Somewhere Out in Space

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Nom du groupe Gamma Ray
Nom de l'album Somewhere Out in Space
Type Album
Date de parution Août 1997
Produit par
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album292

Tracklist

Re-Issue in 2002 by Noise International with 2 bonustracks.
1. Beyond the Black Hole 06:01
2. Men, Martians and Machines 03:53
3. No Stranger (Another Day in Life) 03:37
4. Somewhere Out in Space 05:29
5. The Guardians of Mankind 05:03
6. The Landing 01:19
7. Valley of the Kings 03:52
8. Pray 04:46
9. The Winged Horse 07:04
10. Cosmic Chaos 00:50
11. Lost in the Future 03:41
12. Watcher in the Sky 05:19
13. Rising Star 00:55
14. Shine on 06:54
15. Return to Fantasy (Uriah Heep Cover) 05:16
Bonustracks (Re-Issue 2002)
16. Miracle 07:17
17. Victim of Changes (Judas Priest Cover) 07:23
Total playing time 1:03:59

Chronique @ Eternalis

16 Avril 2009
Gamma Ray a longtemps été considéré comme le projet solo de Kai Hansen faisant suite à son départ tumultueux d’Helloween. Mais l’ami Kai avait depuis le début mis un point d’honneur à considérer son nouveau bébé comme un véritable groupe, malgré de constants changements de line-up, dont le départ du formidable Ralf Schiepers en 1994. Lui qui avait été pressenti pour remplacer Rob Halford au sein de Judas Priest, qui ne s’investissait plus autant que les autres membres du groupes selon Kai mais qui fait des trois premiers opus des perles de power metal mélodique lorgnant parfois vers une musique plus expérimentale et incroyablement riche (notamment "Insanity & Genius", signant son départ !).

"Land of the Free" était en ce sens le retour à un heavy plus dur, plus puissant et agressif, renvoyant indéniablement aux racines d’Helloween, que ce soit dans la musique, les riffs et le chant de Kai, qui, dans l’ombre de Kiske et Schiepers, avait continué de travailler sa voix.
Si cet album montrait une volonté d’aller droit au but mais paradoxalement de sonner d’une manière plus grandiose, "Somewhere Out in Space" est son parfait successeur, voyant l’arrivée d’Henjo Richter à la guitare et de Dan Zimmermann derrière les futs pour apporter ce surplus de puissance.

Si l’on devait donner un mot pour faire ressortir l’impression du disque, ce serait compacité. Tout est compact, puissant, mélodique et plein de cohésion. D’une redoutable facilité d’écoute, l’album s’écoute, se retient et s’ancre dans la tête comme peu de groupe arrivait à le faire à cette époque, une période qui allait rapidement sonner la renaissance du heavy à qui Gamma Ray sera rapidement une référence.
Une grande maturité ressort des compositions, un souffle épique parcours des morceaux aussi subtils que bourrin pour le style, comme le prouve aisément le formidable morceau titre.
Alliage de riffs d’acier, tranchants et hurlant, de couplets emplis de grandeur et de décadence dans le chant de Hansen (très « madman » !) et se métamorphosant en une splendide mélodie sur le refrain, accompagné par des chœurs qui, s’ils sonnent parfois un peu kitsch, donne une tout autre envergure.
Dirk, ayant retrouvé sa basse, s’en donner à cœur joie et impose un rythme très élevé tout en restant très audible, alors que les guitares se taillent des duels en soli faisant vraiment plaisir à entendre (Judas Priest es-tu là ?).

Chaque titre dispose d’une personnalité propre, conférant au disque une unité, un ensemble. Tout en sachant rester ambitieux, Gamma Ray n’oublie jamais d’être avant tout efficace. L’enchainement du grandiose "The Landing" (très spatial et martial, comme les allemands ne l’avaient encore jamais fait !) et du single "Valley of the Kings" se veut un symbole de toute la musique de combo. Sur une intro très mélodique vient se greffer quelques claviers discrets et une prestation vocale aussi accrocheuse qu’elle n’est riche, avant de venir poser une ambiance mystique mais purement heavy sur un refrain immédiat et ne demandant qu’à headbanger comme un fou.

