Ordo ad Chao

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Nom du groupe Mayhem (NOR)
Nom de l'album Ordo ad Chao
Type Album
Date de parution 24 Avril 2007
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album420

Tracklist

1.
 A Wise Birthgiver
 03:30
2.
 Wall of Water
 04:40
3.
 Great Work of Ages
 03:52
4.
 Deconsecrate
 04:07
5.
 Illuminate Eliminate
 09:40
6.
 Psychic Horns
 06:32
7.
 Key to the Storms
 03:52
8.
 Anti
 04:33

Durée totale : 40:46


Chronique @ Ihopeyoudie

19 Mai 2007
Allez hop, une chronique de plus pour cet album de Mayhem. Dire qu’il était attendu sera bien évidemment un doux euphémisme, surtout que la nouvelle disant qu'Attila allait chanter de nouveau sur le disque, n’a fait qu’ajouter à l’impatience. Un nouvel album qui aura et continuera à faire baver les blackeux pendant un long, très long moment. Et histoire de faire chier encore un peu plus les puristes du genre, Mayhem décida de poser un sacré casse-tête pour désarçonner l’auditeur, en oubliant bien évidemment de répondre aux interrogations posées par les pauvres paumés que nous sommes tous. Tout ce que j’ai à dire, c’est: mission réussie. Blasphemer était extatique quant au rendu final. Je le comprends, le bougre…

Le premier point essentiel à aborder, qui est de taille bien évidemment : le son et la production. Plus étouffée, plus sèche, moins clinquante que Chimera. Le mixage n’a pas du leur prendre bien de temps, et les aura en aucun cas ruiné. Puis l’autre détail qui tue : un Hellhammer sans triggers. Là où beaucoup doutait de sa capacité à jouer correctement de la batterie sans leur aide, il en fait taire plus d’un. Car oui, un Hellhammer sans trigger est encore plus impressionnant qu’un Hellhammer avec. En espérant qu’il les lâche définitivement, car il se montre tout simplement excellent, jouant au click malgré de nombreuses cassures de rythme qui doivent lui rendre la tâche particulièrement ardue.

L’autre chose qui dérangera les fans de De Mysteriis Dom Sathanas, c’est la composition même de cet album. Rien, dans son ensemble n’en fait quelque chose de structuré. L’ordre par le chaos, d’après le titre, et ils ont raison. Ça part dans tous les sens, et on est très rapidement perdu dans la première écoute. Rien n’indique quelle sera la direction prise. Choix très étonnant de la part de Blasphemer, qui a osé expérimenter pour la deuxième fois avec ce groupe kvlt de kvlt. Et je vais avouer, après plusieurs écoutes, dont les premières m’avaient peu convaincu, que cet album est une expérimentation réussie, car Blasphemer redonne une nouvelle jeunesse au groupe, une nouvelle identité, et surtout que Attila au niveau vocal se lâche entièrement. Personnellement je n’aime pas trop la tournure dans laquelle il s’engouffre, très éloigné de la prestation de l’album chéri et vénéré. Puis il y a surtout cette tentative de retrouver une ambiance, et une atmosphère digne de cet album en question. Là par contre, la réussite est assez mitigée, car seulement 1/3 est palpable. Mais l’état d’esprit est là, et on ne va pas leur reprocher ça.

Par contre, le groupe aurait tout de fois gagné en changeant de nom, car il se sera constamment pourri par son passé très lourd. Le syndrome Sepultura frappe toujours parmi les bons groupes...

Pas un chef-d’œuvre, et je ne sais toujours pas quelle note lui mettre. Mais il deviendra probablement culte avec le temps. Laissons les choses faire...

