The Path of Totality

Liste des groupes Néo Metal Korn The Path of Totality
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Nom du groupe Korn
Nom de l'album The Path of Totality
Type Album
Date de parution 06 Décembre 2011
Produit par Jonathan Davis
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album189

Tracklist

DISC
1. Chaos Lives in Everything feat-Skrillex
2. Kill Mercy Within feat-Noisia
3. My Wall feat-Excision / Downlink
4. Narcissistic Cannibal feat-Skrillex / Kill the Noise
5. Illuminati feat-Excision / Downlink
6. Burn the Obedient feat-Noisia
7. Sanctuary feat-Downlink
8. Let's Go feat-Noisia
9. Get Up! feat-Skrillex
10. Way Too Far feat-12th Planet / Flinch / Downlink
11. Bleeding Out feat-Feed Me
Bonustracks
12. Fuels the Comedy feat-Kill the Noise
13. Tension feat-Excision / Datsik / Downlink
DVD : The Encounter (Special Edition)
1. Intro / Uber-Time
2. Olidale
3. Pop a Pill
4. The Inspiration
5. Need to
6. Coming Undone
7. Bakersfield
8. Let the Guild Go
9. Here to Stay
10. Falling Away From Me
11. Crazy Heavy Sh*t
12. Jam #1
13. Throw Me Away
14. Jam #2
15. Move on
16. Crop Circle
17. The Past
18. Jam #3
19. Freak on Leash
20. Jam #4
21. Are You Ready to Live?
22. Line-up Changes
23. Jam #5
24. Shoots and Ladders
25. I'm Happy Right Now
26. Clown
27. Got the Life

Chronique @ NeoBaBa

04 Décembre 2011

Quand KoRn se met au Dubstep...

Si le Dubstep est à la mode aujourd'hui, Korn a cessé de l'être depuis un bon bout de temps déjà. Tel un serpent qui se mord la queue, le groupe tourne en rond depuis Untouchables, se cherche sans se trouver, et finalement, largue en chemin un peu plus de son public en chemin à chaque nouvelle sortie d'album. Car voilà presque dix ans maintenant que Korn nous pond des albums, qui ont certes le mérite de l'audace et de la prise de risque ( si on excepte Remember You Are, qui n'a aucun mérite, car il n'est ni audacieux, ni risqué ), mais qui sont surtout emmerdants comme c'est pas permis. Voilà presque dix ans que Korn succombe sous le poids de son propre héritage, presque dix ans que le groupe a le cul assis entre 2 chaises, entre hier et demain, entre un passé glorieux ( mais passé ) et un avenir incertain, entre le deuil mal assumé et le nouveau départ mal placé, entre les tentatives de retours aux sources foireuses et les nouvelles expérimentations ratées. C'est un équipage malade et déclinant qui reste persuadé de pouvoir encore diriger vers de nouveaux horizons un navire devenu trop gros pour lui. En cette fin d'année 2011, Korn s'essaie donc au Dubstep, et comme d'hab', se vautre complètement…

A la base, " The Path of Totality " n'était destiné qu'à être un simple EP, mais quand le groupe s'est entendu dire que leur dernier single " Get Up" ( avec Skrillex ) était " pas si mal ", eux qui n'avaient pas eu de retours positifs depuis un bon paquet d'années, certainement se sont ils dits : " Sapristi maismaismais c'est bien sûr !! Le Dubstep, mais c'est là qu'est notre voie ! Allez dédé, branche les platines, ce soir, on prend des amphets et on fait un album avec pleins de wobbles bass et de sons bizarres qui font ziou ziou ". Faut bien innover les copains. Encore une fois, Korn prend à contre-pied son public, joue la carte de l'expérimentation, et peut même se targuer d'être le 1er groupe de " Metal/Dubstep " de l'histoire, et qui sait, d'ouvrir la brèche d'un style inédit, qui nous gavera peut-être les intestins d'ici peu. Ce nouveau virage musical ayant été pris très au sérieux, le combo de Baskerfield s'est entouré de DJ réputés ( Skrillex bien sûr, mais aussi Noisia, Excision, Downlink… ) pour la production. Si certains esprits taquins reprocheront au combo de Baskerfield de bouffer à tous les râteliers, ou souligneront que la soudaine ouverture à un genre éminemment hype est d'un opportunisme crasse, le groupe a néanmoins le mérite de se réinventer à nouveau, de reproposer quelque chose de neuf, après un " Korn III " qui suintait la naphtaline et puait le formol ( et où Davis s'est aperçu qu'il ne rentrait plus dans son survet' adidas des grands jours ). Oui, ce dernier album, c'est un tournant radical, c'est une audace, c'est une prise de risque. Ça, c'est indéniable…

