Reckoning Night

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17/20
Nom du groupe Sonata Arctica
Nom de l'album Reckoning Night
Type Album
Date de parution 11 Octobre 2004
Labels Nuclear Blast
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album412

Tracklist

1. Misplaced 04:42
2. Blinded No More 05:34
3. Ain't Your Fairytale 05:26
4. Reckoning Day, Reckoning Night... 03:21
5. Don't Say a Word 05:49
6. The Boy Who Wanted to Be a Real Puppet 04:45
7. My Selene 05:28
8. Wildfire 04:36
9. White Pearl, Black Oceans... 08:47
10. Shamandalie 04:04
11. Jam (Unlisted Track) 02:01
Bonustrack (Japanese Release)
12. Wrecking the Sphere 02:51
Total playing time 54:33

Chronique @ Resurexit

16 Novembre 2008
« Reckoning Night » est le troisième CD de Sonata Arctica que j’ai acheté. En tout honnêteté, j’ai l’impression que si je n’avais pas été fan de ce groupe avant, je n’aurais pas apprécié cet album. Il est en effet déjà plus spécifique que les précédents en termes de style musical, et surtout l’agencement de la tracklist est à mon avis très déficient : autant j’ai pu louer "Silence" pour son équilibre de ce point de vue, autant là j’ai l’impression d’être en face d’un monstrueux bazar.

Le début est beaucoup trop poussif par rapport aux canons précédents du groupe, et gâche l’instrumental du milieu. A partir de « Don’t Say Word » on commence à avoir une courbe de progression correcte, que ceux qui n’aiment pas « Wildfire » peuvent même considérer comme déréglée une deuxième fois par ce morceau. Quant à la fin… justement, il n’y en a pas : le « Jam » vient s’ajouter artificiellement après un « Shamandalie » déjà discutable à cette position. En effet, « White Pearl, Black Oceans… » doit, pour moi, tenir exactement le même rôle que « The Power of One » dans "Silence" : un morceau structuré et abouti, un voyage musical qui clôt magnifiquement l’album…

Je me permets donc d’établir un « conseil de lecture » pour ce CD : Gardez éventuellement « Misplaced », laissez tomber les deux suivantes et enchaînez directement sur « Reckoning day, Reckoning Night …» en appréciant pleinement cette musique d’ambiance calme qui vous prépare magnifiquement bien pour « Don’t Say Word » qui est pour moi le titre phare de cet album. Profitez ensuite bien des superbes morceaux proposés jusqu’à « White Pearl, Black Oceans… » en sautant « Wildfire » éventuellement si vous faites partie des hostiles à ce morceau qui semble un peu à l’image de l’album : un patchwork de compositions musicales plus ou moins cousues ensemble par un (très bon, il est vrai) refrain et… arrêtez-vous là.

[Bien entendu cela n’engage que moi mais il me semble que ce plan de lecture apporte un peu de cet équilibre nécessaire pour écouter sans s’ennuyer un album entier.]

Est-ce que cela signifie que les autres chansons sont bonnes à jeter à la poubelle ? Non, bien sûr, elles ont leurs qualités propres : « Ain’t Your Fairytale » possède des paroles prenantes et une structure originale, « Shamandalie » reste une belle ballade reposante et « Blinded No More » est assez originale, même si je trouve qu’elle gagne à être écoutée en version live (sur la vidéo du concert à Tokyo notamment). Il n’y a guère que « Jam » pour être franchement sans intérêt. Simplement, elles se piétinent les unes les autres et leur effet, combiné, génère l’ennui. Je suggère donc de les écouter indépendamment.
Concernant les autres titres de l’album, il est important de noter que le narratif « My Selene » est la seule composition de Jani Liimatainen, ce qui explique la différence que vous pouvez éventuellement percevoir par rapport aux autres morceaux. Par ailleurs, « The Boy Who Wanted to Be a Real Puppet » est la seule chanson à tendance « piano » de l’album. Elle n’en est pas moins belle malgré une introduction un peu « plaquée » sur le reste.

Je finirai par un mot sur la pochette qui tient une part non négligeable (les producteurs de disques le savent bien…) dans la décision de l’achat d’un CD : elle est vraiment magnifique, avec l’image du bateau reprise en fil rouge et le pantin au dos. C’est peut-être aussi pour ça mais, malgré tous ses défauts, cet album a fini par devenir mon préféré.

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Eternalis - 21 Novembre 2008: "The boy who wanted to be a real puppet" est magnifique selon moi, tout comme "White pearl, black ocean...", ce sot ddes morceaux plus intimistes où la vraie nature de compositeurs explosent, et c'est bon comparé au reste encore un peu fade je pense...
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Chronique @ Eternalis

15 Fevrier 2009
En quatre albums, Sonata Arctica s’est révélé être l’arrière-garde du speed mélodique finnois, profitant au passage de l’arrêt prématuré et complètement regrettable de Stratovarius, leur maître et exemple musical !
Un maître dont l’influence commence sérieusement à devenir handicapante pour le groupe de Tony Kakko qui ne parvient que trop peu à se défaire de ces schémas préconstruits et quelque peu niais !

