Symphony of Enchanted Lands

Liste des groupes Power Symphonique Rhapsody Symphony of Enchanted Lands
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Nom du groupe Rhapsody
Nom de l'album Symphony of Enchanted Lands
Type Album
Date de parution 20 Octobre 1998
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album166

Tracklist

Re-issue in 2000 by Limb Music Products
1. Epicus Furor 01:14
2. Emerald Sword 04:21
3. Wisdom of the Kings 04:28
4. Heroes of the Lost Valley 02:04
a/ Entering the Waterfalls' Realm
b/ The Dragon's Pride
5. Eternal Glory 07:29
6. Beyond the Gates of Infinity 07:23
7. Wings of Destiny 04:28
8. The Dark Tower of Abyss 06:44
9. Riding the Winds of Eternity 04:14
10. Symphony of Enchanted Lands 13:17
a/ Tharos Last Flight
b/ The Hymn of the Warrior
c/ Rex Tremende
d/ The Immortal Fire
Total playing time 55:42

Chronique @ BEERGRINDER

13 Mai 2008
Après Legendary Tales qui a lancé la carrière des Italiens, ils se devaient de confirmer les espoirs placés en eux, ce qui est parfois difficile après un premier album qui, sans être phénoménal, avait surpris pas mal de monde. Le pari est largement réussi avec Symphony of Enchanted Lands (1998).

Par rapport à Legendary Tales les transalpins ont gagné en maturité, et ce, aussi bien au niveau émotionnel avec les atmosphères qu’au niveau du sens de la composition avec des titres plus incisifs et mieux construits.
Epicus Furor donne en tout cas dans une intro au clavier qui sonne très BO de film (Hollywood Metal diront certains plus tard pour qualifier le style) et constitue une bonne rampe de lancement à Emerald Sword, morceau de Speed Metal à la double grosse caisse omniprésente soutenue par du synthé. La voix de Fabio Leone y est claire, puissante et bien soutenue par les chœurs, mais un peu trop caricaturale par moments à trop vouloir jouer sur le côté tragique et les trémolos, cependant on ne peut leur reprocher le fait de jouer le concept à fond avec les moments de guerres, de gloire et de tristesse liés à l’histoire. Wisdom Of The Kings, l’un des singles de l’album, est sensiblement dans la même veine.

Sur le court Heroes Of The Lost Valley on constatera quelques gimmicks un peu clichés comme cette flûte à la Johan et Pirlouit, ces samples de chevaux, et une narration limite (il n’avaient pas encore les moyens de se payer Chistopher Lee). Mais ce petit côté un peu niais est paradoxalement un des facteurs pour lesquels on aime Rhapsody, et cet intermède est suivi par une pièce maîtresse de l’album Eternal Glory, sur laquelle le souffle épique est omniprésent au niveau du chant, des riffs, et bien sûr, des inévitables orchestrations tout au long des 7:30 du titre, y compris les soli cristallins de Luca Turilli.

Beyond The Gates Of Abyss enchaîne sur les mêmes bases dynamiques et variées, distillant son Speed Metal Epique très inspiré avec quelques passages progressifs du meilleur effet et toujours de nombreuses parties de double grosse caisse.
On retrouve sur Symphony of Enchanted Lands, la traditionnelle ballade sur laquelle on peut au choix : pleurer ou essayer d’emballer une nana. Pour autant, sans valoir un Stairway To Heaven, Wings Of Destiny se laisse écouter agréablement: il est bon chanteur ce Fabio Leone même s'il en fait parfois un peu trop. On a même droit à une intro à la Rondo Veneziano (les amateurs reconnaîtront) sur The Dark Tower Of Abyss qui est l’un des titres les plus marqués Metal-Opéra / Classique avec une étonnante partie centrale montrant le talent de compositeur des garçons, même si on constate, une fois de plus, que la narration n’est pas leur point fort.

On approche de la fin et Riding The Winds Of Eternity constitue pourtant juste un aimable apéritif de la trempe de Emerald Sword avant la chanson titre finale : Symphony of Enchanted Lands. On a droit, une fois de plus, à une petite narration naïve en guise d’introduction, suivie d’une démonstration a capella de la puissance dégagée par le sieur Leone, les Italiens ont poussé à fond leur concept et lâché tout leur arsenal sur les 13:18 de ce pavé ou certains riffs sont construits autour de l’intro d’album Epicus Furor. Une soprano féminine vient agrémenter le milieu de la chanson et on pense au chant des elfes dans le seigneur des anneaux.