Alternants morceaux courts et mid tempo comme "Men, Martians and Machines" ou le très intéressant "No Stranger (Another Day In Life)", se reposant en partie sur la partie vocale de Kai et ne laissant filtrer que quelques lignes de guitares parsemées dans une ambiance très synthétique et cosmique. Les grattes se font presque uniquement solistes et très tranchantes tandis que Kai va déloger des notes très lointaines, un titre différent de leur répertoire, offrant une approche plus mature de leur musique, sans pour autant léser la qualité ou la puissance.
En revanche, le premier titre, "Beyond The Black Hole", remets les pendules à l’heure pour ceux qui pensaient que le heavy était mort ! Symbiose d’un traditionalisme parfaitement maitrisé et d’une agressivité très actuelle, il est l’archétype du style fondé par Kai une dizaine d’années plus tôt, des riffs acérés, une puissance vocale de tous les instants, une double pédale omniprésente, un refrain se calant dans une case mémoire de notre cerveau et une envie de taper du pied toute la journée !

Et si certains titres comme le rapide "Lost in the Future" ou le (trop cette fois) ordinaire "The Guardians of Mankind" (pourtant adoré des fans !) empêchent de considérer "Somewhere Out in Space" comme le chef d’œuvre que sera "Powerplant", des chansons comme la ballade "Pray", évoquant presque Queen dans son approche vocale (d’une douceur incroyable, très belle composition), le final ambitieux "Shine On" ou l’ultra puissant "Watcher in the Sky" sur lequel Piet Sielk (Iron Savior) vient rejoindre Kai pour apporter son grain de voix mécanique et un solo déchirant ne font que rendre cet album plus indispensable pour le fan de heavy.

Sans être unique, Gamma Ray assurait sa propre pérennité avec cet album, démontrait que le groupe en était réellement un, que le style avait encore de beaux jours devant lui et dévoilait la direction qu’allait prendre la bande à Hansen sur ses prochains efforts studios. Un album charnière donc, séparant distinctement la carrière du groupe en deux et sonnant le retour d’une agressivité primaire et pleine de vigueur. Gamma Ray allait commencer à écrire les plus belles pages de son histoire…

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ZazPanzer - 30 Décembre 2009: Merci pour ta chronique que je trouve très juste, sauf sur ton dernier point : "Somewhere" est en effet pour moi l'apogée du style Gamma Ray et non "le début des plus belles pages de son histoire" comme tu le dis. Les 2 albums suivants, bien que bons, ne feront que copier les 2 chefs d'oeuvre que sont "LOTF" et "SOIS". Puis ce sera la chute, avec Majestic, sur lequel Kai copie grossièrement du Judas Priest. Espérons que ce grand monsieur aura retrouvé l'inspiration perdue sur son nouvel opus.
Lepard - 14 Janvier 2013: Une belle chronique, même si je te trouve un peu dur sur certains points. Je suis surpris que tu ne parles pas du merveilleux "The Winged Horse" où Hansen et Richter atteignent un sacré niveau.

Après, je ne suis pas un spécialiste de Gamma Ray (je ne connais que l'excellent "Heading For Tomorrow", et "No World Order !"), mais je trouve que cet album reste bon voir très bon dans son ensemble ("Beyond The Black Hole", "Somewhere Out In Space", "Valley Of The Kings", "The Winged Horse", "Lost In The Future").
Je me lance dans la découverte des autres opus, let's go !
LeMoustre - 24 Juin 2015: Un très bon disque, au milieu d'autres de la discographie du père Hansen de ces années là. Beaucoup d'hymnes, des morceaux speed rappelant la période bénie d'Helloween (la première, bien sûr), et une facilité certaine à composer des titres tantôt épiques, tantôt plus agressifs ou heavy. La voix magique de Kai est ici parfaitement mise en valeur.
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Chronique @ Supreme

