The Cleansing

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17/20
Nom du groupe Suicide Silence
Nom de l'album The Cleansing
Type Album
Date de parution 18 Septembre 2007
Labels Century Media
Produit par John Travis
Enregistré à Soundlab studios
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album344

Tracklist

1. Intro/Revelations 03:33
2. Unanswered 02:15
3. Hands of a Killer 04:14
4. The Price of Beauty 02:45
5. The Fallen 04:07
6. No Pity for a Coward 03:11
7. The Disease 04:22
8. Bludgeoned to Death 02:35
9. Girl of Glass 02:52
10. In a Photograph 04:32
11. Eyes Sewn Shut 02:58
12. The Green Monster 05:49
13. Destruction of a Statue (ft. Nate Johnson of Fit for an Autopsy) [Hidden Track] 03:44
Total playing time 41:19
UK Bonustrack
14. A Dead Current 03:38
Total playing time 44:57

Chronique @ Julien

10 Mars 2008
La brutalité vous manque, Suicide Silence est la pour vous. Car si il y a bien une chose que le groupe n’est pas c’est d’être silencieux. On ne va pas se mentir ce disque ne fera pas tache dans le monde du Death a tendance hardcore mais bon quand on aime on ne compte pas.

Le problème avec les américains c’est que des qu’un style commence a fonctionner et à vendre on voit naître des milliers de clones dont la qualité est plus ou moins variable. Ici nous sommes plutôt dans le bon avec un disque puissant et une réputation scénique qui n’est plus à faire.
D’emblé cette agressivité vous saute à la gorge. Riffs percussifs, basse ultra pressante, batterie froide, ce disque vous transperce. Ca bourrine dans les règle de l’art avec un chant bien calibré par rapport à la musique prodiguée (oscillant entre le death et le criard bien fait, sans chant clair ça va de soit) . Pour autant ce qui impressionne le plus c’est bien ce mur sonore apporté par une production qui ne ferait pâlir plus d’un. Pour une première production il faut saluer la performance.
Mais bon si l’éloge est facile je vais malgré tout me lancer dans un contre interrogatoire. Oui ce disque déboîte, décrasse, réduit en miettes tout ce qui a le malheur de croiser son chemin mais bon au bout de 20 minutes ça fini par fatiguer un peu. 44 minutes dans le moindre répit c’est long, très long. D’autres groupes ont eu la gentillesse de nous ménager au moyen d’un interlude, ici que nenni ça bastonne gratos.
Détails pour la graphiste (pour une fois), la pochette est signée par Dave McKean a qui l’on doit des pochette de Machine Head, Fear Factory entre autre

Au final pas un grand disque mais une bonne entame dans le monde du métal qui débouche les oreilles. Même si la durée peut sembler rébarbative un petit jet d’oreille n’est pas à exclure afin de se faire une petite idée sur la musique de Suicide Silence.

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exumer22 - 06 Mars 2012: Personnelement je trouve que la voix hardcore sonne bien mais le chant death je le trouve bizard ,enfain c'est mon avi ;)
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Chronique @ blackpsychoz

22 Avril 2008
Lorsqu’un genre est à la mode, le matraquage est de rigueur. Et les Américains l’ont bien compris, nous exportant différentes formations deathcore toutes plus énervées les unes que les autres. Et le truc c’est que bon nombre d’entre elles nous passent au dessus. Moi j’en ai profité au passage pour choper Suicide Silence, formation californienne qui du haut de ses 8 années d’existence pond son premier album lancé par la sortie d’un EP éponyme en 2005. On a récemment pu les voir dans nos contrées durant la tournée de Behemoth, en février, où ils assuraient la première partie aux côtés de Devilish Impressions, et ils sont actuellement en compagnie de Nile et des jeunes thrasher de Warbringer aux Etats-Unis. Autant dire qu’ils savent s’entourer pour se faire remarquer.