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NICOS - 18 Octobre 2011: Pour moi,
mayhem nous pond là une grosse ..... !
goueli - 02 Septembre 2012: c'est vrai qu'attila en fait un peu trop par moment
Ryfalgoth - 03 Septembre 2012: Bizarrement, aujourd'hui (2 ans après mon autre commentaire quand même), j'apprécie beaucoup plus cet album ! Sans doute parce que j'écoute des groupes un peu plus bordéliques.
dados777 - 16 Octobre 2018:

Lorsque j'ai acheté "Ordo Ad Chaos" à sa sortie, j'ai d'abord été déçu. Je lui ai attribué la note de 10/20. De temps en temps je l'ai réécouté lui trouvant des qualités indéniables. Surtout celle de plonger l'auditeur dans un abysse chaotique. Aprés chaque titre, on a le sentiment de se rapprocher un peu plus de cette porte d'entrée qui mène à l'enfer. Et plus je l'écoute, plus je réhausse ma note...en fait cet album est un labyrinthe parfaitement exécuté, millimètré, et lorsque l'on a comprit le chemin qui mène à la sortie alors on crie: Oh Génie !!

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Chronique @ blackpsychoz

22 Mai 2007
Mayhem est surement un des groupes les plus controversés de la scène black métal. Son passé en a fait une légende, jusqu'à leur chef d'œuvre en 1994. La suite n'est pour moi qu'une vaste fumisterie, à cause d'un Hellhammer beaucoup trop attiré par l'argent qui n'a fait que rependre un nom pour tenter de refaire planer l'âme du groupe qui s'en était déjà allée bien loin. Cela n'enlève rien au respect que j'ai pour Hellhammer, mais pour moi faire renaitre Mayhem était une erreur ou du moins une tache extrêmement difficile. Ceci étant c'est Blasphemer qui en reprend les rênes, depuis maintenant 10 ans, tournant le groupe vers un aspect peut être plus commercial dira t-on, ce qui ne va donc pas pour plaire aux fans de la première heure. Maniac alors au micro, essaie de vaincre sa peur de parler en public et se noie dans l'alcool pour finalement quitter le groupe en 2004.

C'est à partir de ce moment que la préparation de Ordo ad Chao commence. Exactement 10 ans après l'avoir quitté, Attila Csihar est rappelé. Il en était déjà convenu d'avance, que si Mayhem se retrouvait sans vocaliste, le hongrois serait le premier sur la liste. Cet accord avait était fait en 1998, lors d'un live à Milan ou Maniac et Attila s'était retrouvé sur scène pour interpréter From The Dark Past.

Le plaisir de savoir cette nouvelle n'a fait qu'apporter une grande impatience à la sortie d'un nouvel album du groupe pour une grande majorité de fans. Malgré tout, le retour d'Attila ne rend pas la tache facile, car beaucoup espère un nouveau De Mysteriis Dom Sathanas. Mais rien ne ressemblera à ce monstre, alors pourquoi en attendre un nouveau?!

Ordo ad Chao montre un nouveau Mayhem, un Mayhem renaissant, un Mayhem métamorphosé qui à la maitrise parfaite de son art black. D'après Blasphemer, le travail a été particulièrement éprouvant, et quand on écoute la galette on le comprend. Ordo ad Chao est une œuvre d'une extrême complexité, et que les oreilles sensibles et non-averties peuvent difficilement aborder et par dessus tout comprendre.
Un son lourd, fait de break incessants parsèment cet album aux ingrédients black métal que je qualifierais d'avant-gardiste. Comme perdu dans un immense labyrinthe, on peine à trouver des repères tout au long des 40 minutes et à la fin aucune mélodie ne nous revient, simplement le souvenir d'une expérience étrange et c'est cela qui rend l'album complexe.
Les instruments délivrent un son torturé comme on n'a pas l'habitude d'entendre. La basse claque et fait vibrer une résonance obscure, la guitare crache des riffs imprévisibles et dépourvus de toutes âmes, la batterie est frappée par un jeu complexe, des plans typiquement black mais que seul Hellhammer maitrise et sait faire. A tout cela s'ajoutent des samples faits de bidouilles électroniques.
Mais Ordo ad Chao ne s'arrête pas là, car le travail d'Attila est la clé de l'album. Plongé dans une véritable folie schizophrène, Attila balance sa palette de sons animal, passant du hurlement au chuchotement étouffé, du cri strident aux pleurs, le tout sur des textes délirants dénués de sens.