… Sauf que c'est nul ! " The Path of Totality " est un album juste nul ! La production est grosse mais grossière ; lourdingue, synthétique, plus maquillée qu'un camion volé, elle noie guitare, basse et batterie dans un gros mix plastique et dégoulinant. Et si Jonathan Davis est le seul membre à être mis en avant , y'a pas de quoi pavoiser, tant sa voix est bardée d'effets, et fait même étrangement penser à du Manson sur certains passages ( " Sanctuary " en est un exemple flagrant ). Pour ce qui est des titres, les singles sont les rares bonnes idées de l'album ( même si le refrain de " Narcissistic Cannibal " est franchement pénible ). Mais pour le reste, oh peuchère… On passe du très (très) médiocre ( " Illuminati ", " Kill Mercy Within " ) au franchement ridicule ( " Burn the Obedient ", très rigolo avec ses sirènes bidonnantes, " Let's Go " qui, dès son titre, laisse déjà présager la franche rigolade ). Gros refrains grandiloquents à la " Untitled ", où Davis braille plus qu'il chante, sur fond de grosse electro pompière, ça entre dans une oreille et ça ressort par l'autre.

" The Path of Totality " est aussi creux que l'intérieur du crâne d'Eve Angeli et aussi boursouflé qu'un Guy Carlier qui se serait fait attaquer par un essaim de frelons. La démarche était attirante, mais le groupe prend un malin plaisir à refroidir nos ardeurs à coups de pétards mouillés, à l'image de cet hideux " Sanctuary ", aussi excitant qu'une première communion, mais tout aussi long et laborieux. Si certains passages de l'album se distinguent (le malsain " My Wall ", le refrain de " Way Too Far " et surtout le puissant " Get Up " qui porte bien son nom ), si les titres deluxe sont plutôt bien foutus ( mention spéciale à " Tension " ), dans l'ensemble, c'est l'ennui qui subsiste et le néant artistique qui prédomine. " The Path of Totality " laisse un gout amer d'inachevé. L'expérimentation est au rendez-vous, mais l'inspiration n'a toujours pas été invité à l'enregistrement (on dit qu'elle serait fâchée avec Jonathan Davis depuis que celui-ci serait devenu gros, du moins la période coïncide ). Et Korn, encore une fois, patine dans la choucroute en croyant avancer.

Alors, certes, se réinventer avec brio n'est pas une chose facile. Et, au fond, je préfèrerait toujours un groupe comme Korn, qui n'arrête pas de se casser les dents mais qui au moins innove, à un groupe comme AC/DC, qui fait depuis 30 ans la même daube. Mais bon, n'empêche que se réinventer, c'est bien beau, mais se réinventer en faisant un bon album ( ou du moins, un album qui ne laisse pas un sentiment d'inabouti ), c'est mieux quand même. Et ça fait un peu trop longtemps que Korn n'a pas fait de bon album, ou même d'album abouti. Alors maintenant, il serait peut-être temps d'arrêter de chier dans la colle, de sortir un disque à la va-vite tous les 2 ans, et de se poser 5 minutes pour prendre de bonnes résolutions ( ça tombe bien, on approche du nouvel an en plus ! ). Comme plus espacer entre chaque album par exemple. Ou encore se réconcilier avec Inspiration, qui est quand même une fille super sympa, et surtout de bon conseil. Ou peut-être tout simplement raccrocher, par égard à un passé glorieux qui n'en finit plus d'être terni. Parce que bon, l'auto flagellation, j'sais pas vous, mais moi, c'est pas trop ma tasse de gnôle. Et voir un groupe qu'on aimait bien s'auto flageller ainsi, et se traîner lui-même dans la boue, et avec le sourire en plus, et dans la joie et la bonne humeur, franchement, ça fait peine à voir…

