Sirius B

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Nom du groupe Therion (SWE)
Nom de l'album Sirius B
Type Album
Date de parution 24 Mai 2004
Labels Nuclear Blast
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album452

Tracklist

Re-Issue in 2004 as a Digipack Version with 2 CD : "Lemuria" and "Sirius B"
1. The Blood of Kingu 05:45
2. Son of the Sun 05:35
3. The Khlysti Evangelist 05:39
4. Dark Venus Persephone 04:02
5. Kali Yuga (Pt.1) 03:28
6. Kali Yuga (Pt.2) 05:48
7. The Wondrous World of Punt 07:19
8. Melek Taus 05:32
9. Call of Dagon 04:14
10. Sirius B 03:44
11. Voyage of Gurdjieff (The Fourth Way) 05:57
Total playing time 57:03

Chronique @ BEERGRINDER

25 Juillet 2008
Sirius B est indissociable de Lemuria puisqu’ils forment à eux deux le fameux double album de Therion paru en 2004. La version digipack est tout simplement magnifique et Thomas Ewerhard a fait un travail de titan sur le design avec deux dessins grandioses et une illustration par titre (21 au total donc) qui pourraient chacune faire office de pochette tellement ils sont travaillés et détaillés.

Du point de vu musical Sirius B est évidemment assez proche de Lemuria, avec peut-être des titres plus directs. Les thèmes traités sont toujours tirés des mythologies du monde entier : indienne pour Kali Yuga, égyptienne pour Son Of The Sun. Une fois de plus c’est l’écrivain ésotérique Thomas Karlsson, ami de Christopher qui s’est chargé de l’intégralité des paroles.

Pour notre plus grand plaisir, le chant Heavy et péchu de Mats Léven est mis à contribution dès The Blood Of Kingu qu’on rapprocherait d’un Heavy / Thrash avec chœurs d’opéra en soutien : puissant et original, simplement du Therion en somme.
Si Christopher Johansson se taille bien évidemment la part du Lion au niveau des compositions, les frères Niemann ont tout de même eu leur mot à dire (contrairement à Secret of the Runes), c’est le cas sur Son Of The Son composé par Kristian et où la talentueuse Anna-Maria Krawe fait entendre sa voix de cantatrice, cette pièce qui rappelle les groupes progressifs des années 70 en plus Heavy, est devenue l’un des classiques des prestations scéniques de Therion.

Les arrangements orchestraux se font un peu moins présents que sur Lemuria, la musique est davantage axée sur les instruments Metal classique, ainsi si on excepte l’intro style « chant grégorien » et le léger clavier en fond, The Khlysti Evangelist est tout simplement un titre de Heavy Metal bien costaud avec solo dans la tradition et chanté par l’autre voix Heavy Metal de l’album (ce serait trop long de faire la liste de tous les intervenants) : Thomas Cerny, à la voix moins puissante que Mats Léven mais tout en nuance.

Des choses plus « symphoniques » commencent à poindre avec Dark Venus Persephone, sorte de balade opéra aux remarquables ambiances tristes, tirant vers le Gothic plus que vers le Heavy.
Kali Yuga séparé en deux parties est la pièce centrale du disque : la première à l’atmosphère lente et inquiétante, puis dans la deuxième partie le même thème est repris avec tout l’attirail de Therion: riffs tranchants, chant d’opéra et une dernière apparition de Mats Léven pour le refrain final. Sur The Wondrous World Of Punt on a même droit à une intro à l’orgue d’église pour ensuite 5 minutes entièrement acoustiques et un final avec mandoline : un titre dépaysant et aéré avant le très intense Melek Taus sur lequel la virtuosité et la mélodie des guitares n’a d’égale que la beauté des parties vocales, vous verrez que le riff du refrain vous trottera dans la tête un sacré moment.

Si vous connaissez Nightwish, Call Of Dagon vous interpellera immédiatement avec une sonorité de clavier rappelant celle de Tuomas, même si les arrangements de Therion sont plus complexes que ceux des finlandais, le timbre de voix d’Anna-Maria est finalement assez proche de celui de Tarja.
Après l’instrumentale ambiant Sirius B, Therion parachève le travail avec Voyage Of Gurdjieff, chanson la plus véloce de l’album avec double pédale en abondance et chœurs omniprésents faisant fortement penser à Rhapsody. N’en jetez plus…

Avec se double album majestueux, Christopher Johansson et ses « employés » ont su extraire la quintessence même de leur style et arriver enfin à une quasi perfection au bout de longues années de travail. Lemuria / Sirius B est donc avant tout un formidable aboutissement pour un musicien ayant toujours eu à cœur de produire un travail musical personnel. Un témoignage indispensable faisant passer presque tous les groupes de Metal sympho à chanteuse pour des gamins faisant mumuse sur des claviers Bontempi.

BG

1 Commentaire

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Wyndorel - 24 Juin 2009: Therion est tout de même à part, loin de pouvoir être facilement identifiable du fait de sa richesse et de sa singularité.

Je ne connais encore pas de façon assez exhaustive la discographie du groupe pour juger de manière certaine (quoi que), mais je pense que depuis Theli le groupe extrait successivement la quintessence de leur style présent, à l'image de leur nouvel album qui marque encore d'une pierre monumentale la discographie en constante évolution du groupe, ce double album ne se distingue donc pas particulièrement (j'avoue même les mettre un peu en retrait, question d'essence...).

PS: à noter que je passe sous silence les Symphony Masses et Lepaca Kliffoth que je n'apprécie que trop moyennement pour être retenus...
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