Set the Dark on Fire

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17/20
Nom du groupe Edenbridge
Nom de l'album Set the Dark on Fire
Type Album
Date de parution 16 Janvier 2026
Labels Steamhammer
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 The Ghostship Diaries
Ecouter06:19
2.
 Cosmic Embrace
Ecouter03:59
3.
 Where the Wild Things Are
Ecouter04:41
4.
 Tears of the Prophets
Ecouter01:25
5.
 Our Place Among the Stars
Ecouter07:16
6.
 Set the Dark on Fire
Ecouter05:12
7.
 Bonded by the Light
Ecouter04:23
8.
 Divine Dawn Reveal
Ecouter01:07
9.
 Lighthouse
Ecouter05:31
10.
 Spark of the Everflame - Let Time Begin
Ecouter01:13
11.
 Spark of the Everflame - The Winding Road to Evermore
Ecouter05:44
12.
 Spark of the Everflame - Per Aspera ad Astra
Ecouter02:04
13.
 Spark of the Everflame - Where It Ends, Is Where It Starts
Ecouter04:33

Durée totale : 53:27

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Edenbridge



Chronique @ ericb4

07 Fevrier 2026

Un douzième élan aussi racé et émouvant qu'enfiévré...

Prudence est mère de sûreté, dit-on... Un adage suivi à la lettre par l'expérimenté collectif autrichien ! Ainsi, après son onzième et solaire album full length, « Shangri-La », le méticuleux quintet nous fera patienter la bagatelle de trois années avant de revenir dans les rangs, à pas de loup, tout d'abord ; seront alors réalisés pas moins de trois singles (« Cosmic Embrace », « Where the Wild Things Are » et « Set the Dark on Fire »), soit trois des treize pistes de leur douzième et présent opus de longue durée, « Set the Dark on Fire », signé, lui, chez Steamhammer. Armés de ce nouvel arsenal esthétique et technique, nos valeureux gladiateurs seraient-ils à même d'opposer une plus farouche résistance encore face à leurs challengers, toujours plus nombreux à affluer dans cette arène metal ? Plus encore, les 53 généreuses minutes affichées au compteur de la rondelle pourraient-elles dès lors asseoir plus encore nos acolytes parmi les valeurs de référence du si couru registre metal symphonique à chant féminin ?

Dans ce dessein, le line-up de la précédente traversée a subi un léger remaniement : si l'on y retrouve le mastermind et pluri-instrumentiste Lanvall, la chanteuse aux troublantes impulsions Sabine Edelsbacher, le batteur Johannes Jungreithmeier (Thirdmoon, Woodtemple...) ainsi que le bassiste Stefan Gimpl dit ''Steven Hall'' (Crystallion), Dominik Sebastian (Serious Black, Thirdmoon, A Ghost Named Alice) se verra, lui, remplacé par Sven Sevens à la guitare. Avec la participation, une fois encore, de Thomas Strübler (ex-Crystallion) aux choeurs, le groupe nous replonge dans un propos rock'n'metal mélodico-symphonique gothique et progressif à la fois vitaminé, rayonnnant et romantique, pourvu, à son tour, de lignes mélodiques plutôt engageantes et faisant montre d'une technicité instrumentale bien huilée. Par ailleurs, et tout comme ses devanciers, ce set de compositions jouit d'une production d'ensemble de fort bonne facture signée Lanvall, état de fait autorisant le parcours d'un seul tenant de la galette. De quoi nous intimer d'aller explorer plus en profondeur les entrailles du navire...

Comme ils nous y ont accoutumés, nos compères interpellent par leur aptitude à concocter ces séries d'accords aptes à nous retenir plus que de raison, à commencer par les plus magmatiques de leurs plages. Ce à quoi nous sensibilise, tout d'abord, « The Ghostship Diaries », plantureux et ''jamesbondien'' up tempo aux riffs acérés, dans la veine percussive du précédent effort. Pourvu d'une mélodicité toute de fines nuances cousue, où se calent les félines inflexions de la sirène, et d'un flamboyant et ''floydien'' solo de guitare, l'éruptif méfait ne se quittera qu'à regret. Dans une dynamique similaire, et bien qu'en proie à quelque linéarité mélodique, le torrentiel « Set the Dark on Fire » génère une énergie aisément communicative. Dans une même mouvance mais infiltré d'effluves pop rock, l'entraînant et ''tubesque'' « Cosmic Embrace » nous gratifie d'un pont techniciste bien amené, que balaiera une bondissante reprise sur la crête d'un refrain immersif à souhait mis en exergue par les angéliques ondulations de la déesse.

