The Years of Decay

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Nom du groupe Overkill (USA)
Nom de l'album The Years of Decay
Type Album
Date de parution 13 Octobre 1989
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album421

Tracklist

1.
 Time to Kill
 06:16
2.
 Elimination
 04:35
3.
 I Hate
 03:47
4.
 Nothing to Die for
 04:23
5.
 Playing with Spiders / Skullkrusher
 10:15
6.
 Birth of Tension
 05:05
7.
 Who Tends the Fire
 08:13
8.
 The Years of Decay
 07:59
9.
 E.vil N.ever D.ies
 05:49

Durée totale : 56:22


Chronique @ Lunuy

11 Juillet 2011

Décélérant quelque peu le tempo, Overkill gagne en noirceur

Petite devinette : quel est le point commun entre Metallica, Slayer et Overkill en 1989 ?
- Facile : en ce temps-là, ils étaient tous les trois des dieux vivants du Thrash ricain !
- Oui, mais encore ? Qu’en était-il de leurs discographies respectives à ce moment-là ?
- Elles étaient irréprochables !
- Bon, ok, ok. Mais que s’est-il passé à la fin des années 80 pour bien des groupes d’avant-garde ?
- Grrr ! Ils ont ralenti le tempo... puis l’on encore ralenti...

Et voilà donc la réponse : The Years of Decay marque une première rupture de style pour Overkill, qui livre, à l’instar de Metallica et Slayer, un quatrième album studio globalement plus lent que ses trois grands frères. Enfin... rupture est peut-être un grand mot.
Disons plutôt que le gang new-yorkais a poursuivi son infernale exploration musicale déjà entamée sur plusieurs morceaux du précédent Under the Influence en ajoutant davantage de middle-tempos, de passages lourds et de titres progressifs, offrant ainsi un disque techniquement très abouti, la dernière œuvre d'Overkill à laquelle le guitariste Bobby Gustafon ait participé.

Fort heureusement, l’aide de Terry Date à la production (vous ne connaissez pas ce nom ? Honte à vous !) et l’enregistrement effectué aux Carriage House Studios à Stamford au début de l’été 1989 ont été à la hauteur des ambitions du combo : un son très dense se dégage de la galette infernale, donnant toute la puissance requise à la basse pesante de Verni et à la batterie de "Sid" Falck pour assener des cadences entêtantes et entraînantes tandis que Gustafon envoie des soli parfaitement synchronisés et que Bobby "Blitz" Ellsworth chante (ou crie) d’une voix pas trop haut perchée par rapport aux instruments. Par ailleurs, un mystérieux " The Satone's " soutient le combo avec des " backing vocals "... Un clone officieux de Blitz ?

Dès le premier titre " Time to Kill ", le décor est planté : tantôt on aura droit à une ambiance et une rythmique lourdes comme sur le progressif et très black sabbathien " Playing With Spiders/Skullkrusher " ou la majeure partie de " Who Tends the Fire ", tantôt à des accélérations aussi endiablées qu’elles sont variées comme sur "Elimination", "I Hate" ou l'imparable titre final, redoutables tueries en live.

Une fois de plus, Overkill sait agencer autant de breaks, mini-breaks ou d'autres changements de timbre dans ses compositions qu'en compte son imagination, enchaînant accords acoustiques, bluesy ou saccadés entre les assauts Thrash pour hypnotiser l'auditeur ou enfoncer le clou... mais je vous laisse découvrir tout cela. Cependant, outre la brutalité, la vitesse ou la lourdeur, le groupe peut aussi offrir une mélodie émouvante et un hymne puissant au détour d'une magnifique power ballade : "T he Years of Decay ".

La remarquable pochette de l’album est comme une invitation lancée à l’auditeur d’entrer dans un lieu maudit et délabré par le temps, sombre et pourtant si attirant témoignage d’une certaine époque de « déclin »...

