Led Zeppelin IV

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Nom du groupe Led Zeppelin
Nom de l'album Led Zeppelin IV
Type Album
Date de parution 08 Novembre 1971
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album868

Tracklist

1. Black Dog 04:57
2. Rock and Roll 03:40
3. The Battle of Evermore 05:52
4. Stairway to Heaven 08:03
5. Misty Mountain Hop 04:38
6. Four Sticks 04:45
7. Going to California 03:31
8. When the Levee Breaks 07:08
Total playing time 42:34

Chronique @ megalex1986

14 Janvier 2012

Occulte, mystique, énigmatique,… Tels sont les qualificatifs qui pourraient servir à décrire ce joyau...

« Une déception », voilà comment fut considéré le pourtant si génial 3ième opus de Led Zeppelin. La presse n’a pas fait de cadeaux à cet album qu’ils ont descendu par rapport aux deux premiers. Est-ce dû au manque de Hard Rock, genre initié par le groupe, ayant rendu accro les fans tel un héroïnomane obligé de se concocter sa dose quotidienne ? Ou peut-être était-ce la faute à cette abondance de folk, trop ambiant pour de vieux hardos obtus ? Cela ne l’empêchera certainement pas de gravir la première place des chartes au States et en Angleterre, mais curieusement, l’opus se vendra moins bien, la faute aux critiques loin d’être élogieuses et surtout ce nouveau visage des Londoniens, changer d’orientation musicale n’a jamais été sans risque... Mais malgré ces quelques désagréments, ils ne faut pas oublier que Led Zeppelin a réalisé une prouesse quasiment unique car en seulement 2 ans, le groupe aura vendu 25 millions d’albums et réalisé 230 concerts. Bien peu sont ceux capable d’égaler un tel record…

Led Zeppelin IV, Zoso, Four Symbols, The Fourth Album, Untitled... L’album sans nom, seulement 4 symboles et un vieillard, canne à la main et fagots de bois sur le dos. Mystérieux, étrange, énigmatique, occulte, cet album est un peu de tout ça. Et son succès ne fait qu’augmenter la légende l’entourant...

Comme on ne change pas une équipe (un homme ?) qui gagne, c’est de nouveau Jimmy Page qui s’occupe de la production, toujours aussi bien réalisée et d’une clarté incroyable 40 ans plus tard. L’opus est mixé et enregistré aux Basing Street Studios (Londres), à Sunset Sound (Los Angeles) et ainsi qu’à Headley Grange à l’aide du Rolling Stones Mobile Studio que Ian Stewart, le pianiste officiel des Stones, leur a gracieusement apporté (on retrouve ce dernier au piano sur le titre "Rock and Roll"). Lors de sa sortie, l’opus restera 239 semaines dans les chartes américaines, ce qui explique les 23 millions d’exemplaires écoulés dans le pays...

Ce quatrième opus n’échappe pas à la règle, on est collé dès l’entame du premier morceau. Black Dog, hommage à un certain chien noir se promenant souvent près de Headley Grange lors de l’enregistrement, est digne des plus grands titres Hard Rock de l’histoire grâce à cette symbiose redoutable entre la partie vocale et instrumentale. Plant est encore une fois au summum de son talent, et le jeu guitare/basse/batterie toujours aussi splendide.

Là où cet opus aura réconcilié les fans déçus de l’album précédant, c’est au niveau des compos, car cette quatrième pépite du groupe mélange habilement Folk et Hard Rock sans en privilégier l’un ou l’autre mais délaissant malheureusement le Blues des débuts...

Chanson très (trop ?) occulté par diverses raisons, Going to California est une pure perle de mélancolie grâce à un Plant toujours aussi émotionnel et cette mandoline de John Paul Jones, ballade inspirée par la chanteuse Joni Mitchel dont Page et Plant furent éperdument amoureux lors de leur jeunesse. Les joyaux s’enchaine dans un album ne comptant aucuns points faibles, de l’utilisation du piano électrique au Folk The Battle of Evermore où chante Sandy Denny dans un duo parfait avec Plant, en passant par l’entrainant Rock and Roll.

