Pestapokalypse VI

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Nom du groupe Belphegor (AUT)
Nom de l'album Pestapokalypse VI
Type Album
Date de parution 27 Octobre 2006
Labels Nuclear Blast
Produit par
Enregistré à Stage One Studio
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album281

Tracklist

1. Belphegor – Hell's Ambassador 04:24
2. Seyn Todt in Schwartz 03:22
3. Angel of Retribution 05:31
4. Chants for the Devil 1533 04:42
5. Pest Teufel Apokalypse 05:03
6. The Ancient Enemy 03:23
7. Bluhtsturm Erotika 03:48
8. Sanctus Perversum 05:02
9. Das Pesthaus / Miasma Epilog 02:47
Total playing time 38:02

Chronique @ tonio

26 Janvier 2007
TONIO


BELPHEGOR est un groupe que je découvre avec cet album sorti en novembre 2006. Les autrichiens ne sont pourtant pas des nouveaux venus, Pestapokalypse VI est leur septième réalisations depuis leur formation, il y a quinze ans ! J'ai du rattrapage à faire...

BELPHEGOR évolue dans un registre black/death radical, mais pas du tout simpliste. Moi qui ne suis pas du tout féru de black, j'ai tout de suite été captivé par les ambiances malfaisantes et la puissances des compos. Premiers bon point, le chant, varié, ne se limite pas aux hurlements criards caractéristiques à se style. Parfois guttural, parfois hystérique, Helmuth, le guitariste/chanteur, possède un timbre relativement original qui renforce le caractère blasphématoires des morceaux. Ensuite, les tempos sont variés, on ne se prend pas en continu du blast "boite à rythme" dans la tronche ! Pas la peine d'avaler un tube d'aspirine après 40 minutes d'écoute, le groupe alterne parties speed et passages lents avec talent, l'écoute de cet album n'est à aucun moment prise de tête. Autre bon point, les musiciens n'hésitent pas de temps en temps à faire étalage de leur technique, soit au travers de solos fort bien composés, soit par des rythmiques recherchées. A ce titre, le morceau "Sanctus Perversum" est à lui seul un monument avec ses riffs entraînants, légèrement planants, ses nombreux changements de rythme et ses solos inspirés. D'autres titres ressortent également du lot, comme "Seyn Todt In Schwarts" au riff imparable ou "Chants For The Devil" avec son passage lent dissonant et ses cloches funèbres en outro. Bien sur, certaines chansons sont plus traditionnelles et bourrinent à tout va sur des riffs tranchants assez classiques, mais la volonté de nuire est palpable et la vitesse d'exécution est bien souvent la meilleure arme pour y parvenir. Mission largement accomplie ! BELPHEGOR se permet une petite prise de risque avec le morceau "Bluhtsturm Erotika", très différent du reste de l'album. Chanté en allemand, ce titre plutôt lent au refrain envoûtant est un pur concentré de haine. Je ne suis pas certain que les fans du groupe apprécient, mais pour ma part je trouve que cet intermède est magnifiquement réussi et qu'il dévoile une facette très personnelle et original de BELPHEGOR.
Cet album est le premier que le groupe enregistre pour Nuclear Blast et bien sur la production assure, le son est très clair, les parties rapides ne sont jamais confuses et les instruments sont tous mis en valeur. La pochette est très bien réussie et colle tout à fait à l'esprit dérangé des compos. On dirait l'illustration d'un cauchemar délirant, ou un cliché pris directement depuis les enfers ! Ce qui me fais dire à nouveau à quel point une bonne cover fait partie intégrale d'un album et à quel point le téléchargement ampute ce même album d'une bonne partie de sa personnalité... Fin de l'aparté.

Ce disque à l'atmosphère étouffante est une très bonne surprise pour moi et me donne envie de me pencher sur tout le reste de la discographie de BELPHEGOR. Leur récente signature sur un gros label devrait logiquement ouvrir au groupe de nouvelles portes, et c'est bien tout le mal que je leur souhaite !

4 Commentaires

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Fabien - 13 Mai 2007: J'ai également bien aimé Pestapokalypse. Belphegor réussit toujours bien à développer ce climat black/death à la fois très brutal et très malsain. L'avant dernier Goatreich est également de bonne facture.
J'avais aussi acheté le 1er, The Last Supper, en 1995 et je dois reconnaitre que je le regrette un peu.

Fabien,
kiki2000 - 09 Avril 2010: Pestapokalypse, quel album! moi n'étant pas fan de black, ma chanson préféré Sanctus perversum. Pour moi c'est une référence en black death comme akercocke. Intense et efficace à écouter ! Le dernier Bondage Goat Zombie est un peu recyclé, mais acceptable. Je le redit encore sanctus perversum à ne pas manquer.
NICOS - 21 Janvier 2011: En fait, c'est leur 6 eme réalisation. D'ou le titre d'ailleurs...
En tout cas, merci pour ta chroniques
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Chronique @ valentheris

05 Octobre 2010
Cela faisait quinze ans...quinze ans que Belphegor affinait son Death/Black ravageur et blasphématoire...quinze ans que Helmuth et ses compagnons faisaient l'apologie du satanisme et du sado-masochisme, leur art et leur réputation évoluant à l'image de leur ambition et de leur folie.
La sortie du très bon Necrodaemon Terrorsathan au nouveau millénaire avait dévoilé un Belphegor au top de sa forme, la noirceur et la folie de l'album étant des plus redoutable et c'est certainement sans trop d'hésitation que Napalm Records signa les deux prochaines sorties des autrichiens, qui sans atteindre totalement la puissance de leur grand-frère, n'avaient pas à rougir devant lui.
"Lucifer Incestus" et "Goatreich-Fleshcult" étaient des albums dont la qualité n'est plus à remettre en question de nos jours et cela Nuclear Blast l'a bien senti en proposant un nouveau contrat au groupe pour leur sixième opus, attrapant alors un Belphegor qui en redemandait plus que jamais depuis six ans, offrant alors à la compagnie teutonne un de ses opus les plus remarquable.

