Silverstein est un groupe d'Emo metal canadien, originaire de Burlington, dans l'Ontario ; après un EP enregistré de façon indépendante, "
Summer's Stellar Gaze", le combo nord-américain se fait remarquer et sort un 2e EP sur
Victory Records, "
When the Shadows Beam", où l'on retrouve quatre de ses six morceaux sur "
When Broken Is Easily Fixed", son premier album full length.
Un peu de contexte : Un nouveau sous-genre appelé Emocore à l'époque va émerger ; aujourd'hui, on parle plus de post hardcore. Cela mélange plusieurs styles : Emo, bien sûr, post hardcore, hardcore et hardcore mélo, rock alternatif, screamo, puis, plus tard, le metalcore viendra se mêler à la salade. Naissant au début des années 2000 avec Boysetsfire,
Victory Records va beaucoup contribuer à sa propagation. En 2001, viendra
Thursday avec son "Full
Collapse",
Atreyu avec "
Suicide Notes and Butterfly Kisses" ou encore Taking Back Sunday avec Tell All Your Friends", toujours sur
Victory Records. 2002 enfonce le clou avec de superbes albums comme "The
Illusion of Safety" de Thrice, "What It Is to
Burn" de
Finch, "
The Used" de
The Used, et autres
Alexisonfire,
Underoath...
Au vu de l'intérêt, et surtout des ventes, les labels vont porter plus d'attention à cette scène. Cette année 2003 va connaître aussi de véritables chefs-d'œuvre comme le "
The Artist in the Ambulance" de Thrice, le "Casually Dressed & Deep in Conversation" de
Funeral For A Friend, ou encore le premier opus de
Story Of The Year. Sans compter d'autres formations comme
Boys Night Out,
Across Five Aprils,
Hell Is For Heroes....
Emmené par un véritable tube et single, "
Smashed into Pieces", l'album démarre fort. Une énergie débordante, des hurlements fracassants et de super mélodies, c'est un magnifique vent de fraîcheur qu'amène
Silverstein. Varié, multipliant les différents plans, tout s'enchaîne, passant de cris à l'émotion en un claquement de mains. Du riff metal à presque poppy, la palette est large. On a droit à des sections plus rapides comme sur "Giving up", du violon sur "Last Days of Summer", qui démarre comme une ballade puis s'emporte sur des screams faisant décoller le morceau. On a même droit à des sonorités pop punk comme sur "Bleeds
No More" qui pourtant commence une compo de hardcore.
L'opus est donc bourré d'idées, amenant un sacré relief et potentiel de ré écoute impressionnant, comme beaucoup de sorties de cette époque déjà citées plus haut.
Ce "
When Broken Is Easily Fixed" fait partie des immanquables du genre. S'il n'est pas parfait, tout n'étant pas encore à 100% maîtrisé, la folie des premiers albums en fait parfois leurs qualités...
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