Mais cet album est surtout connu pour Stairway to Heaven, véritable hymne qui octroie un véritable orgasme musical à tous ceux l’écoutant pour la première fois dans leur vie. Qui n’a jamais tenté de reproduire parfaitement ce solo semblant venir d’un autre monde tellement sa beauté semble divine, qui ne s'est jamais laissé envoutée par cette douce mélodie Folk accompagnée de cette superbe flute et de Plant toujours aussi grandiose? Parfait mélange de Folk et de Hard Rock, le morceau émerveille surtout par cette ambiance unique, amplifiée par les multiples légendes à son sujet tel que ces paroles sans véritable sens inspirées par les œuvres de Tolkien selon Plant. Ou cette histoire qui voudrait que si l’on écoute le titre à l’envers, un message subliminal apparaitrait et raconterait à l’auditeur « Oh Here's for my sweet Satan », nombreux sont ceux qui ont peut-être usé leur vinyle en tentant sans succès d’entendre ces douces paroles... Le fait que Plant raconte qu’un ange lui avait soufflé les paroles à l’oreille le mettant dans un état de transe a surement dû amplifié cette bien curieuse histoire, sans parler le goût de Page pour l‘occultisme... Toute une nuit de travail aura été nécessaire à la réalisation de cette incroyable chanson, et deux heures pour les paroles, le talent comme on dit…

Occulte, mystérieux, énigmatique, étrange, mystique, divin, tels sont les qualificatifs qui pourraient servir à décrire ce joyaux de la musique. Led Zeppelin est au paroxysme de son talent, le groupe londonien aura marqué l’histoire du monde avec ses 4 premiers albums inégalables dans leur style unique dont ils sont les grands fondateurs. Cet album est un géant, un monstre sacré, que chaque personne doit au moins écoutés une fois dans sa vie. On ne peut rester insensible à un tel talent résultant de cette symbiose parfaite de Folk et de Hard Rock...

Quarante ans et toujours aussi culte...

21 Commentaires

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swit35 - 05 Août 2012: Je viens d'ajouter ce chef d'oeuvre à ma collection... ce n'est pas dans l'ordre des choses mais il fallait bien le faire un jour !
 
Pomme - 01 Mai 2013: Rien à dire de plus que les autres, si ce n'est "Bravo !" et aussi que j'approuve complètement, entièrement, la mention de Sandy Denny. Chanteuse au-delà des mots dont on ne parle que trop peu...

Ah si : Led Zep', ou comment rire tout seul, au bord des larmes, devant une chronique, en se remémorant les plus grands moments "Led Zeppelin" de ma vie.
exelkorto - 28 Septembre 2018:

Oh qu'il m'a fait voyager celui-là : the batlle of evermore, going to california, when the leeve breaks, stearway... J'en ai la chair de poule à chaque fois, c'est toujours aussi bon. Mystique et énigmatique, c'est vrai, il y a quelque chose de puissant et de vital dans cet album, quelque chose qui traverse les âges et qui, par delà le temps, déverse, intacte, la même charge d'émotion. C'est vraiment un groupe mythique que Led Zep.

 
David_Bordg - 24 Décembre 2018:

Pour moi l’un des plus grands groupe de tous les temps. Magnifique ce IV, mais la folie du tout premier, et l’originaté de HOUSE OF THE HOLY restent mes deux préférés.

