Thalassic

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17/20
Nom du groupe Ensiferum
Nom de l'album Thalassic
Type Album
Date de parution 10 Juillet 2020
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album45

Tracklist

1.
 Seafarer’s Dream
 
2.
 Rum, Women, Victory
 
3.
 Andromeda
 
4.
 The Defence of the Sampo
 
5.
 Run from the Crushing Tide
 
6.
 For Sirens
 
7.
 One with the Sea
 
8.
 Midsummer Magic
 
9.
 Cold Northland (Väinämöinen Part III)
 
10.
 Merille Lahteva
 
11.
 I’ll Stay by Your Side
 

Chronique @ Icare

29 Août 2020

Thalassic est un excellent album qui mêle avec succès toutes les facettes d’Ensiferum.

Bon, je vous l’avoue, je ne suis pas un grand fan d’Ensiferum que j’ai peu ou prou lâché après From Afar. Amateur des deux premiers albums, je trouvais la suite un peu inégale, tiraillée entre le viking metal viril des premiers essais et des velléités symphoniques de plus en plus difficiles à concilier à la structure des morceaux. La magie n’opérait plus pour moi sur Unsung Heroes ou One Man Army, par exemple, écoutés d’une oreille distraite et rapidement oubliés.
Pourtant lorsque j’ai vu que les Finlandais sortaient un nouvel album, j’ai voulu donner une nouvelle chance au groupe, et grand bien m’en a pris : je suis vraiment tombé sous le charme de ce Thalassic, huitième album des Finlandais qui décline ses neuf morceaux sur le thème de la mer et à la pochette guerrière digne d’un nouveau Amon Amarth.

Ici, finies les recherches laborieuses d’un second souffle musical et l’exploration hasardeuse de nouvelles voies sonores, il semblerait que les cinq aient décidé de revenir à ce qu’ils savent faire le mieux : un metal majoritairement puissant, rapide et catchy qui fait mouche. Sami Hinkka confie que ce nouveau disque reprend « les meilleurs éléments du vieux son » d’Ensiferum, et à l’écoute de ces cinquante minutes, on ne peut pas lui donner tort.
Thalassic regorge d’hymnes en puissance, des morceaux ultra dynamiques aux riffs galvanisants qui ne cachent pas leurs fortes influences power et death mélo, comme aux débuts du groupe (Rum, Women, Victory, irrésistible, avec son riff super entraînant qui nous emporte sur un rythme effréné, les secousses de la basse et les vocaux extrêmes de Petri Lindroos contrastant agréablement avec ces mélodies de guitare enchantées typiquement finlandaises qui font presque penser à du Wintersun, le morceau de bravoure Run from the Crushing Tide qui, comme la fameuse marrée qu’il annonce, renverse tout sur son passage avec sa cavalcade de riffs saccadés et son refrain de pur power à scander le poing levé). Au rayon des morceaux particulièrement énergiques, on aura même un Midsummer Magic de taverne, sorte de gigue metal endiablée où grosses guitares et mélodies celtiques guillerettes se mélangent comme le rhum et la bière, morceau qui rappelle plus le registre d’un Korpiklaani ou d’un Alestorm mais qui s’insère plutôt bien au reste.

Ce retour à une sorte de power extrême flamboyant est magnifié par le superbe chant clair de Pekka Montin, nouveau claviériste de la formation, qui accentue le côté heavy de l’ensemble, le bougre possédant une voix qu’il est capable de moduler à l’envie entre accents plus rugueux et envolées vocales aigues typiques du genre (la fin de Run from the Crushing Tide, ces cris déchirants qui viennent renforcer le refrain à la fin de One with the Sea, certaines vocalises de Cold Northland). Ses capacités vocales sont ici largement exploitées, et si cela peut déstabiliser au premier abord, son chant apporte plus de nuances et d’émotions aux compositions du groupe et s’adapte parfaitement aux morceaux les plus puissants où il alterne judicieusement avec celui de Petri.
Pour autant, le quintette n’a pas laissé de côté sa facette plus symphonique et épique, et certains titres souvent plus lents et sombres dégagent une dimension presque cinématographique (c’est particulièrement évident sur l’intro Seafarer’s Dream ou The Defence of the Sampo, avec ce refrain à plusieurs voix de toute beauté gonflé par ces claviers et ces cuivres conquérants).
L’album varie donc entre titres speed imparables et pièces plus mid tempo qui prennent le temps de poser leurs ambiances, et qui, même si elles se font moins directes, possèdent des mélodies aussi soignées qu’accrocheuses (Sirens qui fait beaucoup penser à Amorphis, le début du long et admirable Cold Northland, aux orchestrations solennelles et imposantes qui rappellent presque Nightwish !). Le groupe n’oublie d’ailleurs pas les traditionnelles ballades (One With the Sea au superbe refrain chargé d’émotion et I’ll Stay By Your Side, titre bonus langoureux qui clôt définitivement l’album, et qui sonnerait presque comme une love song de Scorpions particulièrement heavy) histoire de donner un panorama complet du savoir-faire de nos vikings.