Suicide Silence a d’ailleurs su, avant, se faire remarquer par Century Media, qui a accueilli le groupe dans son écurie déjà bien remplie de poulains prometteurs. Cela leur a donné l'opportunité de travailler avec John Travis (Kid Rock, Static-X) pour l'enregistrement de "The Cleansing" au printemps dernier, et de mixer ce dernier avec l'aide de Tue Madson (The Haunted, Dagoba). A noter que le torturé artwork a bénéficié du coup de pinceau de Dave McKean qui a, entre autres, réalisé certaines covers de Machine Head, Fear Factory ou Testament pour ne citer qu’eux. Autant de facteurs qui ont permis de faire entrer "The Cleansing" à la 94ème place du US Billboard Top 200, rien que ça. C’est Century Media qui devait se frotter !

Inutile de vous le préciser, vous avez d’ores et déjà compris que Suicide Silence ne fait pas dans la lingerie fine. En comparaison, c’est plutôt grosse culotte bâche et calbute crasseux. Véritable rouleau compresseur à riffs, Suicide Silence met en marche les engrenages d'une machine destructrice à la suite d'un intro ("Revelations") qui en dit long sur la malsainité qui s'en échappe. Durant plus de 40 minutes et 13 morceaux d'une moyenne de 3 minutes, les pires hostilités vont surgir de nulle part, sans répit aucun. "Unanswered" nous offre une vision rapide (2:15) de ce que l'on va se prendre dans la face durant tout l'album : riffs à la fois lourds, torturés et agressants, basse pesante et oppressante, batterie saccadée qui résonne froidement derrière un chant à l'alternance purement death metal et criard presque black metal. Le tout est parfaitement mis en œuvre par une production impeccable pour un rendu moderne qui ne saurait déplaire aux jeunes à la recherche de violence gratuite. Car on ne cesse de s'en prendre plein la gueule durant tout l'album alimenté par des compositions assassines dont folie psychiatrique sert la gorge et noue les intestins.

Le soucis est que 40 minutes d'un ménage intensif comme celui-ci fait au bout du compte bien trop long. Les morceaux s'enchaînent et se ressemblent plus ou moins, rabâchant les mêmes riffs avec des plans similaires pour pas mal d'entre eux. Du coup, on décroche vite, et au bout du compte il est pratiquement impossible d'en ressortir un morceau plus qu'un autre. Ayant quelques écoutes de "The Cleansing" au compteur, je peux tout de même me permettre de mettre en avant certains morceaux comme "Hands Of A Killer" à l'intro qui fait forcément remuer la tête à chaque fois, ou "No Pity For A Coward" qui se termine sur un soli qui rappelle que l'on a à faire à un genre aux racines death metal, et encore "In A Photograph" aux riffs ultralourds. Je mettrais aussi une mention spéciale au bonustrack ("Destruction Of A Statue"), qui se veut être en léger (je dis bien léger) décalage avec le reste de l’album, un peu plus varié et presque mélodique grâce à son riff placé au cœur du morceau, même s'il se termine de façon pachydermique qui ne serait pas sans rappeler un certain Gojira.

Il est clair que Suicide Silence fait preuve d'une technique implacable, et ce sur tout les supports dont ils font usage. La production est impeccable, chose qu'il ne faut nécessairement pas oublier de prendre en compte pour ce genre moderne qui fait usage de la puissance à outrance. Suicide Silence signe un disque dans l'air du temps, à la brutalité déconcertante, donc si l'envie vous prend de vous faire émietter les tympans, opter pour "The Cleansing". Mais autant vous prévenir tout de suite que la linéarité du disque saura vite vous faire éviter l'overdose. Après c'est peut-être moi qui suis déjà trop vieux pour ce genre de musique (oh non, pitié, pas tout de suite !), mais mon éclectisme saura justement vous conseillez sur le sujet : Suicide Silence, oui, mais à petites doses.

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TheBlackDahliaMurder - 30 Octobre 2009: Personnellement, ça fait depuis environ 6 mois que j' écoute cet album, et je n' m' en suis toujours pas lacé :)
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