Psychological Torment

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Nom du groupe No Return
Nom de l'album Psychological Torment
Type Album
Date de parution Septembre 1990
Style MusicalThrash Death
Membres possèdant cet album67

Tracklist

Re-Issue in 2013 by Great Dane Records
1.
 Mutants' March
 01:07
2.
 Reign of the Damned
 04:01
3.
 Vision of Decadence
 04:09
4.
 Tragic Giving
 04:51
5.
 Radical Disease
 04:40
6.
 Degeneration of the Last Decade
 05:54
7.
 Nightly Aggression
 04:00
8.
 Electro Mania
 04:43
9.
 Religion
 05:43
10.
 Psychological Breakdown
 04:29

Durée totale : 43:37


Chronique @ jack_owen

13 Octobre 2010
No Return, combo francilien, se forme sur les cendres d’Evil Power en 1989 autour de Philippe Ordon au chant, Alain Clément et Eric Le Baron aux guitares, Laurent Janaux à la basse et Didier Le Baron à la batterie.

Si le style pratiqué au départ lorgne vers le speed metal tendance teuton très en vogue à cette époque, le quintette découvre les joies de la barbarie sonore et s’engage bien vite sur les sentiers du thrash metal façon Bay Area.

Après avoir réalisé une démo intitulée Vision of Decadence, le groupe tape dans les oreilles de Stéphane Girard, boss du label Semetery qui le signe et lui permet dans le courant de l’année 1990 d’entrer aux studios Phoenix en Allemagne sous la houlette de Markus Edelmann, batteur de l’immense Coroner, pour accoucher de son premier méfait intitulé Psychological Torment qui sort en novembre de la même année.

Si le style vigoureux pratiqué par le groupe à l’époque paraît déjà quelque peu daté, l’énorme influence de Testament (Vision of Decadence, Radical Disease, Electro Mania pour ne citer qu’eux) s’efface parfois au profit de relents death palpables comme sur l’excellent titre d’ouverture Reign of the Damned ou sur le vindicatif Degeneration of the Last Decade ; relents tout à fait succulents qui pimentent ici ou là le disque et évitent au groupe d’être taxé de passéiste dès la sortie de son premier album.

Le quintette est en place musicalement, Alain Clément (seul membre rescapé actuellement) et son compère se permettent même quelques petites interventions solos qui montrent leur maîtrise de l’instrument, le standard à cette époque étant plutôt à maltraiter son vibrato Kahler dans tous les sens et à enquiller des solos sans queue ni tête.

L’œuvre prise dans sa globalité (artwork, production « à l’étranger », contenu musical) tient tout à fait la route pour une première production malgré un chant qui s’il est hargneux, efficace et dans le ton de l’album, souffre d’une mise en place parfois hasardeuse et d’un accent franchouillard prononcé (tare principale du metal français chanté en anglais selon moi). On sent tout de même que le maximum a été fait pour que le groupe puisse se tailler une crédibilité sinon internationale, du moins européenne.

Si le style est plus léger que celui pratiqué par ses compatriotes, Massacra, Loudblast et Agressor étant quant à eux dans un état de décomposition musicale plus avancé (entendez par là que le style purement Death Metal est plus prégnant chez ces groupes), ce premier jet permet à No Return de commencer à tracer son petit sillon dans la scène extrême tricolore de cette époque.

note 14/20

8 Commentaires

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extrememetal03 - 14 Octobre 2010: la première fois que je les ai vus en live c'était le 19 octobre 1990 à Commentry dans l'allier avec Tankard en tete d'affiche! très bon souvenir!
BEERGRINDER - 14 Octobre 2010: Je les ai vu en 2000 pour l'intégration de Steve Petit (qui aurait mieux fait de rester au lieu de partir faire du Neo Thrashcore à la con avec Zuul FX), c'était excellent, ultra puissant avec des vieux titres et des nouveaux de Self Mutilation.
Revu en 2007 (je crois) à Limoges et c'était quand même plus moyen.

Concernant Psychological Torment je suis d'accord avec JackOwen, c'est simplement un disque moyen, le Thrash Metal pratiqué parait quand même de seconde zone et antidaté, il faut dire qu'on a souvent du retard à l'allumage en France...

Franchement Fabien je ne crois pas que la comparaison avec des bombes comme Season in the Abyss ou Rust In Peace soit bien pertinente, à part l'année de sortie Psychological Torment n'a rien en commun avec ces disques là au niveau de la valeur.

Son successeur, le terrible Contamination Rises laisse loin derrière ce premier album.
Fabien - 14 Octobre 2010: A quelle moment ai-je comparé Psychological Torment à Rust In Peace ou Season in the Abyss ? J'ai simplement situé le contexte de sortie de l'album. Rien de plus dans ce premier paragraphe. Tu as du lire de traviole.

Fabien.
stefhammer75 - 09 Fevrier 2017: Je ne vais pas vous mentir mais cet album que j'ai découvert il y a 22ans m'a toujours énormément plu et encore a ce jour je l'écoute assez souvent (pas plutard qu'hier soir) et c'est toujours le même plaisir et ce malgré les quelques défauts qui ne me dérange en aucun point.Un très bon album...
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