Les structures chaotiques des compositions dégagent un son littéralement cru et animal. Un nouveau Mayhem revient plus puissant que jamais pour nous montrer le chemin de l'ordre vers le chaos dont l'hymne serait pour moi le morceau Illuminate Eliminate. Un album très difficile d'accès, qu'on ne cerne pas dès le première écoute loin de là, mais qui révèle des surprises au fil des écoutes et du temps lorsqu'on le fouille en profondeur. Une chose est sûre, Ordo ad Chao va faire parler et faire couler beaucoup d'encre.

A écouter : Tout l'album en boucle...

Note : */*/*/*/*/-

Blackpsychoz

Extrait de mon blog death-and-black.skyblog.com

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Rei_San - 29 Juin 2012: Très belle chronique que je partage totalement. Cet album est selon moi une belle réussite du Mayhem post-Euronymous, si pas la plus belle.
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Chronique @ zvlorg

02 Novembre 2010
D’un album à l’autre, il est incroyable de voir à quel point les choses changent, Grand Declaration of War avait marqué un renouveau inattendu pour Mayhem, et derrière Chimera avait réussi à en prendre la suite, bien qu'inférieur au précédent. Sven Erik Kristiansen partant, c’est le légendaire Attila Csihar qui fait son retour, le chanteur de De Mysteriis Dom Sathanas associé au « nouveau » Rune Eriksen et à l’ancien Jan Axel Blomberg, ça promettait un joli retour au sommet.

Seulement voilà, dès les premiers instants, c’est un désastre sans précédent qui se profile, alors que Chimera était considéré comme trop direct, Ordo ad Chao constitue son extrême opposé, complètement incohérent et abusivement expérimental. Attila Csihar, pourtant magistral dans le passé avec Mayhem et Tormentor, est bien le principal artisan de ce désastre, le Hongrois abuse de son jeu vocal théâtral et enchaine une série de grincements gutturaux insoutenables. Et les autres qu’en est-il? Rune Eriksen, brillant sur les deux précédents albums, n’est ici que l’ombre de lui-même, et si parfois il semble refaire surface, son talent est globalement gâché par une distorsion trop sale et l’absence des mélodies froides qui caractérisaient son jeu particulier. Jan Axel Blomberg est quant à lui irréprochable techniquement, mais peine à vraiment imprimer un rythme, et pour cause il ne dispose d’aucune substance musicale à proprement parler, si ce n’est une bouillie sonore épaisse et imbuvable. Aucun titre ne semble pouvoir sauver l’ensemble, les Wall Of Water, Psychic Horns ou Key To The Storm, censées faire figure de morceaux black metal novateurs, ne tiennent pas debout, aucune structure et un aspect repoussant amplifié par la voix de Csihar. Ne parlons pas de Great Work Of Ages, sorte de retour au black bourrin où la batterie toujours aussi nette compense un peu l’impression de retour au brouillonnisme de Deathcrush, quant au morceau long Illuminate Eliminate, il est tout simplement soporifique, un amas de vide béant mené par un Csihar au fond du trou, se donnant bien du mal pour un résultat pitoyable et aussi inaudible que le reste, voire pire.

Si Chimera laissait voir une baisse d’inspiration, peu aurait pu prévoir une telle dégringolade, jamais Mayhem n’a paru aussi faible depuis Deathcrush, les quelques 20 ans passées depuis semblent n’avoir eu aucune conséquence et Ordo ad Chao n’est sauvé du naufrage complet que par les quelques éclairs de génie de Blomberg et Eriksen. Pire qu’un album de black metal anodin comme on en voit tant, celui-ci sombre dans un nulle-part permanent et sans retour, sans aucun fil conducteur ni ligne stylistique proprement définie. Les prestations scéniques catastrophiques, où Attila Csihar achèvera de se ridiculiser dans son jeu excessif, confirmeront ce déclin brutal et dramatique de Mayhem qui devra relever la tête pour rester digne de son glorieux passé.

