Alice in Hell

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Nom du groupe Annihilator
Nom de l'album Alice in Hell
Type Album
Date de parution 05 Septembre 1989
Style MusicalThrash Technique
Membres possèdant cet album653

Tracklist

1.
 Crystal Ann
 01:40
2.
 Alison Hell
 05:00
3.
 W.T.Y.D.
 03:56
4.
 Wicked Mystic
 03:38
5.
 Burns Like a Buzzsaw Blade
 03:33
6.
 Word Salad
 05:49
7.
 Schizos (Are Never Alone) Part I & II
 04:32
8.
 Ligeia
 04:47
9.
 Human Insecticide
 04:50

Durée totale : 37:45


Chronique @ Fabien

05 Décembre 2007
Formé en 1984 au Canada par son leader Jeff Waters, Annihilator joue à ses début un speedthrash influencé par la scène Bay Area de Metallica & Megadeth, tout en ayant des racines heavyMetal issues de la NWOBHM. Le groupe attire très vite l’attention de Roadrunner en 1988 grâce à sa démo Alison Hell, débouchant sur la sortie de son premier album en septembre de l’année suivante.

Alice in Hell a en fait été produit par Jeff Waters avant son contrat avec l'écurie Roadrunner. De plus, bien qu’Annihilator présente un line up complet sur l’album, toutes les guitares basses, rythmiques, lead et classiques ont été enregistrées par Waters en personne, assisté par Ray Hartmann derrières les fûts et Randy Rampage au chant lead.

Alice in Hell s’ouvre sur le superbe acoustique Crystal Ann, suivi du mémorable Alison Hell, sur lesquels s’exprime déjà tout le talent de Jeff Waters. Ses riffs thrash agressifs & vertueux se mêlent ainsi à nombre d'harmonies & soli de haute volée, fixant la barre relativement haute pour un premier album. Les vocaux de Randy Rampage, sans être vraiment époustouflants, sont en revanche rugueux à souhait sur les nombreux passages speed thrash, pour atteindre idéalement un registre haut perché lors des parties plus mélodiques.

Contrastant avec ses rythmiques rapides et corrosives, Alice in Hell déploie parallèlement des accents heavyMetal judicieux, lui permettant de conquérir à l'époque aussi bien les thrashers fans de Metallica que les Metalheads fans de Maiden, et d’atteindre ainsi des ventes records avoisinant les 250 000 exemplaires, une première pour son label néerlandais. Le talent et la maîtrise de Jeff Waters impressionnent déjà malgré son jeune âge, explosant une fois encore et dès l’année suivante sur l'intemporel Never Neverland ... Mais ceci est une autre histoire.

Fabien.

18 Commentaires

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svad - 04 Octobre 2015: Oh non phiphi c'est pas si grave :) Moi c'est pareil avec Megadeth, boudé dans mes jeunes années, j'en suis maintenant un inconditionnel !
LeMoustre - 28 Fevrier 2016: Sorti me semble t-il à peu près en même temps que Beneath the Remains ou le premier Obituary, cet album a réussi à concurrencer Megadeth sur son propre terrain, ce qui ne fut pas donné à tout le monde. Certains titres sont vraiment percutants et j'apprécie la virtuosité de l'ensemble et des compositions où pas grand chose est à jeter. Aussi à l'aise sur le riffing incisif des brûlots comme Human Insecticide ou W.T.Y.D. que sur des structures qui me rappellent la musique classique, Waters se pose en Monsieur dès ce premier disque. Le clip Alison Hell a tourné énormément dans le magnétoscope, titre intemporel, s'il en est. Comme l'ensemble du disque est de haute volée, un 16/20 me paraît adapté. Je n'ai jamais acheté Never Neverland, rebuté par les chroniques d'époque signifiant un ralentissement général des tempi, le contraire de mes souhaits d'alors. Sans regret, dans la mesure où une longue période sans Annihilator a suivi jusqu'à l'album éponyme, acheté à sa sortie. Vus depuis au Motocultor 2014, chouette concert où le talent de Waters, d'une facilité déconcertante, reste indéniable, malgré apparemment une période plus ou moins inspirée (des extraits de The Feast ne m'ont guère convaincu de passer à l'achat).
PhuckingPhiphi - 28 Fevrier 2016: Pareil : refroidi par les critiques assez tièdes concernant "Never Neverland" à l'époque de sa sortie, je l'avais boudé, ce qui est dommage vue la réputation culte que possède cet album aujourd'hui. Mais à l'époque, la moindre pige d'un journaleux dans Hard Rock Magazine ou Metal Hammer faisait office de parole d'évangile auprès du gamin de 18 ans que j’étais, et sans doute suis-je passé à côté de quelques belles découvertes à cause d'un ronchon passablement jaloux qui avait reçu son album gratuitement…

Je ne me suis résolu à l'acheter que l'année dernière, mais depuis hélas, il poireaute bêtement dans la file des quelque 400 CD de retard que j'ai à m'écouter... Quelque chose me dis qu’il va encore couler un peu de bière dans les festivals avant que je ne découvre enfin cette fameuse galette ! ^_^
grogwy - 22 Août 2016: Lors de sa sortie en début d'année 1989, ce "Alice in Hell" d'Annihilator a eu l'effet d'une bombe au sein de la scène Metal.Alors que le Thrash Metal commençait à tourner en rond (manque de renouvellement des leaders du genre et de nombreux nouveaux groupes ne faisant que les copier), Jeff Waters proposait sur ce superbe album, des morceaux assez techniques aux parties de guitares caractéristiques (et immédiatement reconnaissables).Rajouté à cela un vocaliste débutant et inexpérimenté (Randy Rampage était auparavant bassiste du groupe Punk D.O.A. et avait auditionner de manière un peu hasardeuse pour Jeff Waters, qui à ce moment là, désespérait de ne pas trouver de chanteur !), ce qui paradoxalement le rendait lui aussi immédiatement reconnaissable.Le label Roadrunner Records ne s'y est d'ailleurs pas trompé, et mis en place une excellente campagne de promotion auprès des magazines et des radios, sans oublier le tournage du clip "alison hell" pour la télévision.Le résultat s'est avéré payant, puisqu'"Alice in Hell" a été avec "Conspiracy" de King Diamond et "Beneath the Remains" de Sepultura, la meilleure vente du label en 1989.
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