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Chronique @ Adxbbr

24 Décembre 2018

La quintessence du Hard Rock

Led Zepp 4. Ami lecteur, tu me permettras d'être familier et de l'appeler ainsi. Car étrangement, cet album n'a pas de nom. Si, si regardez ! Les 3 premiers sont numérotés, mais pas celui là. Il portera aussi le nom Zoso soit les 4 symboles énigmatiquement représentés dans le vinyl gatefold (vous ai-je dit que j'avais la version vinyl ?). Difficile de passer à côté de ce magnifique album, pierre angulaire de ce qu'on nomme à présent Hard Rock. Ecrit en 1971, vous rendez-vous comptes lecteurs ? Forcément, aujourd'hui on entend une musique maintes fois rabâchée, avec un tube planétaire qui ne surprend plus personne. Mais en revenant 47 ans en arrière (hein ? Combien ?) imaginez ce qu'on dû prendre dans les oreilles les jeunes de l'époque. En commençant par "Black dog", un blues torturé avec une guitare tellement vicieuse et une rythmique aussi barrée, accompagné d'un matou tellement sexy et geignard, bref magnifique. Un rythme complètement haché laissant la place à un Plant magistral. Un solo court balancé avec rage repris par un gimmick que Plant utilisera souvent (trop ?). Well, joue droite rouge. Arrive le morceau qui représente pour moi la merveille qu'est LZ : "Rock and Roll" ! Il représente ce groupe plus que "Whole Lotta Love", "Kashmir", "Immigrant Song" ou "The Rover" cette urgence, ce côté punk avant l'heure un morceau court qui va à l'essentiel, un groupe jouant à l'unisson, la création d'un style tout entier en 3'40. Alors oui, LZ au même titre que Deep Purple est le créateur du Hard Rock. Ce sont ces deux piliers qui ont posé les bases du style (si vous n'êtes pas d'accord car vous voulez associer Black Sabbath vous avez raison, mais pour moi les kids de Birmingham ont inventé le Heavy (Doom) Metal). Le blues est toujours présent mais noyé dans des accords de rock n' roll, justement. Deux morceaux et la joue gauche brûle... Avec "The battle of evermore" on tombe dans des influences celtiques, jusqu'ici jamais entrevues chez LZ. Et on se souvient que ce groupe est anglais, alors que les premiers albums transpirent un blues historique, tellement ressemblant que le groupe sera accusé à de nombreuses reprises de plagiats. La ritournelle est tellement vicieuse, la chanson portée par la magnifique voix de Robert Plant, accompagnée pour la seule et unique fois en studio par une chanteuse folk. Chanson surprenante, parfois agaçante mais toujours attachante. Heureusement se profile la fin de la Face A (vinyl, mes amis, vinyl), rien ne peut nous surprendre... Doit on parler de "Stairway to Heaven", de sa pureté, de sa magnificence, de sa puissance, de ce dingue de John Bonham au jeu tentaculaire ? Le crescendo où Plant vit ce poème avec cette voix si fragile, si émouvante, qui prend la suite de quelques arpèges et notes de flûte, si calmes voire tendres. Et si on n'est pas anglophone comme moi, on chante les paroles que l'on ne comprend pas avec tellement de passion, que la gorge se sert, on en comprend pas mais on sent l'émotion. Entre en scène l'autre pieuvre qui tape sur ces toms tellement forts que subitement la chanson prend un autre visage, le ton se durcit la basse supplée la guitare et non la batterie (génial, tout simplement), toujours pas de refrain mais on arrive à la 3eme strophe et Plant se fait moins cajoleur. Et tout change...la guitare accélère, le solo arrive, enfin solo, quand on entend le John Paul et le John derrière car vous ne pouvez pas les ignorer tellement puissants, on se dit que Page va devoir sortir le grand jeu. Et sans surprise, c'est le cas...la fin prend les tripes, sur ce tellement beau "...and she's buying a stairway to heaven....". Quelle face A ! Pas sûr qu'un album concentre autant d'émotion sur une seule face. La Face B de "Machine Head" assurément. Vous êtes probablement comme moi avec un album où la Face A est complètement cramé et un peu moins la Face B. Il faut dire que les 3 premières chansons de cette face sont gentilles, voire naives comme "Mysty mountain hop" ou "Goin California". J'ai une tendresse toute particulière pour "Four Sticks" car on retrouve le blues énervé des premiers albums même si elle est moins sexy que "Rock and Roll". En revanche, dès que retentit les premiers battements du Bonham sur "When the levee breaks" auquel se joint l'harmonica de Plant, j'ai les attributs masculins qui remontent, les poils de bras qui s'hérissent et je sais déjà que cette chanson sera ma préférée de LZ (quoi ? J'ai pas le droit d'avoir 12 morceaux favoris de LZ ? C'est ma chronique, je fais ce que je veux). Bon, après on apprend qu'il s'agit d'une reprise d'un standard des années 20, encore et toujours l'esprit du blues originel. Conclure cet album par un moment aussi fort, ne peut être qu'intense et exceptionnel. Bonham prend tout l'espace et sa batterie résonne en tête encore même à la fin du morceau, une fois qu'on a épuisé tous les "going down...goin down..." plaintif

En conclusion, la vraie star de cet album c'est Robert Plant. C'est vraiment cet album qui en fera LE chanteur de Hard Rock par excellence et qui sera le symbole et le modèle de toute la génération suivantes, (les générations ? je le crois il suffit de voir le revival de 70's qui s'en réfère). Des paroles troublantes, une voix parfaite et tellement émouvante. Naturellement, il fallait la virtuosité et le talent de Jimmy Page, la puissance et le rythme de John Bonham ainsi que le groove et la technique de John Paul Jones pour accomplir ce chef d'oeuvre. A mon sens Led Zeppelin n'a rien fait d'aussi complet avant le 4, et certainement pas après (sur la durée car on ne peut oublier le virtuose "Kashmir" ou "nobody's fault but mine"