Sur ce "Pestapokalypse VI", pas de fioritures musicales inutiles et tape à l'œil, pas de nonnes lesbiennes nues s'enlaçant en hommage au diable pour rajouter un quelconque bonus ou un soupçon d'intérêt lubrique, les paroles et les capacités des musiciens suffisent amplement à rappeler le contexte à l'auditeur lambda et à lui remuer la tête dans tous les sens.
Dès le départ de "Belphegor - Hell's Ambassador" on se retrouve plongé dans les teintes chaudes de l'artwork de Seth Siro Anton et il ne faudra pas non plus attendre outre mesure pour en déceler les effluves de magie noire au sein de la musique. Le rythme des guitares est frénétique, de courts solis sont lâchés au moment opportun afin d'apporter la touche de subtilité mélodique lors de refrains poignants sur des titres tels que "Seyn Todt In Swhartz" ou "The Ancient Enemy", l'un des titres de l'album où la notion de beauté dans la brutalité prend tout son sens et où les blasts de Nefastus sont des plus jouissifs.
La basse n'est (heureusement) pas en retrait et s'exprime même très bien, d'une part par la prestation de Barth qui se la partage au côté du frontman et d'autre part grâce à la très bonne production des Stage One Studios mené par Andy Classen dont on apprécie le talent dont il fait preuve ici sur toute la durée de l'album, en particulier sur "Bluhtsturm Erotika" où le rythme assez lent du titre permet de l'apprécier à sa juste valeur.

Si le chant d'Helmuth est toujours aussi jouissif, alternant entre des growls bestiaux et une texture vocale plus agressive proche du Black Metal, on appréciera surtout sa force de composition. En dépit de la puissance intrinsèque des morceaux, l'homme en question arrive une fois encore à nous offrir un bon lot d'hymnes, ceux-ci pouvant même être repérés dès la première écoute, ce qui pour un album de ce registre n'est pas rien. Armé de son imagination et de ses talents de guitariste, l'autrichien arrive à créer des titres réellement marquants à l'image de "Sanctus Perversum" qui dispose d'un refrain profond et mélodique et dont le mid-tempo est des plus envoûtant. Il serait également bien difficile d'oublier "Pest Teufel Apocalypse" qui sous ses airs de piste Death/Black classique témoigne d'un réel travail dans la composition que ce soit au niveau du placement des solis et même de leur structure ou des deux mêmes breaks servant de refrain dont l'allure impériale de la mélodie subitement venue ne donne qu'une envie, celle de suivre Helmuth dans ses propos envers l'église quitte à perdre notre voix.

On peut donc dire que Belphegor nous offre ici l'une de ses meilleures œuvres. Les compositions, en dépit d'une ligne directrice bien présente dans l'atmosphère et la succession logique des pistes, parviennent à surprendre au coup par coup, permettant à l'auditeur lambda de se délecter de chacune d'entre elle séparément des autres, ne tenant plus qu'à nous de choisir nos préférées.
Par la suite les autrichiens perdront de leur audace et se reposeront sur leurs acquis, la fougue dont ils font preuve ici se dissipant les années suivantes, ce qui est bien dommage compte tenu du potentiel dont ils ont fait preuve des années durant. Il n'en reste pas moins que Pestapokalyspe VI est une des perles de leur discographie et même si elle marque actuellement le début d'une fin elle mérite le coup d'oreille pour tout amateur de brutalité non dépourvue de mélodie.

"No Excuses To No One, We Are Belphegor, Fukk You!!!"

Val'

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darkflo - 05 Octobre 2010: C'est toujours un plaisir à lire tes chroniques Valentheris, et au plaisir de lire encore et encore une autre de tes futures chroniques.

Amicalement DarkFlo
BEERGRINDER - 06 Octobre 2010: Un très bon album des autrichiens, comme toutes les réalisations du groupe à partir de Blutsabbath.

Helmuth et sa bande renoue un peu avec le côté plus Black Metal de Blutsabbath, tout en conservant les caractéristiques Death et le jeu de batterie violent et rapide du dyptique Lucifer Incestus / Goatreich Fleshcult.

Belphegor - Hell's Ambassador est désormais un classique de leur répertoire live.

Chants for the Devil 1533 me hérisse littéralement le poil tellement ce titre est poignant et suinte la damnation éternelle. Festum Festorum!

Bluhtsturm Erotika montre en revanche une facette du groupe que j'apprécie un peu moins, avec moi le manque de brutalité est parfois fatal.

Mis à part ça j'adore ce disque, simultanément accrocheur et démoniaque, la classe.
valentheris - 07 Octobre 2010: "Bluhtsturm Erotika montre en revanche une facette du groupe que j'apprécie un peu moins, avec moi le manque de brutalité est parfois fatal. "

Héhé ça ne m'étonne pas de toi tiens ;). Il me semblait pourtant que tu étais un fan incontesté de Walpurgis Rites - Hexenwahn"...(boutade, boutade...)

Il est vrai que Chant For the devil 1533 est un titre démoniaque comme tant d'autres sur cet opus et les précédents. Enfin bon je vais pas non plus faire un track by track de chaque titres, ceux cité dans ma chronique suffisant, je pense, à faire voir quels sont mes préférés...aaah ce Pest teufel..quel morceau !
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