Pump

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Nom du groupe Aerosmith
Nom de l'album Pump
Type Album
Date de parution Septembre 1989
Labels Geffen
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album435

Tracklist

1.
 Young Lust
 04:18
2.
 F.I.N.E
 04:09
3.
 Going Down / Love in an Elevator
 05:38
4.
 Monkey on My Back
 03:57
5.
 Water Song / Janie’s Got a Gun
 05:38
6.
 Dulcimer Stomp / The Other Side
 04:56
7.
 My Girl
 03:10
8.
 Don’t Get Mad, Get Even
 04:48
9.
 Hoodoo / Voodoo Medicine Man
 04:39
10.
 What It Takes
 06:28

Bonus
11.
 Ain’t Enough
 04:58

Durée totale : 52:39


Chronique @ AlonewithL

20 Mai 2010

Attention messieurs, cachez vos dames, les plus grands séducteurs du hard sont lâchés sur scène

En 1989, l'un des groupes légendaires et des plus connus du hard rock américain, "Aerosmith", était au sommet de son prestige. Il était aussi incontournable aux States qu'en Europe. Les "Rolling Stones américains" avaient déjà eu leur apogée musicale à la fin des années 70. Les années 80 ont été marquées par des productions un peu moins réussies. Le groupe reposait alors sur ses lauriers, mais a soudain pris conscience, que c'était grand temps à l'aube d'une nouvelle décennie d'avoir un sursaut et de percer à nouveau dans les charts. C'est bien ce qu'ils feront avec leur 10ème album studio "Pump", qui montera à la 5ème place des charts US et à la 3ème place des charts britanniques. L'album obtiendra même 7 disques de platine aux États-unis. Mais, qu'elle est l'origine d'un tel succès de cet album?
La conservation d'un trône est toujours plus difficile que sa conquête. Autant dire que la formation a mis les bouchées double pour que "Pump" soit une réussite. Vous aurez sans doute remarqué la couverture et le nom très évocateurs de l'album. "Pump" en anglais signifie "pomper". Il n'est pas question de pomper de la flotte ou du pétrole. Il faut se reporter à la couverture explicite pour en retrouver le sens exact (il n'y a que les idiots qui n'ont pas deviné, je présume). Et oui, avec "Aerosmith", il est encore et toujours question de sex. Attention messieurs, cachez vos dames, les plus grands séducteurs du hard sont lâchés sur scène.

La sex-machine démarre, si l'on peut dire sur "Young Lust". On retrouve une mesure tout à fait coordonnée sous le rythme des guitares proches du hard boogie typique des Etats du sud des États-unis. Steven Tyler, impressionnant comme à son habitude, nous joue en plus de son superbe chant quelques airs d'harmonica. A l'écoute de ce premier titre et de la suite de l'album, on remarque dès lors un petit bouleversement dans le groupe. Les instruments sont ici bien plus en retrait, ils ne font qu'accompagner le chant à quelques exceptions prêt. Il y a ici la place pour quelques talentueux solos comme sur le titre "My Girl". Le son hard boogie apporte davantage d'originalité et une ambiance moins aseptisée qu'un hard trop ordinaire. En revanche on a quelques difficultés sur la production des riffs puissants et incontournables, comme l'avait su le faire "Aerosmith". Vous comprendrez que tout le succès de l'album repose sur les épaules de Steven Tyler. Pour celà il se fait aider parfois de choeurs à l'ancienne, donnant un petit côté années 50-60. On les entends d'ailleurs sur les titres majeurs que sont: "F.I.N.E" (traduisez Fucked up, Insecure, Neurotic and Emotional), "Love in an Elevator", et de manière plus significative,"The Other Side".

On notera en plus que 4 gros titres sont précédés d'introductions très diverses. Celà peut être une simple voix de nana émoustillante avec "Going Down", du synthé sur "Water Song", ou une ingénieuse guitare acoustique jouant des airs folkloriques américains avec "Dulcimer Stamp". "Love in an Elevator" et "The Other Side" sont bâtis pour faire des hits de radio. L'ensemble est d'une structure impeccable avec des refrains bien balancés, point G de la chanson. La voix de Steven est tranquille, percutante et nonchalante. Les guitares offrent beaucoup de chaleur, bien qu'elles ne jouent qu'un rôle assez secondaire. L'ambiance est un peu plus jazzy, plus festif sur "The Other Side" avec des introductions très brèves à la trompette. On demande alors à "Aerosmith", "take me to The Other Side".