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sebmorgul - 02 Novembre 2010: c'est vrai que cette album prend serieusement la poussiere dans ma disco!vraiment trop de mal a accrocher!et pour ma part je prefere 100 fois deathcrush!
 
zvlorg - 03 Novembre 2010: oui moi aussi je préfère Deathcrush, même s'il est cradingue, brouillon et affreux à écouter, ça ressemble à quelque chose, il contient quelques bons riffs heavy/thrash dedans, alors que sur Ordo Ad Chao, rien, le néant
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Chronique @ TasteofEternity

24 Décembre 2018

Le testament de Blasphemer

Si vous pensiez que Grand Declaration of War avait divisé les fans, et créé une brèche dans la carrière du monstre Mayhem, alors Ordo Ad Chao vous restera inaccessible. Ce monument est à la fois un Portail, une Montagne, un Gouffre et pour finir un Tombeau.

Un Portail

Le pot de départ de Maniac ne semble pas s'être bien passé, un verre de trop et big badaboom, on joue les cascadeurs dans l'escalier, pas très reluisant, un duel à l'épée aurait fait meilleur effet. Attila qui avait gardé contact avec le groupe avait très clairement dit que s'il devait se passer quoi que ce soit avec Maniac, ni une, ni deux, il reprendrait le flambeau pour de bon. Le fait est que le bonhomme n'a pas attendu le coup de fil pour s'embarquer dans de nouvelles aventures, entre Aborym, une invit' par-ci par-là, chez Anaal Nathrak, Keep of Kalessin, son rôle de shadow member chez Sunn O))), l'expérience YcosaHateRon, son rapprochement avec Nader Sadek, la remasterisation des Tormentor, et tous les concerts qu'il envisage comme autant de performances ont au moins deux effets, d'abord, Attila ne recule devant aucun nouveau défi, et ne s'arrête jamais, il souhaite continuer de développer sa voix, son expression, et son talent, et ensuite il est quasiment impossible à suivre. 2007 est un grand cru pour lui, il fait partie du projet YcosaHateRon, l'album s'appelle sobrement La Nuit, il partage le chant avec un certain Killjoy, leader de Necrophagia, un projet qui m'a laissé de marbre, du "Necro Ambient Ritual Chamber Musick for The Depraved", si l'appellation est vendeuse, le contenu, lui reste très hermétique pour rester poli, mais bon je retenterai plus tard. La même année, il contribue à Oracle de Sunn O))), alors là, on monte d'une division, voire de 2, ayant investi dans la version double cds, le premier propose 2 morceaux, de minimum 16 minutes, et le second cd, c'est un seul morceau de 46 minutes, Helio)))sophist. Encore un projet barré ??? Oui assurément, mais voilà, Sunn O))) est le seul groupe à balancer une musique expérimentale (drone/ambient), minimaliste capable de réussir à faire sonner un marteau piqueur en plein milieu d'un morceau, alors bon ta gueule. Attila s'applique énormément afin de ne pas dénaturer inutilement l'univers richissime de ce groupe. Résultat, Attila est en pleine bourre quand le projet Ordo Ad Chao atterrit sur la table.

Autre arrivée et intégration, un certain Knut Valle (guitariste d'Arcturus) en tant qu'ingé son qui va développer des sonorités, effets et samples tout au long de l'album, comparable à un Rhys Fulber pour Fear Factory ? Oui et de fait Blasphemer et Attila, tout comme Dino & Burton, conserveront un contrôle total sur la création et la production.

