Walpurgis Rites - Hexenwahn

Liste des groupes Black Death Belphegor (AUT) Walpurgis Rites - Hexenwahn
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Nom du groupe Belphegor (AUT)
Nom de l'album Walpurgis Rites - Hexenwahn
Type Album
Date de parution 09 Octobre 2009
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Stage One Studio
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album184

Tracklist

1.
 Walpurgis Rites
 03:09
2.
 Veneratio Diaboli - I Am Sin
 07:02
3.
 Hail the New Flesh
 05:33
4.
 Reichswehr in Blood
 04:37
5.
 The Crosses Made of Bone
 04:26
6.
 Der Geistertreiber
 03:42
7.
 Destroyer Hekate
 03:37
8.
 Enthralled Toxic Sabbath
 04:33
9.
 Hexenwahn - Totenkult
 02:44

Durée totale : 39:23


Chronique @ Razort

14 Octobre 2009
Ayant été très séduit par le style si violent et "evil" de Belphegor en à peine deux albums, je me suis empressé de découvrir ce nouveau "Walpurgis Rites - Hexenwahn" pour voir (oups, pardon : pour écouter) le résultat tant attendu ! La pochette est beaucoup plus tape-à-l'œil que la sombre et froide époque de "Bondage Goat Zombie"... Mais qu'en est-il exactement de la musique ?

Et bien tout commence en trombe ! Pas d'introduction musicale, pas de sons d'ambiance, pas d'attente pour nous faire saliver d'avance : tout éclate d'un coup. Et je n'apprécie pas énormément ça, d'autant plus que ce premier titre éponyme semble être un vrai concentré de tout l'album précédent en moins de 3 minutes...

Le titre d'après est moins effréné, voire trop long. Décidément, les autrichiens ont du mal à disposer leurs pistes de façon judicieuse. Le rythme est disons... "sympathique", beaucoup moins violent que cette entrée à laquelle on a eu droit... Pourtant, ça ne plaît toujours pas... Peut-être est-ce le mot "Diaboli" déjà présent dans d'innombrables titres et paroles de la discographie ? Le Diable les obsède toujours autant...

Il faut attendre un certain "Hail the New Flesh" pour remarquer un détachement au niveau musical et aussi au niveau des chants. Enfin quelque chose d'assez bon, de très méchant, avec des riffs diaboliques et des voix arrachées... Bref, le cocktail est bon tout le long.

Et dans la famille des titres-qui-se-démarquent-plus-que-le-reste, je vous conseille "The Grosses Made of Bone" qui sonne étonnement plus Death Metal que le reste ! On croirait entendre par moment Arch Enemy, par moment Exodus (oui, je sais, c'est pas du Death et alors ?) par moment... du Belphegor ! La voix est reconnaissable parmi tant d'autres, voilà ce qui fait la différence et qui nous prouve que cette piste n'est pas une copie d'autre chose. On retrouve également les solos et ces guitares qui montent loin dans les aigus. C'est bien du Belphegor !

Ce son ne perdure malheureusement que jusqu'à "Destroyer Hekate", comme si un miroir avait été placé tout à coup dans la tracklist - ou plutôt un tube de verre isolant la "partie Death belphégorienne" de la "première" et de la "seconde partie Black belphégorienne". Tout ceci crée ainsi une symétrie musicale, on retrouve le même son qu'au début, le même son que dans "Bondage Goat Zombie", peut-être en un peu plus énervé et plus brouillé. Ça ne s'arrête presque jamais...

Le dernier titre, "Hexenwahn - Totenkult", est une simple continuité de l'avant-dernier titre, je dirais même plus une pâle copie qui clôture tout sans grand intérêt particulier sinon des sons de corbeaux et d'église en feu.

Le Mal n'a pas quitté l'âme du groupe, ceci est autant une bonne qu'une mauvaise chose... N'oublions pas que notre cher Faust - et Ô combien d'autres - ont un jour conclu un pacte avec le Diable. Les autrichiens de Belphegor semblent avoir fait de même pour nous pondre un album assez étrange, tantôt bon, tantôt lassant car très semblable à ce que nous connaissions déjà.

++
Chronique publiée depuis
http://www.myspace.com/_razort_

16 Commentaires

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ComteVonBael - 16 Octobre 2009: Pour moi Walpurgis Rites - Hexenwahn est le lien entre Pestapokalypse VI et Bondage Goat Zombie. Ce dernier avait dérouté beaucoup de fans car il n'était plus aussi violent, moi y compris. Walpurgis est un poil plus bourrin mais il s'avère finalement décevant sur la recherche musicale. Bondage Goat Zombie était peut-être mou mais très bien trouvé, tandis que là... C'est bien du Belphegor mais pas du tout le meilleur. Il y a quand même du bon, j'ai adoré Reichswehr in Blood par exemple.