Dès l’ouverture de "Misplaced", on entend avec un certain désarroi que rien n’a encore véritablement changé, que les mauvaises habitudes sont toujours présentes tout en conservant des qualités intrinsèques remarquables mais dont ils ne sont malheureusement pas les géniteurs. Les solos de claviers sont toujours sortis de la tête de Jens Johansson, avec ce petit supplément de naïveté que le claviériste de Stratovarius arrive la plupart du temps à éviter.
Sur la totalité de l’album, une nouvelle fois speed sa majeure partie du temps, c’est Tony qui dévoile des capacités insoupçonnées, à peine caressées sur "Winterheart’s Guild", notamment dans une utilisation plus agressive de sa voix et en s’éloignant du côté gai et enfantin de ses débuts.

Mais pourtant, la sauce ne prend pas…il manque invariablement un grain de folie, un petit quelque chose qui ne mettrait plus en émoi uniquement des individus s’ouvrant à ce style musical mais également des auditeurs plus chevronnés.
Ce n’est pas faute d’essayer. Sonata surprend dès le second titre, "Blinded Nightwish", étrangement lent et mélancolique pour un début d’album mais aussi inexpressif qu’il manque de tripes. Tout ceci est bien trop carré, trop académique pour émouvoir, les solos semblent déplacés et leur utilité est toute relative.
A l’instar d’un acteur fade ne récitant qu’un texte à la place d’habiter un rôle, je reprocherais cette approche similaire et passéiste du chant de Tony ici, ne véhiculant absolument rien…rien. Beau mais figé, tel est le tableau musical que dépeint le Sonata Arctica logiquement sorti de la candeur de l’enfance.

Néanmoins, au travers de certaines perles furtives telles le splendide interlude "Reckoning Day, Reckoning Night", très touchant, où encore "The Boy Who Wanted to Be a Real Puppet", Sonata prouve qu’une certaine âme artistique les hante, mais ne se révèle que lors de sporadiques instants de grâce.
"White Pearl Black Oceans…" restera un petit instant de grâce et de beauté dénotant dans cet océan de conformité. Même s’il reste très loin d’un "Babylon", d’un "Infinity" (Stratovarius) ou d’un Meadows of Heaven (Nightwish), ce titre dégage une grandiloquence et une ampleur plus conséquentes, grâce à la présence d’orchestrations (un poil trop synthétiques !) et surtout de guitares plus discrètes laissant la place à de nombreux chœurs puissants et très bien placés, formant une grande dynamique tout au long de ces neuf minutes (bien que la narration finale ressemble un peu à une parodie de Rhapsody !)

Mais les speeds "Don’t Say a World", "Ain’t Your Fairytale" ou "Wildfire" ne parviendront pas à me faire ôter cette impression de plagiat, de retenue et de naïveté vraiment énervante. Même la production ne semble pas aussi énorme que sur "Ecliptica" ou "Silence", la faute à un mix pas toujours flatteur noyant les guitares dans des claviers parfois trop encombrants.
Un rythme rapide sur un refrain très catchy mais manquant également de piquant, de ce petit quelque chose qui fait la différence, qui colle le frisson au bon moment ou qui nous fait dire « ouah, je ne m‘attendais pas à ça ».
Sonata Arctica restera sans doute à jamais un excellent suiveur, mais il leur manquera indéfiniment cette petite étincelle de magie qui permet de s’ôter de la masse, cette petite étincelle que l’on nomme créativité.

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AmonAbbath - 13 Avril 2009: Pas d'accord...

Mis à part un mix un peu mou du genou, les titres sont vraiment bons dans l'ensemble. Il manque en effet le grain de folie qui surprend l'auditeur, c'est le côté épique, voire tout simplement ''beau'' qui prend la place (sauf sur Wildfire où Tony Kakko chante comme un dingue).

Les mélodies sont prenantes. La musique ainsi que le chant, comme tu le dis, sont très carrés mais si bien interprétés.

Sachons parfois rester simples, surtout que question prises de risques, l'album suivant (Unia) ne fait pas les choses à moitié...
Eternalis - 13 Avril 2009: Je m'ennuie avec cet album simplement, je n'y trouve rien qui me fascine ou qui me procure un sentiment d'écouter de la vraiment bonne musique. Tout le contraire de "Unia"
Molick - 29 Août 2013: Mais au vu des autres chroniques que tu as faite, le "style" Sonata n'a pas l'air d'être ta tasse (puisque Unia sort justement de ce style).

Perso j'écoute plus facilement tout un album se Sonata que de Strato. ces derniers ont tendance à être vraiment trop "pompeux", de l'émotionnel grandiloquant là où Sonata possède une fraîcheur et une naïveté touchante.