Bref, vous l’aurez compris, Thalassic est un excellent album qui mêle avec succès toutes les facettes d’Ensiferum. C’est un fait, malgré le côté un peu blockbuster de ces 50 minutes (le côté ultra mélodique et accessible est ici plus que jamais mis en avant, de plus porté par un son puissant et sans faille très propre), le travail sur ces neuf compos est impeccable et ne laisse aucune place à la médiocrité ou l’approximation, offrant un résultat irréprochable, à la fois accrocheur et varié. Une réussite d’autant plus totale qu’elle était, en ce qui me concerne, plutôt inattendue…

With our might and magic
We have come so far
Fighting men and beasts
For the treasure that is ours

No monsters of the sea
No threat from above
Can keep us from returning
To home where we belong

9 Commentaires

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Molick - 31 Août 2020:

Pareil, bonne surprise que cet album d'un groupe qu'on attendait plus !

Mis à part quelques riffs/mélodies qui rappellent un peu trop certains morceaux plus anciens, pas grand chose à reprocher. C'est frais, efficace mais jamais simpliste, l'ambiance power/épique est bien rendu mais jamais caricaturale. Même le morceau pirate à la Alestorm (Midsummer Magic) est réussi, festif sans tomber dans la chanson à boire.

Certes il ne bouleversera ni le métal, ni même la disco du groupe, mais il passe très bien, sans que l'ennui ne guette (contraitement aux 3 précédents).

SilverClimber - 06 Septembre 2020:

Très bonne chornique pour un album qui lui aussi s'est avéré très bon alors que je n'attendais plus grand chose du groupe...Comme pour le dernier Eluveitie (Ategnatos), j'ai été très agréablement surpris par cette dernière offrande qui vient remonter le niveau d'une bonne partie de la carrière du groupe en proposant à la fois la force des premiers opus et le recul d'uné évolution bien digérée ! Chapeau les gars !

Molick - 07 Septembre 2020:

Oui, certes Ategnatos était meilleur que les précédents, mais je trouve comme Flamma que ça reste toujours pas fou. La première fois que je l'ai entendu j'ai trouvé ça plutôt agréable, mais dès la deuxième écoute j'ai commencé à m'ennuyer sérieusement, et la troisième fut la dernière. Alors que le Ensiferum, il a tourné une bonne dizaine de fois, et l'engouement n'est pas du tout retombé !

DRIXMAN - 23 Septembre 2020:

On m'avait dit en effet que Ensiferum depuis quelques années avait baissé et était en manque d'inspiration et pour tout dire je suis plutôt Eluveitie dans le genre dit folk metal. Mais avec ce nouvel opus, j'ai trouvé que Ensiferum produit un album puissant et varié qui montre toutes les facettes de leur talent qui manie aussi bien les styles POWER que DEATH à leur sauce mélodique et folklorique. D'autant que l'apport du clavieriste et chanteur à la voix claire Pekka Montin est un vrai plus. 

Rum, Women, Victory est un titre Power metal mélodique très réussi avec un riff entraînant.
Dans la même veine avec un tempo un peu moins rapide, The defence of the Sampo et surtout Run From the Crushing Tide qui est un titre bien speed avec de belles envolées vocales. Excepté la voix gutturale de Petri Lindroos et le clavier, on pourrait presque retrouvé un style et la  voix montant dans les aigus à la Iron Maiden des belles années. 
Les titres qui suivent changent d'ambiance. Plus ballades et son folk plus prononcé. For sirens et One with the sea sont très agréables à écouter.
Après le coté Folk Viking prend vraiment le dessus et c'est la partie que j'aime le moins. Midsummer Magic fait un peu chanson à boire ce qui après tout pour des marins qu'étaient les vikings n'est pas aberrant mais ca surprend la première fois. Le 10ème titre est une chanson en finlandais que je trouve vraiment très moyenne et sans intérêt musical.
Par contre le dernier titre I'll Stay by your side renoue avec du très bon Ensiferum aux accents Metal Rock Old School. Seul regret, le titre ne dure que 2mn40. 

En résumé; l'album n'est pas un monument mais il est très bon dans l'ensemble et s'écoute avec plaisir car il est bien enregistré et l'étendue des styles qui compose l'album avec des paroles bien ficelées fait passé un bon moment. J'ai mis 16 comme le chroniqueur.     

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