Van Halen

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Nom du groupe Van Halen
Nom de l'album Van Halen
Type Album
Date de parution 10 Fevrier 1978
Enregistré à Sunset Sound Recorders
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album689

Tracklist

1. Runnin' with the Devil 03:35
2. Eruption 01:42
3. You Really Got Me 02:38
4. Ain't Talkin' 'Bout Love 03:49
5. I'm the One 03:46
6. Jamie's Cryin' 03:30
7. Atomic Punk 03:01
8. Feel Your Love Tonight 03:42
9. Little Dreamer 03:23
10. Ice Cream Man 03:20
11. On Fire 03:00
Total playing time 35:27

Chronique @ fabkiss

25 Octobre 2008
Quand en ce début d'année 78 arrive dans les bacs des disquaires, le 1er album éponyme de Van Halen, ce n'est pas le 1er disque d'un nouveau groupe qui y débarque, c'est la première page flamboyante d'un nouveau chapitre de l'Histoire du Rock qui est mise en vente.
Alors que tournant depuis déjà 5 ans sur la scène Californienne et 2 sous sa forme définitive VH qui s'est déjà taillé une solide réputation de virtuosité et de prestance scénique, rentre enfin en studio pour y enregistrer une bonne partie des morceaux figurant déjà 2 ans plus tôt sur la démo devenue mythique "Zero", produite par un certain Gene Simmons, impréssionné par une préstation du groupe dans le célébre bar de Sunset Boulevard à Hollywood, le "Whisky a Go-Go" et qui leur ouvrira grand, les portes de la Warner Brother Company ( ayant rejeté l'offre surement intéressante mais aussi surement contraignante de signer chez Casablanca dirigé par le duo, Bogart/ Simmons (officieusement))Gene figurera en tête des "Special Thank"

En ce début 78 le monde est il prêt à recevoir cette bombe atomique, de génie et de charisme un groupe qui comporte en son sein réuni, surement le plus grand guitariste de sa génération et un des meilleurs de tout les temps, qui a élevé au rang d'art le tapping ! Edward Van Halen, dit Eddie ; un chanteur au charisme des plus grands, et jamais égalé depuis : David Lee Roth ; un bassiste monstrueux de classe et de force : Michael Anthony : et un batteur véritablement hors du commun : Alex Van Halen, tout quatre réunis sous le logo ailé et chromé, tel celui d'une moto de forte cylindrée, d'un nom fusant comme un changement de rapport sur un Corvette....Van Halen
Le tout, transposé sur les surfaces noir d'une rondelle de vinyl, produit par celui qui peu être considéré comme le cinquième Van Halen, Ted Templeman qui produira tout les albums de VH, jusqu'au départ de son ami David Lee Roth.
Tedd fera aussi office de chaperon aux frères Van Halen, trop fougueux et volubile, Eddie verrait bien des soli de 10mn sur tout les titre et Alex idem avec ses tambours (les génies, sont rarement futés) Michael, se révélera, le Leader pour la direction musicale, David celui de l'"Artistique".

Mais que contient cette album gainé dans une superbe pochette représentent sur des photo individuels le quatuor, rendu incroyablement dynamique par une pause longue, et des couleurs saturées, présageant assez bien de la folie et de la force dégagé par ce premier opus....
Bah!! Justement, beaucoup de force et énormément de folie.