Une Montagne

Je ne m'égarerai pas comme certains à imaginer Ordo Ad Chao comme la suite de De Mysteriis Dom Sathanas, d'abord parce que 13 ans les séparent, nombres de fantômes, expériences en tout genre, et surtout Euronymous est mort, et Blasphemer vivant. Quant à Attila, il n'était que de passage sur DMDS, alors qu'il est devenu un membre intégré et à part entière sur Ordo Ad Chao. Donc non.

Ordo Ad Chao dans la continuité de ses prédécesseurs ? Si vous avez suivi mon précédent développement, vous aurez compris que Blasphemer n'écrit jamais 2 fois le même album (hormis dans Aura Noir, mais bon il est obligé de composer avec les autres membres étant le dernier rentré ;)

Non Ordo Ad Chao, c'est la Montagne sortie de nulle part qui s'impose d'Elle-même. Elle ne vous laissera pas le temps de répéter vos gammes, et vous emportera en un instant pour peu que vous ne lui prêtiez pas l'intention voulue. Parti initialement sur un sentier que vous considériez maîtriser, vous avez oublié vos gants, casque, protections multiples et votre fusil de chasse, celui-là même qui fit défaut à Aarseth un certain 10 Août 1993, vile menteur. Le nihilisme qui est contenu dans cet album représente cette Montagne, épreuve de force ultime pour franchir un cap dans la construction ou déconstruction, mais point d'origine d'une transformation au plus profond de vous même. Ordo Ad Chao a la possibilité pour ceux qui seront touchés par sa puissance de représenter bien plus qu'un album de metal extrême de plus, mais bel et bien un processus à la fois fascinant, libératoire, et sacrificiel, permettant d'accéder pour un temps très court à Autre chose. Rien que pour cela merci messieurs de ne pas avoir abandonné en court de route.

Un gouffre

Si dans l'imaginaire de l'amateur de sensations fortes, la montagne est confondue avec un pic, ici il s'agit bien d'une chaîne sans fin de sommets menaçants aiguisés comme des lames de razoirs qui n'attendent et ne supportent pas l'intrusion humaine. Chacun des 8 titres représentent un de ces sommets inacessibles. L'album fait office de fil barbelé reliant ces sommets les uns aux autres, et toi pauvre marionnette entre deux bourrasques d'air glacial électrisé par des samples et des voix venus d'ailleurs tu te lances à corps et à cris dans un supplice à peine voilé. Suspendu quelque part entre des cristaux de glace éternelle qui paralyse chacun de tes mouvements jusqu'à ta respiration, et les flammes de l'Enfer qui se pourlèchent les doigts dans l'attente de leur future victime, qui a voulu jouer au Malin. Tu prends soudainement conscience de ta véritable condition humaine noyée dans une impuissance permanente qui a besoin de se rassurer à travers l'accomplissement de défis toujours plus absurdes, et là pendant un instant tu regrettes de ne pas être ce modèle de bon père de famille que l'on t'a inculqué, vilain garnement ne sais-tu pas qu'au jeu de la Vie, tu ne peux que perdre, trop tard, la Mort a posé sa marque sur toi : Adieu Charles Ingalls, Bonjour Tourmente.

Le Tombeau

Ordo Ad Chao ne s'achève jamais vraiment, il continue de te consumer lentement même bien après que la dernière note a sonné. S'attaquant à ton corps nécrosé, rongé par les engelures qui brûlent le vivant, tu découvres enfin la vérité, l'existence ne s'arrête pas à la chute du corps, ton âme déjà entâchée de blasphème vient d'être le témoin pernicieux du phénomène Ordo Ad Chao, et emportera avec elle une vison d'horreur à nulle autre pareille.

Dernier album de Blasphemer pour Mayhem, difficile de classer GDOW, Chimera et Ordo Ad Chao, tant ils diffèrent et apportent au spectre Mayhem. Les méthodes de composition ont changé au cours des années, et ça se ressent vraiment sur Ordo qui a été composé entièrement sur ordinateur par Blasphemer dans son home studio au Portugal, là où Chimera est un hybride de compositions et d'improvisations, et GDOW est un pur produit réfléchi et composé instrumentalement. Blasphemer, c'est à la fois l'âme tourmentée et solitaire qui a permis à Mayhem de rester dans la Légende, mais qui osé rendre ce groupe ambitieux en explorant de nouveaux espaces musicaux au mépris des critiques, d'ailleurs ces 3 albums ont été écrit pour le groupe, certainement pas pour plaire.

