Turn Loose the Swans

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16/20
Nom du groupe My Dying Bride
Nom de l'album Turn Loose the Swans
Type Album
Date de parution 11 Octobre 1993
Enregistré à Academy Music Studios
Style MusicalDoom Death
Membres possèdant cet album241

Tracklist

1.
 Sear Me MCMXCIII
 07:24
2.
 Your River
 09:24
3.
 The Songless Bird
 07:00
4.
 The Snow in My Hand
 07:09
5.
 The Crown of Sympathy
 12:15
6.
 Turn Loose the Swans
 10:09
7.
 Black God
 04:52

Durée totale : 58:13


Chronique @ Karaladh

08 Juillet 2010

Turn Loose the Swans est d'un équilibre parfait

Avec Napalm Death et Bolt Thrower entre autres, la scène britannique connait son premier tournant extrême à la fin des années 80, et des albums tels que From Enslavement to Obliteration ou Realm of Chaos marquent considérablement les esprits. Ces groupes décident rapidement de prendre un chemin musical plus structuré au début des années 90, avec des Harmony Corruption et War Master tout aussi agressifs, mais plus matures et plus organisés.

Certains groupes décident alors de reprendre les bases de ce genre extrême, le Death Metal, pour le faire fusionner avec un Heavy Metal plus lent et plus mélodique, dont les bases furent initiées par Black Sabbath et Led Zeppelin avec leurs premiers jets respectifs, et repris brillamment par les suédois de Candlemass ou les ricains de Saint Vitus qui ont aidé à définir les contours de ce genre nouveau.

My Dying Bride est un de ces groupes qui vint mélanger les caractéristiques de ces deux genres, notamment sur ses premières démos Towards the Sinister ou Symphonaire Infernus, enfonçant le clou en 1992 avec l'excellent As the Flower Withers, premier jet de très bonne facture, mais manquant tout de même de maturité.

C'est à peine un an plus tard que le groupe revient avec son deuxième album, Turn Loose the Swans, fidèle à Peaceville Records et arborant une pochette des plus mystérieuses. L'album est bien différent de son prédécesseur, on ressent tout de suite la volonté d'aller vers des sphères plus mélodiques et plus posées, notamment avec l'arrivée des vocaux clairs et la diminution considérable des vocaux hurlés.

Le premier titre vient tout de suite marquer cette différence, titre qui se veut très calme et où la voix claire d'Aaron est appuyée par un simple violon et quelques nappes de claviers. Tout de suite, le ton est donné : il en émane une aura romantique et noire toute particulière, aura qui constituera plus tard la véritable marque de fabrique du groupe.

De manière générale, l'album se veut plus inspiré et abouti que leur précédent effort. D'une richesse incroyable, dévoilant beaucoup de variations et des structures musicales complexes, à l'image de l'impeccable Your River aux changements de tempos foisonnants. Le riffing est accrocheur, les ambiances sobres et le violon lyrique se mêlent adroitement aux parties plus agressives.

Sans oublier un Stainthorpe envoûtant qui passe aisément d'une voix claire torturée et emphatique, à l'image du culte Crown of Sympathy, à un growl profond, peut-être moins singulier que sa voix claire. L'album se termine sur un Black God qui vient boucler la boucle à la manière calme et feutrée du titre d'ouverture.

Tout en gardant un pied dans la scène extrême (qu'il ne quittera jamais vraiment, bien que certains de ses efforts s'en distancieront davantage), My Dying Bride se moque des étiquettes et se concentre sur la recherche d'un son qui lui est propre, mêlant habilement sensibilité, agressivité et atmosphère avec ce Turn Loose the Swans qui est d'un équilibre parfait et d'une maturité impressionnante.

8 Commentaires

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Vrael - 11 Novembre 2010: Ca tombe bien, je cherchais un disque pour commencer ma découverte du groupe ;)
Merci pour le com'
 
Leviathan777 - 16 Avril 2012: Ne sois pas si sévère avec toi. Je la trouve très bonne moi!
furaxyn - 22 Mai 2012: Bon ben, finalement, j'ai joué l'hyper true en écoutant aucun titre du groupe au préalable (exceptée la vidéo attachée à ta chro') et ne sachant pas quoi prendre en premier, j'ai commandé ce disque-là, mais maintenant j'hésite à l'écouter ou même à l'ouvrir avant d'avoir jeté un œil et une oreille au As the Flower Withers.

En tout cas, je garde bien en tête ce que j'ai lu ailleurs sur le net concernant l'influence de My Dying Bride sur la scène gothic metal norvégienne ('paraîtrait que c'est assez perceptible chez les premiers disques de Tristania et de The Sins of Thy Beloved)

A plus cher ami québécois ;)
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Commentaire @ Svartolycka

20 Octobre 2004
Nom d’un Stigmate !!! Quelle claque ! Un an après le laborieux mais néanmoins indispensable « As the Flower Withers », le groupe anglais nous revient avec un album magistral permettant au groupe d’asseoir sa suprématie sur la scène doom avec ce disque varié et unique en son genre.
S’ouvrant sur un magnifique titre atmosphérique utilisant le minimum syndical, violon, piano ainsi que la voix d’Aaron, la musique se transcende. Et là, ne cherchez pas, la magie opère. C’est suave, c’est beau, c’est mélancolique au plus haut point, c’est… My Dying Bride. Un style personnel reconnaissable à la première écoute. Des riffs romantiques et sensuels, un tempo lent mais varié et cette voix d’Aaron passant sans aucun effort d’une voix suave et plaintive au grognement death agressifs sans êtres pour autant irritants. Terminées les accélérations pas vraiment nécessaires pouvant se révéler foireuses. Tout est peaufiné dans les moindres détails. Le timbre de voix christique d’Aaron tel un martyr, une mélancolie utilisant un large panel d’émotion, inutile d’y aller par les quatre chemins, le style de My Dying Bride est d’une grande finesse voir une certaine classe bien typée du pays d’origine (Ah, ces Anglais !). Une certaine retenue que l’on peut retrouver sur les albums anciens ou contemporains de Anathema, pas étonnant que les deux groupes aient été en bon rapport durant un certain temps.
Les meilleurs morceaux s’enchaînent avec Grâce, au travers de titres tristes, portées par cette voix de supplicié, à la fois mystiques et agressifs. L’ambiance générale du disque est assez dépressive parcourue par un souffle romantique et de littérature gothique du XIX siècle, très Lord Byron.

« Turn Loose the Swans » est le prototype du doom-death atmosphérique, qui d’un côté est bien ancré dans la base première du doom mais, cependant qui se place en dehors des sentiers battus. My Dying Bride possède son style propre, unique qui fait que le groupe anglais est l’un des combos des plus fascinant de la scène.
Se terminant sur le magnifique « Black God » sur une structure minimale : violon, piano, chant clair masculin et chant fantomatique féminin, on se rend compte que cet album est un objet indispensable pour tout écouteur de doom, un bijou d’une noirceur mélancolique.
Un des albums-phares de la discographie du groupe.
Un voyage sans fin magnifique…


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Pentaclis - 10 Juin 2010: Totalement d'accord avec ta belle chronique. Album mythique, original, recherché. Il n'y a pas de mauvaise pièce ! De loin mon album favoris du groupe.
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