The Apocalyptic Triumphator

Liste des groupes Black Death Archgoat The Apocalyptic Triumphator
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Nom du groupe Archgoat
Nom de l'album The Apocalyptic Triumphator
Type Album
Date de parution 27 Janvier 2015
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album77

Tracklist

1.
 Intro / Left Hand Path
 00:57
2.
 Nuns, Cunts and Darkness
 03:40
3.
 The Apocalyptic Triumphator
 03:43
4.
 Phallic Desecrator of Sacred Gates
 02:10
5.
 Grand Luciferian Theophany
 04:54
6.
 Those Below (Who Dwell in Hell)
 05:14
7.
 Intro / Right Hand Path
 00:35
8.
 Congregation of Circumcised
 02:42
9.
 Sado-Magical Portal
 04:04
10.
 Light of Phosphorus
 04:44
11.
 Profanator of the 1st Commandment
 03:34
12.
 Funeral Pyre of Trinity
 04:59

Durée totale : 41:16


Chronique @ Goatphoenix

07 Fevrier 2015

Hail Satan ! Hail Lucifer ! Hail Satan !

Troisième album depuis leur reformation en 2004, Archgoat continue son chemin après un passé tumultueux. Entre les problèmes de rip off avec leur premier label Necropolis, leur pause de plus de 10 ans suite à l’évolution de la scène underground qui ne correspondait plus à leurs idées, et le changement de batteur lors de la reformation, le groupe donne malgré tout l’impression que rien ne pourra jamais changer. L’EP et leur premier album désormais incontournable « The Whore of Bethlehem » qui ont suivi leur reformation annonçaient un retour en force exemplaire, atteignant les sommets du genre. Leur deuxième album « The Light-Devouring Darkness » laissait entrevoir une expression plus occulte et moins brutale du groupe, puis leur dernier EP avait le génie de mélanger ce nouveau visage très influencé par Beherit avec la bestialité d’Angelcunt.

C’est donc dans ce contexte qu’Archgoat nous assène un troisième full length. Au-delà des détails que noteront les habitués comme l’absence de boucs et de rouge dans le livret et une intro un poil différente de celle des deux premiers albums, on comprend rapidement que le groupe continue sur sa lancée. La patte Archgoat est identifiable dès les premières secondes : le riffing bien basique et mono neuronal, la batterie qui alterne régulièrement blast et bomb blast en mode marteau, les vocaux caverneux d’Angelslayer reconnaissables entre mille, le tout alternant habilement entre bestialité et mid tempos occultes fleurant bon le Beherit.

Mais au-delà de cette continuité flagrante, la prod en béton armé saute aux oreilles, peu fréquent pour le style et pour Archgoat. On était préparé avec le mini Heavenly Vulva, mais là le groupe a encore monté d’un cran. On gagne en puissance et elle colle finalement bien aux compos du groupe. Justement en parlant de compos, le groupe mise énormément sur ses mid tempos bien ambiancés, et le rendu est vraiment bien réussi. Je pense essentiellement au mid de « Nuns, Cunts & Darkness » accompagné de clavier, de « The Apocalyptic Triumphator », de la fin de « Those Below (Who Dwell In Hell) » avec du clavier une fois de plus, celui du titre « Grand Luciferian Theophany » avec sa lead occulte au milieu… Archgoat applique sa recette avec un savoir faire dantesque, ça pue l’occultisme à chaque seconde dès que ça ralentit. Et bien sûr à côté on à droit au matraquage en règle plus présent sur la deuxième partie de l’album avec le titre "Congregation of Circumcised" par exemple. On a même droit à un clin d’œil à Blasphemy avec le début de « Sado-Magical Portal ».
Par contre là où je serais un poil déçu, c’est sur les changements de tempo explosifs comme on pouvait trouver sur « Lord of The Void » par exemple, là il n’y en a plus de ce niveau. Le tempo a globalement diminué et aucun titre n’atteint la brutalité d’un « Hammer of Satan » ou la bestialité d’un « Black Messiah ». Le groupe a pris le parti de l’ambiance occulte et de la puissance au détriment de la bestialité et de la crasse, c’est bien une suite logique au deuxième full length.