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Purgatorium - 27 Janvier 2012: en tout cas cette album fait parler ça c'est sure, si tel étais leurs but ils ont réussi.
CrushHead - 10 Fevrier 2012: Madval voilà les avis sont partagés, je suis un metalleux ouvert au classique, jazz et dub/dubstep et je n'ai jamais réellement apprécié Korn "avant" ce The Path of Totality. L'innovation est là et j'aime pas mal cet album qui conquiert un nouveau public et déçoit les fans de premier ordre, point.
Aiur - 09 Mars 2012: Ils auraient dû malgré tout attendre juste un peu. En fait, s'ils ne s'étaient pas précipité pour sortir ce CD, ils auraient pu faire quelque chose de vraiment énorme et innovant.
Je trouve sincèrement qu'ils ont baclé leur travail, trop vite, trop d'un coup, ils ont vu le succès de get up, tac direct, en même pas 6 mois, voilà un album. Non.
Les titres "My Wall" "Sanctuary" et les deux hits, sont vraiment tops, mais le reste, c'est fade. Pour moi le dubstep est un genre encore en pleine expension, attendre 6 mois voire un an pour korn aurait été parfait, des titres comme Get up, il y en aurait eu certainement d'autres. De plus, ils auront créer un nouveau genre, qui est très bon malgré tout ce qu'on peut dire.
Et d'un sens valait mieux cela, qu'un énième Korn III... donc 15/20 pour le côté vraiment "neo" de korn, mais un 7/20 pour la qualité de l'ensemble.

Je ne devrais peut-être pas partager ma crainte avec vous autres, mais selon vous, quelle sera la suite de korn ?
Ils ne reviendront surement pas en arrière, mais dans ce cas, où iront-ils ? car à ce rythme, ils perdent leurs premiers fans, et pas sûr qu'ils en gagnent autant auprès des amateurs de dubstep. Bref, moi je crains la suite.
EyzRiff - 10 Juin 2012: J'ai toujours apprécier les changements dans le style que nous offrais Korn, mais là c'est parfaitement ignoble ! J'ai juste l'impression que le groupe n'en a strictement rien à foutre de ses fans. C'est du grand n'importe quoi, pour sortir une horreur pareil fallait changer de nom parce que là sa frise le ridicule. Le Metal c'est fait avec des instruments et des tripes, pas avec David Guetta... Décevant.
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Chronique @ Arachnid

07 Décembre 2011

The Path of Totality est un gros ratage qui ne satisfera que les novices extrêmes...

Pour la première et réelle fois, je dois dire que le fan de Korn que je suis, qui a accepté et apprécié toutes leurs audaces, est resté sur le cul devant ce dixième opus. Non pas que le mélange metal/dubstep me déplaise (bien au contraire) mais ici, la collaboration est aussi ratée qu’inutile. Car il faut bien se mettre à l’esprit que The Path of Totality est avant tout un album de Korn, un nouveau disque, avec de nouvelles compos inédites, censées être travaillées, etc… S’associant avec des figures du dubstep comme l’inévitable Skrillex mais également 12th Planet, Noisia, Excision, Feed Me ou encore Kill the Noise, les Américains ont cru un tant soit peu innover (phrase à prendre avec des pincettes) en mélangeant clairement un album metal avec des sonorités dubstep.

Le phénomène de mode est là, c'est certain, mais l'idée n'était en soi pas mauvaise... Pourtant, c’est face à une caricature des différents artistes du mouvement et, plus encore, de Korn que nous avons affaire. Après s’être fait massacrés par une grande partie de leurs fans au cours des périodes See You on the Other Side et Untitled, ces derniers s’étaient débarrassés de leur image d’expérimentateurs pour revenir aux sources à travers un neuvième album dans la claire continuité de leurs deux premiers opus. Un retour osé et pour le moins réussi, qui est quand même parvenu à faire couler de l’encre. Oubliant les retrouvailles avec leurs racines, ils remettent une couche niveau risque et se plantent hélas bel et bien cette fois-ci.

The Path of Totality est un fourre-tout lent, mou, sans aucune énergie, aucune idée ni aucun réel travail. La déception vient donc des deux côtés de la production : d’un côté, Korn livre un metal basique, comme une série de B-sides échappés de See You on the Other Side et Untitled avec quelques morceaux planants et moins neo ("My Wall","Sanctuary", "Let’s Go"). Se reposant sur leurs acquis, jouant la carte de la facilité, ils s’attachent bel et bien à une direction purement commerciale, autant au niveau musical sans inspiration (Munky a tout donné apparemment) qu’au niveau lyrique, les paroles de Jon Davis étant tout simplement plates. Ce dernier reprend par ailleurs beaucoup de thèmes, de phrases et de phrasés au préalable entendus (soupir…).

Ensuite, la déception vient de ces artistes engagés pour soi-disant mélanger les styles. Bien payés et conscients que le disque ne touchera que des adolescents métalleux peu habitués au son dubstep, ils proposent des sonorités drum and bass molles et sans panache, foutant ici et là quelques wobbles (basses fréquences atypiques propres au dubstep) comme garantie. Se ridiculisant volontairement comme si cette collaboration n’était que du vent et un chèque, peut-être aussi étouffés par la musique originale de Korn ou encore peut-être incapables de clairement associer leur style à celui du groupe, les artistes font moins que le minimum, décevant leurs fans respectifs, dont je fais (faisais ?) partie.

