Descend into Depravity

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Nom du groupe Dying Fetus
Nom de l'album Descend into Depravity
Type Album
Date de parution 15 Septembre 2009
Produit par Steve Wright
Enregistré à Wrightway Studios
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album215

Tracklist

1. Your Treachery Will Die with You 03:34
2. Shepherd's Commandment 04:28
3. Hopeless Insurrection 04:32
4. Conceived into Enslavement 04:24
5. Atrocious by Nature 03:52
6. Descend into Depravity 05:02
7. At What Expense 04:37
8. Ethos of Coercion 03:16
Bonustracks (Japanese/Digital Edition)
9. Grotesque Impalement (Live) 05:02
10. Twisted Truth (Pestilence Cover) 04:06
Total playing time 33:45

Chronique @ BEERGRINDER

21 Septembre 2009
Après le terrible Destroy the Opposition, l’entité Dying Fetus avait volé en éclats, Voyles, Netherton et Talley s’en allant alors fonder Misery Index en laissant John Gallagher seul à bord. Depuis le bonhomme mène son groupe d’une poigne de fer et semble enfin avoir retrouvé en Sean Beasley (basse / chant et auteur de l’intégralité des paroles) et Trey Williams (4ème batteur en autant d’albums) un line-up stable. Deux ans et demi après le bon War of Attrition, le désormais trio du Maryland propose un Descend into Depravity (2009) tout aussi impitoyable, toujours chez Relapse Records les spécialistes outre atlantique du Death et du Grind.

S'il assurait musicalement, la pochette du précédent frisait l’auto parodie sur un thème anti patriotique usé jusqu’à la corde. Ici changement de décor total avec un artwork signé du talentueux Orion Landau : une pochette et une superbe série d’illustrations dans le livret (en papier glacé S’il vous plait !) rappelant l’univers sanglant, impitoyable et noir de Max Payne ou Sin City. Le disque démarre d’ailleurs sur le féroce Your Treachery will Die With You, en adéquation parfaite avec l’imagerie. La recette générale n’a pas changée : un brutal Death relativement technique couplé à quelques influences Hardcore.

Tout au long de l’opus les riffs ciselés à la perfection de John Gallagher s’enchaînent sans coup férir, atomisant l’auditeur à coup de blast-beat, de descentes de manches complexes ou balançant quelques mosh-part inhérentes au style. La production est assez semblable à celle du disque précédent, puissante donc et peut-être encore un peu plus claire, permettant de ressentir parfaitement le moindre coup de baguette ou de médiator.
Un morceau comme Shepherd’s Commandment démontre clairement que Dying Fetus n’a rien perdu de sa puissance, proposant des guitares très incisives et une assise rythmique en béton sous les coups de boutoirs de Trey Williams et la basse pulsante de Sean Beasley. Rien de bien nouveau à l’horizon en somme, simplement le trio du Maryland entend montrer aux frères ennemis de Misery Index et au jeune combo Criminal Element qu’il faudra encore compter avec eux dans ce mouvement brutal Death / Hardcore revendicatif typique US. Ce type de Death est d’ailleurs un des seuls domaine où la scène américaine en perte de vitesse domine encore outrageusement le monde.

A défaut de casser la baraque donc, John Gallagher et ses sbires offrent une suite très probante à War of Attrition en perpétuant tout simplement ce qu’ils savent faire : un Death violent, à la précision diabolique et sans compromis. Conceived into Enslavement fait partie des titres tirant le disque par le haut avec des mosh à se dévisser le cou et des gravity-blast à se jeter par les murs, de même que le morceau titre sur lequel Gallagher fait apprécier son sens du riff qui tue, même si la similitude avec Destroy the Opposition est assez nette (on ne va pas s’en plaindre étant donné que c’est leur meilleur album). A noter que les deux morceaux composés par Beasley ne dénotent pas (trop), mais il y manque un léger grain de folie et ce surcroît de technicité indissociables de celles de Gallagher, ce sera le seul léger reproche à faire à cet opus.

Descend into Depravity représente un Dying Fetus dans sa moyenne haute et rappelant au passage qui sont les maîtres du Death / Hardcore sous sa forme la plus noble et pure. Un album équivalent en qualité aux bons disques de Azarath, General Surgery, Gorod ou Fleshgod Apocalypse en cette année d’embouteillage de sorties Death Metal. Une acquisition nécessaire pour être clair en attendant éventuellement une tuerie de la trempe de Destroy the Opposition pour le prochain si le sieur Gallagher ne vire pas tout le monde une fois de plus…

There will be no peace for me now
Distrust for anyone I’ll ever encounter
Your treachery will die with you.

BG

11 Commentaires

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yozzy - 26 Septembre 2009: oui on l'entend mais sur le dernier on L'entendais beaucoup mieux
darksamus - 14 Juillet 2010: on entend pas la basse, on la ressent ! bonne chronique !
albundy57 - 11 Mars 2011: Dans la continuité du précédent, DYING FETUS nous assène une nouvelle fois un brutal-death/hardcore dévastateur, domaine où ils montrent une fois de plus leur suprématie...
corpsebunder50 - 20 Mai 2012: J'aime bien l'analyse sur le fait que les américains (et surtout une petite bande soit dit en passant) soient les maitres dans ce domaine brutal death teinté de hardcore. C'est vrai qu'ils sont pour l'instant indétrônables dans le style!
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Chronique @ BrutusBourrinus

13 Avril 2017

Reprendre la chronique de War of Attrition en rajoutant un "encore plus" derrière chaque adjectif...