Quoi qu’on en dise, même si Archgoat a récemment cumulé des sorties douteuses avec un coffret en cuir d’Angelcunt à plus de 100 euros, une compilation double LP à 40 euros ou encore un split live qui se vendait bien cher au moment de sa sortie et qui n’apportait rien de nouveau, le groupe mérite son statut de pilier du Black bestial actuel avec une discographie sans faute. Ils ont beau avoir peaufiné leur prod et levé un peu le pied, ils ne sont pas tombés dans le même piège que Necroholocaust, et nous offrent un nouvel obus qui marquera l’année 2015, c’est évident ! Archgoat demeure sur son trône, imperturbable.

Hail Satan ! Hail Lucifer ! Hail Satan !

8 Commentaires

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cutthroat - 07 Fevrier 2015: Très bon disque, batterie et basse puissante, prod, certes assez propre pour le style, mais ça colle aux compos comme dit dans la chronique, les ambiances sont bien occultes, et quand ça lamine, c'est prenant, non, pas de chose à lui reprocher, j'accroche bien, et plus je l'écoute plus il rentre dans le crane ce disque. Part contre je peux comprendre ceux qui n'aime pas la prod et préfère la crasse d'antant.
Merci pour le papelard!
Alanternatif - 07 Fevrier 2015: Vu hier avec Inquisition! Et en parlant de crasse! Je pense que vous aurez le rendu qu'il vous faut en live si c'est que vous recherchez! Sur ce... J'ai dû entendre des sons du nouvel album sans l'avoir encore écouté. J'y vais de ce pas!
Miskatonic - 08 Fevrier 2015: Voici donc le retour de l'archange des ténèbres, et le moins que l'on puisse dire c'est que ça pilonne sec, toujours avec ces fameux riffs de batterie façon marteau (merci pour le terme bomb blast Goatphoenix, je connaissais pas). Archgoat n'a donc pas calmé le jeu question rythmique et reste toujours aussi brutal mais force est de constater que la Prod est plus clair et le son bien moins saturé qu'auparavant. On perd un peu le côté crade présent sur La Pute de Bethlehem, qui s'était déjà atténué sur The Light Devouring Darkness d'ailleurs, cette sur-saturation des grattes et des vocaux très caverneux de Angelslayer, ce qui rend le groupe plus accessible sans doute mais lui fait perdre aussi de sa noirceur et de sa bestialité. En ce sens je préfère de mon côté (mais de peu) les deux albums précédents, sans parler des splits ou maxi. Mais ça reste du très bon Archgoat avec un guttural très profond, des riffs toujours primaires mais diablement efficaces, un rythme très soutenu, excepté sur deux morceaux un peu chiants (les mid et très ambiancés Grand Luciferian Theophany et Funeral Pyre of Trinity), ainsi que quelques choeurs et claviers discrets. Bref, la même recette que précédemment si ce n'est sur une durée un peu plus longue, un son plus (trop ?) propre et plus death metal en quelque sorte. Un album qui séduira donc peut-être davantage le deathster que le blackeux qui préfèrera lui les 1ères offrandes du groupe. A noter l'intro particulièrement savoureuse de la 2ne partie du disque qui fonctionne comme un diptyque où l'on entend des chants grégoriens suivis de cochons se faisant latter la gueule avant un martèlement en règle.
Goatphoenix - 08 Fevrier 2015: Effectivement le dernier titre essentiellement en mid tempo n'est pas dingue. Autant "Grand Luciferian Theophany" avec son refrain incantatoire passe plutôt bien, autant le dernier titre avec en plus des effets sur la voix qui sonnent trop moderne à mon goût est pas top.
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