Téras

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Nom du groupe Naglfar
Nom de l'album Téras
Type Album
Date de parution 26 Mars 2012
Style MusicalBlack Mélodique
Membres possèdant cet album95

Tracklist

1. Téras 02:16
2. Pale Horse 03:38
3. III: Death Dimension Phantasma 04:15
4. The Monolith 06:33
5. An Extension of His Arm and Will 04:46
6. Bring Out Your Dead 04:49
7. Come Perdition 05:43
8. Invoc(H)ate 04:25
9. The Dying Flame of Existence 08:12
Bonustrack (Digipack Edition)
10. Tired Bones 05:12
Total playing time 44:37

Chronique @ growler

23 Mars 2014

"Teras" représente un retour à l'essence même de Naglfar

Naglfar est une groupe suédois, fondé en 1992 sous le nom de Uninterred, par Jens Rydèn et Kristoffer Olivius. Après moult péripéties et changements de line-up, c'est en 1994 que Naglfar acquiert son patronyme définitif et sort sa première démo intitulée "Stellae Trajectio". En 1995, le combo sort son premier méfait, désormais culte, "Vittra". Mais c'est avec "Diabolical" (1998) que Naglfar sort de l'anonymat. Il s'en suivra des opus de bonne qualité comme "Sheol" en 2003, "Pariah" en 2005 et "Harvest" en 2007. Jens Rydèn quitte la formation en 2005 et c'est Kristoffer Olivius qui le remplace laissant sa place de bassiste à Morgan Lie qui était lui-même batteur. La vie n'étant décidément pas un long fleuve tranquille chez Naglfar, le groupe est aujourd'hui devenu un trio composé de Kristoffer Olivius au chant, de Andreas Nilsson et de Marcus Norman aux guitares. A noter que pour ce sixième long format, le trio se voit épaulé du batteur tentaculaire Dirk Verbeuren.

Le disque débute par "Teras" qui sert d'intro, avant que n'éclate l'impressionnant "Pale horse", nous sommes immédiatement happés par cette atmosphère apocalyptique et obscure, caractéristique du style pratiqué. Ce morceau est un condensé de violence très bien agencé et bien maîtrisé où guitares, basse, batterie et hurlements cohabitent à merveille avec une ligne mélodique totalement jouissive. Le morceau suivant "III: death dimension phantasma" est du même acabit, développant aussi de très beaux volumes noirs et obscurs. D'autres morceaux ressortent du lot comme "Monolith" et sa ligne mélodique très épique, "Bring out your dead" et son rythme très mid-tempo ainsi que "An extension of this arm and will" et son rythme à contre temps que n'aurait pas renié Satyricon.

La performance de Kristoffer Olivius est très impressionnante, il dégage une très grosse présence et un gros charisme. Sa voix peut être très agressive mais elle sait aussi se faire envoûtante comme sur "Bring out your dead". Les guitaristes ne sont pas en reste et les gros riffs sont légions tout au long de "Teras". L'autre grosse performance, et c'est une habitude, c'est bien celle de Dirk Verbeuren. Il est aussi bien à l'aise dans un registre "death-métal", "modern-métal", "grind", et, nous pouvons le constater sur ce disque, dans le "black métal". Il sait imposer son style et sa technique qui est tout simplement hallucinante.

Le dernier point fort de "Teras" est la production signée Matthias Eklund. Elle fait preuve d'une très grande puissance mais elle garde ce côté "roots underground" indispensable à ce style musical. L'artwork signé Niklas Sundin (Dark Tranquillity) est aussi somptueux et il est en parfaite adéquation avec le contenu de l'opus.

Le gros reproche qu'on puisse faire à Naglfar est de n'avoir pris aucun risque. En effet, même si "Teras" est de très bonne facture, il ne délivrera aucune surprise et, est dans la droite lignée de "Harvest", tout comme l'artwork d'ailleurs. Aussi, du fait des multiples changements de line-up, il est difficile de ressentir l'esprit "groupe" de Naglfar.

Au final, "Teras" représente un retour à l'essence même de Naglfar. L'opus est un condensé de "black métal mélodique" qui ne souffre d'aucun temps mort, il sait allier puissance et mélodie avec une aisance déconcertante. L'album est plutôt équilibré, se partageant entre morceaux rapides et morceaux plus mid-tempo et, il est doté d'une très bonne production, nous regretterons juste une prise de risque minimale. "Teras" est à conseiller à tous les amateurs de Dissection ou d'Emperor, mais aussi aux autres et à tous les métalleux qui aiment la "puissance mélodique obscure".

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