Quand elle retient davantage les chevaux, la troupe parvient là encore à se jouer de toute tentative de résistance à l'assimilation de ses vibes. Ce qu'atteste, en premier lieu, « Where the Wild Things Are », mid tempo aux riffs crochetés à la colorature folk, eu égard à l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre et au vibrant solo à la guitare acoustique à mi-morceau investi. Techniquement plus complexe, l'élégant mid/up tempo « Lighthouse » nous happera, lui, par ses orientalisants gimmicks guitaristiques comme par les grisantes montées en régime de son corps orchestral. Mais le magicien aurait d'autres tours dans sa manche, et des meilleurs...

Lorsqu'ils nous mènent en des espaces ouatés, nos compères se muent alors en de véritables bourreaux des cœurs en bataille. Ce qu'illustre, d'une part, « Our Place Among the Stars », ballade romantique jusqu'au bout des ongles, que n'auraient sans doute reniée ni Nightwish ni Xandria ; déversant de seyantes harmonies au fil de ses quelque 7:16 minutes, inséminé des fluides modulations de la maîtresse de cérémonie et se dotant parallèlement de deux fringants soli de guitare, l'instant privilégié comblera sans nul doute les attentes du féru du genre intimiste. On ne saurait davantage éluder « Bonded by the Light », langoureuse ballade progressive aux airs d'un slow qui emballe, comme la troupe en a le secret. Glissant le long d'une radieuse rivière mélodique, sous-tendu par des gammes pianistiques d'une confondante délicatesse et emmené par une interprète bien habitée, le soyeux élan poussera, à n'en pas douter, à une remise en selle sitôt l'ultime mesure évanouie.

Par ailleurs, s'ils semblent perturber, voire contrarier, le rythme d'ensemble de la traversée, les brefs interludes dispensés ont toute leur raison d'être. Ainsi, injecté d'un fin picking à la guitare acoustique, « Tears of the Prophets » se pose tel un a-rythmique mouvement tout en légèreté, propice au total apaisement de nos sens. Quant à l'aérien « Divine Dawn Reveal », il envoûtera tant par les notes enivrantes d'un inattendu sitar que par ses incantations féminines haut perchées et à la colorature indienne.

Cependant, à l'aune du précédent effort, c'est leur dernière pièce, en quatre actes ici, intitulée « Spark of the Everflame » qui dévoilerait les plus beaux atours de ce douzième élan. Cela étant, par un propret fondu enchaîné et par effet de contraste, « Let Time Begin » – un cinématique et progressif instrumental d'ouverture aux arrangements ''nightwishiens'' – nous projette sur « The Winding Road to Evermore », up tempo aux riffs tourbillonnants et aux subtils arpèges d'accords ; aussi tourmenté que vivifiant, le fougueux méfait témoigne d'enchaînements intra piste ultra sécurisés et d'un éblouissant et substantiel solo de guitare pour clore le chapitre. Et la magie opère, une fois encore. Comme pour nous remettre nos émotions, lui succède un troisième acte à la fois lévitant et ''symphonisant", du nom de « Per Aspera ad Astra » ; un laconique instrumental progressif à la violoneuse assise et voguant sur d'ondoyantes nappes synthétiques. Et c'est tout en finesse et non sans une certaine allégresse que s'achève le périple, et ce, sous le joug des grisantes variations rythmiques et des sémillantes séries de notes alimentant le chevaleresque mid/up tempo « Where It Ends, Is Where It Starts » ; finissant en crescendo, ce souffle ultime poussera peu ou prou à une revisite du propriétaire dès l'amorce de la chute finale.

A l'issue de notre croisière, force est d'observer que nos acolytes nous octroient un opus à la fois enjoué et pénétrant, que l'on ne quittera qu'à regret. Variant ses phases rythmiques à l'envi comme ses ambiances, ce douzième mouvement diversifie également ses exercices de style, sans toutefois se départir significativement des gammes et des arpèges insufflés par un dantesque « Shangri-La ». Bénéficiant à son tour d'une ingénierie du son coulée dans le bronze, d'une technicité instrumentale difficile à prendre en défaut, de mélodies finement esquissées mais nullement aguicheuses et d'une signature oratoire aisément identifiable et des plus touchantes, ce nouvel arrivage n'aura pas tari d'armes pour asseoir sa défense. Et si le fan des premiers émois ne saurait y trouver matière à le surprendre foncièrement, nos inspirés concepteurs nous gratifient-là d'un douzième élan aussi racé et émouvant qu'enfiévré, apte à les asseoir plus encore parmi les valeurs de référence du metal symphonique à chant féminin...


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