The Great Cold Distance

Liste des groupes Doom Gothique Katatonia The Great Cold Distance
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Nom du groupe Katatonia
Nom de l'album The Great Cold Distance
Type Album
Date de parution 13 Mars 2006
Produit par Jens Bogren
Style MusicalDoom Gothique
Membres possèdant cet album314

Tracklist

1. Leaders 04:21
2. Deliberation 04:00
3. Soil's Song 04:12
4. My Twin 03:41
5. Consternation 03:51
6. Follower 04:46
7. Rusted 04:21
8. Increase 04:20
9. July 04:45
10. In the White 04:54
11. The Itch 04:20
12. Journey Through Pressure 04:21
Total playing time 51:52

Chronique @ bojart

07 Avril 2010
Katatonia est un groupe suédois de métal qu’aujourd’hui, tout le monde connait et apprécie. Mais avant d’être une formation de doom-gothique, Katatonia fut un groupe de dark métal typé doom death, sombre dans ses écrits et orienté doom funéraire dans ces compositions. Je vais comparer Katatonia au papillon, créature fragile et splendide, majestueuse et éphémère. Mais avant tout, c’est une larve, fascinante et embryonnaire, tout comme Katatonia de 1987 à 1993, année où les suédois sortent leur premier opus, « Dance of December Souls », imparfait mais attirant et attachant, avec ses vocaux à la lisière du dark black et ses compositions lentes et inquiétantes faisant penser au doom funéraire de Xasthur et Nortt ou encore au DSBM (Depressive Sucidal Black Metal) de l’infâme Varg Vikernes.

Vînt ensuite le véritable second album, du nom de « Brave Murder Day », sortit en 1996, plus sobre sur le plan musical car s’appuyant sur un quarto composé de Mikael Akerfeldt pour le chant guttural, Anders Nystrom et Fredrik Nordmann aux guitares et Jonas Renske, pour le chant mélodique où il n’apparaitra que sur deux titres (« Day » et « Rainroom ») l’album ne comporte que six titres baignant dans une atmosphère réellement vaporeuse

Et la larve se mue en une chrysalide métallistique froide et dure…

Suivront deux albums, dans les bacs en 1998 et 1999, d’abord « Discouraged Ones », qui amorce le changement de cap du groupe, passant de doom death à métal-rock gothico-doom et « Tonight’s Decision » , qui annonce, lui, clairement, le changement de style de Katatonia et l’importance prise par Jonas et sa voix incroyable. En 2001, la formation nordique se métamorphose et accueille en son sein Mattias Nordmann, bassiste, et Daniel Liljekvist, batteur. Un album en résulte, le cinquième de Katatonia, « Last Fair Deal Gone Down », un très bon disque, qui est celui de la transformation. Jonas Renske prend ici son envol avec ses vocaux touchants d’émotion et de maitrise. Les musicos suivent en nous offrant quelque chose d’unique et d’émouvant. La transition finale viendra de « Viva Emptiness », sortit deux ans plus tard, une réussite qui installe Katatonia dans le monde du métal gothique. C’est l’album de la révélation.

Et le papillon pu sortir de son cocon…

Tout est dans le titre. »The Great Cold Distance » signifie grosso modo La Grande et Froide Distance.la distance est inévitablement froide et grande, surtout en amour .Cet album, à mon avis, est froid de par la sobriété grandiose de ses compositions doom, de par la beauté ingénue de ses chants gothiques mélodiques et de par la principale émotion véhiculée…la tristesse. Que ce soit la tristesse provenant d’une déception avec « Consternation » rythmé avec talent par Daniel à la batterie et le duo Nystrom/Normann aux six-cordes , emmenée avec brio à son apogée par les chants aériens de l’admirable Jonas Renske ;Où bien la tristesse dont à peur, celle qu’on redoute et qui, inexorablement, arrive et provoque en nous la mélancolie des beaux jours. L’exemple avec le fabuleux « My Twin », qui alterne parfaitement entre couplets doom mélodique et refrains gothiques. Un titre dans lequel tout est dans la voix de l’auteur/interpréte. Celui-ci nous livre une prestation magnifique. Toujours dans le registre du chagrin pressenti et craint, « Soil’s Song », avec sa composition épurée et ses lyrics ultra sobres, vous prend aux tripes tant l’émotion y est sincère et palpable. Le vide émotionel se présente à nous avec « Follower »,ce titre, sur la base d’un riff léger et de percussion omniprésentes, est impressionnant de dureté, de sécheresse émotionnelle, et la guitare, lointaine, très lointaines, vous rappelle ces rêves dont vous etes prisonnier et qui n’ont aucunes chances de se réaliser.

