Under the Sign of Hell

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Nom du groupe Gorgoroth (NOR)
Nom de l'album Under the Sign of Hell
Type Album
Date de parution 20 Octobre 1997
Enregistré à Grieghallen Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album466

Tracklist

Re-Issue in 2005 by Season of Mist on digipack with a new cover. Re-Issue in 2007 by Regain Records.
1.
 Revelation of Doom
 03:15
2.
 Krig
 02:43
3.
 Funeral Procession
 03:01
4.
 Profetens Apenbaring
 05:20
5.
 Postludium
 01:34
6.
 Ødeleggelse og Undergang
 04:28
7.
 Blood Stains the Circle
 02:42
8.
 The Rite of Infernal Invocation
 06:49
9.
 The Devil Is Calling
 03:01

Durée totale : 32:53


Chronique @ valentheris

06 Janvier 2010

Le monde de la musique a toujours été peuplé de plusieurs catégories de personnes. Si l'on devait en définir les extrêmes on pourrait sans doute dire, de manière très stéréotypée : les compositeurs/musiciens de talent par lesquels le génie créatif s'échappe de chacun de leurs pores et... les Tarés Opportunistes, Kitsh et Yé-yé, Objéctivement et Hautement Obstinés a Terrorisé les Ecouteurs Lambda (plus communément appelés les T.o.k.y.o H.o.t.e.l pour des raisons pratiques).
L'un de ces génies, nous fit part d'une pensée bien à lui sur la musique au début du XVIIIe siècle :« Le but de la musique devrait n'être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes. Si l'on ne tient pas compte de cela, il ne s'agit plus de musique, mais de nasillements et beuglements diaboliques.» ...Jean-Sebastien Bach.

Ce qui fait que ces gens sont des génies c'est aussi le fait qu'ils sont très visionnaires. Car oui ! Il y a deux siècles, monsieur Bach avait déjà anticipé la création du black métal et la venue de l'astre gorgoroth sur notre belle terre. Le condensé de nasillement et beuglements diabolique dont il est ici question s'intitule « Under the Sign of Hell» et il est le chapitre final de ce que l'on pourrait appeler la première trilogie de gorgoroth. Je vois des néophytes du groupe qui froncent les sourcils donc je vais faire un tour rapide de la bête ténébreuse et de sa discographie, dont la qualité à une fâcheuse tendance à s'effriter avec le temps, afin qu'ils ne se perdent pas en chemin.

Gorgoroth est donc un groupe de black metal originaire de la magnifique Norvège. Il fut formé en 1992 par infernus qui officie depuis toujours au sein de la bande en tant que compositeur (je ne parlerai pas des albums composés par king et chantés par gaahl) et guitariste. Le groupe sort sa première démo intitulée « A Sorcery Written in Blood » en 1993 et son premier vrai cd « Pentagram » en 1994. Le groupe se fait dès lors une réputation au sein de la scène scandinave malgrè le fait qu'ils soient plutôt considérés comme appartenant à la seconde vague de black metal norvégien à cause de la nette domination de groupes tels que Mayem, Burzum, Immortal, Darkthrone, Emperor et bien d'autres consorts. Mais le groupe n'a pas pour but la commercialité ou la popularité. Leur musique est une offrande froide et haineuse au seigneur des enfers et elle continue son évolution lors d'un second album : « Antichrist» qui voit le jour en 1996.Le nom du groupe acquiert alors un semblant de notoriété au sein de la scène scandinave grâce à la brutalité, l'ambiance et le côté sans compromis de chacune des compositions. Les fans ont donc tendances à parler de trilogie, car ces deux albums et « Under the Sign of Hell » forment les trois premières réalisations de gorgoroth. Ces trois opus ont la particularité de partager entre eux une ambiance malsaine, mais aussi belle et entraînante avec des riffs simplistes, mais inspirés. La musique de gorgoroth évoluera par la suite donnant un côté plus propre à la production ou augmentant/diminuant la puissance des compos.

En attendant, je suis là pour vous parler de la dernière oeuvre de ce tryptique satanique et bien que la manière dont gorgoroth arrive si bien à transcender la beauté par l'horreur, l'occulte et la fièvre des enfers demeurent un mystère pour moi nous allons décortiquer cela.

