Stop at Nothing

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Nom du groupe Dying Fetus
Nom de l'album Stop at Nothing
Type Album
Date de parution 13 Mai 2003
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album226

Tracklist

1.
 Schematics
Ecouter03:59
2.
 One Shot, One Kill
Ecouter04:25
3.
 Institution of Deceit
Ecouter03:39
4.
 Abandon All Hope
Ecouter06:22
5.
 Forced Elimination
Ecouter03:22
6.
 Stop at Nothing
Ecouter03:09
7.
 Onslaught of Malice
Ecouter05:33
8.
 Vengeance Unleashed
Ecouter05:08

Durée totale : 35:37

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Dying Fetus



Chronique @ BEERGRINDER

02 Juin 2008
L’après Destroy the Opposition (2000) aurait pu être fatal à Dying Fetus, en effet avant de partir pour une tournée de 16 mois découlant du succès de l’opus précédent Sparky Voyles, Jason Netherton et Kevin Talley quittent le navire pour aller former Misery Index. Le coup est rude mais l’autodidacte John Gallagher ne l’entend pas de cette oreille et après quelques auditions il récupèrent un line-up complet dont le batteur Eric Sayenga ayant déjà fait une pige chez Dying Fetus en 1996-97.

Stop at Nothing voit donc le jour en 2003 avec Gallagher comme seul rescapé de la période Destroy the Opposition. Mais on se rend compte avec le premier titre Schematics que le bonhomme n’a rien perdu de son énergie, il est en effet l’auteur de la quasi intégralité des riffs de Stop at Nothing, Mike Kimball le nouveau guitariste participant seulement à la co-écriture de trois titres. Le Death de Dying Fetus est toujours puissant et revendicatif avec ce petit côté hardcore dans la musique et des paroles dénonçant avec virulence les politiques modernes.

Si Schematics est un morceau acceptable il faut quand même attendre One Shot, One Kill pour retrouver ce qui a fait la renommée du combo, c’est à dire des rythmiques percutantes et hachés provoquant un mouvement de tête instantané, ainsi que quelques riffs alambiqués où leur style est facilement reconnaissable. Dans la foulée Institutions Of Deceit propose un Death brutal avec Mosh-part ainsi que ces fameuses notes dissonantes marque de fabrique de Dying Fetus.

Cependant la production handicape quelque peu l’impact des compositions, le son d’ensemble est un effet trop creux et sec, et le mur sonore que formait les guitares sur Destroy the Opposition s’est un peu estompé. Le son de batterie manque aussi de chaleur et Eric Sayenga a du mal à être aussi performant sur les parties Grind que le monstueux Kevin Talley et jouant d’avantage sur les gravity-blasts.

De plus malgré d’indéniables bonnes idées tout semble un cran en dessous de l’opus précédent à l’image d’un Forced Elimination brutal mais sans grande originalité. Sur le sixième titre Stop at Nothing, les cinq de Maryland lâchent les chevaux mais quelques points noirs comme un Onslaught Of Malice un peu long viennent refroidir l’enthousiasme. On attendait quand même un peu mieux dans l'ensemble. Même la voix qui semble un léger cran en dessous et trop conventionnelle, ne parvient pas à donner cette impulsion agressive comme auparavant.

Stop at Nothing est tout de même une réalisation honnête avec de bons titres Death Metal mais on attendait un peu mieux d’un groupe de la stature de Dying Fetus et l’impression finale est que le commandant en chef Gallagher s’est un peu précipité en voulant gérer son navire tout seul. Une léger baisse de régime qui ne sera que momentanée, les américains rassurant tout le monde quelques années plus tard avec War of Attrition (2007).

BG

6 Commentaires

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Ihopeyoudie - 02 Juin 2008: Ah ça c'est un de mes groupes indispensables en death... avec les Misery Index, justement.
le 13/20 est aussi la note que je metterais, c'est du bon, mais pas un grand cru non plus.
eulmatt - 02 Juin 2008: Bonne chronique, qui retranscrit bien un ressenti commun. Je crois que plus tout autre, le death direct et énergique de Dying Fetus supporte difficilement une production sèche et faiblarde, qui lui fait perdre beaucoup d'impact.
Une régression par rapport à Destroy The Opposition.
BEERGRINDER - 02 Juin 2008: Tout à fait, une grosse partie des problèmes de ce Stop At Nothing vient de la poduction, mais même avec un son énorme ça resterait en dessous de Destroy The Opposition.
eulmatt - 02 Juin 2008: Je me suis d'ailleurs enfin acheté Destroy The Opposition depuis ta chronique, et il est assez prodigieux c'est vrai !
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