Apparemment, seul la star Skrillex s’est éclatée sur cet opus, sa participation sur certains morceaux étant pour le moins efficace, notamment sur les singles plutôt bons "Narcissistic Cannibal" et "Get Up!", suffisamment dynamiques pour satisfaire le moins exigent. D’autres titres simples mais sympathiques tirent leur (courte) épingle du lot comme "Burn the Obedient", "Bleeding Out" et le bonus track "Fuels the Comedy". Pour le reste, c’est de l’ennui en barre. Ainsi, The Path of Totality est un gros ratage qui ne satisfera que les novices extrêmes puisqu’il ne peut satisfaire ni les fans de Korn ni ceux de dubstep, le mouvement étant ici parodié. Asking Alexandria ont joué la sûreté de l’album remix ; peut-être que les ex-déjantés de Bakersfield auraient dû en faire autant…

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KingAsator57 - 09 Fevrier 2012: perso je suis fan de Korn depuis leur premier album, autant dire que j'ai grandi avec ce groupe. pourtant je trouve cet album vraiment bon
 
Kuza - 26 Fevrier 2012: N'ayant écouté que les deux feat avec Skrillex (Narcissitic Cannibal et Get Up) sur Youtube, j'ai pas trouvé ça si mauvais. Comme toujours dans Korn, je retiendrais que deux ou trois titres sur le CD pour bouger en soirée.
Adriane - 16 Août 2012: Moi aussi je suis d'accord avec cette chronique, très déçue de cet album. Je regrette l'époque du follow the leader..
kiss33 - 19 Août 2013: au premier abord j'étais sceptique et finalement cet album m'emballe vraiment ! Y a des moments épiques ou sa voix (son grognement ? ^^ ) colle parfaitement au genre enfin bref c'est spécial (tout Korn l'était déjà) mais c'est bon. Après sortir un album comme ça c'est sûr ça marque maintenant il faudrait qu'ils sortent un album "classique" pour ramener les fans du pur Korn sous leur cape.
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Chronique @ venomesque

07 Fevrier 2014

En fait, il semblerait que Jonathan Davis soit le principal atout de cet album

Rarement un album aura autant déclenché les passions que celui-ci. En effet, ce "Path of totality" se voit très souvent détruit à coup de critiques incendiaires, et on m'a souvent décrit cet album comme le pire du groupe, un album qui n'aurait jamais du voir le jour. Bref, j'avais donc des raisons légitimes de ne pas prendre le risque d'être déçu par Korn en l'écoutant ou en cherchant à me le procurer. D'autant plus que le principal argument qui valait à ce disque d'être conspué par une armée de fans était la présence de "dubstep", genre auquel je ne suis guère réceptif.

Cet album est donc si mauvais que cela ? Penchons-nous en premier lieu sur le premier single de cet album : "Narcissistic Cannibal". Le son qui ouvre le morceau est doux, délicat, limite psychédélique. Le rythme s'accélère petit à petit et nous arrivons donc à la giclée électro/dubstep qui a fait râler tant de fans inconditionnels. Et là, que l'on déteste du plus profond de notre être ou non la dubstep, la façon dont elle est utilisée ici provoque de simples secousses électroniques qui pourraient tout aussi bien être remplacées par les sons de guitares gras d'antan (et vice-versa) sans altérer la qualité indéniable de la mélodie de ce morceau. Et quelle mélodie ! Jonathan Davis a pour ainsi dire rarement aussi bien chanté, et le refrain est impérial et magique. Il est pop sans verser dans la soupe qu'on m'a pourtant décrit, mais il n'est pas agressif sans pour autant manquer d'efficacité. Bref, ce morceau est une tuerie indéniable !

Cependant, un single n'étant pas une raison suffisante pour encenser un album, il faut se pencher sur son écoute intégrale afin d'examiner s'il ne s'agit pas là d'un coup de chance, ou d'une brève illumination au milieu d'un album médiocre. Par conséquent si l'on se penche sur le premier morceau (Chaos Lives in Everything"), force est de constater que tout y est : la voix plus juste que jamais de Jonathan Davis, et les secousses "dubstep" qui ne sont pas dérangeantes une fois encore. Il suffit simplement de ne pas être allergique au genre "électro", d'oublier ce que l'on pense savoir de la dubstep, et de se focaliser sur la voix et la mélodie seule pour que la magie fonctionne sur pratiquement tous les morceaux de l'album ! Comme quoi on peut très bien être un fan inconditionnel du premier album éponyme de Korn, et apprécier ce genre de morceaux.