Depuis plus de 15 années qu'il est seul à la barre de Dying Fetus, John Gallagher n'a certes jamais caché ses intentions. Si on met de côté le cas un peu particulier de Stop at Nothing, tentative sans lendemain, on constate une évolution régulière depuis Destroy the Opposition. Comme il le dit toujours en interview, ce qu'il veut, c'est faire quelque chose de plus technique, de plus moderne, de plus intense. Et évidemment, comme le garçon est tout sauf manchot, c'est très exactement ce qu'il fait. A vrai dire, je pourrais pour cet album reprendre la chronique de War of Attrition et répéter les mêmes choses, en rajoutant un "encore plus" derrière chaque adjectif.

Descend into Depravity est effectivement encore plus technique et encore plus maîtrisé que le précédent. Et à vrai dire, encore moins original. Pour autant il est impossible de prétendre que c'est un mauvais album. Encore une fois, pour le fan, c'est une tuerie de plus de la bande à Gallagher. S'il ne commence pas par un brûlot cette fois-ci, il déroule huit titres d'un Death Metal brutal, technique et varié comme peu de groupes peuvent en offrir avec tant de classe. Le premier titre démarre sur les chapeaux de roue, jusqu'à un final mid tempo avec encore une fois le chant quasiment rap de Gallagher. On note d'ailleurs que sans doute conscient des faiblesses de Sean Baisley, le guitariste-chanteur a décidé de reprendre en main une bonne partie des lignes de chant, doublant même parfois celles du bassiste pour un effet toujours du meilleur goût (rappelez-vous les premiers Deicide). Dès Sheperd's Commandment, on est édifiés : Dying Fetus va encore plus vite, Dying Fetus joue encore plus fort, et Dying Fetus n'hésite pas une seule seconde à nous balancer des leads de guitare ultra speedés et mélodiques, avant de nous écraser sous un riff made in Caterpillar, avec plein de breaks en tous genres par-ci par-là. Disons-le tout net, en terme de composition, on peut difficilement faire mieux, les riffs s'enchaînant à merveille sur des séquences courtes et puissantes, qu'elles soient rapides ou lentes.

On ne s'ennuie pas, mais tout se déroule assez gentiment pour l'habitué, avec parfois quelques curiosités, comme l'intro quasiment jazz envoyée à toute volée au début de Conceived into Enslavement, ou les ralentissements décidément très lourds - dans le bon sens du terme - à la fin de Hopeless Insurrection ou au début et à la fin d'Atrocious by Nature. On se demande même si Dying Fetus n'aurait pas beaucoup écouté les deux derniers Suffocation. Il faut dire que dans la quête du "toujours plus" du groupe, on remarque que si les parties rapides sont encore plus rapides, les parties lentes sont plus fréquentes qu'avant, et souvent plus pesantes, moins Hardcore.

Et puis c'est enfin le vieux Dying Fetus qui refait surface avec la chanson-titre, enchaînement frénétique de riffs très rapides et mélodiques avec des parties lentes ou mid tempos, gavées d'arrangements en sweeping, pour éclater tout sur son passage avec une mosh part monumentale, Gallagher éructant de plus belle pendant que le reste du groupe brise des nuques à la chaîne avec ses rythmiques en béton armé. Plus simple et plus direct, ce titre est assurément le tube de l'album. Celui-ci continue d'ailleurs jusqu'à la fin sur cette note plus surprenante, entre la structure plus originale et quasiment Suffocation d'At What Expense, et un Ethos of Coercion qui clôt l'album sur une envolée de guitare furieusement inspirée par l'Azagtoth des bons jours (celui de Morbid Angel, pas celui qui au centre de l'univers blablabla...).

... et pourtant. Et pourtant, Descend into Depravity, s'il constitue une solide démonstration de maîtrise dans la droite lignée des précédents, a reçu un accueil un peu particulier. Ceux qui avaient particulièrement aimé War of Attrition pour son mélange d'ancien et de nouveau seront peut-être déçus par celui-ci. Au contraire, les fans les plus modernes de Dying Fetus, ceux-là même qui avaient apprécié Stop at Nothing et qui ne jurent que par Destroy the Opposition, semblent tout ce qu'il y a de plus satisfaits de Descend into Depravity. Qu'en penser ? De toute façon le groupe ne trahit personne, livrant un opus comme il en a le secret, bien apprêté, mais malheureusement un peu fade, comme une redite boostée de War of Attrition, mais dont le soufflet retomberait plus vite. Personnellement je reste sur le précédent et j'espère que leur prochaine oeuvre nous surprendra un peu plus, nous prendra plus au bide en nous offrant ce qui désormais manque sévèrement au groupe : une étincelle de folie.

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BrutusBourrinus - 15 Avril 2017: Tout sauf ennuyeux, mais il me laisse la même sensation que Destroy the Opposition après Killing on Adrenaline. C'est excellent, mais c'est une redite plus polie.
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