Conclusion : " Evil... never... DIIIIIIIIIIIE !! "

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MCGRE - 12 Juillet 2011: Ouai c'est clair , mais en même temps elle connait son sujet , respect hé hé .
Fraelor - 05 Novembre 2011: Excellent album de Overkill, désolé du terme mais vraiment ce groupe est un putain de groupe de thrash métal, sa déboite!
Jacky_Doussot - 10 Mars 2012: Ecouter "Years of Decay" le pire soir de va vie, avec comme dans les films, une nuit pluvieuse, une ambiance pourrie quoi, et tous ces morceaux qui s'enchaînent sans jamais se contredire; au contraire, comme une fresque jusqu'au paroxystique " E.vil N.ever D.ies: des albums comme le Thrash et Overkill, n'en feront plus. Une époque quoi! Heureusement que ces "vieux de la vieille" en ont encore dans l' calbute!
Ton dernier paragraphe résume très bien cet album, merci Lunuy!
Valhala - 01 Juillet 2016: Un album où j'ai eu beaucoup de mal avant de découvrir toute sa profondeur.
La voix me dérangeait, mais du même coup, en me concentrant sur les instru j'ai pris un aller-retour monstrueux. Et finalement j'apprécie l'ensemble !
Mais pour un album de thrash, je trouve qu'il faut plusieurs écoutes pour l'adopter. Peut-être l'album de thrash le plus dense qu'il soit (et c'est ce qui fait son originalité et sa beauté) !
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Commentaire @ Darklau

11 Mars 2008
Groupe formé à New-York au début des années 80, Overkill ( ou Over Kill ) reste l'un des grands initiateurs du Thrash Metal américain, leur nom pouvant être cité sans honte au côté de Metallica, Slayer, Anthrax ou Testament comme précurseurs du genre.
Porté par les vocalises haut perchées et légèrement nasillardes de Bobby "Blitz" Ellsworth et une rythmique mitrailleuse, emmenée par D.D. Verni, tout à fait comparable à celle d'Anthrax, Overkill a construit un son pourtant reconnaissable entre tous.
C'est peut-être avec l'album "The Years of Decay" que le groupe s'est le plus approché de la perfection dans les années 80.
Les compositions de cet album n'ont rien à envier à celles d'Anthrax à la même époque. Elles semblent plutôt nées du même moule que les classiques qui ont fait la gloire de nos mosheurs sur "Among The Living".
Mais la comparaison s'arrête là.
Là où Anthrax avait initié un style plutôt enjoué basé sur des textes aux sujets variés, inspirés par des faits de société plus ou moins réels, Overkill s'est cantonné à nous livrer un Thrash beaucoup plus sombre et agrémenté de textes violents à tendance démoniaque.
Cela n'enlève rien à la qualité des compositions de ce "Years Of Decay". Des morceaux comme "Time To Kill", "Elimination" ou "Evil Never Dies" sont là pour nous rappeler la puissance maîtrisée et la force de frappe qui ont fait le succès d'Overkill. L'excellente production de Terry Date (épaulé par le groupe) ne fait que renforcer cette impression de puissance contenue, les musiciens la laissant s'échapper de temps en temps au gré d'une accélération ou d'un break ratatinant.
"Playing With Spiders / Skullkrusher" et le morceau "The Years of Decay" sont, quant à eux, des bijoux de lourdeur malsaine qui illustrent bien la recherche d'ambiances inquiétantes qui animait les membres du groupe lorsqu'ils ont composé cet album.
Nul doute qu'Overkill signait ici l'une des plus belles réalisations de sa carrière. En tout cas, l'une des plus abouties et réfléchies sur le plan artistique.

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Leviathan777 - 16 Mai 2011: Cette album le précédent se ressemble beaucoup (et ce n'est pas un défaut, ce sont deux excellent albums), mais j'ai trouvé que Under The Influence était une coche au dessus, non? Pour moi c'est sur Under... et The Years... qu'Overkill trouve vraiment sont identité. Overkill est le groupe de Thrash-Metal le moins reconnue à sa juste valeur. Il ont été aussi important que les Slayer, Anthrax, Testament et Suicidal Tendencies...
Kev1 - 26 Mai 2011: après le décevant "Under the influence", Overkill a remis les choses au point avec "Years of decay" d'une inventivité et d'une noirceur stupéfiantes.Compos complexes, malsaines à souhait, le titre éponyme, "I hate", "Elimination" et l'inquiétant "Who tends the fire" sont les meilleurs moments de cet album bien trop sous-estimé.
 
Leviathan777 - 16 Avril 2012: Il a dû déposer le cd à l'envers dans son lecteur...
Daheraetik - 16 Octobre 2015: "C'est peut-être avec l'album "The Years of Decay" que le groupe s'est le plus approché de la perfection dans les années 80."
Cette phrase à elle seule rend le 20/20 illégitime.
Un très bon album pour ma part. Le premier que je découvre après les trois derniers. Plus de mal à accrocher qu'Ironbound mais finalement, ça donne envie de découvrir le reste d'une discographie très étoffée.
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