En revanche, il est vrai que parfois les sons électroniques étouffent un peu trop la musicalité des titres, et qu'il aurait été plus judicieux de les diminuer ou de les rendre plus inspirés comme sur "Illuminati" ou encore sur un "Burn the obedient" pour le moins assez poussifs sur la longueur. Bien entendu cet album n'est pas parfait, il contient son lot de morceaux où l'électro prend le dessus sur la musicalité et forme un magma sonore peu intéressant : "Let's Go" est un autre bon exemple du genre en plus des deux autres morceaux cités plus haut. En fait, le principal défaut de "The Path of Totality" est d'être un assemblage de morceaux purement électroniques formant un ensemble homogène légèrement linéaire par moment, et impliquant notamment l'absence dommageable de basse qui y était pour beaucoup dans l'aspect "lourd" et accrocheur des compositions habituelles du groupe. Ce qui fait que l'on pourrait avoir tendance à passer à côté de la qualité majeure de cet album si on l'écoute trop distraitement, à savoir : Un effort de cohérence remarquable dans l'enchaînement des morceaux qui, bien que possédant la même couleur musicale, ont au moins le mérite de former un ensemble homogène et consistant. On peut donc se contenter d'écouter et bizarrement d'apprécier cet album, qu'il y ait présence de guitares ou non. Certes ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais pas un des pires albums du groupe à mon sens. "Sanctuary" par exemple, possède une mélodie vraiment remarquable notamment sur les refrains, et le chant de Jonathan y est une fois encore impeccable !

En fait, il semblerait que Jonathan Davis soit le principal atout de cet album : Il distille à lui seul des mélodies et des ambiances en demi-teinte aux morceaux. En revanche (et c'est un des principaux défauts du disque si l'on y réfléchit rétrospectivement), l'absence réelle de guitare et l'omniprésence d'électro un peu partout font que les autres membres du groupe ont autant d'importance ici qu'un vieux ticket de bus au fond d'une poche. En fait, ce qui gêne et qui tend à légitimer le lynchage que la plupart des fans ont réservé à ce disque, c'est qu'on a plus l'impression d'entendre un album solo de Jonathan Davis qui aurait envie de faire de l'électro, qu'un album de Korn. Malgré cela, il serait dommage de passer à côté de certains des joyaux présents sur ce disque, comme par exemple l'autre single "Get up !" qui combine à merveille la puissance rageuse d'autrefois sur les couplets et libère un refrain magnifique, un des meilleurs de la carrière du groupe toute période confondue. Toutefois, cette perte d'identité momentanée que l'on peut reprocher au groupe ici n'était que temporaire à l'écoute du récent album sorti...Plus de peur que de mal au final ?

Il est donc possible de se faire l'avocat du diable (Kornu), et d'équilibrer ainsi un peu la balance. Après tout, ce disque bien qu'imparfait et (trop) souvent décrié n'est pas vraiment mauvais pour peu que l'on fasse abstraction de ce que le groupe avait produit jusqu'à maintenant. Et puis à choisir, autant récompenser un disque risqué qui impose sa propre identité au sein d'une si grande discographie, plutôt qu'un énième album sentant le réchauffé...

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venomesque - 17 Mai 2014: En effet, j'ai mis 16 plus pour remonter la moyenne et pour récompenser la prise de risque et l'effort de renouveau...après je suis d'accord pour dire qu'il mérite peut-être pas tout à fait autant objectivement ^^
venomesque - 20 Juin 2014: Bon finalement, je reconnais avoir été un peu sévère avec "Follow the leader" je pense avoir réussi à rentrer dedans à force d'insister, il est excellent ;)
venomesque - 31 Janvier 2015: Je laisse le soin à qui le veut bien de réécrire une chronique "positive" sur cet album pour contre-balancer, la mienne ne sera plus disponible dans quelques instants vu que je me casse de ce site ^^
Skullface35 - 02 Octobre 2016: Alors Head es sur "take a look in the mirror" il es partie ensuite.
Je suis un fan de Korn, tout leurs albums respecte une seul choses , celui de faire ce qui leurs plait. De resté fidèle à eux mêmes (pas toujours simple avec des fans pas simple aussi... car chaque albums est différent, donc chacun veux un retour sur le son du 1er ou un truc dans le style de issues ou encore un truc brutal comme "talitm" etc etc les fans sont divisé avec ce groupe. perso chaque offrande de ce groupe me plait.
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