Aaaaaahhhh, ça y est !!
Naglfar s’est enfin libéré du joug de la trop présente et pesante influence de
Dimmu Borgir et autre Old Man’s Child, pour nous infliger cette « douce » punition plus personnelle, à base d’un mélange toujours black/death mais plus brut de décoffrage qu’auparavant, répondant au nom de «
Pariah » et qui bourrine en diable ! La surprise est de taille et celle-ci est ma foi vraiment très très agréable !
Naglfar, après de nombreuses années de présence au sein de la scène black suédoise (une bonne grosse dizaine quand même et seulement quatre autres méfaits avant
Pariah), va peut-être enfin réussir à se faire un nom et une véritable identité grâce à cette petite bombe inattendue de puissance et de brutalité. On pense encore un peu au
Dimmu Borgir de «
Enthrone darkness triumphant », mais on dérape heureusement très vite vers du plus lourd et du plus agressif comme par exemples
Ragnarok ou
Tsjuder (sans le côté thrash...). La production est énorme et le son tout bonnement époustouflant, rendant justice à des compos bien fichues, carrées et acérées, qui font mouche et mettent à feu et à sang nos pauvres petites oreilles, surprises par tant de maîtrise de la part d’un groupe, dont il faut bien l’avouer, on n’attendait plus vraiment grand-chose, enfin moi en tout cas, même si leur précédent opus, «
Sheol », fut plutôt bien accueilli. Le set de musiciens composant
Naglfar est bien en place, rôdé (ça s’entend !), habitué à jouer ensemble et nous gratifie d’un black plus brutal qu’auparavant, plaisant, débridé et exécuté à grand renfort de riffs de guitares et de basse véloces et rageurs, d’une batterie et de sa double-pédale au bord de la rupture et de vocaux plutôt caverneux (la petite touche death en somme) mais ultra-puissants... Il est à noter d’ailleurs que l’ancien chanteur attitré de
Naglfar, Jens Ryden, est parti définitivement en janvier de cette année ; il s’est donc vu remplacé aux vocaux par un autre membre emblématique du groupe, à savoir Kritoffer « Wrath » Olivius, déjà bassiste de son état. En tout cas, cela a amené, à mon humble avis, beaucoup de choses très positives...
Pas mal de sorties actuelles, plutôt insignifiantes en qualité mais importantes en nombre, exploitent sans vergogne le filon
Dimmu Borgir et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écouté un album de black à tendance symphonisante aussi « burné » et dense (même si aucun clavier n’est présent ici) ; cela fait vraiment plaisir de savoir que cela nous vient d’un groupe tenace, sincère et qui trime depuis des années pour se faire une place et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’essai se trouve validé haut la main et que la reconnaissance d’un plus large public, amplement méritée, devrait enfin suivre très vite. Dans tous les cas, je suis pressé de voir et surtout d’entendre ce que les compos de cet album donneront en live lors de futurs gigs... Le spectacle devrait être dévastateur !!
Cet album pourra donc plaire à un grand nombre de métalleux, amateurs de black « propret » ou pas, car la musique majestueusement déployée ici ne s’appuie pas sur l’atmopshère malsaine et le côté nauséeux habituels du black metal, assez rebutant pour les néophytes, mais plus sur une brutalité malgré tout mélodieuse (c’est quasiment du sympho!) et une énergie toutes deux très cathartiques, défoulatoires, qui promettent de monstrueux pogos et autres headbangings... Un album de qualité qui devrait logiquement trouver sa place dans n’importe quelle collection de chevelu(e)s de tout poil et de tout bord...
Enfin, gageons qu’avec cette offrande, jamais plus
Naglfar ne sera traité en
Pariah par les fans de metal... Hé hé hé... ... ... Pardon ? Hein ?! Comment ça il est tout pourri mon jeu de mots ?!!!... Pfffff...
Merci pour ta chronique!
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