Vous l’aurez compris, épique est ici le mot clef mais on peut y rajouter efficacité tant les compositions sont accrocheuses.
Voici donc au final et malgré quelques imperfections qui font aussi le charme de ce CD, l’un des meilleurs albums de désormais Rhapsody Of Fire au niveau de l’inspiration et surtout celui qui l’a exposé à la lumière, lancé définitivement sa carrière et aussi entraîné dans son sillage d’autres groupes reprenant ce genre de concept et de musique (leur confrères de Domine par exemple).

Si vos deux hobbies préférés c’est le Heavy-Metal et la chasse au dragon, alors prenez lance et heaume et jetez vous à l’assaut de Symphony of Enchanted Lands (1998).

16/20
BG

6 Commentaires

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eulmatt - 14 Mai 2008: Très bonne chronique. Par contre, Rhapsody, mouarf, c'est kitsch à outrance quoi. Pas trop mon truc en fait. On va dire que je ne suis pas assez persévérant...
BEERGRINDER - 14 Mai 2008: C'est kitsh c'est vrai, mais pas plus que Judas priest qui chante Wild nights, hot and crazy days ou braque une banque avec des guitares.

Le côté "Neuneu" fait partie intégrante du truc la difficulté est de rentrer dedans, et puis au niveau consept et musical c'est très soigné donc pour moi ça passe, surtout celui-ci d'ailleurs.

Je suis une vrai poubelle de table des fois hein....
steelhardos - 14 Mai 2008: Je suis pareil que toi pour la poubelle de table (' Je préfère l'album suivant car les synthés y sont un peu moins pompeux et la guitare plus présente.
Sinon dans le même style je préfère Secret Sphere, beaucoup moins ambitieux dans le concept mais cest très accrocheur (album conseillé:A Time Nevercome).
BEERGRINDER - 14 Mai 2008: J'ai un album de Secret Sphere : Mistress Of The Shadolight, pas mal en effet c'est le seul album que je connais.
Et oui! Une vrai poubelle!
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Chronique @ dark_omens

24 Mai 2014

La naissance d'une ère nouvelle...

Certains fantaisistes, bien plus enclins à défendre de manière inutile leurs propres personnes que réellement apte à comprendre un contexte qu’en plus ils n’ont, soit dit en passant, pas vécu, essaient en ces jours, en une tentative consternante, de minimiser l’apport historique de la scène italienne au crépuscule de ces années 90. Aveuglés par un orgueil malsain qui consiste à ne pas s’effacer devant les faits indiscutables et à affirmer avec force des contrevérités, ces révisionnistes artistiques hurlent, avec une conviction sincèrement touchante, des certitudes pourtant fausses. Pour ces réformistes obtus, Rhapsody n’a été l’instigateur d’aucune nouvelle vision. Pour ces historiens embrumés, Luca Turilli et les siens n’ont rien fait si ce n’est reproduire, avec un certain talent, la musique des Scandinaves. Pour ces conteurs farfelus, seules, en effet, l’école nordique et, peut-être, à la rigueur, l’école teutonne du Heavy Speed aura été prépondérante. Le reste n’étant que futilité.

Une telle partialité, niant les faits pourtant réels, est affligeante. Car quand bien même pourrions-nous débattre de la subjectivité ressentie devant cette nouvelle scène transalpine, comment pourrions-nous contester l’importance d’œuvres aussi majeures que les premiers Rhapsody ? Comment pourrions-nous, décemment, affirmer que rien n’est réellement novateur et inspirateur sur ce Symphony of the Enchanted Lands ?

Plus que son précurseur, cet album dessine plus parfaitement encore les contours de ce Heavy Speed Symphonique, baroque, médiéval et épique caractéristique des transalpins. Plus matures et plus marquants, les titres de ce manifeste donnent, enfin, toute sa grandiloquence délectable à la musique de ces Italiens. En effet, ce sentiment diffus, qu’on pressentait déjà sur un Legendary Tales perfectible, est ici magnifié par le travail de Luca Turilli et de siens. Dans une fresque parfaite, Rhapsody écrit donc l’histoire.