Cette offrande à satan se compose de neuf pistes, mais malgré cela elle demeure passablement courte, à peine plus de trente minutes, en revanche la qualité l'emporte haut la main sur la quantité. Nul ne sait ce qu'il s'est passé dans l'esprit d'infernus lors de la composition, mais il est rare de voir un si bon mélange de chaos sonore et de mélodie. La batterie malgré le fait qu'à certains moments elle soit peu variée, est dynamique et ne peine pas à se faire entendre. Les guitares sont dotées d'un son très « cru », peuvent passer du riff simple et entraînant comme sur « Revelation Of Doom» ou « Funeral Procession » aux riffs psychédélique tel que l'on peut l'entendre sur « Blood Stains The Circle » ou « The Rite of Infernal Invocation ». De plus la voix de pest (unique chanteur sur ce cd contrairement au précédent) est parfaite ! Elle colle merveilleusement à chaque composition, peut varier du chuchotement sadique, au hurlement éraillé sans compter le chant clair et grave que l'on retrouve sur « Profetens apenbaring ». L'homme nous prouve qu'il est l'un des chanteurs de black les plus talentueux de nos jours et il nous le démontre parfaitement sur le décevant « Quantos Possunt ad Satanitatem Trahunt » par le fait que son chant soit la seule chose qui relève réellement le niveau, même s'il n'arrive pas à la cheville de ce qu'il nous offre sur cet opus.
Vous l'aurez bien compris chers lecteurs ce disque est un des meilleurs du groupe et, est un album de black metal, en général, culte. N'en déplaise à monsieur bach, le chanteur a une voix écorchée et ils demontrent leurs haines envers dieu à chaque seconde cependant c'est bel et bien de la musique. Talentueuse, inspirée, pleine de personnalité où les défauts sont écrasés par le poids de nombreuses qualités. Avec ce « Under the Sign of Hell » infernus et ses compagnons ont signé une diabolique création qui continue de faire parler d'elle aujourd'hui encore. La beauté par la haine, la mélodie par le chaos, écouter ce cd n'est pas sans rapport avec la géniale « divine comédie » du poète Dante. Il descend les neuf cercles de l'enfer, nous sommes entraînés dans un abîme émotionnel au long des neuf titres. Dante s'aperçoit qu'il est aux portes des enfer à son entrée dans le premier cercle, nous nous rendons compte aux premières notes de « Revelation of Doom » que nous avons lancé quelque chose de grand qui ne nous laissera ni indemne, ni indifférent. Arrivé au neuvième cercle Dante rencontre lucifer, arrivés à la fin du neuvième titre « the devil Is Calling » nous nous rendons compte que par les maléfices de gorgoroth nous avons pu effleurer une infime partie de l'essence du diable.

Voilà donc où nous en sommes mes amis, à travers un simple élément matériel aussi banal qu'un cd le groupe parvient à nous transporter mentalement dans un abysse sans fond où des êtres ténébreux du nom d'infernus, pest, grim et ares tourmentent nos émotions du début à la fin et nous détruisent physiquement à force d'headbangs et de déchaînements corporels passionnés.
Une grande trilogie dans le black metal, un album final magnifique et démoniaque et même si le groupe a connu de nombreuses déboires ces dernières années et que vous faîtes désormais partis des détracteurs du nouveau gorgoroth rappelez vous...oui, rappelez vous que ce groupe eut autrefois une carrière glorieuse capable de rallier tous les avis positifs sous la bannière de leur talent et de forcer le respect parmi leurs antagonistes de la vieille scène black.

Certains pourront toujours dire « des déchus... », je ne chercherai pas à contredire n'ayant pas d'avis réel sur la question, je répondrai seulement à ceux-ci « des cultes... »

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Bobor - 06 Janvier 2010: Excellente chronique, je suis tout-à-fait d'accord.

Le morceau "Blood Stains the Circle" est un chef d'oeuvre absolu, très original.

Cependant je place l'album suivant, Destroyer, au même niveau. Avec par exemple "Pa Slagmark Langt mot Nord", chef-d'oeuvre aussi !
Morgart - 08 Fevrier 2010: Gorgoroth en second couteau? Je sais plus si c'est Fabien ou eulmat qui a dit dans un commentaire (sur Antichriste je crois) comme quoi il s'agit d'une approche assez moderne de croire que le groupe restait dans l'ombre. Je n'ai pas vécu l'époque mais pourquoi seraient-ils restaient dans l'ombre? skeud trop court?

Autrement la chronique aurait pu entrer plus rapidement dans le vif du sujet et noter les différences que présente cet album avec les précédents (car déjà de sacrés changements, notamment dans les ambiances) et les suivants (que je ne connais très peu) au lieu de s'arrêter à des superlatifs souvent subjectifs.
Deathpair - 13 Mai 2010: En effet Gorgoroth, il ne faut pas le croire n'a jamais été relégué au second plan.