Plus fougueux et travaillé, « Increase » est introduit en force par des guitares affairées et une batterie aux tambours plus présents.la seule voix de Jonas habille avec délicatesse les passages dénudés et éthérés avant que les refrains ne nous montre un sublime paradoxe entre l’énergie des instruments et la volupté des vocaux du chanteur de Katatonia.Pour terminer, le féerique « July » et sa composition gothico-mélodique où Jonas chante avec nonchalance, frayant avec les puissants riffs des grattes et la présence assez anecdotique de la batterie. Le texte poétique de la chanson se marie à merveille à la composition recherchée, délicate et également vigoureuse dont bénéficie le titre. Ici, c’est la tristesse du cœur qui est mise à l’honneur car « July » parle d’une rupture vécue comme injuste par le narrateur.

L’album de la confirmation et de la consécration pour Katatonia. Il a tout pour lui : chants merveilleux, compositions alliant la puissance à la force tranquille sans pour autant tomber dans la guimauve servie actuellement par certains groupes de métal gothique et métal symphonique. Un classique du métal gothique.

Bj

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Mugarud - 07 Avril 2010: ok ok!!!!!!!! 8)
ebony - 07 Avril 2010: Fantastique album!!! très bonne chronique egalement!!!!
Mugarud - 12 Avril 2010: yes, elle est cool ta chronique, on sent que tu le vis toi aussi l'album 8). par contre dans ta chro j'aurais enlevé les répétitions des mots "doom" et "gothique", mais ca c'est parceque je suis chiant 8).
Celldweller55 - 03 Juillet 2010: L'album qui m'a fait découvrir le groupe. J'ai adoré, de "Leaders" à "Follower" en passant par la bombe "My Twin", un CD tout bonnement génial. Et une chronique à sa mesure, bravo !
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Commentaire @ Remko

30 Juin 2008
L'entreprise qu'est de chroniquer un album tel que The Great Cold Distance s'annonce plaisante mais aussi complexe, complexe dans la mesure où il s'agit, à mes yeux, de bien plus qu'un simple album de dark metal.

Bref, rentrons dans le vif du sujet. Je pense dans un premier temps qu'il est nécessaire d'appréhender cet album comme un album de metal, point à la ligne.
Je considère (comme beaucoup d'autres) que The Great Cold Distance est en quelque sorte l'aboutissement absolu de la carrière de nos suédois.
La production surpuissante colle parfaitement à l'esprit de composition de l'album. Le ton est, dans l'ensemble sombre et mélancolique mais les impressions qui se dégagent de l'écoute de ce disque sont : originalité, diversité et maîtrise. Il est difficile de décrire de façon détaillée la musique elle-même (si ce n'est, par les adjectifs précedemment cités), parfois l'émotion que degage une musique ne peut pas être vraiment explicitée par des mots. En revanche il est bien possible d'affirmer les choses suivantes: il s'agit d'un disque excessivement bien produit, niveau guitares : alternances entre grosse distorsion (rythmiques saisissantes) et sons clairs cristallins ( "July", "Follower"). En ce qui concerne la section rythmique, la batterie est assez époustouflante: le jeu de Daniel Liljekvist est carré, ne déborde pas mais sait exprimer son degré élevé de technicité.

Bref, que dire de plus, je ne sais pas... En tout cas, mon principal but en écrivant cet article est de donner envie à ceux qui ne connaissent pas le groupe de le découvrir et de combler leur lacune grâce à ce magnifique album.

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Celldweller55 - 27 Septembre 2010: Le meilleur de Katatonia !
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Commentaire @ Black

19 Juin 2006
Katatonia, groupe phare de la scène Gothic-metal revient nous plonger dans une ambiance mélancolique des plus réussies avec ce "The Great Cold Distance"
Ici, point de frioritures techniques, on va à l'essentiel, c'est à dire les émotions. Ces 12 nouvelles compos nous plongent dans un univers sombre, mélancolique, aidées en cela par des Riffs qui vont droit au coeur (In the White), des refrains faciles à mémoriser (My Twin) et surtout la voix pleine d'émotion de Jonas Renkse, parfaite du début à la fin.

Cependant, cet album ne plaira pas à tout le monde. Tout d'abord, ceux qui pensent que Gothic-metal et voix féminines riment, passez votre chemin. De même, les fans de blasts ne trouveront pas leur compte ici. Les autres, jettez vous sur cette perle.

18/20


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