J'en fais des caisses oui alors que cet album n'éveillera sans doute rien en vous. Mais avec une bonne préparation, et en ayant ouvert les bonnes portes, Ordo Ad Chao peut révéler très rapidement sa nature cataclysmique...


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Commentaire @ Mika_Helvetia

30 Avril 2007
Voici un des albums des plus attendus de cette année 2007. D'autant plus que cet album marquait également le retour de Attila (Tormentor, voix sur De Mysteriis et bon nombre de groupes...) au sein du combo Norvégien. Ainsi, après une période plutôt contestée par la plupart qu'est celle de Grand Declaration of War et Chimaira, Mayhem crée la surprise avec un retour très proche de Wolf's Lair Abyss au niveau des riffs, mais avec des ambiances plus intenses et chaotiques. Un son plus cru et sauvage alimenté par les textes pour le moins étranges, rédigés par Attila lui même qui utilise sa voix comme personne ne sait le faire ; alternances de voix claires (un peu trop présentes à mon goût), inhumainement suraigües et enfin plus traditionnelles, mais pour le moins très sauvages. La batterie de Hellhammer a également gardé un son quasiment non remixé, Hellhammer voulant enfin faire taire les rumeurs de posers, affirmant qu'il utilisait des programmes de replacement de la rythmique. Le son, les riffs, etc sont toutefois tout à fait caractéristiques de Mayhem ! On sait dire "ça c'est eux" en écoutant ce disque...
L'ambiance est donc chaotique, psychédélique ! L'album vide son auditeur de tout ce qui se trouve d'humain en lui. Il le fait passer de la raison, de la conscience... de l'ordre au chaos ! Une fois l'écoute terminée c'est comme si tout ce qui fait de nous un humain c'était envolé !
Un album qui doit s'écouter du début à la fin et dont on ne se rappelle pas un riff mais dont le chaos vous pénètre jusqu'au plus profond de vous-mêmes !
Mayhem is back !

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KRegoR - 04 Mai 2007: Je n'ai pas encore cette album mais j'adore tout particulierement la pochette, elle est très represantative de l'album ( daprès les chroniques )
KRegoR - 01 Juin 2007: Après achat de la dite galette je confirme, une tuerie sans nom enfin si : ordo ad chao :D
Steelhammer - 09 Janvier 2009: Il n'y a que deux titres qui m'ont plu: Deconsecrate & Anti.
Ces deux titres signifie réellement le titre de cet album, même si que la voix de Attila n'est pas fondamentalement meilleure que celle de Maniac (Avis personnel).
Note: 12/20
sebmorgul - 02 Août 2010: sa tape a en eclater les enceintes,tres noir mais aussi tres bordelique!faut que je reecoute une fois encore et encore et encore!
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Commentaire @ bloodalcoholvomit

04 Juin 2007


Torturé, ultra-complexe et truffé de breaks incessants, ce nouvel album réaffirme Mayhem comme maître de la musique malsaine et de la déchéance. Cette nouvelle offrande fera sans doute parler d’elle pendant longtemps.

Les morceaux réussissent à créer un véritable sentiment de mal à l'aise, l'ambiance est étouffante, une odeur putride se dégage de cette réalisation. Le pari est donc pleinement réussi.

Il y a également ces breaks de plusieurs secondes qui s’étirent et semblent ne vouloir jamais prendre fin (notamment au début de "Anti"). Ces interludes plongent l'auditeur dans un silence sépulcral, avant que le chaos ne reprenne de plus belle au moment où l’on ne s'y attend pas. Il faut noter que la performance de Attila est parfaite et correspond totalement au style des morceaux.