Après l'atterrissage de l'ovni commence le tonitruant "Runnin' with the Devil" qui déjà, par son rythme lourd et pesant, nous indique un franc penchant Heavy Metal très américain de par le son, et nous fait déjà entrevoir par son déroulé très travaillé et varié, la qualité assez exceptionnel de ce combo chevelu.....sauf Michael. David est impressionnant, sa voix est d'une richesse et d'un grain unique, englobant plusieurs octave, pouvant aussi bien être limpide et, plus généralement, drapée dans un léger voile charmeur, poussant de-ci de-là des cris jouisseurs, Eddie avec son attaque franche et son son à la fois retenu et explosif vous séduit déjà en rythmique avant de vous trancher net des son premier solo, d'une architecture inconnue et attractive, on avait jamais entendu une guitare et un groupe sonner comme ça, oui, un son frais, riche...plein et aussi, desuite, une autre grande signature de VH, les Chœurs, d'une finesse et d'une clarté rarement atteinte.
"Eruption", surement le solo le plus hallucinent de cette époque. Non, ce n'est pas une démonstration pour épater la galerie, c'est 1mn 42 de pur bonheur de jouer de la guitare un pur délire, et dieu que c'est beau.
D'emblée, Eddie rentre au panthéon des Guitar Héro, tellement il en est la quintessence....une étoile est née, et elle entrainera dans son sillage l'album qui sera quintuple platine avant la fin de l'été.
Suit l'indéboulonnable et éternel tube des Kinks "You Really Got Me" qui connaitra 14ans après sa création un second souffle tout aussi retentissant devenant aussi attaché à l'image et l'Histoire de VH qu'à celle de son géniteur.
Avec ses sonorité de sitar et son accent assez grave et poignant, "Ain't Talkin' 'Bout Love" vous transporte et vous élève, pour moi le meilleur titre de l'album (qualitativement) avec "Little Dreamer" un superbe morceau lent et où Dave est déchirant de justesse et de feeling. Soutenu par une guitare acérée et discrète et des chœurs aériens.
C'est vrai que "I'm the One" est assez décousu et bizarre, une espèce de "Hard Swing" surement inspiré par la fibre Jazz paternel, qui se révèle être un véritable feu d'artifice plein de gaîté et d'entrain
"Jamie's Cryin'" nous conforte dans l'idée que "décidément, ce groupe n'est pas sérieux" un sucrerie suave et sexy, une basse qui vous attire, une guitare qui vous caresse et une voix qui vous pénètre...un régal.
L'"Atomic Punk" un toboggan géant dans un cyber monde électrique et froid, de l'Indus avant la lettre.
"Feel Your Love Tonight" un très sympathique "Power Surf" que ne renieraient pas les Beach Boys. Très....Californien.
Et un Eddie très inspiré par les 60s West Coast.
Avant-dernier titre..."Ice Cream Man" un vieux Rhythm’n’blues de John Brim, un véritable Bœuf où tout le monde est là pour s'amuser et tout le monde est ...parfait, peut être le titre où après une chaleureuse intro à la guitare sèche Edward est le meilleur à l'électrique de l'album, et qui deviendra la marotte de David Lee Roth, qu'il reprendra même encore sur scène et sur son album solo "Daimond Dave" et pour finir, le titre le plus faible de l'album, mais ça ne veut surtout pas dire mauvais "On fire" un tempo et un construction très Punk où Michael est ébouriffant, David ahurissant mais Edward un peu trop "avant gardiste".

Avec cet album, VH se met la barre très haute. Véritablement, rien à jeter, cet album se révélera la référence Van Halen, mais ce n'est que le début d'une carrière parsemée de véritables bijoux qui commence avec des titres aussi bons, voir meilleurs, mais qui ne tiendrons malheureusement pas la distance avec le mythe de ce premier album.

fabkiss

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darkwarrior - 28 Décembre 2011: L'album qui m'a fait découvrir le heavy metal en 1978 à l'école secondaire ,comme une bombe nucléaire ia musique électirifiante de eruption/you really got me m'emflamma d'un seul coup ....un des 2o meilleurs albums heavy metal de tout les temps.
Cucrapok - 06 Avril 2012: Bon allez, ça vaut bien un 16 quand même! Racheter cet album m'a permis de constater que mon oreille a bien évoluée depuis l'adolescence; là où je n'entendais que David Lee Roth, j'entends maintenant un jeu de guitare complètement hallucinant. Oui en effet, j'étais quelque peu passé à côté!

Par contre 2 questions persistent: Comment a t-on pu permettre que cette guitare soit sous-mixée, ne serait-ce qu'un poil? Et pourquoi vient on la couper avec un break aussi korny que celui dans I'm the One? (Ba ba la, choubidouwa)
Volesprit - 08 Mai 2018:

Dés que j'entends le riff d'entrée de Runnin' with the Devil, ça me donne envie de pousser de la fonte.
Une démonstration d'équilibre entre virilité et finesse rare.
Des riffs et un jeu de batterie bien couillu et un touché incroyable d'Eddie.
Un must.