Pour ceux qui se demande, la prod est vraiment excellente, très puissante. Le chant d'Helmuth est toujours génial. Une bonne moitié de l'album plaira aux fans !
enthwane - 20 Juin 2010: Un album réchauffé, bien loin du "Lucifer Incestus", selon moi le plus violent et le plus ardent de leur discographie. Un disque sans saveur à oublier rapidement.
EternalTearsOfSorrow - 15 Août 2010: J'ai beaucoup apprécié cet album, et particulièrement savouré le titre "Der Geistertreiber" qui est un des morceaux les plus sombres que je connaisse de ce groupe. Un album à absolument posséder.
ludess79 - 22 Août 2014: En zappant "der geistertreiber" aussi ridicule que son clip ,"hail the new flesh" et "hexewahn" on obtient un bon belphegor (période pestpokalipse , bondage ) certe réchauffé mais bon.....

14/20

Ludo
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Chronique @ Herravdod

10 Janvier 2010
Basé sur une vision satanique et démoniaque, Belphegor s'évertue à faire passer un message sombre et inquiétant dans ses chansons. Cette formation autrichienne de Black Death continue de s'avancer sur la scène de la musique extrême. Formés il y a maintenant dix-huit ans, les membres laissent à nouveau une trace de mort et de désolation avec ce nouvel opus. A la sortie de cet album, Belphegor nous montre encore une fois qu'ils avancent sur leur propre chemin. Car effectivement, les compositeurs de «Walpurgis Rites - Hexenwahn» ont créé une ambiance qui leur appartient. Ils repoussent peu à peu les rapprochements qu'on fait avec d'autres groupes pour laisser place uniquement à leur vision des choses et leur musique. Belphegor écarte définitivement les limites du Black Death afin de laisser une atmosphère irrespirable sur leur album.

La production, s'améliorant d'opus en opus, laisse une aura diabolique et pesante sur cette galette. Il va sans dire que les premiers albums de Belphegor, ayant un son moins net, rendent les choses plus difficiles pour ce qui est de ressentir le message réel d'une chanson. Morluch, à la guitare, prend définitivement sa place dans le groupe en apportant encore plus de brutalité. C'est la chanson «Hail The New Flesh» qui démontre le plus son envie de rendre l'opus encore plus ravageur. Ces Autrichiens sont parmi les rares à avoir réussi à tenir leur idéologie originelle tout au long de leur carrière jusqu'à aujourd'hui. Rejetant toute ressemblance avec d'autres albums de Black Death, «Walpurgis Rites - Hexenwahn» a été composé en 9 chansons. Chacune d'entre elles fait passer une intention différente et crée sa propre atmosphère lors de l'écoute, ce qui crée une suite d'émotions et de sensations différentes se rapprochant toute d'un point : le chaos. L'ambiance, aussi mortuaire soit-elle, accroche l'auditeur et le fait passer dans un monde parallèle empli de haine. Les paroles diffèrent entre le satanisme, les rituels malsains et la mort. La voix écorchée d'Helmuth donne vraiment l'impression de colère et de détachement à tout ce qui peut être beau. Ce chanteur incarne volontairement l'image du démon pour procurer à ses enregistrements un côté beaucoup plus sombre. Les riffs rapides et ensorcelants de l'album reflètent l'image du mal en version audio.

C'est exactement ce que démontre «Veneratio Diaboli - I Am Sin». Du haut de ses sept minutes de durée, cette chanson dégage une atmosphère totalement anti-chrétienne et diabolique. Tel que le dit les paroles de cette dernière : «I am Satan, I hear you». Ce qui montre bien l'intention du groupe quant au message à faire passer. Les percussions déchaînées nous offrent un délice de brutalité et donnent parfois une aura de force autour des chansons de l'album. Les petits solos de guitare apparaissant parfois sur certaines pistes nous procurent une sensation malsaine, tout comme des vers sur un cadavre. De par ses enregistrements, Belphegor rejette toute possibilité d'imaginer qu'un être soit bénéfique dans le monde réel.
Spécialement brutale et complexe, chaque composition a son propre thème dans l'enceinte d'un sujet unique : le mal. Les titres choisit le montrent : l'excellente chanson d'entrée «Walpurgis Rites» parle du Sabbat des sorcières, alors que «Veneratio Diaboli - I Am Sin» parle tout simplement du pouvoir de Satan. Certains de ces textes peuvent nous amener à croire que Belphegor est sur la même longueur d'onde qu'Aura Noire ou Razors Of Occam, ce qui serait une erreur. Effectivement, le groupe se sépare totalement de ses confrères en se créant une idéologie propre. «Walpurgis Rites - Hexenwahn» transforme le Black Death en machine à tuer. Effectivement, cet opus reforme les règles de la musique à son propre désir.

«The Crosses Made Of Bone» démmarant sur un riff bien death comparable à ceux du groupe suédois Grave, prend toute sa puissance dans son introduction écrasante et dans ses refrains agressifs mais maintenus d'une guitare laissant percevoir une sensation de mal-être. Ses soli aux influences thrashy se fondent parfaitement dans l'ambiance détraquée que laisse cette chanson derrière elle. Les riffs presque brutaux accompagnant les breaks se dévoilent n'être pas si complexes que ça, mais totalement efficaces. L'atmosphère malsaine de ce titre se voit renforcée par le chant démoniaque qu'apporte Helmuth.