Sur cet album un morceau pourtant tout simple comme My Selene me touche énormément, alors qu'au niveau style et originalité il n'a rien d'intéressant. Leur album Silence a marqué les esprits pour ça, un style somme toute classique, mais les bonnes mélodies là où il faut, pour qu'un morceeau soit touchant (là où d'autres groupes comme Strato ou Edguy sont plus techniques ou plus incisifs, moins naïfs).

Celui que j'ai le moins apprécié est The Days Of Grace, car ils se rapprochent trop des orchestrations grandiloquantes à la Nightwish et perdent leur fraîcheur au profit de morceaux plus pompeux justement.

Sur celui qui nous intéresse, l'équilibre est mieux dosé, ils ne se perdent pas dans le moule Nightwish.
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Commentaire @ Black_Requiem

15 Fevrier 2009
Après Ecliptica j’étais complètement subjugué par Sonata Arctica qui s’annonçait dores et déjà comme la relève de Stratovarius qui déclinait à vue d’œil et je le fus encore plus après Silence. Il est vrai que ces Finlandais ont une maîtrise de leurs instruments, une telle dextérité qu’y prendre goût est facile. Mais j’ai arrêté de les suivre après car j’ai découvert le Black Metal et je m’y suis plus consacré. J’ai donc loupé un album du groupe et, quand Kivan m’a propos la chronique de ce Reckoning Night, j’ai tout de suite accepté car j’avais hâte de voir où en était ce quintette.

Et dès les premières notes, difficile de ne pas reconnaître cette sonorité si particulière de Sonata Arctica, cette sonorité si particulière de la guitare et du synthé (des petits carillonnements accompagnant les parties mélodiques). Il est vrai qu’ils ont énormément progressé, surtout Tony Kakko au chant. Très planant par moments, le groupe a gardé ce mélange de parties mélodiques très ‘‘médiévales’’ avec un chant polyphonique et les parties plus speed où claviers et guitare se jouent l’un de l’autre en des joutes de rapidité et de virtuosité sublimes. Mais je regrette un peu cette époque où les morceaux étaient tellement rapides (pour moi la meilleure époque de Sonata Arctica est Ecliptica).

Mais je sais que cet album ne décevra certainement pas les fans du groupe, mention spéciale à la pochette représentant un bateau dans une mer agitée avec deux têtes de loup sortant d’un mer semblant être faite d’éclairs. Ils ont toujours su trouver une pochette très belle et n’ont pas dérogé à la règle cette fois-ci. et j’ai été très content de réécouter ce groupe qui, en l’espace de deux albums, a été propulsé au sommet grâce à son talent et à son envie de réussir.

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Commentaire @ bigoud

15 Fevrier 2009
Un an seulement après le bon album « Winterheart’s Guild », Sonata revient avec dans sa troupe un nouveau membre : Henrik Klingenberg. Le quintet est finalement au complet. Parlons de ce nouvel opus.
On avait ressenti une baisse de régime sur le précédent album à cause de quelques longueurs et une baisse d’inspiration. Cet album se situe dans la lignée de son prédécesseur avec les mêmes défauts, si ce n’est avec encore plus de défauts.
Reckoning Night démarre avec « Misplaced », titre rapide mais franchement ça ne vaut pas un « Blank File » ou un « Weballergy ». Assez bon titre quand même. Ensuite arrive la assez lente « Blinded no more », très bon titre et sa partie avec « Woooooooow » qui rend bien en live. « Ain’t your fairytale » est pour moi la meilleure chanson de l’album, dommage que le groupe ne la joue pas en live. Titre très rapide, refrain accrocheur, du Sonata du vrai !
L’enchaînement « Reckoning Night/don’t say a word » est chiant. « Reckoning Night » est une instrumentale trop molle et très mal placée dans l’album. « Don’t say a word », quant à elle, est pas mal du tout même s'il y a des passages vraiment lourds. Les 3 titres suivants sont de bonne facture à part peut-être « Wildfire » vraiment médiocre avec ses parties musicales chiantes. Le titre suivant « White pearl/Black oceans » est longue de 8 minutes et est vraiment très belle. Une superbe mélodie au piano, un chant impeccable, vraiment excellent !
L’album se clôt sur une ballade qui aurait pu avoir le prix de ballade la plus chiante, répétitive et la moins inspirée de l’année 2004. Aucun changement dans la musique, le chant n'est pas terrible et franchement quand on écoute des titres comme « Replica » ou « Last Drop Falls », on se demande bien comment ils ont fait pour écrire ce titre. La chanson n’est pas vraiment désagréable mais est franchement molle.

J’ai lu plein de chroniques sur cet album et il n’y avait que des éloges mais personnellement, je trouve que cet album est le moins bon des Finlandais à cause de parties instrumentales longues et moins inspirées. Je me suis un peu ennuyé en l’écoutant. Certains seront d’accord avec moi, d’autres non. Tant pis, chacun ses goûts !

En espérant un retour aux sources pour leur nouvel album qui sortira dans quelques mois…

Chansons conseillées : « Misplaced », « Blinded no more », « Ain’t your fairytale » et « White pearls, black oceans ».

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