Toys in the Attic

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Nom du groupe Aerosmith
Nom de l'album Toys in the Attic
Type Album
Date de parution Mars 1975
Produit par Jack Douglas
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album402

Tracklist

1. Toys in the Attic 03:07
2. Uncle Salty 04:11
3. Adam’s Apple 04:35
4. Walk This Way 03:41
5. Big Ten Inch Record 02:14
6. Sweet Emotion 04:35
7. No More No More 04:35
8. Round and Round 05:04
9. You See Me Crying 05:12
Total playing time 37:11

Chronique @ MyLordAngus

23 Août 2008
"Toys in the Attic" est le premier vrai succès de Aerosmith. Après deux disques intéressants, mais trop inégaux, le groupe n’est considéré que comme un sous-Rolling Stones. Mais la recette de "Toys in the Attic" est bien plus équilibrée, et le statut du groupe va changer.

Et pour cause, le groupe semble arrivé à maturation. Enfin il trouve sa marque de fabrique. La musique de Aerosmith sera un hard rock blues, simple mais terriblement efficace. Diversité est le maître mot du disque. Ainsi, les morceaux sont variés. Foncièrement hard, comme le premier titre éponyme qui a le mérite de nous faire plonger directement en 1975 dans l’univers du groupe par un riff dantesque. Pas d'intro, mais à quoi servirait-elle ?? En plus de ce premier titre, on trouve d’autres morceaux de pur hard rock, comme l’immense succès "Walk This Way" et son intro si célèbre, qui restera un des moments fort de hard rock. "Sweet Emotion" est plus sensuel, la basse de Tom Hamilton y tient une place particulière. Deux morceaux plus bluesy et reposants, "Uncle Salty" et "Adam's Apple" sont tout sauf ennuyeux, grâce à leurs riffs mélodieux, répétés comme une ritournelle. "Big Ten Inch Record" nous ramène carrément aux années 50, vrai bon boogie avec les cuivres.

Le chant de Steven Tyler fait des merveilles, comme sur "Sweet Emotion", où sa voix semble évoquer de belle manière les désirs charnels de l’Homme. Les guitares à la disto bien hard distillent des riffs plutôt léger, sauf sur "Round And Round", compo presque heavy avec son riff à la Black Sabbath (bon j’exagère un peu :) ), tortueuse et écrasante, mais terriblement hypnotique. Cependant, la plupart des riffs de Joe Perry et Brad Whitford préfèrent la mélodie à la puissance, mélange entre notes blues et accords hard, un jeu qui inspirera un certain Slash. Les soli sont courts mais efficaces. La basse est bien présente et ne suit pas bêtement les grattes, la batterie de Joey Kramer est rock, mais reste aérée, avec un jeu de cymbales varié. Quelques instruments viennent s’ajouter au groupe, comme un piano-bar sur "No More No More". Première orchestration pour le groupe sur la ballade finale "You See Me Crying. Même si elle peut paraître un peu facile au début, l’émotion est au rendez-vous et j’ai finalement été conquis.

Le tout est saupoudré d’une ambiance très 70’s vraiment réussie. La pochette est réussi, et le livret, bien qu'un peu court, est bien fait. On ne devient pas fou à son écoute comme le suggère le titre de l’album, mais on peut facilement s’imaginer le train de vie que menait Aerosmith à cette époque, en entendant ces morceaux. Très « stone » dirons nous… Les paroles traitent de sujets divers, passant de la genèse de la Bible, de la vie monotone des tournées,… Cependant, la chanson "Uncle Salty" a un thème plus grave, puisqu’elle parle des maltraitances sur mineur et de l’inceste.

Grâce à "Toys in the Attic", Aerosmith trouve enfin sa place au coté de grands groupes comme Led Zeppelin, tout en se démarquant des Rolling Stones par son approche plus hard. On passe un bon moment à son écoute. Des riffs qui sont passés à la postérité du hard rock, un album jamais ennuyeux, des réminiscences blues agréables, et une ambiance 70’s rafraîchissante. 18/20 ; un essentiel de l'époque, Aerosmith trouve ses ailes et peut enfin prendre son envol.

1 Commentaire

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samolice - 11 Juin 2016: Merci pour la chro. Je passe plus qu'un bon moment à l'écoute de ce skeud, je suis tout simplement transporté. Mon album préféré du groupe, sans une hésitation. Tyler atteint des sommets au niveau de l'émotion qu'il transmet par son chant, comme sur la ballade "You see me crying" (ce que tu as d'ailleurs évoqué fort à propos je trouve dans ton texte).
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