Car nul doute que personne n’aura aussi parfaitement que lui, sur ce Symphony of the Enchanted Lands, peint une toile aussi initiatrice, intense et profondément bouleversante. Exprimant toute la grandeur majestueuse de sa musicalité dans le métissage d’un propos Heavy Speed efficace qu’il allie à de nombreuses orchestrations classiques, mais aussi à des atmosphères moyenâgeuses, ou encore à des climats baroques, le groupe nous narre les affres d’héroïques quêtes fascinantes. Et le périple est captivant au son des superbes Emeral Sword, Wisdom of the Kings, Eternal Glory, Riding the Winds of Eternity ou encore, par exemple, Symphony of the Enchanted Lands.

L’omniprésence de ces orchestrations, aux nombreux instruments et arrangements, notamment, classiques (omniprésence dont on peut penser qu’elle est une conséquence de moyens supplémentaires mis au service du groupe) fait incontestablement basculer cette œuvre dans l’univers, indubitablement restreint à l’époque, de la musique à la fois Metal et Symphonique. Pourtant, loin de dénaturer l’aspect âpre du propos, cette omniprésence, bien au contraire, en transcende l’esprit ainsi grandi. Ce phénomène étant dû essentiellement au talent de composition de ces Ultramontains qui auront su transposer le dynamisme du Heavy Speed à ces passages classiques. Il faut noter, aussi, que le mixage de cet album participe également à cette amélioration, permettant à cette philharmonie de ne pas sombrer dans les écueils, parfois entendus, d’une faiblarde splendeur indigne.

Quoi qu’il en soit, et quoi qu’en pensent les polémistes intransigeants, ce Symphony of the Enchanted Lands est bel et bien un album marquant. Remarquablement construit, il aura formidablement magnifié toutes les valeurs de son prédécesseur. Et au-delà de toutes ces vertus intrinsèques, il aura accessoirement, excusez de peu, donné naissance à une ère totalement nouvelle dans laquelle le Heavy Speed/Power Symphonique allait prendre une part prépondérante.

16/20

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ericb4 - 24 Mai 2014: Je ne le connaissais pas. Merci pour ta chronique qui me donne envie d'aller l'écouter. A la lecture de tes entames,je comprends mieux le message sur les répétitions d'intro. C'est en bonne voie semble-t-il! Merci aussi pour ça.
furaxyn - 24 Mai 2014: "Un jour, je finirai par l'écouter", me suis-je souvent dis. Sans être un fanatique de Rhapsody, j'apprécie particulièrement un album comme Rain of a Thousand Flames ; leur style trépidant déjà présent sur Legendary Tales ; les sommets que peuvent atteindre un morceau comme "Gargoyles" sur Power of the Dragonflame.
Malgré le scepticisme que je peux souvent éprouver en écoutant une musique orchestrale (plus ou moins) proche de celle des blockbusters hollywoodiens (mon côté buté et exigeant par rapport au cinéma, sans doute), je n'ai rien (de rien) à redire sur la démarche, tant que les émotions sont bien transmises... et évidemment si cela me transporte.

Merci pour la chronique ; l'introduction est bien acérée.
edenswordrummer - 24 Mai 2014: Dis moi Dark, il me semble avoir lu ta chronique avant que tu la poste, c'est que tu l'avais enlevé puis remise ou je suis complètement à côté de la plaque ? ^^' Sinon très bonne chronique, je suis toujours impressioné par ton riche vocabulaire quand je te lis.
LeLoupArctique - 25 Mai 2014: Merci pour la chronique, qui rend bien justice à cet album réellement novateur. Mais pour l'amour de SoM, tu veux bien faire des phrases un peu moins lourdes ? Rien que la phrase d'introduction est lourde comme un repas de communion ...
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Chronique @ Psychosic

26 Fevrier 2011

Rhapsody s'est bonifié ...

A peu près 1 an après un « Legendary Tales » qui posait les bases de la musique des Italiens, Rhapsody revient avec un nouvel album, « Symphony of Enchanted Lands ». Peu avant la sortie, le groupe a recruté un bassiste, Alessandro Lotta, et a par la suite publié un single donnant un aperçu du futur album, « Emerald Sword ». Il a remporté un très gros succès, devenant même l’hymne du groupe. Rhapsody avait mûri dans ses compositions et ses orchestrations, autant dire que l’album était attendu au tournant.