28 Octobre 2005
Après plusieurs albums toujours de plus en plus bons, “Gamma Ray” fait partie d’un des meilleurs groupes du genre et devenu une référence pour de nombreux metalleux. « Somewhere Out in Space » est pour moi le meilleur album du groupe pour les raisons suivantes…
L’album commence par « Beyond The Black Hole » qui est un titre assez technique avec un refrain accrocheur avec une partie solo d’une technicité rarement égalée. La variété des mélodies entre les titres empêche toute linéarité. Chaque titre s’enchaîne bien sans coupure brutale ou de style complètement différents. Le constat est le même avec la plupart des autres titres de l’album à part certains se démarquant fortement.
Le titre portant le nom de l’album « Somewhere Out in Space » est une bombe comme ils savent bien faire. On est facilement entraîné par ce titre d’exception. Rien a lui rapprocher.
Le morceau « Valley of the Kings » mérite une écoute fréquente ! Commencent par une intro assez sympathique, ce titre possède une des meilleures mélodies de la galette sans parler des parties solos de toutes beautés ! Le chant y est aussi d’exception passant du grave à l’aigu parfaitement bien.
Une autre tuerie s’intitule « The Winged Horse » qui définit vraiment le mot musique. Du chant aux instrus, tout est parfait. Un titre composé à la perfection qui mérite d’avantage de lignes mais vous comprendrez mieux en l’écoutent (un régale pour vos oreilles !).
Le morceau « Lost In The Future » est assez fun par les paroles et le solo de gratte. Il est rythmé à la perfection ! Viens ensuite la chanson la plus agressive « Watcher In The Sky ». Après le passage de l’avion de chasse (la marque de fabrique de Kai), ont est partis pour du bon gros heavy comme on l’aime avec de la gratte très technique et bien rythmée.
Après cet instant de bourrinage, vient un grand titre appelé « Shine On/Rising Star ». Du « Gamma Ray » dans toute sa splendeur ! Comme les autres titres de l’album, rien n’est mal fait à part, peut-être, le solo qui n’est pas aussi bien que d’autre... Une petite pause au calme permet de relancer le titre de façon encore plus puissante qu’au départ !
Cet album est donc un gros CD ! Certains ne sont qu’au dessus de la moyenne mais la plupart sont des hits en puissances. A se procurer sans hésitation et a posséder dans sa discothèque (pour les amateurs de heavy metal).

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Commentaire @ Bourrin

13 Fevrier 2009
Il était une fois l'espace...Il était une fois l'égypte...Il était une fois un fameux groupe de speed metal allemand nommé The Guardian...qui décida de réunir ces deux composantes (en particulier l'espace) pour son 5è album, le bien nommé "Somewhere Out in Space".
Mais cet album est-il le digne successeur du révolutionnaire "Land of the Free" ?? Eh bien parlons-en ! Pour le fan absolu de "Land of the Free", cet album paraîtra à première vue assez fade (j'ai bien dit à première vue ! Ou plutôt à première écoute...), c'est sans doute pour cette raison que beaucoup n'ont pas pris le temps de l'approfondir. Pour le fan tout-court, celui à qui "Land of the Free" a bien plût et qui n'est pas contre une nouvelle version peut-être un peu experimentale de ce "Land...", cet album est presque équivalent au précédent. Je dis "presque" parcequ'il faut reconnaître que s'il n'est pas moins bon que son prédécésseur, il est peut-être un poil moins homogène. En effet certains titres ne sont pas à la hauteur face à d'autres, comme le clichesque "The Guardians Of Mankind", ou encore "Valley Of The King", bien que ces titres ne soient pas mauvais en soi.
L'album débute sur un "Beyond The Black Hole"...mmm...vraiment éblouissant !!!! Ce titre est carrément une perle ! Il vous suffit d'écouter ce petit passage assez égyptien vers le milieu de la chanson, suivit d'un solo complètement intergalactique !!! SUBLIME ! "Men, Martians And Machines" reprend à merveille cette ambiance spaciale, boustée par des solos splendides !! En fait, cette ambiance se perçoit surtout par le son (attention ! je n'ai pas parlé d'un son futuriste à la Mnemic, loin de là !! C'est juste que ce son retranscrit bien l'ambiance de l'espace !).
Les musiciens sont au top : les guitares sont parfaites, la voix de Kai aussi, et nous avons même droit a un solo de batterie effecué par le sieur Dan Zimmerman sur "Cosmic Chaos" (là aussi on s'apercoit du son ! C'est la première fois que j'entend une batterie qui a ce son là !!!)
Enfin, l'artwork colle parfaitement avec le sujet, la pochette est très belle.
Je pense que ceux qui renient cet album et qui ont aimé "Land of the Free" devraient le redecouvrir, tout vient à point qui sait attendre !

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