 
David_Bordg - 07 Fevrier 2019:

Un mythe qui n'a pas pris ride encore aujourd'hui. En outre n'oublions pas avec EDDIE, l'autre monstre de l'époque, jeune et au jeu révolutionnaire MICKAEL SCHENKER qui lui aussi en 1978 assomme le monde de sa guitare avec UFO STRAGER OF THE NIGHT. Ecoutez-le vous comprendrez......

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Chronique @ Adxbbr

07 Fevrier 2019

Hé les mecs, j'ai inventé le shred ! Oh super, tirons un coup

Sans souffle. Reprendre ses esprits. Comprendre ? Pourquoi faire... J'ai mis le vinyl comme d'habitude sur la platine. Je tourne à Black Sabbath, Led Zep, Deep Purple, et tous leurs rejetons Rainbow et Whitesnake depuis le milieu des années 70, tout ce qui se fait de mieux et de dynamique sur la planète Terre. Le punk ? bah, ils ne savent pas jouer. Le Hard Rock, ce sont les anglais et puis c'est tout. Alors le vinyl sur la platine. Une sirène qui hurle, une ligne de basse vrombissante et soudain une guitare qui crève le silence, accompagnée d'un hurlement de hyène. Van Halen, le groupe et l'album débute par un mid-tempo, transpercé d'un solo hallucinant et d'une rythmique implacable. Quant au chanteur, cette voix si caractéristique qui ne correspond pas aux canons de l'époque, choppe aux tripes. Puis un roulement de toms introduit "Eruption". Et le Hard Rock va se durcir subitement en 1'42. Car comment ignorer l'impact de ce solo sur toute la génération de shredders, guitar hero et branleurs de manches qui vont suivre ? Si de ce côté de l'Atlantique, les dieux sont anglais (Page, Blackmore, Clapton, Gilmour, Townsend...), chez l'oncle Sam, les guitaristes accélèrent à tout va. Tout le monde se souvient des Hendrix, Van Zandt, Nugent, bercés au blues. Alors quand un américain réconcilient les deux chapelles ca donne CA. Et sans temps mort, Eddie (permettez moi de l'appeler Eddie) balance le riff rageur de "You really got me". Alors au début on se dit que cette chanson nous rappelle un truc, mais en beaucoup plus dur. Je pense aussi que les Kinks aussi ont du se dire que cela ressemblait à quelque chose de connu. Cette voix sensuelle, voire carrément sexuelle, de David (vous me permettez de l'appeler David ?) qui deviendra la marque de fabrique du groupe au même titre que la guitare d'Eddie, appelle sa girl, on devine que ce n'est pas pour déjeuner. Cette guitare qui déchire une nouvelle fois l'espace, qui vrille les tympans. Cette batterie omniprésente, parfaitement épaulée par une basse lourde et puissante. Enfin arrive l'intro emblématique de VH1 : "Ain't talk about love" (ca va on a compris David, tu n'es pas un sentimental). La mâchoire pèse 10 kilos et tombe par terre. 40 ans après je suis toujours sous le choc. Ma chanson préférée de VH (avec "poundcake"). Et pour finir la face A, rien de mieux qu'un slow...euh non, une speederie pedal to the metal 'I'm the one". Nous venons de finir la face A. Sans souffle.... Bordel, je n'y crois pas je remets le diamant au début. Mais comme nous ne sommes pas à la radio, c'est toujours la même chose : Mid-tempo, shred, cover, Heavy metal et speed. Après un dizaine d'écoute, il faut se rendre à l'évidence, ce qui vient de se passer par les oreilles est énorme. Normalement dans ce genre de cas, une face A surpuissante est suivi d'une face B moins passionnante. Et pourtant, j'ai découvert une face B complètement jouissive débutant par une magnifique "Jamie crying" qui nous permet d'hurler le refrain où que l'on soit (douche, voiture, métro mais ça c'est plus gênant), un "Atomic punk" dont l'intro nous fait comprendre que rien n’arrêtera les deux frangins. Un mid tempo jouissif "feel your love tonight" le genre de morceau que tu penses être utilisé par le groupe pour combler l'album et que tu te surprends à chanter dans la rue "I can't wait feel your love..." Et puis arrive le slow de l'album, une chanson magnifique, bourrée de feeling, avec une intro si prenante avant de laisser la place à un David impérial. Nous avons le droit aussi à une sucrerie des '50, car il s'agit d'une reprise mais joué par ce shredder fou, toujours accompagné d'une rythmique joueuse et trépidante. L'album se termine par un morceau moins marquant, sur le même tempo que "I'm the one" effet de surprise en moins

