To Live Again – Live in São Paulo

Liste des groupes Power Mélodique Viper (BRA) To Live Again – Live in São Paulo
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15/20
Nom du groupe Viper (BRA)
Nom de l'album To Live Again – Live in São Paulo
Type Live
Date de parution 08 Avril 2015
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Knights of Destruction
2. Nightmares
3. Wings of the Evil
4. H.R.
5. Soldiers of Sunrise
6. To Live Again
7. A Cry from the Edge
8. Living for the Night
9. Prelude to Oblivion
10. Act One
11. Theatre of Fate
12. Moonlight
13. Rebel Maniac

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Viper (BRA)


Chronique @ dark_omens

07 Mai 2016

Un petit tour et puis s'en vont?

Les Brésiliens de Viper n'étant plus à une extravagance, ni même à un retournement de situation, près, voilà que ce que j'avais écrit, et prédit, dans mon papier concernant leur dernier opus studio, le sympathique All My Life sorti en 2007 sur lequel officiait un vocaliste, Ricardo Bocci, au timbre très (trop?) proche de celui d'André Matos, s'est confirmé. Les bruits de couloirs insistants s'agissant d'un hypothétique retour en son sein d'un André Matos, il faut bien le reconnaitre, aux creux de la vague après diverses aventures infructueuses (André Matos, Symfonia et même Shaman...) est, en effet, devenu une réalité. Pour célébrer cet événement la formation nous propose de découvrir la retranscription d'un concert ayant eu lieu au Via Marquês de São Paulo le 7 Janvier 2012.

Parlons encore un peu, si vous le voulez bien, du retour de l'enfant prodige et interrogeons-nous sur son aspect, ou non, définitif, sur sa volonté, donc, de s'inscrire dans une certaine durabilité. Demandons-nous aussi s'il traduit une réelle envie d'écrire un, ou plusieurs, nouveau chapitre ou s'il ne s'agit là que d'un formidable coup marketing. Répondre à ces questions est d'une difficulté redoutable tant les informations concernant le sujet sont maigres et contradictoires.

Mais outre l'emblématique chanteur brésilien, qui d'autre participe à cet album me demanderez-vous ? Des musiciens dont la renommée sera certes moins grande à l'internationale (quoique) que celle du vocaliste mais tout aussi importante sur les terres natales de ce quintet pour lequel la ferveur populaire ne se sera jamais vraiment démentie. Comme par exemple le guitariste Felipe Machado et le bassiste Pit Passarell, deux des membres-fondateurs de Viper, ou encore comme Hugo Mariutti surtout connu pour avoir travaillé avec Shaman et Andre Matos, et surtout connu aussi, accessoirement, pour être le frère de Luis, bassiste originel d'Angra. Ce casting sera complété par Guilherme Martin à la batterie dont le fait d'armes le plus notoire est d'avoir joué durant quelques concerts avec, excusez du peu, Sepultura.

Musicalement, et c'est bien-là ce qui nous intéresse, le vrai Viper, c'est-à-dire celui de la fin des années 80, et du début des années 90, n'est pas Angra. Son travail est plus âpre. Moins grandiloquent. Moins orchestral. La musicalité de son propos est surtout assurée par les volutes caractéristiques les plus aiguës et les plus "fragiles" de son chanteur. Ici donc point d'envolée exagérément lyrique aux chœurs célestes mais un Heavy Speed Metal Mélodique aux stigmates, essentiellement européens et éprouvés. Une différence qui peut s'entendre dès les premières mesures d'un vif Knights of Destruction, d'un Nightmares ou d'un Wings of the Evil, deux pistes aux passages très britanniques (Iron Maiden). Le début de H.R. nous offre même, quant à lui, l'expression d'une ardeur assez exaltée. Tout comme Rebel Maniac d'ailleurs.

Cet opus donne aussi à entendre quelques-uns des morceaux les plus illustres du groupe. Comme, par exemple, Living for the Night à l'entame très mélodique et douce, piano/voix, avant que le titre ne s'emballe de manière très subtile et intelligente. Ou encore Moonlight qui est une chanson dont le thème principal est celui de la Sonate au Clair de Lune de Beethoven. Autant de moments de bravoure très appréciables soit dit en passant.

Etonnamment aucun morceau de ce prédécesseur, All My Life, à l'allure très (trop?) proche des travaux de Kiko Loureiro, de Rafael Bittencourt et de leurs acolytes, n'est présent ici. On pourrait épiloguer concernant cette absence en parlant d'un éventuel désaveu de ce disque mais rien ne permettant de faire de telles affirmations, restons prudent et silencieux sur le sujet. D'ailleurs, si l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit que ce live est essentiellement composé de morceaux issus des deux albums les plus emblématiques du groupe, à savoir Soldiers of Sunrise sorti en 1987 et Theatre of Fate sorti en 1989. Un seul titre échappe à cette règle, Rebel maniac, qui, quant à lui, est extrait du Evolution paru en 1992.

Un album très intéressant donc. Une sorte de condensé du début de carrière de ce groupe (la meilleure époque diront certains). Un album qui, cependant, enverra un message confus et difficile à interpréter s'agissant de son avenir.

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