À quoi bon parler de la différence avec les autres opus, même si cela pourrait être pertinent, car tous les albums de Gorgoroth sont différents.

Mais quand même, ce son de batterie, légendaire!
 
BrightDawn - 29 Septembre 2010: Très bonne chronique ! Under the Sign of Hell est mon album préféré de Gorgoroth !
Dommage que maintenant le groupe est devenu moins bien.
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Commentaire @ GOLLUM

15 Juillet 2006
Cet album est la troisième grande réalisation du combo norvégien. neuf titres composent ce disque, qui dure moins de trois quarts d'heure.

Plus brutal que l'opus précédent, mais aussi plus varié, car les musiciens invités (Ares, Ivar, pour ne citer qu'eux) ont eu une place en première ligne dans différents morceaux. Il y a plusieurs hurleurs au micro, ce qui permet de varier les attaques encore un peu plus. Les guitares se font moins sombres, plus aigues, sans pour autant tomber dans le Heavy, loin s'en faut !

La dernière piste : "The Devil is Calling" est la seule qui paraît plus calme, en mid-tempo, mais ce rythme particulier lui confère un air nettement plus sombre encore que le reste.

Moins True BM que les réalisations précédentes, avec un son nettement plus propre. Paradoxalement, le son du groupe s'en trouve renforcé.

Vivement conseillé pour fans de Gorgoroth, et pour tous hard métalleux amoureux du black norvégien.

2 Commentaires

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Tico - 20 Avril 2008: Oui, vivement conseillé!! très bon travail et plus melodique par rapport à leur derniers réalisations!
 
Franck - 28 Mai 2008: Oui, c'est un très bon cd...
juste je suis amateur de true black metal et je voulais juste savoir qu'est la différence en le black et le true black...
Sinon bonne chronique ;-)
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Commentaire @ domkirke

08 Septembre 2009
Muhaha... voici donc le troisième album de LA trilogie Gorgoroth Pentagram/Antichrist/Under the Sign of Hell... que penser de ce troisième album ? Qu'il est la parfaite transition entre Antichrist et Destroyer, prenant le côté musical de l'un est la tendance expérimentale de l'autre. Cet album est très différent des autres ; il est d'une part plus martial si j'ose dire, plus bourrin et romps un peu avec les deux précédents opus, même si les mélodies restent quand-même assez fidèles à Antichrist.

Mais bon, coupons les liens avec les autres opus. Dans Under the Sign of Hell, Gorgoroth a pris le parti pris de la variété : quelques petits intermèdes bizarres (Postludium), du Gorgoroth bien classique (Krig) mais en général Gorogroth s'oriente plus vers un black metal beaucoup plus brutal que les précédents opus : on est très surpris par Blood Stains The Circle ou par The Rite Of Infernal Invocation, qui varie des longues mélodies de Gorgoroth ou de Bergtrollets Hevn ; par moment, le rythme est presque militaire avec Funeral Procession ou la très surprenante (et excellente) Profetens Apenbaring avec des… chœurs! Le groupe est aussi beaucoup plus enclin au côté ambiant du black comme le prouve Postludium ou The Devil Is Calling...

Pour résumer, on ne s'ennuie pas un poil le long de cet album, on est constamment surpris et le black metal et réellement de très grande qualité et très riche : cet album, sans aucun doute, fait honneur aux précédents... avant une suite de carrière plus discutée.

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Ihopeyoudie - 09 Septembre 2009: t'as oublié de préciser que le titre du disque est un hommage à Bathory, conclu sur le titre Profetens Ůpenbaring, qui n'est pas sans me rappeller l'oeuvre à Quorthon. Comme tu as oublié de dire qu'ici seul Pest est au chant, contrairement à Antichrist, et du suivant. UTSOH termine la première boucle de Gorgo, et Tigs refondra par la suite tout le line-up et ne composant plus seul. Pour ça, je ne comprends pas ton histoire de transition entre ce disque et Destroyer. Bref.
Tu as dit néanmoins l'essentiel.
domkirke - 10 Septembre 2009: Merci beaucoup pour ses précisions très intéressantes :-)
J'ai dis que UTSOH était une sorte de transition antre Antichrist et Destroyer effectivement pas au niveau du line-up, mais au niveau purement musical, je trouve que UTSOH est un espèce de mix (je parle grossièrement, bien entendu) entre la musicalité et le ton mélodique d'Antichrist et le côté plus bourrin presque death de Destroyer... il n'agit bien sur que de mon humble avis ^^
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