Et on n'a encore rien vu, ou plutôt pas encore tout écouté, avec le fantastique, l'énorme "Janie's Got a Gun" avec une rythmique plus lente, plus rock. On retrouve un Steven Tyler attristé avec un chant entre extase et désarroi. la voix suit le rythme lent des guitares et des sons produits par les claviers pour s'emporter momentanément avec des notes de guitare, appuyées. Le groupe apporte sur ce titre une touche bien plus personnelle, touchant presque du bout l'ambiance et la stature de leur extraordinaire "Dream On", leur premier album.

Le son d'"Aerosmith" prend une tournure étrange à partir de "Don't Get Mad, Get Even". Celà débute par des airs de didgeridoo aborigène, pour être supplanté ensuite par de la blues country. Les sonorités blues sont souvent entrecoupées de pointes de hard et par des emportements dans la voix de Steven. Ce titre n'est pas encore aussi étonnant que "Voodoo Medecine Man" introduite par des airs tribaux. Un coup le désert d'Australie, un autre coup les réserves indiennes d'Amérique du Nord. La rythmique y est plus rock, mais les instruments étouffés sur la majeure partie de l'album se rebellent. On assiste à une véritable folie musicale, sur des airs planants. Steven Tyler tergiverse dans son chant, il devient tout aussi instable, comme s'il était en course pour rattraper tous ces sons échappés.

"Aerosmith" propose de finir tout ça sur une petite ballade. Steven Tyler qui prenait trop souvent l'amour pour un jeu, prend celà avec plus de sérieux, plus de sincérité. Il implore, il supplie. Mais le monsieur n'est pas à prendre à la légère. Le chant est magique et fera fondre le coeur des femmes les plus endurcies. "What It Takes" n'est pas néanmoins finit au bout de la chanson. Attendez encore quelques secondes de plus et vous écouterez des airs de bayou à la guitare, apposant un vrai point final à l'album.

"Aerosmith" signe une fois encore un grand succès, fait de hits, malgré une musique plus assagie. Le véritable mérite revient sans conteste au très grand Steven Tyler, qui fait preuve d'un haut niveau de professionnalisme. Son grand amour des femmes ne semble aucunement s'être atténué, il l'inspire et le fait vibré.

17/20

14 Commentaires

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Silent_Flight - 27 Fevrier 2011: J'ai l'impression que mon audition a légèrement baissé depuis que j'ai formé mon groupe, nous jouons super fort en répèt et malgré les boule Quiès, il y a comme une sensation d'étouffement à chaque fin de session. Il va falloir revoir notre acoustique pour de bon, je ne tiens pas à perdre mon sens le plus précieux!
ZazPanzer - 27 Fevrier 2011: Je connais bien le schéma : le 2ème guitariste se monte un peu, le bassiste aussi, etc.. et on finit comme nous par jouer à 115 Db mesurés.
Un seul conseil, c'est ce que j'aurais dû faire il y a bien longtemps : fais toi faire des protections sur mesure, ça coûte dans les 130 €, mais tu as un son top, diminué de 40 à 50 Db. rien à voir avec les boules Quies normales qui atténuent uniquement les fréquences aiguës.
AlonewithL - 27 Fevrier 2011: "Je connais bien le schéma : le 2ème guitariste se monte un peu, le bassiste aussi, etc.. et on finit comme nous par jouer à 115 Db mesurés."

Je suis totalement dans le HS, mais ça me fait penser à un passage de BD. Pour ceux qui ont le premier tome de "Lucien" de Frank Margerin, "Votez Rocky", lisez à la page 11. C'est exactement le même shéma.
Silent_Flight - 27 Fevrier 2011: Je n'ai que "Banane Métallique" des aventures de Lucien, dommage l'anecdote est amusante.
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