment envie de bien plus me pencher sur la carrière du chanteur saxon que j'ai curieusement occulté !
dark_omens - 20 Avril 2014: J'aime beaucoup Timebomb mais c'est clairement l'album le plus atypique de la disco d'Udo. Ensuite cmme le souligne très justement Elfenblut, si tu aimes Accept, ce disque a des chances de te convenir vu qu'une partie des titres qui le compose ont été écrit par Accept pour le disque qui aurait dû succéder à Russian Roulette...
samolice - 23 Juin 2014: Il tient la distance ce skeud. "Go back to hell" et son riff d'intro, c'est excellent. Merci Dark pour la chro.
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