Pari réussi ? Certes. Mis à part l’hymne précédemment cité, on se rend effectivement compte dès l’intro « Epicus Furor » que les orchestrations sont largement plus travaillées que sur « Legendary Tales », les chœurs et les violons sont vraiment magnifiques et on remarque quelques cuivres. L’album contient, bien évidemment, sa dose de titres speed propres à Rhapsody. « Wisdom of the Kings » et « Riding the Winds of Eternity » en sont de bons exemples, avec des riffs speed à souhait, l’on retrouve les orchestrations excellentes de Staropoli, et bien évidemment, les soli de Luca Turilli, bien reconnaissables.

On remarque également dans cet opus que le mix passage lent/passage rapide est assez fréquent dans la structure des morceaux, comme dans « Eternal Glory » ou encore « The Dark Tower of Abyss ». Dans le même style, mention spéciale à « Beyond the Gates of Infinity », où les orchestrations du clavier atteignent le summum de leur qualité.

Quelques défauts sont à relever cependant. Rhapsody s’est bonifié mais n’atteint pas l’excellence, la faute pour commencer à une batterie trop typée speed, tout comme dans le premier opus. Elle ne varie pas assez son jeu, bien qu’il y ait tout de même une petite amélioration à ce niveau-là. Mais la plus grosse déception viendra certainement des claviers, pas en termes d’orchestrations, mais en termes de soli. Où sont passés les soli dantesques à la « Land of Immortals » ? Il y en a deux ou trois, tout au plus, comme sur « The Dark Tower of Abyss », mais en rien extraordinaires. Le clavier prend trop souvent un son d’orgue, et c’est bien dommage de ne plus entendre Staropoli nous livrer un solo à couper le souffle.

Passée cette déception, le constat est tout de même là. Rhapsody s’est bonifié. Font-ils mieux que « Legendary Tales » ? Certainement, mais de peu. Ceci est un très bon album, mais les Italiens peuvent faire mieux, encore mieux.

15/20

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Commentaire @ Aetius

11 Mai 2009
Avec cet album, qui n'est que son deuxième, on peut dire que Rhapsody atteint sa maturité. On voit en effet clairement la différence entre ce Symphony of Enchanted Lands et un Legendary Tales, qui est bon mais que l'on sent encore un peu brouillon parfois. Ici, les mélodies sont plus travaillées et l'ensemble est plus dynamique et plus long. Pourtant, on est toujours aux débuts du groupe, qui n'a pas encore dans sa musique ce côté un peu BO de film que d'aucuns, dont je ne fais pas partie, regrettent. De même, la musique est moins sombre que les opus suivants, en particulier Rain of a Thousand Flames et Power of the Dragonflame.

Comme pour tous les albums du groupe, l'ensemble a une réelle cohérence musicale même si les titres sont tous très variés. L'ambiance épico-médiévale est rendue à la perfection: dès l'intro, très gothique avec ses choeurs en latin comme Rhapsody aime à le faire, on est plongé dans un monde de batailles et de magie. S'ensuivent les trois meilleurs titres de l'album, dynamiques avec de très bons refrains: Emerald Sword, Wisdom of the Kings et Eternal Glory. Le morceau Wings of Destiny est une ballade au piano, douce et entrainante, ce qui, là aussi, est une tradition chez Rhapsody. Le suivant, Dark Tower of Abyss, est incontestablement le plus symphonique, avec ses violons et l'apparition d'un orgue. Le mélange avec la musique metal est ici extrêmement bien réussi. Enfin un titre éponyme, le plus long, clôt l'album. Après une intro récitative, on enchaine avec un morceau instru magnifique qui est repris à la fin. A noter aussi qu'il y a, dans un single Emerald Sword, un titre inédit et excellent, Where Dragons Fly, qui est dans la même veine que l'album mais sonne encore plus médiéval avec les sonorités anciennes qu'il propose: on se croirait vraiment à l'entendre avec les troubadours, chevaliers et gentes dames!

On a donc là un superbe album, que certains considèrent, peut-être à juste titre, comme le meilleur de Rhapsody.

19/20

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