Nocturnal Poisoning

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Nom du groupe Xasthur (USA)
Nom de l'album Nocturnal Poisoning
Type Album
Date de parution Août 2002
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album114

Tracklist

1.
 In the Hate of Battle
 09:05
2.
 Soul Abduction Ceremony
 07:45
3.
 A Gate Through Bloodstained Mirrors
 08:07
4.
 Black Imperial Blood (Mutiilation Cover)
 05:51
5.
 Legion of Sin and Necromancy
 11:40
6.
 A Walk Beyond Utter Blackness
 06:29
7.
 Nocturnal Poisoning
 15:24
8.
 Forgotten Depths of Nowhere
 04:51

Durée totale : 01:09:12


Chronique @ Nattskog

22 Mai 2004
Le groupe de tous vos pires cauchemars…
Dans la famille du Pire, je demande Xasthur. J’ai découvert ce groupe aujourd’hui, bien qu’il existe depuis pas mal de temps, et j’ai trouvé cela tellement bon que je me suis procuré les quatre albums d’un coup !
Musicalement, pour ce qui se dégage du chaos sonore des guitares, c’est une sorte de mélange entre Darkthrone et Burzum, en beaucoup, beaucoup plus noir. Eh oui on peut !
Les titres sont longs comme des queues de dragons, les ambiances lugubres comme des ruines médiévales un soir de pleine lune, le chant torturé comme mille damnés, les claviers malsains comme une légion de fantômes... dois-je vraiment continuer ? Je crois que tout le mal de l’humanité est réuni dans les opus de ce groupe des plus fous.

Autant dire ce qui est : Xasthur ne serait qu’un groupe de « trou black metol » comme tant d’autres, mais les claviers et la noirceur des compositions en font quelque chose d’exceptionnel. Prenez toutes vos pensées les plus refoulées, vos cauchemars les plus fous... Xasthur les fait réalité ! Le plus inattendu, c’est que l’on aime !!! L’horreur a quelque chose d’envoûtant, comme une nuit sans fin... la langueur finit par nous prendre et ... la fin du CD nous laisse entendre la douce sirène de la voiture des policiers venus vous chercher sur demande d’une de vos voisine affolée.
Bon, musicalement, nous retrouvons les éléments classiques du bon gros true black bien root, c’est à dire les fameuses guitares haut placées, la batterie que l’on entend à peine, les hurlement du préposé aux incantations sur des mélodies assez répétitives, d’un désespoir sans nom. Le plus, je ne le répèterai jamais assez, ce sont les claviers atmosphériques... une autre dimension s’ouvre. Heureusement que l’on ne fait qu’y passer ! Pour rien au monde je ne voudrais passer le reste de mes jours dans les marécages poisseux du monde perdu de Xasthur. En tout cas, pas plus d’une heure (à peu près le temps que dure le CD).

Alors je recommande chaudement cet opus, et tous les autres du groupe aux amateurs de true black ultra malsain, mais si vous voulez garder votre liberté, écoutez-le au casque, si possible seul, faites en sorte que ni vos parents, ni vos amis, ni votre copain(ine) ne tombe dessus. Cela pourrait se finir par une bonne cure avec une jolie camisole de force à festons dans une des cellules les plus ensoleillées de l’asile le plus proche de chez vous… et il est inutile de préciser que toute sorte de lumière est à éviter avec le plus grand soin après l’écoute de ce... truc.
Véritable remède contre l’amour.

Nattskog

2 Commentaires

17 J'aime

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Smdb - 11 Août 2008: Trés bonne chronique. C'est l'un des seuls albums qui ait une aura si puissante à mes yeux. Les seuls mots pour le qualifier sont "brumeux" et "fantomatique".Lorsqu'on écoute cet album on a le sentiment de faire un pas dans un autre monde.Le meilleur moment pour l'écouter: avant de dormir, dans l'obscurité.

Simplement parfait.
eternalwinter - 11 Décembre 2012: Forgotten Depths of Nowhere me fait incroyablement penser a la zic du film le silence des agneaux.
suis-je le seul a le penser?
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