Un chef d'oeuvre

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Commentaire @ Julien

20 Mars 2008
Pas de nom, juste des symboles, voilà ce qui se trouve sur l’entête du quatrième opus de Led Zeppelin. Et pourtant ce disque galvanisera des millions de personnes grâce au titre que Plant considère comme une chanson de mariage, « Stairway to Heaven ». Plus qu’un titre c’est le symbole du groupe, la quintessence de la magie Led Zep. Qui peut oser dire qu’il ne connaît pas ce titre et qu’il ne sait pas que c’est un titre de Led Zeppelin. Personne c’est bien ce que je pensais. Mais ce disque ne se résume pas un titre (aussi mythique soit-il) et en l’écoutant de bout en bout on comprend pourquoi il fait partie des disque les plus vendus dans l’histoire de la musique, tout un symbole ou plutôt quatre symboles.

Car avant que « Stairway to Heaven » ne vienne nous chatouiller les oreilles, il y a le très puissant « Black Dog » qui déboule. Preuve s’il en est, Led Zep est de retour avec la ferme intention de faire du gros Hard Rock qui défrise. Syncopé, riff travaillé, Plant en grande forme, ce titre fait également partie des gros classiques du groupe et il n’y a pas besoin de réfléchir, longtemps. « Rock and Roll » est assez amusant car il partage beaucoup de similitude avec ce qui se faisait dans les années 50 sauf que passé dans la moulinette sonore de Page, cela devient un titre d’une tout autre dimension. Même si la rythmique est assez simple, le travail du son est appréciable et « Rock and Roll » se retrouve donc bien punchy. Appréciable. S’en suit la balade « The Battle Of Evermore » mais le problème c’est que lorsque l’on sait qu’il y « Stairway to Heaven » derrière, le doigt glisse assez facilement.
Nous y arrivons donc à ce mythe. Comment ne pas se prosterner devant un tel chef d’œuvre. Que ce soit la monté timoré de ma mélodie, le chant planant de Plant se mêlant habilement à la musique en ce début de morceau, la furie déclenchée par Bonham, le solo parfait de Page et les quasi hurlements de Plant sur le final, tout est parfait. C’est vrai, une multitude de sentiments passent en l’espace d’une seule et même chanson. Pas le titre le expérimental du groupe mais le plus poignant et le plus viscéral sûrement (et ce même si Plant n’a jamais vraiment expliqué le sens de ses paroles, mais comme ça chacun y voit sa propre histoire). Après ce déluge, bien difficile de faire bonne figure. « Misty Mountain Hop » est probablement l’un des titres les plus « simpliste » du groupe mais bon il nous permet de reprendre nos esprits après « Stairway to Heaven ». D’autant que le zeppelin de plomb nous a gardé encore quelques petites surprises dont le fameux « Four Sticks » qui doit son nom à la performance de Bonham. En effet ce n’est pas avec deux mais bien quatre baguettes (deux dans chaque main) qu’il joue ce titre. Couplé avec un coté tribal (qui sera repris par les frères Cavalera), le résultat est garanti unique.
« Going to California » voit notre bon Jimmy sortir sa mandoline et l’on notera un écho féminin très beau qui donnera un coté très mystique à ce titre. Final avec un petit coup d’harmonica sur « When The Levee Breaks » et le groupe clôt en beauté ce disque aux allures de perfection.

Disque phare du groupe grâce à « Stairway to Heaven », il se révèlera au fur et à mesure des écoutes. En effet afin de saisir toutes les nuances de ce disque mieux vaut ne pas écouter systématiquement « Stairway to Heaven », ainsi les autres excellents titres ne seront pas écrasés par la légende et ils vous montreront des trésors parfois insoupçonnables.

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freddeath22 - 15 Fevrier 2011: aucun mot n'existe pour décrire cet album!!!!!
Lamikawet - 19 Mars 2011: Bravo pour ton conseil de ne pas écouter "Stairway" pour profiter pleinement de l'album car il est vrai qu'il est loin de se résumer à cette chanson (perso, je préfère four sticks et when the levee breaks)
OVERKILL77 - 20 Avril 2011: Excellente "Quadrilogy" !!!
Existe t'il un coffret regroupant les 4 premiers albums ?
Lordmike - 04 Juillet 2011: Je pense que ça doit exister.

Tout sur ce disque est excellent. Que ce soit Stairway to Heaven évidemment ou encore Four Sticks et Going to California. Tout y est parfait. Même rien que Black Dog au début du disque ça met directement dans le ton.
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