Bref, je viens de découvrir le Hard US, ce qui va m'ouvrir les portes vers Kiss, Nugent, BOC puis après le Southern Rock. Heureusement, ma fierté d'Européen se gorgera de la NWOBHM car les ricains ne pourront jamais faire mieux. Hélas je vais me tromper lourdement, avec les deux vagues courant les '80 (Arena rock ou Hard FM puis le thrash metal de la Bay Area). Mais dans les deux cas, je reste persuadé que tous les groupes qui composeront ces deux mouvements bénies ont été bercés par ce fantastique VH1. Car il y a absolument tout : Des soli de guitare déments voire dantesques avec une rapidité d’exécution sans commune mesure à l'époque (inspirant le thrash ?), des lyrics pleins de sous-entendus, et dans certains cas, totalement explicites tournant autour du sexe (Arena Rock ?), une rythmique extraordinaire gorgée de feeling avec une basse vrombissante et obsédante qui jouxte une batterie brillante et créative. Après plusieurs écoutes, je remarquerai aussi toute la sensibilité des chœurs de Michael/Alex accompagnant les refrains et David pour former une osmose, qui sera aussi la marque de fabrique du groupe. Pour mon introduction au Hard US, je viens de prendre une décharge monumentale.

Alors comprendre ? A quoi bon... le génie ne s'explique pas.

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Deminion - 13 Fevrier 2019:

J'y connais rien en Hard, mais bonne chronique, ça donne envie de se pencher dessus.

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Commentaire @ thecrazydrummer

11 Fevrier 2008
Cet album n'est toujours pas chroniqué et pourtant c'est un mythe! Surement ce que l'on peut trouver de mieux en matière de bon vieux Hard Rock! On en fait plus des comme ça, mais bon dieu que c'est bon. Album où l'on pourra écouter ce mythique solo qu'est "Eruption", et puis "You Really Got Me..."Ain't Talkin' 'Bout Love"...Tout ces titres merveilleux qui ont étés des piliers du hard rock et qui ont sûrement influencé le metal par la suite.
"Atomic Punk"...Un riff bien sévère, le genre de truc qu'on passe dans sa bagnole pour la faire avancer deux fois plus vite, le genre de riff qui vous met d'une humeur massacrante pour le restant de la journée, le genre d'album à faire écouter à ses enfant plus tard parce que vraiment c'est un chef d'œuvre!

Une chose à dire c'est qu'il nous en foutent plein à la tronche, je me prend à chanter le refrain de "Jamie's Cryin'" c'est tellement bien écris que cela nous reste dans la tête pour un moment. Moi qui ai commencé avec AC/DC, vous comprendrez que je n'suis pas déçu par Van Halen! Du hard rock bien couillu ya pas à dire, l'intro de "Feel Your Love Tonight" vous fera hocher la tête j'en suis sûr, et que dire de "I'm the One" qui fous la dose dès le début là aussi! On aura que le titre "Ice Cream Man" pour se reposer un peu sur cet album finalement, ah non 1min.20 c'est bon c'est partis en délire encore une fois! Un air qui me dis quelque chose, comme si j'avais toujours entendu cet air là! C'est à peu près pareil pour le reste de l'album en fait, des riffs que l'on connaît, que l'on a toujours entendus même si c'est la première fois qu'on écoute cet album, ils sont tellement caractéristiques et repris dans le metal et le rock que finalement on a l'impression d'avoir toujours était "bercés" par eux!

Voilà pour ce Van Halen, album éponyme d'un groupe qui a marqué et notamment avec ce merveilleux album!
Si vous ne l'avez pas déjà courez l'acheter!

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