The Grinding Wheel

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Nom du groupe Overkill (USA)
Nom de l'album The Grinding Wheel
Type Album
Date de parution 10 Fevrier 2017
Labels Nuclear Blast
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album100

Tracklist

1.
 Mean Green Killing Machine
 07:29
2.
 Goddamn Trouble
Ecouter06:21
3.
 Our Finest Hour
Ecouter05:49
4.
 Shine On
 06:03
5.
 The Long Road
 06:45
6.
 Let's All Go to Hades
 04:55
7.
 Come Heavy
 04:59
8.
 Red, White and Blue
 05:05
9.
 The Wheel
 04:51
10.
 The Grinding Wheel
 07:55

Durée totale : 01:00:12

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Overkill (USA)



Chronique @ LeMoustre

08 Fevrier 2017

The Years Of (Over)Killing

Avec près de vingt albums au compteur, et toujours mené par le duo Bobby "Blitz" Ellsworth / D.D. Verni, Overkill a connu une seconde jeunesse à partir de 2010 avec l'implacable Ironbound après une décennie précédente moins qualitative que ses tonitruants débuts. Le groupe a connu quelques déboires de personnel récemment, avec le remplacement provisoire de son batteur Ron Lipnicki par Eddy Garcia (Pissing Razors) et de Dave Linsk (guitare) par Waldemar Sorychta (ex-Despair, Grip Inc) pendant la dernière tournée. Andy Sneap (Kreator, Testament...) est venu prêter main forte au quintet à la production pour un Grinding Wheel à la pochette plutôt terne, toujours dans sa dominante verte, couleur fétiche du groupe.

Mettre un mid-tempo pour ouvrir un nouveau disque n'est pas forcément gage d'accroche réussie pour un groupe de thrashmetal. "Mean Green Killing Machine" est une composition alternant riffs typés Metallica, "ohohho" scandés, speederie lors du solo et breaks heavy toujours soutenus par la basse comme d'habitude très présente chez les New-Yorkais. Ni mauvaise ni franchement excellente, l'entrée en matière peut laisser perplexe. Heureusement, les deux brûlots que sont "Godamn Trouble" (surtout) et "Our Finest Hour" rétablissent l'aspect énervé, rapide et effréné qui fit le succès de titres comme la doublette "Elimination" / "I Hate" (The Years of Decay - 1989). Bobby y déclame ses couplets de manière très convaincante et la rythmique enjouée n'est pas en reste, conférant au début du disque un contrepoids intéressant qui se dévoile au fil des écoutes. Au rang des franches réussites, le titre final "The Grinding Wheel" surprend, et renvoie presque à la période "Playing With Spiders/Skullcrusher" dans sa première partie (The Years of Decay - 1989) avec une rythmique lancinante et les vocalises déclamées de Blitz avant l'accélération subite à 4'00" où Ron Lipnicki s'en donne à cœur joie sur son kit, terminée magnifiquement par quelques chœurs massifs, sonneries de cloches et notes subtiles de violoncelle.

Le cœur du disque laisse transparaître de fortes influences heavy metal dans cet album lui conférant un impact plus insidieux et moins frontal que lors de ses trois dernières productions. On entend par exemple clairement des influences Black Sabbath sur "Come Heavy", voire du Maiden sur le début de "The Long Road" et ses "hohoho" de stade de foot. Des influences déjà entendues par la passé. Les morceaux mid tempo prennent ainsi le pas sur les compositions purement thrash (citons quand même le virulent "Red White And Blue" qui tabasse comme il faut). On classera donc ce Grinding Wheel dans les disques les plus heavy de la longue discographie du groupe. La paire de guitaristes se régale et accompagne la basse de Verni dans ses plages instrumentales, sans sacrifier aux refrains fédérateurs (le réussi et entraînant "Shine On" et son pont mélodique où Blitz devient presque émouvant). Les soli sont réussis (citons particulièrement ceux de "Shine On" et de "The Long Road", ébouriffants) et Overkill s'est plus cassé la tête que d'habitude pour offrir des compositions bien construites, variées et mélodiques ("The Long Road"). Un mot sur le plus dispensable "Let's All Go To Hades" où les paroles de Blitz font le parallèle entre le drame du Bataclan et les salles de concert en général tout en évoquant Lemmy, une manière fédératrice d'exorciser la mort qui guette tout un chacun, pour un groupe né en 1980.

Moins rapide que les trois derniers albums du groupe, mais aussi très sensiblement plus inspiré que ses albums des années 2000 sans être dépaysant, The Grinding Wheel ne se situe pas dans la continuité de ses trois prédécesseurs. Indéniablement plus heavy tout en restant immédiatement reconnaissable, Overkill se renouvelle. Ce n'est pas la première fois, mais cette fois-ci sans sacrifier à ses caractéristiques traditionnelles (rappelons-nous I Hear Black), le groupe nous gratifie d'un album qui se dévoile au fur et à mesure des écoutes, et surtout, comme trop souvent par le passé, sans morceau de remplissage (les fameux fillers), chaque titre étant tiré par le haut grâce au savoir faire des musiciens et par des idées bien distinctes. Les fans de la facette la plus rapide et dévastatrice du groupe resteront toutefois sur leur faim. Intéressant, riche et solide, ce Grinding Wheel porte plutôt bien son nom, l'heure d'écoute prouve que les années Overkill sont loin d'être finies.


P.S. : L'édition limitée, non présente dans la version promo ici chroniquée, contient une reprise de Thin Lizzy "Emerald".

14 Commentaires

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phantasmagoria - 15 Fevrier 2017: J'ai mis du temps à rentrer dans cet opus comme pour le dernier kreator.Peut etre leur moins speed depuis "I hear black" en effet.Par contre dans les années 2000 "killbox XIII" était un excellent album, et "bloodletting" ou "immortalis" ne sont pas en dessous de cet album...Pas encore un avis définitif mais on ne s'oriente pas vers un grand cru d'OVERKILL
SIOUX - 17 Mars 2017: Je suis assez d'accord avec le post précédent c'est pas un grand cru,ça se laisse écouter ,voila.....
En Live Overkill défonce tous !!!!!
 
phantasmagoria - 03 Juillet 2017: Au final, un album bien meilleur que les 2 précédents.Certes moins speed mais plus sabbathien.Ici on essaie pas de concurrencer la vague rétro thrash comme sur "white devil armory" et "electric age".Comme quoi les analyses à chaud sont rarement les meilleures...
Baal666 - 06 Avril 2018:

Ce groupe m'etonnera toujours! La bande à Blitz nous sort toujours des pépites ! Franchement bravo à eux , depuis toute ces années, ils n'ont jamais fléchis ( pour moi) , ils ne sont jamais partit dans des délires pour faire du fric sur leurs nom, ils ont réussi à moderniser leurs thrash au file des générations ( leur son surtout ) tout en restant old school.

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