Seul problème, la musique du groupe me donne une impression générale de gros bordel et j’aurais aimé une production un tout petit peu plus soignée. Ce n'est que mon point de vue, et cette opinion ne reflète que mes propres goûts !

Au final, et je risque de faire crier les puristes, cet album vaut amplement leur chef d‘œuvre culte "de misteriis..." et dégage une atmosphère tout autant violente et terrifiante…

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Commentaire @ Comte_Adramelech

15 Décembre 2007
On commence par une sorte d'intro, super sombre, apocalyptique, à l'ambiance tres lourde, et ce n'est qu'un début, car pour être pesant (dans le bon sens du terme) cet album l'est ! Wall of water annonce la couleur, la structure du morceaux est très complexe, pratiquement rien n'est un poil melodique. Parfois lent, parfois rapide, parfois tres violent d'autre fois ambiant, l'album est vraiment varié et produit une ambiance completement unique. La basse de Necrobutcher alourdit encore l'ambiance du disque avec un son de basse novateur et qui m'a beaucoup plus. Niveau vocal Attila Csihar est bourré de talent, il nous envoit des vocaux que seul lui sait faire : cris animaux, guturaux aspirés et j'en passe. Illuminate Eliminate est sans conteste une chanson qui sort du lot, elle dure quand meme presque 10 minutes. Cet album a un coté experimental aussi mais pas au même point que Grand Declaration of War. MayheM nous sort encore un album qui surprend, aucun cliché black metal, visionnaire, chaotique, meme si on aime pas cet album est déjà culte pour moi, je n'ai simplement jamais entendu aucun album sonner comme ça. Je pense qu'il faut l'avoir écouté au moins une fois dans sa vie tant il est marquant et complexe, j'ai écris cette critique apres 10 écoutes car il est impossible de donner un avis des la 1ere tant cet album est riche et la demarche artistique originale.

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Gizl - 10 Fevrier 2011: Merci pour ce commentaire qui rend, selon moi, justice à cette oeuvre magistrale ! Moi non plus, je n'ai jamais entendu aucun album sonner de la sorte !



Mais j'ai petite question. je possède une édition cd avec une pochette complètement différente: c'est tout rouge (même le cd est rouge). Comme je l'ai acheté d'occasion, je ne sais pas ce que c'est. Il est marqué "SOM 150 2007". Mais le site du label SOM étant en maintenance, je n'ai pas plus d'infos. Si vous savez quelque chose...
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Commentaire @ cerd

21 Mai 2009
Tiens, comme j'ai toute la nuit devant moi je vais pouvoir parler de cet album qui m'a beaucoup surpris.

Il est bien torturé comme les autres méfaits du combo mais il a un plus, une sorte d'aura chaotique qui plane quand le disque tourne dans la platine... ont sent cette musique malsaine nous passer de partout en devenant limite dérangeante et effrayante, certains morceaux sont tellement glauques qu'on prie carrément que ça se finisse, mais pas de panique cela reste très bon. Le père Blasphemer a dû se cogner contre les murs pour sortir un album aussi dérangé (pas autant que ceux de la période Euronymous bien entendu, mais tout de même...), c'est un garçon bien dérangé comme de nombreux membres de Mayhem d'ailleurs. Blaspheme toujours aussi impressionnant qui déjà m’a fait limite jouir dans le nouveau Dimmu Borgir (enfin jouir... musicalement je veux dire).

Impressionnant changement sur scène aussi avec Attila qui a un physique un peu (beaucoup même) plus baraqué que le père Maniac, mais cela est un changement plutôt bénéfique et puis rien ne vaut les variations.

Cet album est plus barré que son prédécesseur mais aussi plus glauque et limite moins agréable mais tellement plus Mayhem !!

Cerd

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RyuuseiBlackbird - 24 Avril 2013: En c'qui concerne... j'ai qu'une chose à dire : à quand la prochaine pépite de Mayhem ?!
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