Compositeur hors-pairs, ce chanteur donne du relief à ses chansons de par leur structure. Il arrive que nous passions d'un passage totalement brutal à un passage plus sombre et malsain en une fraction de seconde. Le travail que Belphegor a accompli sur cet album est immense.
L'opus se conclut sur la seconde chanson titre de la galette : «Hexenwahn». Ce qui permet une chute pour le moins parfaite pour la fin de cet album.

Comme le montre la pochette, cet opus est un appel au malin. Les ambiances malsaines font tout à fait leur effets ce qui donne une appréciation de plus pour l'album. Je le recommande à tout fans de Black et de Death Metal.

3 Commentaires

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infestuus - 10 Janvier 2010: Eh ben tu l'as apprécié ce disque ! Ce qui n'est pas mon cas comme beaucoup d'albums de grands groupes en 2009 mais là n'est pas la question .
Ce Belphegor n'est pas foncièrement mauvais non plus mais n'apporte pas grand chose et je le trouve surtout moins intense qu'un Necrodaemon terrorsathan ou un Lucifer Incestus en tout point dévastateur !
Je lui préfère mème le Bondage Goat Zombie , c'est pour dire ...
Herravdod - 10 Janvier 2010: Comme on dit, tout les goûts sont dans la nature. J'ai le Lucifer Incestus mais je le trouve moins révélateur... A voir :)
infestuus - 10 Janvier 2010: rassure toi je ne remet pas en cause tes gouts !
Le lucifer tabasse beaucoup plus , walpurgis est plus aéré cela peux convenir à certain et à d'autre non .
Mème niveau compos je trouve qu'ils ne se sont pas foulés .
Bon je termine le Bondage et je m'écoute le Walpurgis .
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

27 Fevrier 2012

Finalement, ni excellent, ni mauvais. Juste un album du groupe fidèle à lui-même.

Belphegor, depuis sa formation, a rapidement su s'imposer et devenir l'un des grands groupes de Black Death autrichien, caractérisé notamment par la voix de Helmuth, leader du groupe et présent depuis la formation de Belphegor. Les Autrichiens ont également toujours été habitués à nous faire part de leurs pensées satanistes et leur sado-masochisme très présent. Depuis 2006, pour la composition de la musique, Helmuth forme un duo avec Serpenth, le bassiste actuel du groupe, peu de temps après la sortie de Pestapokalypse VI. Celui-ci participera à quelques compositions de certains morceaux de chaque album depuis Bondage Goat Zombie, jusqu'à maintenant.

La venue d'un deuxième compositeur dans le groupe laissa présager tout de même une certaine influence sur l'avenir de Belphegor, notamment si celui-ci allait partiellement changer le style du groupe avec son style d'écriture. Cependant, le groupe garda son style lors de Bondage Goat Zombie, qui finit alors en une surprise plutôt bonne et une suite correcte après la tornade infernale Pestapokalypse VI. Il aura alors fallu à peine une année à Belphegor pour sortir son huitième album, toujours signé chez le puissant label Nuclear Blast, qui prit alors le nom de Walpurgis Rites – Hexenwahn.

Au niveau de la musique, la grande globalité de cet opus reste dans l'esprit de Belphegor, manquant toutefois à certains moments d'inspiration. En effet, la formation autrichienne a repris le même concept que l'album précédent, et trop de similitudes par rapport à Bondage Goat Zombie se font ressentir tout au long de la durée de ce nouveau méfait. Le premier exemple est probablement le plus lent et sombre morceau de l'album, qui est « Der Geistertreiber ». En effet, celui-ci est plaisant, avec son rythme lourd et très sinistre, mais il nous rappelle beaucoup trop « Sexdictator Lucifer », qui figurait sur l'album précédent. Décevant, tout de même.

Ensuite, certains morceaux ont beaucoup de mal à se démarquer des autres, ou ont toujours cette tendance à nous rappeler des autres albums. Le trio que forment les trois morceaux « Hail The New Flesh », « Reichswehr In Blood » et « The Crosses Made Of Born » sera certes bien rempli de puissance, de hargne et de sons et paroles satanistes ou également sadomasochistes (Principalement dans le premier cité). Mais dans tout ceci, la lassitude se fait plutôt inexorablement ressentir d'écoute en écoute.

On pourra retirer de cette mascarade tout de même deux excellents morceaux, qui sont les deux premiers, c'est à dire le monstrueux et dévastateur « Walpurgis Rites » et le plus long « Veneratio Diaboli – I Am Sin », qui nous feront passer de très bons moments, et nous feront part d'une morosité et d'une dévastation extraordinaire.

Malheureusement, le mal est fait et la majorité de cet album restera trop copié sur le précédent, cette copie restant trop présente tout au long de l'album, et ne présentant pas la moindre innovation frappante dès la première écoute, et cela reste dommage, notamment venant d'un groupe comme Belphegor. Et la suite de la carrière du groupe restera similaire à cet album avec le suivant, Blood Magick Necromance, qui restera sans surprise, également. Un album correct à écouter sans trop s'y attarder, finalement. Finalement, ni excellent, ni mauvais. Juste un album du groupe fidèle à lui-même.

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